“ Where the truth? ” (leopold)


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Spencer Weber

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MessageSujet: “ Where the truth? ” (leopold)   Jeu 22 Mar 2018 - 11:26


where is the truth?



Évidemment que ça n'avait pas duré. La liberté éphémère qu'il s'était accordée, lui était retombée dessus aussi cruelle qu'autrefois. Il avait l'impression d'être de nouveau entre quatre murs, sans possibilités, sans avenir. Sauf que cette fois, c'était l'amour de sa vie - ou sa copie - qui l'empêchait de vivre. L'amour de sa vie qui le regardait d'un air inquiet et soulagé. Il était de retour dans cette chambre de luxe, lumineuse et pourtant aussi obscure qu'une prison. Alors, après cette énième tentative de fuite, Spencer décida de jouer le jeu. Puisque Céleste le laisser seul, alors il en profiterait. Il n'avait pas accès à grand-chose, mais encore une fois, c'était le sous-estimer. Il comprenait que rien de tranchant (ou pouvant être utilisé comme armes) ne traînait dans cette chambre, mais ce n'était pas ce dont il avait besoin, non. Ce qu'il voulait, c'était des informations sur le Spencer qui n'est plus. Il avait depuis longtemps écarté l'hypothèse d'un rêve. C'était trop long, c'était trop douloureux et en plus de ça il parvenait à lire. Il s'était dit ensuite, qu'il était forcément dans un univers parallèle, sans savoir ce qui aurait expliqué le fait que lui soit ici, à la place d'un autre.

Car il n'était pas et ne sera jamais, le Spencer Weber dont les autres parlaient. Ce n'est pas en le lavant, lui coupant les cheveux et en le rasant que ça changerait quoi que ce soit. Une des choses que le médecin chargé de sa santé - un vieil homme odieux qui lui refilait tous les anxiolytiques existants - lui avait dites, c'est qu'il ne comprenait pas comment Spencer avait le bras droit en bon état, alors qu'après un accident de moto, il se l'était fracturé à plusieurs endroits stratégiques - ce qui lui avait valu une prothèse assez sophistiquée mit en place pour ce même homme. Plus maintenant. Il n'y avait rien, outre ses propres os, car Spencer n'avait jamais eu d'accident de moto. Et ainsi, il nota plusieurs différences, mais par mesure de précaution et parce qu'il était incapable de mettre un nom sur cet étrange phénomène, il plaida la démence chez Spencer. Soi-disant, son père possédait des gènes qui expliquaient son burn-out. Mais le mystère planait. La cicatrice sur son crâne était trop vieille et il était improbable que toutes ces années, Spencer l'ai caché.

Quoi qu'il en soit, les mois s'étaient écoulés avec l'idée que Spencer Weber était malade. Et si Spencer se montrait plus calme et plus docile, il n'avait en tête que quelques bribes d'information sur l'homme qu'il devait être. Un type intelligent, diplômé du MIT, marié et avec un fils. Mais quel était son caractère ? Ses opinions ? Ses ambitions ? Il n'en savait rien. Et finalement, cette étiquette de malade lui convenait. Au moins, il n'avait pas à prétendre grand-chose. Et ce calme dont il faisait preuve, tranquillisait son médecin et son entourage. Peut-être bien qu'en continuant, il finirait par sortir de cette chambre pour aller dans la pièce d'à côté. Et qui disait une autre pièce, disait d'autres informations. Et plus de possibilités pour Spencer de comprendre sa situation. Après neuf mois, le voilà le succès : il était dans le salon. Il ne savait pas ce que Céleste faisait dans la vie, mais elle n'était jamais à la maison. Quant à Devon, son fils - enfin, le fils de l'autre - il allait à l'école. Il ne le voyait pas souvent, mais celui-ci passait le voir de temps en temps, l'observait, se cacher parfois... Il avait l'air intimidé et parfois, effrayé.

Mais Spencer n'était pas vraiment seul. Il y avait une femme, en uniforme d'infirmière, qui traînait là. Elle avait quelque chose de peu humain, il faut le dire. Et il est persuadé d'avoir entendu le mot « clone » plusieurs fois, sans savoir vraiment de quoi il s'agissait. Elle ne parlait pas, sauf quand c'était nécessaire. Et lui rappelait surtout quand prendre les médicaments, quand manger, quand dormir...

Mr Weber, il y a quelqu'un pour vous à la porte.

La porte. Jusqu'ici, personne ne lui rendait visite et il ne se rapprochait pas de la sortie. Ils avaient encore peur qu'il s'échappe, comme un oiseau à protéger de l'extérieur. Il hésita donc. Devait-il se lever et ouvrir, ou était-ce à elle de le faire ? Il posa finalement l'album photo sur la table basse et se leva. Il passait ses journées dans des pyjamas luxueux confortables, ce qui ne le dérangeait vraiment pas. La maison dans laquelle il vivait était un labyrinthe. Trop grande, déployé sur plusieurs étages, trop lumineuses aussi, comme si personne n'avait peur de son voisin. Il tâcha de ne pas traîner des pieds quand il arriva devant la grande porte. Évidemment, l'infirmière le suivait. Plus utile qu'une caméra de surveillance.

C'est un peu tremblant qu'il ouvrit, avant de finalement froncer les sourcils. Le visage de l'homme qui était devant lui, était familier. Mais devait-il se prendre en considération cette impression et réagir en fonction ou plutôt jouer l'indifférence ?

Je p-p-peut vous aider ? Fut la seule chose neutre qui lui traversa l'esprit.



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