Then ask yourself, do you believe you'll go to hell ; Dave


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Poppy

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MessageSujet: Then ask yourself, do you believe you'll go to hell ; Dave   Sam 10 Mar 2018 - 22:49

Poppy savoure l'ironie de la chose. Elle la ferait bien partager avec ceux qui sont autour d'elle mais elle sent qu'ils ne l'apprécieraient pas à sa juste valeur, lui gâcheraient peut être même son plaisir en réclamant des explications qu'elle ne peut décemment pas leur donner. A la place, elle se contente d'ouvrir les yeux et les oreilles tout en prenant l'air le plus impassible possible. Elle sait qu'ici, plus que nulle part ailleurs, il lui faut faire profil bas. Na pas attirer l'attention. Ne pas faire parler d'elle, dans un sens comme dans un autre. Être anonyme, un petit clone bien méritant puisque c'est tout ce que l'on attend d'elle. Arriver à l'heure où la plupart désertent leur bureau, lorsqu'il ne reste plus rien d'autre à faire que d'effacer les traces et les tracas de la journée. Parmi toutes les sociétés de la ville, il a cependant fallu qu'on l'envoie nettoyer la crasse de celles spécialisées dans le clonage humain, celles-là mêmes qu'elle a soigneusement tenues à distance au cours des dernières années. Les rares fois où elle les a approchées, c'était en repérage, lorsqu'il lui fallait confronter les « on dit » à la réalité du terrain et ajuster le tout. Elle le faisait à chaque fois en empruntant un itinéraire différent, à diverses heures du jour et de la nuit. A chaque fois, ses yeux brillaient à imaginer ces bâtiments réduits à l'état de cendres et de ruines, réduits au néant le plus définitif. Comme Eron, ils n'étaient qu'un symbole de l'oppression contre les clones. Les détruire ne règlerait pas le problème mais marquerait les esprits avec plus d'efficacité que tous les discours. Et voilà qu'elle se retrouve à travailler en leur centre, un joli badge à son nom épinglé à la poitrine pour lui offrir un libre accès aux différents services. L'opportunité est presque trop belle pour être vraie et Poppy la savoure d'autant plus. Voilà qu'une dissidente se voit offrir les clés du royaumes, et ce précisément pour pouvoir en financer l'invasion. Jamais elle n'aurait eu l'audace de demander à venir y travailler, ce n'est que le besoin qui l'y a poussée. Nourrir une révolution demande des finances dont elle ne dispose pas à excès et, faute de meilleure solution, a préféré opter pour des heures supplémentaires. Elle sait que, quoi qu'il arrive, les Hommes auront toujours besoin de petites mains pour nettoyer derrière eux et ça tombe bien puisqu'elle est toute disposée à endosser ce rôle. Les rares fois où ils daignent poser un regard sur elle, Poppy sent tout le mépris qu'ils peuvent avoir à son égard. Ils la regardent avec l'air de se demander comment elle a fait pour en être réduite à ça, pour s'avilir au point de s'agenouiller parmi leurs déjections chaque jour un peu plus, et elle leur prend sur elle pour ne pas leur renvoyer ce mépris au visage. Elle sait qu'il lui faut garder la tête baissée pour ne pas entrer dans leur jeu, ne pas leur montrer qu'elle n'est pas la source de gêne qu'ils voudraient voir en elle. Oh non, elle est pire que ça, mais tient à leur en réserver la surprise. Alors elle nettoie. Passe son badge d'accès à l'entrée des locaux de Chetwynde Inc. et s'entasse dans leurs ascenseurs avec toutes celles qui partagent sa corvée. En général, elles montent en silence. Quelques uns ont sympathisé mais il y a trop de changement au sein des équipes pour aller au delà des banalités d'usages. Poppy adresse un signe de tête à deux ou trois de ses semblables, les suit jusqu'aux vestiaires et y enfile ce qui est devenu l'uniforme de ses nuits. En se regardant dans le miroir à leur disposition, elle se dit qu'elle ressemble à toutes les autres, une chose qu'elle abhorre autant qu'elle recherche mais qui a au moins le mérite de lui faciliter la tâche au sein de ce bâtiment à moitié vide. Elle suit de nouveau les autres puis les abandonne pour redescendre vers les niveaux inférieurs, déambule entre les couloirs et bureaux désormais désertés. Personne ne se méfie d'une femme de ménage, elle est bien placée pour le savoir, et s'acquitte de sa tâche en s'accordant quelques extras dont elle pourra faire profiter sa cause. Elle descend chaque étage, l'un après l'autre, jusqu'à repérer de la lumière s'échapper de ce qu'elle a pris l'habitude de considérer comme la cafétéria du personnel. Elle s'avance imaginant un oubli sans la moindre incidence mais s'arrête au niveau de la porte en réalisant qui est devant elle. L'ironie de la chose la frappe de nouveau au point qu'elle en éclate de rire, et se reprend aussitôt.
- Excusez-moi, je ne m'attendais pas à trouver monsieur Chetwynde en personne ici, surtout à une heure pareille.
Elle baisse la tête le temps de retrouver une contenance puis se redresse.
- Je vous laisse finir, je repasserai nettoyer plus tard. Bon appétit.
L'envie la démange pourtant de s'assoir en face de lui et de serrer sa gorge sous ses mains, mais Poppy se retient. Qu'il se rassure, ce n'est cependant qu'une queston de timing.

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'till Tuesday.
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