the edge of the fall


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 the edge of the fall

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Wanda Faraday
EMILY COOPER

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MessageSujet: the edge of the fall   Mer 21 Fév 2018 - 21:40

Wanda l'amoureuse des étoiles, il n'est pas rare de la trouver sur les toits de la ville, là où elle peut s'offrir la meilleure vue possible pour observer l'obscurité perlée de ces astres. Mais c'est justement davantage de nuit qu'elle s'y attarde, quand le ciel est dégagé et assez clément pour permettre à son œil d'observer le spectacle d'une infime part de la Voie Lactée des heures durant. Aujourd'hui pourtant, elle est largement en avance avec son rendez-vous nocturne lorsqu'il n'est même pas midi qu'elle se retrouve déjà sur les hauteurs d'un toit. Que pense-t-elle y trouver là, en plein jour ? Elle a surtout en tête de récupérer le livre qu'elle y a oublié la veille, mais en l'occurrence ce n'est pas l'objet qu'elle retrouve d'un seul regard, égaré dans un coin, mais une personne. Ou peut-être bien plutôt que c'est qu'elle a instantanément oublié de partir en quête de son bien dès l'instant où elle aperçoit un autre être humain... En tout cas, son corps est loin de se retrouver aussitôt contraint à la fébrilité à la vue de cet homme inconnu au bord du précipice – un inconnu qu'elle reconnaît déjà comme étant un ami de son père, et si elle n'a pas habituellement la plus grande attention pour retenir les prénoms de son entourage plus ou moins proche, elle a cependant aussitôt retenu le sien malgré le peu qu'ils se connaissent parce qu'il porte celui de la neige.
C'est donc Snow qu'elle trouve sur ce toit, les deux pieds au bord de l'immeuble, prêt à s'abandonner au vide. Que trouve-t-elle à dire alors ?
- Hey, en guise de salutation la plus banale qui soit, et non Eh ! pour l'interpeller et le tirer du danger qu'il court. Mais ne prend-elle pas le risque justement de le précipiter dans les bras de ce danger à le prendre ainsi par surprise et sans précaution ? Seulement elle n'a pas conscience de la réalité qui serait pourtant évidente aux yeux de tant d'autres, dès lors que ses yeux emplis d'insouciance ne sauraient seulement voir et soupçonner une telle détresse puisqu'elle n'a jamais été familière d'un quelconque chagrin. C'est qu'elle a le don inlassable de toujours tirer le meilleur du pire, de jeter son dévolu sur toutes les autres merveilles que dissimule la planète Terre, si bien que sa famille entière aurait pu même disparaître comme tant d'autres le 18 juin dernier et elle aurait quand même eu la même légèreté dans le cœur dès le lendemain. Peut-être bien qu'elle n'a jamais grandi, car là où les adultes prennent toujours plus à cœur avec l'âge, elle demeure l'enfant qui ne s'embarrasse de rien éternellement et qui se relève de tout : qu'importe les années qui passent, elle découvre encore ce qui l'entoure, jour après jour, avec émerveillement.
Alors de quelle façon pourrait-elle savoir ou deviner ce qu'elle ne peut appréhender ? Elle qui a toujours eu le cœur aussi léger qu'une plume, comment se douter qu'il peut parfois devenir aussi lourd qu'une enclume ? Et c'est donc sans y apporter un soin particulier qu'elle fait son entrée dans un contexte alarmiste dont elle est incapable de soupçonner les aboutissants, alors qu'elle continue d'avancer avec toute l'insouciance qui la caractérise jusqu'à sa hauteur. Est-ce qu'elle a juste besoin de temps, pour se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond ? Peut-elle finir par percevoir le fardeau qui pèse sur les épaules de l'homme et qui pourrait ainsi à tout instant le faire basculer dans le vide ? Parviendrait-elle seulement à se mettre dans tous ses états s'il sautait et précipitait sa chute, là, maintenant ? Ou ne se pencherait-elle pas plutôt à son tour pour le regarder comme s'il était une fourmi écrasée parmi tant d'autres, puisque c'est là ce qu'ils sont tous à l'échelle de l'Univers ?
Mais elle n'attend pas une telle issue pour déjà s'accouder aux côtés des pieds de Snow, là tout au bord de l'immeuble, et elle se penche pour jeter un œil à ce qu'il pouvait bien regarder, comme s'il y avait forcément quelque chose à observer là-bas en bas et que c'est pour ça qu'il s'est dangereusement approché du précipice. Son regard vaque ainsi, ça et là, et s'il est incapable de trouver ce qui a pu attirer l'attention de l'homme, il ne délaisse pas pour autant sa curiosité et embrasse toujours de son attention ce qu'ils surplombent. Après tout, elle croit se souvenir qu'il a l'œil d'un journaliste, alors certainement que celui-ci est plus affûté pour voir et débusquer ce qui sort de l'ordinaire, tant et si bien qu'elle redouble d'efforts et fronce toujours plus les sourcils pour percer d'un regard ce qui a pu attirer son attention au-delà de ce toit où ils se trouvent. Et c'est sans redresser ses yeux sur sa compagnie, que finalement elle lui adresse à présent sa curiosité sous forme verbale.
- Tu aimes ce que tu vois en bas ? A choisir, je crois que je préfère regarder là-haut. D'ailleurs, à parler d'en haut, elle ne manque pas de redresser la tête au passage pour s'attarder encore et toujours sur ce ciel qui est et restera certainement son plus grand amour.

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Snow Braeden

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MessageSujet: Re: the edge of the fall   Ven 9 Mar 2018 - 17:51



the edge of the fall

Chaque nuit, c’était la même attente. La même routine. Comme si ce monde n’était plus composé de deux faces. Snow était assis au bord d’un toit, les pieds dans le vide, le cœur entre les mains. Il fixait le ciel, comme un enfant qui se demande où peut bien se trouver la limite. À ses yeux, il n’y avait plus de différence entre le jour et l’obscure, entre l’aube et le crépuscule. Snow était comme la neige, éphémère. Même si son corps était là, lui, il disparaissait. C’était arrivé tant de fois par le passé, ça recommencer aujourd’hui. Il avait enchaîné les douleurs, les pertes, les vides. À chaque fois, une partie de lui s’en était allé. Il se transformait comme une bête en plein changement. Si on lui avait dit que la peine était le prix de son évolution, voilà longtemps qu’il aurait baissé les bras. Il avait mal. Terriblement mal. Il n’y avait plus de sorties de secours cette fois. Plus d’options. Il était un ballon, sans attache, emporté par le vent. Un ballon qui aimerait bien exploser. Que tout s’arrête enfin.

Il se demande parfois, quel mal il avait bien pu causer en ce monde pour être si touché. Avant, il se disait que d’autres vivaient des situations bien pire que la sienne. Il se réconfortait en s’imaginant pire. Pas cette fois. Non, le pire, c’était d’avoir connu le meilleur et de ne pas en avoir profité. Le pire, c’est d’avoir réussi, pour mieux échouer sans cette possibilité de pouvoir retourner là où il était. Sa femme ne reviendra plus. Son fils l’avait quitté. Ses filles ont disparu. À quoi bon vivre sans le ¾ de son âme ? Il ne sait plus rien. Ses jambes sont dans le vide et il sait une chose : il apprécie cette sensation. Il y a sous ses pieds une possibilité et voilà longtemps que la vie ne lui en avait donné aucune. Il avait le choix. Le choix de partir. Ce choix lui appartenait. Ses yeux quittèrent le ciel pour se poser sur la rue, plus bas. Comment sa mère allait-elle réagir, en le voyant quitter ce monde ? Serait-il capable de lui imposer la douleur que lui-même traverse aujourd’hui ? Était-il capable d’être si cruel, simplement pour ne plus ressentir le mal qui le ronge ?

Il n’a pas le temps de choisir qu’il sursaute. Rien de grave, il ne serait pas tombé pour si peu, mais tout de même. Sur le coup, il hésite, mais se retourne. Il porte son regard sur une petite demoiselle dont le visage n’est pas inconnu. Un autre jour, sans doute, aurait-il pu poser un nom sur ce visage, mais à cet instant, il en était incapable. Il n’avait pas la force de réfléchir. Elle n’a pas l’air inquiète que d’autres auraient et ça, en revanche, il le remarque. Alors il se contente de fixer l’horizon de nouveau, et les toits plus loin. Il sent qu’elle se rapproche, mais il ne s’en inquiète pas. Néanmoins, quelque chose en lui s’échappe. Ses idées se bloquent. Pouvait-il vraiment faire quoi que ce soit avec cette fille, juste à côté ? Cette enfant ? Voilà qu’il l’observe de nouveau, alors qu’elle prend la parole. Elle est là pour faire la conversation, un dernier mot avant de mourir peut-être . Son cœur manque un battement face à cette hypothèse. Il est à moitié stupide, là, assis, prêt à sauter si l’envie le possède, et à moitié triste de ne pas savoir prendre des décisions quand il a enfin le choix.

Je trouve ça fascinant, au contraire. Il y a une porte, en bas. Dit-il d’un ton trop neutre pour être humain. C’est invisible, c’est peut-être douloureux, mais c’est une sortie de secours que n’importe qui pourrait prendre pour quitter ce monde.

N’importe qui, dont lui. L’hésitation est toujours présente, mais il recule inconsciemment face à l’action. Snow n’a jamais été égoïste, dans le genre. Il a toujours pensé aux autres, que ça soit dans son travail, dans sa famille, où dans sa vie en général. Alors traumatiser une pauvre fille, non merci. Quelle vision horrible, ça serait.

On se connaît, non ? Finit-il par demander, plutôt honteux de son état et de son manque de mémoire. Vu la situation – et ses envies suicidaires – elle pourrait lui pardonner. Elle n’avait rien de banal, en fait. Outre ce côté familier qu’il ne parvenait pas à saisir, il y avait aussi une innocence dans son regard qui lui rappelait son fils, à lui.



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Wanda Faraday
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MessageSujet: Re: the edge of the fall   Lun 12 Mar 2018 - 13:50

Fascinant... Elle n'en doute pas un seul instant la jeune femme, mais elle y attarde pourtant quelques secondes son attention et caresse ce mot d'une pensée. C'est qu'elle est si familière de ces neuf lettres accolées les unes aux autres depuis son plus jeune âge, elle qui n'a pu ou su délaisser l'émerveillement caractéristique d'un âge enfantin où les découvertes de ce qui l'entoure ponctuent le quotidien. Comment aurait-elle pu seulement arrêter de se retrouver fascinée à longueur de journée dès lors qu'il y a encore tant à découvrir en tout temps ? Comment font seulement tous les autres, ceux qui ont grandi tout comme elle, pour ne plus s'interrompre constamment dans leur avancée quotidienne afin de s'émerveiller de ce qui les entoure ? Est-ce donc ça, grandir ? Devenir adulte ? Ne plus prendre le temps de regarder autour de soi sous quelques prétextes de responsabilités ? Dans ce cas, Wanda est encore une enfant à bien des égards, et ne cessera jamais de l'être même lorsque son visage sera tout aussi ridé par le poids des années que celui de sa grand-mère.
Alors elle est curieuse oui, et son oreille est ainsi entièrement acquise à ce que l'inconnu peut lui dire. Elle cherche à faire sens de ses mots, quand le sens pourrait peut-être être davantage tiré des circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Mais il y a des évidences que la femme enfant ne saurait voir, il y a encore tant qui lui échappe jour après jour... Qu'aurait-elle fait seulement, si elle savait ? Lorsqu'elle n'a pas le goût d'interférer et d'influer sur le cours d'évènements qui la dépassent, pour ne pas outrepasser son habit de spectatrice. Si c'est ce qu'il veut, comment pourrait-elle le lui refuser en se mettant en travers de son chemin ? Si bien qu'à cet instant, elle ne lui barre pas la route face au vide et au néant, pour plutôt s'attarder à ses côtés et lui tenir compagnie, avec toute son insouciance pour seul guide. Et de son regard, elle cherche et guette, là en bas... Elle ne demande pas où se trouve cette porte exactement, quand bien même son œil s'égare effectivement dans cette quête, car il ne faudrait pas s'y tromper : si la jeune femme est insatiable de questions jusqu'à en poser sans cesse, elle n'a pas pour autant le besoin irrépressible que celles-ci trouvent nécessairement des réponses et qu'ainsi tout s'explique. Plus que tout, elle sait s'accommoder de l'inconnu, elle n'a jamais ressenti la nécessité de comprendre pour accepter. L'homme n'a-t-il pas dit que cette porte était invisible de toute façon ? Et pourtant, lui, semble la caresser des yeux, non ? Comme souvent, il y a des évidences qui lui échappent, à Wanda, et elle ne voudrait pas qu'il en soit autrement si seulement elle avait son mot à dire. C'est comme ça et puis c'est tout, elle ne voudrait surtout pas influer sur ce qui est et sera toujours, car elle sait savourer avec émerveillement le plaisir simple de s'en faire spectatrice. N'est-ce pas un honneur déjà, que d'en être témoin ? Que de voir, observer, et s'en faire des souvenirs ?
- Pour aller où ? Pour ça par contre, elle est curieuse, et elle ne s'en cache pas un seul instant. Alors elle lui demande, où est-ce qu'elle peut bien mener cette porte ? Quel horizon attendrait quiconque la franchirait ? L'ingénue est d'autant plus curieuse, qu'elle prend l'inconnu au mot lorsqu'il dit qu'elle permettrait de quitter ce monde. Pourquoi ne le croirait-elle pas ? Et puis, toujours, inexorablement, inlassablement, elle en revient à ce ciel. Là-haut aussi, c'est une porte. Vers le passé. Elle le sait, dès lors qu'elle s'en fait si souvent spectatrice lors du règne de la nuit, que la lueur de ces astres met un temps considérable pour traverser la distance qui les sépare et parvenir jusqu'à leur œil, si bien qu'entre-temps nombre d'entre eux pourraient s'être éteint sans qu'ils ne le sachent encore. Et ainsi chaque nuit au ciel dégagé, c'est le passé sur lequel ils peuvent s'attarder et s'émerveiller. Alors ça fait quoi, de là-bas en bas ? Le présent ? Le futur même, que l'homme peut entrapercevoir par la mort qu'il voudrait se donner ?
A cette question, son attention n'a pas manqué d'y revenir, là-bas en bas, et c'est à l'interrogation de l'homme que son regard retrouve enfin à ce visage qui en deviendrait lui-même fascinant tant il semble en révéler et à la fois si peu en dire, de son désarroi.
- Pas vraiment, non. Ou peut-être bien que si. Qu'entend-il seulement, par se connaître ? Le partage de nombreux souvenirs ? Ou la seule connaissance de l'identité de l'autre ? Mais peut-être bien que vous connaissez mon père, Arthur. Du moins, de ce qu'elle en sait, il se connaissent de vue et ont plusieurs fois échangé quelques mots, à défaut de se connaître vraiment personnellement. Est-ce là ce qu'il veut dire par se connaître ? Et je sais que vous vous appelez Snow. C'est joli, Snow. Malheureusement, ce n'est plus tant la saison pour ces petits flocons de neige de s'échouer sur terre. Ce n'est pas grave, il suffit d'avoir la patience pour l'hiver prochain. Mais est-ce que seulement l'homme le sait, que ce n'est plus l'heure pour la neige de chuter ?

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