always look for the unexpected that's what keeps you lively


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Wanda Faraday
EMILY COOPER

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MessageSujet: always look for the unexpected that's what keeps you lively   Jeu 22 Fév 2018 - 13:52

Il y a des soirs comme ça où Emily est d'humeur à se dépayser, ce qui revient en l'occurrence pour la vagabonde à s'offrir une nuit, non pas à la belle étoile, mais entre quatre murs sous un toit, dans le lit confortable d'une maison au sens commun qui en est attendu. C'est qu'elle a pour habitude de ressentir le monde entier comme sa maison (non pas qu'il lui appartient, mais qu'il n'appartient à personne justement et que chacun a sa place n'importe où), et c'est pourquoi elle n'a jamais de difficulté à faire d'un coin d'herbe et de terre son lit pour la nuit si la météo est clémente – ça, et le fait qu'aucun inconfort ne saurait troubler son sommeil : elle dort peu, mais profondément, malgré le vacarme alentour à une soirée, ou le silence mortifère d'un cimetière. Et elle peut bien se réveiller toute cabossée le lendemain matin avec, pour cause, un substitut de matelas qui n'a pu épouser les formes de son corps, ce n'est pas pour autant ça qui saurait entraver son entrain matinal (valable pour toute heure de la journée). Ce qui compte pour elle, c'est de ne pas se piéger pieds et poings liés à un confort matériel dont elle voudrait rester, en tout temps, libre.
Oui, mais comment expliquer alors que malgré s'être affranchie depuis nombre d'années de la commodité sédentaire, elle se retrouve ainsi parfois avec l'envie de s'introduire dans un logement déserté de ses occupants pour s'y réfugier le temps d'une nuit ? Est-ce une régression dans son indépendance ? Ou plutôt une provocation à la notion de propriété privée, en tout temps caduque à son sentiment ? Mais pourquoi le ferait-elle toujours en leur absence dans ce cas, sans qu'il n'y ait de témoins ? Ou peut-être le fait-elle par plaisir d'entrer par effraction et momentanément jouir d'un bien qui n'est pas le sien ? Pourtant, si aucun intrus n'est un ange, elle est loin de se ravir du pouvoir de possession que d'autres pourraient croire s'y octroyer au passage, et elle ne dérobe pas davantage le plaisir de ravager ce que d'autres pensent leur quand elle prend toujours le soin de tout remettre à sa place avant de partir, pour demeurer ce courant d'air qui laisse si peu de traces. Elle n'a pas même la curiosité malvenue de parcourir quelques effets personnels pour en apprendre un peu plus des propriétaires à leur insu, et s'en tient à chaque fois à ce pour quoi elle est venue : une nuit confortablement lovée entre un matelas et une couette.
Où est le mal, alors ? Certainement que les maitres des lieux auraient un ou deux mots à dire à ce sujet, mais comment le pourraient-ils s'ils ne sont jamais censés le savoir ? C'est donc aux quatre coins du pays qu'elle peut parfois, rarement, s'offrir cette parenthèse là, d'une nuit dans un lit comme lorsqu'elle était enfant et jeune adolescente. Mais pourquoi seulement commettre cette effraction dans une ville qui l'a vu partiellement grandir, là où des amis ou son grand-père pourrait l'y héberger ? C'est qu'elle y a passé nombre de week-ends et de vacances à Mount Oak, dans ces rues familières où elle est loin d'être une étrangère. Et pourtant, la voilà donc à s'introduire dans une demeure dont elle ne connaît pas les occupants, ou plutôt qu'elle a seulement aperçu s'éloigner dans une voiture lourdement chargée en l'occurrence. Certainement que ce vendredi soir coïncide avec un départ en week-end ou en vacances, et elle ne manque pas de leur souhaiter bon voyage sans aucune malice derrière la tête alors qu'elle s'apprête pourtant à commettre une infraction sur leur propriété. Elle ne perd pas de temps d'ailleurs pour déjà partir en quête d'un accès, dès l'instant où l'obscurité de la nuit et son épais frimas sont ses complices, car il ne faudrait pas se faire apercevoir de quelques voisins – quoiqu'elle n'est jamais contre un peu d'action, et ne tient pas de ce fait à s'affranchir à tout prix de toute négligence. Peut-être est-ce dès lors justement parce qu'elle est arrivée tard et à l'improviste à Mount Oak, au détour d'un trait impulsif qui est si souvent le sien, qu'elle ne s'invite pas à la porte d'un proche, et que malgré tout ce n'est pas une raison suffisante pour dire non maintenant à ce même trait impulsif ?
La voici en tout cas une demi-heure plus tard, au chaud dans un lit qui n'est pas le sien et prête à prendre en marche le wagon du sommeil, quand un bruit sourd vient fendre sa demi conscience – qui, à quelques minutes près, n'aurait pas su pénétrer son sommeil de loir tant la demoiselle peut dormir profondément. L'instant d'après, elle est déjà hors du lit et réenfile en vitesse ses couches de vêtements tout en s'approchant d'une fenêtre par laquelle elle espère filer à l'anglaise, mais elle a à peine le temps de l'entrouvrir que déjà la porte de la chambre s'ouvre à la volée. Elle pourrait malgré tout s'enfuir quand bien même elle est ainsi prise sur le fait, mais il y a aussitôt quelque chose qui l'interpelle : le silence. Pourquoi n'a-t-elle pas encore entendu quelques exclamations ou injures face à son intrusion ? Lentement, elle tourne alors son buste pour regarder le nouveau venu, et se statufie ensuite en gargouille masquée de cette curieuse grimace dubitative collée au visage. A-t-elle contre toute attente quelques dons insoupçonnés de caméléon pour donner ainsi l'illusion de se fondre dans le décor ? Mais le courant d'air froid qui s'engouffre dans la chaleur de la pièce pourrait ne pas manquer de la trahir, lui.

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MessageSujet: Re: always look for the unexpected that's what keeps you lively   Jeu 15 Mar 2018 - 19:45

Malgré la légèreté du son, Lewis perçut l’intrusion dès les premières secondes. Il fallait dire qu’il était allongé au salon dans le silence le plus complet. Ses parents avaient enfin daigné lui faire confiance et le laissaient tranquille. Ce week-end, miracle, ils avaient même prévu une petite excursion avec des amis de longue date – des amis dont il n’avait par ailleurs jamais entendu parler, les parents d’un sportif de son ancienne équipe de football. À chaque fois qu’il songeait à cette association saugrenue, Lewis ne pouvait s’empêcher de laisser un sourire incrédule s’égarer sur ses lèvres. Lui ! Un as du sport, un capitaine d’équipe, même ! Il n’avait jamais été capitaine de quoi que ce soit, même de son club de philosophie ! On lui avait mis un trophée entre les doigts, pas plus tard qu’hier, lui enjoignant à deviner l’inscription gravée dans le métal. Lewis s’était gardé de leur dire qu’il était bien plus doué pour lire le braille et s’était contenté d’un hochement de la tête. A force, les gens se lasseraient, n’est-ce pas ? Qu’est-ce que ça pouvait faire, ce qu’il avait – ou n’avait pas – été ? Après tout, quand ils faisaient allusion à ses exploits sportifs, ceux-ci remontaient au lycée et cela paraissait appartenir à une ère révolue à laquelle Lewis ne pensait qu’aléatoirement, généralement quand quelqu’un évoquait un événement quelconque. Et puis, de toute façon, il l’avait bien compris, depuis qu’il avait discuté avec Lizzie Abernathy : tout ce qu’il croyait connaitre était remis en question dans cet univers singulier. On effaçait l’ardoise, on repartait de zéro, on pouvait se réinventer une vie. Cela devait sûrement ravir d’autres personnes comme eux mais pas Lewis Chlapowski, qui regrettait surtout son amie de toujours qui, depuis son arrivée, lui vouait un dédain éloquent auquel il ne savait comment faire face. Alors il avait attendu, espérant qu’une solution lui viendrait à l’esprit. En vain. Plus de sept mois plus tard, il avait l’impression d’en être toujours au même stade : il habitait avec des parents surprotecteurs ; il écoutait la voix douce et mélancolique d’une inconnue avec qui il était censé avoir partagé des moments intenses ; il faisait acte de présence aux réunions d’anciens du lycée, toujours subjugué qu’on puisse l’inclure dans ces discussions qui n’avaient ni queue ni tête pour lui (il n’avait jamais rien compris aux règles du football) ; il désespérait de récupérer Shiloh et… et c’était tout. Un marasme auquel il n’était certainement pas habitué et duquel il devrait s’extraire bientôt, s’il ne voulait pas devenir véritablement fou. Parce que contrairement à ce que songeait son entourage, Lewis savait qu’il n’était pas atteint de démence précoce. Il en avait pour preuve qu’il avait rencontré une jeune femme qui expérimentait exactement la même chose. Sauf qu’elle y voyait.
C’était à elle que Lewis pensait alors qu’Emily pénétrait chez les Chlapowski. Il se disait qu’il devrait reprendre contact avec elle, en espérant qu’elle ait du neuf, qu’elle ait pu localiser d’autres gens comme eux, ou tout simplement pour lui dire qu’elle était heureuse, qu’elle s’habituait à son nouvel environnement et qu’elle pensait pouvoir s’intégrer dans sa nouvelle vie. Quelqu’un, au moins, y parviendrait, tenta-t-il de se consoler comme il put. Mais son amie s’éclipsa par la petite porte quand les signes d’une effraction parvinrent à la conscience de Lewis qui, jusque-là, avait été le seul occupant des lieux. Attentif, il tendit tous ses sens vers les bruissements légers qui trahissaient l’incursion, essaya d’évaluer s’il y avait le moindre danger et songea que s’il avait été question d’un voleur, il aurait sûrement laissé deviner une carrure plus imposante. À moins qu’il se trompe sur toute la ligne. Un voleur ne devrait-il pas acquérir certains talents, comme celui de passer le plus inaperçu possible ? Mais alors, était-il en danger ? Il n’en représentait aucun mais ça n’était pas forcément évident de le savoir atteint de cécité, à moins de connaitre sa condition. Lewis se vit mal rester allongé là, dans le canapé, le regard fixe, à l’écoute de la présence étrangère, surtout que cette dernière semblait s’être aventurée dans sa chambre. Qu’espérait-elle donc y trouver ?
Lentement, Lewis quitta sa posture allongée et, toujours sur le qui-vive, se leva lentement. Il abandonna l’idée de saisir sa canne, repliée non loin du salon, elle risquait de trahir son approche. Et puis, il connaissait les lieux par cœur, n’avait plus besoin de tâter le terrain pour avancer d’un pas sûr. Il opterait donc pour l’arrivée frontale, sans laisser à l’autre la possibilité de s’esquiver. Et s’il devait pour cela se faire assommer, tant pis pour lui. Un instant d’inattention, cependant, suffit à lui faire oublier la porte de la salle de bain qu’il avait oubliée de refermer et qui se ferma d’un coup sec, faisant grimacer l’espion en herbe. Deux pas, seulement, le séparaient de sa chambre et il les combla en un souffle pour ouvrir sa propre porte à la volée, s’attendant à un fracas soudain ou à être bousculé sans ménagement. Mais rien. Rien si ce n’est un parfum léger qu’il attribua instinctivement à une demoiselle. La main toujours accrochée à la poignée de la porte, Lewis fixa le néant, dressa l’oreille et perçut faiblement la présence, sans savoir ce qui l’indiquait. Ça n’était certainement pas la respiration de la demoiselle, ni son cœur qui pourrait battre la chamade d’avoir été prise sur le fait. Mais elle n’amorçait pas non plus le moindre mouvement. Aurait-elle eu le temps de se cacher ? Et où ? Il avait bien une garde-robe mais elle n’était pas immense et elle devait être pleine à craquer. Sous le lit, ça n’était pas davantage possible car il possédait l’un de ces lits deux places avec des tiroirs à rangement sous le matelas. Le jeune homme attendit quelques secondes supplémentaires puis déclara, d’une voix à la fois ferme et sereine :
- Je suis peut-être aveugle mais je sais que vous êtes là, déclara-t-il en refermant doucement la porte, sans chercher pour autant à piéger l’intruse. Que faites-vous dans ma maison ?
Il avait failli demander ce qu’elle faisait dans cette maison, tant il devait se rappeler à chaque fois que c’était également la sienne.
- Qui êtes-vous ?
Comme si quelqu’un qui entre sans autorisation allait décliner son identité. Mais Lewis ne savait pas trop comment il était censé appréhender une entrée par effraction et jugea que c’était un procédé comme un autre.
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MessageSujet: Re: always look for the unexpected that's what keeps you lively   Jeu 29 Mar 2018 - 21:20

La vagabonde n'a pas en tête de se faire passer pour invisible lorsqu'elle n'a pas même pris le temps de se cacher dans un recoin de la pièce et qu'elle est donc tout à fait visible en l'occurrence, près de cette fenêtre. Alors pourquoi l'inconnu lui donne-t-il le sentiment de ne pas vraiment la voir ? Déjà, il répond à sa question silencieuse en l'informant qu'il est aveugle, seulement ce qui accapare surtout l'esprit de la jeune femme, c'est davantage qu'il prenne le temps de refermer cette porte... Mais que fait-elle dans sa maison, en effet ? C'est dans sa chambre que l'intruse s'est vite réfugiée en tout cas pour trouver ce qu'elle cherchait : un lit, en l'occurrence, qui aurait pu lui promettre un soutien des plus confortables pour une nuit salvatrice, en d'autres circonstances. Oui, mais elle s'est méprise sur l'absence des propriétaires des lieux, ou du moins de tous les propriétaires des lieux. Car l'inconnu ne peut pas habiter une maison si grande à lui tout seul ? Qui est-ce donc, qui a pu partir dans cette voiture plus que chargée, qui l'a poussé à supposer un départ en vacances... ses parents ? Elle ne se risquerait pas à penser à des amis ou des frères et sœurs en tout cas, lorsque leurs silhouettes au loin lui ont tout de même permis de deviner qu'ils n'étaient pas tout jeunes en l'occurrence. Et ainsi qui cela pourrait être d'autres pour le jeune homme si ce n'est ses parents ? Un oncle, une tante ? L'esprit d'Emily semble en tout cas définitivement s'accrocher à l'hypothèse de la famille, mais quelle importance ? Quand il en reste que la maisonnée n'est pas vide de toute vie comme elle a pu le penser, et qu'un de ses occupants est resté dans l'habitat esseulé. Ou l'est-il vraiment, seul ? Doit-elle s'attendre à voir débarquer d'autres personnes ? Sa méprise s'apprête-t-elle à se dévoiler plus grande encore ? Ou est-ce des petits bons hommes en uniforme qui débarqueront bientôt, a-t-il pris le temps d'appeler la police avant de venir la confronter ? Cela aurait certainement été la chose la plus sensée à faire, peut-être ferait-elle bien de déguerpir au plus vite des lieux de l'effraction... Car ce n'est pas là une question qu'elle peut décemment lui poser tout en attendant une réponse sincère ? Ce sont en tout cas toutes les problématiques qui se bousculent dans son esprit mis à l'épreuve, quand à côté de ça rien ne semble trahir cette agitation d'un point de vue extérieur. C'est que la jeune femme ne saurait voir en tout temps de quoi s'affoler, dès l'instant où cette précipitation paniquée a tendance à induire quelques imprudences, et qu'elle n'a aucun mérite à être naturellement assiégée de sang froid. Regretterait-elle d'avoir pris le temps de penser et de ne pas avoir plutôt pris les jambes à son cou avec perte et fracas, lorsque des lueurs bleus et rouges viendraient illuminer la pénombre de la pièce pour mieux annoncer la venue des forces de l'ordre ? Mais que risquerait-elle au juste, pour être entrée par effraction ? Et elle a bien trop le désamour de la précipitation, tant et si bien que malgré un temps silencieux de réflexion, elle finit par s'attarder à lui répondre et dévoiler ainsi le son de sa voix.
- Tout ce que la plupart espère d'une maison je suppose, y trouver un peu de confort. Et en répondant ainsi, ce n'est pas que la prise sur le fait cherche à le provoquer de quelque désinvolture, ou qu'elle a l'insouciance de la situation, mais surtout qu'elle se sait non loin d'une issue de secours improvisée si le présent échange finit par ne plus être si tempéré. C'est qu'elle n'en demeure pas moins alerte, quand bien même les apparences n'en trahissent rien alors qu'elle prend à présent le temps d'enfiler une première chaussette – mais ce n'est pas là quelque chose qu'il peut prendre en note, s'il est aveugle comme il l'a dit. Quant à qui elle peut bien être... Une intruse qui ne pense pas que décliner son identité soit la meilleure idée qui soit. Et elle n'a pas pour autant l'envie d'en inventer une de toute évidence : pourquoi perdre du temps avec un mensonge ? Je dois m'attendre à avoir de la compagnie d'ici peu ? S'attend-elle vraiment à ce qu'il lui dise de but en blanc s'il a, oui ou non, appelé la police ? Emily finit en tout cas par outrepasser ses scrupules et son respect de la vie privée des propriétaires du bien dont elle profite le temps d'une nuit, pour ainsi s'emparer de quelques papiers qui trainent sur le bureau voisin qu'elle retourne entre ses mains, et grâce auxquels elle finit supposément par découvrir ce qu'elle y cherchait.
- Tu t'appelles... Lewis Cha- Lewis ? Ses yeux vaquent du papier à l'étranger, alors que son front se plisse sous le poids de l'interrogation. C'est ta chambre ? Et puis finalement, avec prudence, elle se rapproche du jeune homme, va même jusqu'à l'intimer à se pousser d'une pression légère sur son bras, seulement pour avoir un clair accès à la porte d'entrée et ainsi la rouvrir. Ça ne t'embête pas ? Je préfère laisser ça ouvert. Et tout en restant dans l'embrasure de cette porte, elle prend le temps d'enfiler sa seconde chaussette, avant qu'une autre question ne vienne la tarauder. Pourquoi tu paniques si peu ? Cela peut sembler audacieux tout autant qu'inapproprié, mais elle se pose véritablement la question, si bien qu'elle la pose, c'est tout aussi simple que ça. Et à y réfléchir, elle ne manque pas d'en venir à croiser les bras sur sa poitrine tout en fronçant les sourcils lorsqu'une hypothèse à ce sujet s'attarde plus que les autres dans son esprit. C'est parce que je suis une fille, c'est ça ? Ça pourrait presque être offensant. Presque, si seulement elle avait le désir de provoquer quelque crainte à quiconque, et en l'occurrence cela n'a jamais été le cas. Mais si c'est bien pour cette raison, pour celle de son sexe, elle se demande à présent ce qui a bien pu la trahir s'il est effectivement aveugle, dès lors qu'il l'a abordé si posément avant même d'avoir entendu le son de sa voix. Ou a-t-elle chantonné malgré elle quelque mélodie avant de trouver le refuge du lit ? Non, elle commence tout juste à plutôt bien se connaître à présent – bien qu'elle ne se connaitra jamais complètement, à l'instar de quiconque – et elle se sait ne pas être de ce genre-là. Alors, qu'est-ce que ça peut bien être ? Pourtant je ne suis pas du genre à dégager un parfum que je ne porte pas, alors comment tu l'as su ? Est-il seulement vraiment aveugle ? Mais pourquoi mentir à ce sujet ? Son œil se fait cependant suspicieux, jusqu'à se rapprocher d'un pas et dévisager l'inconnu.

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