we were just kids when we fell in love


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Sebastian Bacigalupo

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MessageSujet: we were just kids when we fell in love   Mar 6 Fév 2018 - 15:28

WES + SEBASTIAN
sometimes you get everything you ever wanted,
only it doesn’t look like what you wanted anymore.

(01.01.2018, 5:52 am)

Sebastian sortit en même temps que Sam et le regarda verrouiller la porte du GLOW tandis que les autres serveurs s’éparpillaient dans la nuit, pressés de retrouver le confort de leurs draps après une nuit productive. La soirée avait été, comme toujours, un franc succès, si l’on se fiait au chiffre d’affaire et à l’ambiance générale. Elle l’était un peu moins pour Sebastian qui avait vu Wes filer rapidement malgré ses efforts pour le dérider. Il s’était senti mal, conscient qu’il avait sûrement quelque chose à voir avec l’humeur de son ancien coéquipier mais, enchainé à son poste, il n’avait pas pu forcer Wes à rester ou à lui parler. Quant à Arnav et sa copine, Sebastian s’était arrangé pour en rester aussi loin que possible, n’ayant aucune envie d’avoir le regard scotché au rouge à lèvres qui ornait sa joue ni au visage radieux de la demoiselle. Il n’était même pas arrivé à la détester ou à être jaloux d’elle, tant elle semblait s’amuser. Quant à Arnav… Sebastian ne savait pas s’il regrettait d’avoir composé cette playlist qui était supposée lui dire ce qu’il ressentait ou s’il avait décidé que, n’ayant pas de nouvelle du serveur, cela ne valait pas la peine d’attendre. Quelle que soit la raison de ce revers, Sebastian n’avait pas vraiment eu le temps de l’analyser, les clients assoiffés ayant réclamé son attention dès le début de son service et jusqu’à la fin, quand les derniers fêtards avaient enfin daigné quitter le GLOW pour rentrer chez eux ou trouver un autre endroit où échouer. Entre-temps, Arnav avait depuis longtemps disparu et Sebastian avait noyé son dépit dans quelques verres.
Il serait probablement directement rentré aussi si, à un moment, il n’avait pas voulu au moins réparer une de ses erreurs. Quelques recherches avaient suffi pour qu’il trouve le profil de Wes et qu’il lui envoie un message privé, faute d’avoir son numéro. Il n’aspirait qu’à excuser sa maladresse et à acter la promesse qu’il lui avait faite : être là, quoi qu’il arrive, s’il avait besoin de quelqu’un pour l’écouter. Il ne s’était pas spécialement attendu à avoir une réponse aussi vite mais Wes semblait toujours éveillé et, en moins d’une demi-heure, c’était plié, Wes lui avait fourni son adresse et son numéro de téléphone. Sebastian avait beau être fatigué et éméché, il ne se voyait pas reporter la discussion qui s’imposait visiblement et il serra la main de Sam au moment où le jeune homme lui souhaitait une dernière fois une bonne année. Puis Sebastian se dirigea vers son vélo dont il détacha la chaine et la rangea dans son sac à dos. Il était tout aussi bien qu’il n’ait pas à prendre le volant, comme il le constata en enfourchant son vélo et en se mettant péniblement en route, l’esprit embrumé d’alcool. Il zigzagua sur quelques mètres mais finit par rouler plus droit quand l’air frais du matin lui pénétra la peau, et il prit la direction du vieux Mount Oak, où vivait apparemment Wes.
Comme il s’en doutait en arrivant à proximité du quartier, son ancien camarade d’école logeait dans une maison unifamiliale semblable à celle où lui-même avait grandi. A part qu’il vivait sur Mount Way, à l’époque, à trois pâtés de maisons de là, non loin du garage de son père et du lycée, des lieux que le jeune homme n’avait plus jamais fréquenté et dont il s’était encore moins approché. Ce soir – ou ce matin – était la première fois qu’il revenait si près des rues de son enfance et un frisson lui parcourut l’échine alors qu’il remontait Autumn Avenue jusqu’au numéro quarante-trois. Il s’arrêta sur le trottoir qui longeait la maison et posa le pied à terre, guettant une lumière dans la demeure mais tout semblait plongé dans la pénombre, du moins du côté rue. Sortant son portable, Sebastian composa le numéro de Wes et porta l’appareil à son oreille en guettant un signe de vie à l’intérieur.
- C’est moi. Je suis là, dit-il d’une voix enrouée par l’alcool qu’il avait bu et le froid mordant qui lui picorait la gorge et le visage.
Il raccrocha ensuite et poussa son vélo jusqu’à un poteau où il l’accrocha. Puis il emprunta le chemin vers le porche qu’il atteignit au moment où la porte s’ouvrait sur Wes. Sebastian guetta son expression, essaya de deviner si Wes était toujours aussi remonté contre lui ou si les dernières heures lui avaient permis de se calmer un peu. Mais la pénombre compliquait l’analyse et Sebastian lâcha, d’une voix mal assurée, alors que son corps se mettait à trembler légèrement de froid :
- Sympa, la baraque. C’est chez tes parents ?
Stupide question, sûrement, puisqu’il doutait que Wes puisse se payer une demeure pareille. Puis il se rappela que le père de Wes avait disparu et que, dès lors, il vivait probablement avec sa mère et sa sœur, si celle-ci résidait toujours là. Quel âge devait-elle avoir, maintenant ? Elle n’était pas beaucoup plus jeune que Wes, il était fort probable que, comme eux, elle soit partie mener sa propre vie. Il n’osa pas interroger Wes, tant il aurait l’impression de meubler la conversation, ce qui trahirait forcément sa gêne à se trouver là, sans savoir ce qu’il pouvait faire pour soulager Wes du chagrin qui l’emprisonnait.
- Ça va ? demanda-t-il, faute de savoir comment aborder son ancien coéquipier.
Mais avait-il seulement su un jour comment se comporter avec Wes ? Leur relation n’était-elle pas la preuve même qu’ils n’avaient jamais été véritablement amis, qu’ils ne s’étaient connus qu’en surface et que, quand l’occasion leur avait été donnée de franchir cette frontière invisible, celle-ci leur avait été presque aussitôt arrachée par la faute de Sebastian et son manque de jugement ? Sebastian cherchait tellement désespérément à réparer le passé qu’il n’avait pas pris la peine de considérer l’ensemble et surtout combien Wes pouvait encore souffrir de ce qu’ils avaient vécu. Sebastian n’était pas certain que ce soir puisse changer grand-chose, vu l’état dans lequel il était, mais Wes avait besoin de se libérer du joug de ce qui le tourmentait et Sebastian était là pour tenir sa promesse.

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I can understand how when the edges are rough and they cut you like the tiny slivers of glass and you feel too much and you don't know how long you're gonna last.

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Wes Byrnes

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CRÉDITS : © juice; evennies.

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MessageSujet: Re: we were just kids when we fell in love   Mer 7 Fév 2018 - 18:56

Ses jambes pendaient dans le vide au-dessus de la fenêtre et ses pieds venaient taper le mur sombre par intermittence. Toc, toc, toc. De là où il était, Wes voyait à l’horizon les dernières lueurs de la nuit s’effacer sous les rougeurs matinales, tandis que la nature s’éveillait doucement, alors que lui ne parvenait pas à s’endormir. Il ferma les paupières en sentant la fine brise caresser son visage, et se laissa porter un instant par ses promesses silencieuses. Il avait été stupide de s’engouffrer dans la brèche, stupide d’avoir cru être suffisamment remis des évènements récents, et stupide de persister à remuer le passé. Un passé qui ne voulait clairement pas de lui. Accablé par la tension des semaines précédentes, il ne vit pas la larme s’échapper de ses yeux humides avant de percevoir son gout salé sur le bout de sa langue. Il oscilla légèrement sur le rebord, et chassa sa faiblesse d’un coup de manche hâtif. Puis, de ses doigts tremblant, il alluma une cigarette, qu’il glissa entre ses lèvres sèches. La fumée de nicotine forma un petit nuage blanc à la forme indistincte, et disparut dans la pénombre du jardin en friche, à l’abandon le plus total. Les mauvaises herbes avaient pris le dessus sur les plantations de la saison dernière, et le givre s’était empressé de finir le travail derrière. La vieille balançoire grinça sous les assauts répétés du vent dans un bruit lugubre. Il pensa à Justine et à tous ces moments à faire les imbéciles dehors. Où était-elle désormais ? Là-haut ? Il jeta un coup d’œil au ciel parsemé d’étoiles scintillantes, d’autres plus que certaines, Wanda lui avait une fois expliqué les raisons, mais il ne se rappelait plus des mots exacts. Il soupira ; sa sœur lui manquait… Parfois il entendait encore son rire dans la pièce voisine, où avait l’étrange sensation de sentir sa présence à ses côtés. Comme là toute suite, juste là, si proche. « Justine ? » Souffla-t-il tout bas, sans espoir de réponse aucune. Son téléphone étouffa un bip sonore qui le fit aussitôt sursauter. La coïncidence arracha un sourire à sa mine renfrognée, il était tard (et il avait déjà reçu les vœux de ses proches), qui donc pouvait-il le contacter à une heure pareille ? Il ne voyait qu’une personne susceptible de le faire… Il scruta l’écran, et vit un nom différent de celui qu’il avait imaginé. Sebastian… Pourquoi, songea-t-il ? Pourquoi revenait-il vers lui ? La soirée du nouvel an, à laquelle il s’était arraché par miracle une poignée d’heures plus tôt avait été une horreur du début à la fin. Wes était venu pour quelqu’un, ne l’avait pas trouvé, et était tombé sur son ancien coéquipier, avec qui il ne savait toujours pas comment se comporter. À croire qu’à chaque fois qu’ils se croisaient, il redevenait cet adolescent maladroit, éperdument épris de son camarade, incapable de gérer ses émotions. Pendant longtemps, il avait cru naïvement pouvoir se défaire de ces non-dits qui le hantaient (et si son père n’avait pas débarqué dans sa chambre ? et si il était revenu le voir ensuite ? et si ils avaient pu vivre leur amour en paix ?), passer à travers les mailles du filet de cette grande inconnue qui subsistait entre eux… et puis Wes l’avait embrassé dans un élan de ferveur lors de retrouvailles impromptues. Sans doute était-ce pour se prouver quelque chose, ou LUI prouver quelque chose mais il ne se l’expliquait pas vraiment. Il ne regrettait pas cependant, c’était la suite en revanche qui le berçait d’amertume. Un silence lourd, étouffant même, où Sebastian s’était tût, sans chercher à le contacter. Et c’était précisément ça qui blessait son âme. Qu’était-il exactement pour Bacigalupo? Avait-il seulement compté un jour ? Il hésita, les mots se bousculaient dans son esprit, et il dut s’y reprendre à plusieurs reprises pour traduire le fond de sa pensée en un ridicule texto laconique, vide de substance ; le plus important nécessitait un échange verbal. Ainsi les dés furent-ils jetés : son ami allait le rejoindre ici, dans cette maison fantomatique aux allures mortuaires depuis les départs successifs de son père et de sa cadette. À une époque différente, il en avait rêvé mais désormais les chimères s’étaient envolées ailleurs. Qui sait… Dans un univers parallèle, Wes et Sebastian étaient peut-être heureux et insouciants.

Il écrasa le mégot sur les vieilles tuiles, et agrippa ses mollets entre ses bras, le menton posé sur les genoux. Les minutes passèrent lentement, et le sommeil commença petit à petit son œuvre, en l’enveloppant d’une étreinte réconfortante. La sonnerie du portable brisa la magie éphémère, et son cœur se remit à vivre, battement après battement, seconde par seconde. « C’est moi. Je suis là. » Il raccrocha, et descendit de son perchoir, à l’intérieur de sa chambre plongée dans l’obscurité. Tout était à peu près bien rangé, à l’exception de vêtements froissés sur la chaise, et de vinyles entassés sur le parquet à côté du lit. Ses parents avaient fait le vide quand il était parti, et ses plus vieilles affaires – celles d’une ère révolue – étaient entassées dans des cartons au garage. Il enfila un pull propre sur son corps frissonnant, et secoua les boucles humides sur son front à cause de sa douche. En passant dans le couloir, il jeta un coup d’œil à la mansarde adjacente, que sa mère avait visiblement quitté. Surement pour un de ses groupes de prière… Wes dévala les marches, et ouvrit la porte à la minute précise où Sebastian se dessinait dans l’embrasure. Sa poigne se resserra par automatisme sur la clenche, il y avait un côté mystique, étrange, à tout ça. Eux deux ici, quasiment six ans après leur premier baiser. Mais plus tout à fait les mêmes qu’autrefois. « Sympa, la baraque. C’est chez tes parents ? » Sincèrement ? C’était à ça qu’il voulait jouer ? Ses sourcils se froncèrent d’agacement, pourquoi était-il en permanence traversé par des ondes négatives en sa compagnie ? Quel message essayait-on de lui faire passer ? « À ma mère ouais. » Il ne fit pas mention des deux Byrnes manquant, ce n’était pas un sujet qu’il souhaitait aborder dans l’immédiat. Il préférait l’oublier, le mettre tranquillement dans un coin, et se concentrer sur ce qui l’accaparait. « Ça va ? » Malgré lui, un rictus s’échappa de sa bouche, il pressentait déjà la colère tendre ses muscles. Non ça n’allait pas, absolument rien n’allait d’ailleurs si on s’engageait dans cette voie. Il avait envie de crier, de casser un truc mais il ne bougea pas d’un cil. Il le fit rentrer dans la bâtisse et resta immobile, mais néanmoins énervé. Les phrases filèrent toutes seules d’un ton acerbe et glacial, ses yeux encrés aux siens. « A ton avis ? Tu crois que je t’ai demandé de venir pour faire quoi ? Boire un verre et parler de mes parents, de nos vies géniales ? Mais merde à la fin !! Tu ne peux pas arrêter d’être gentil deux minutes, de faire comme si tout allait bien, comme si tout était normal. Comme si nous deux c’était normal. » Surtout ça, principalement ça. Eux, toujours eux, à l’infini. Une musique qui ne le quittait pas et trouvait écho dans ses nuits d’insomnie. « Est-ce que il n’y a que moi qui le voit ? Est-ce que je me fais des idées ??? Dis quelque chose, dis-moi ce que tu ressens. Je suis incapable de … » Il n’aurait pas dû… Revenir, remettre le nez dans toutes ces histoires inachevées. Ce n’était pas sain, il se faisait du mal inutilement. Mais une partie de lui était attachée à cette romance, et à Sebastian pour qui il éprouvait des émotions conflictuelles. De l’affection certes, de l’amour également, et de l’animosité. « J’ai l’impression d’être qu’un pauvre connard égoïste, alors que tout ce que je veux, c’est que tu me parles, que tu me dises. Je sais que j’ai merdé quand on était jeunes, j’ai été idiot, y’a pas un jour où je regrette pas, où je me demande comment ça aurait pu être toi et moi. Ca me tue rien que d’y penser. » Ce foutu peut-être avec lequel tout était permis, y compris réécrire une histoire passée. « L’autre jour quand je t’ai embrassé, j’ai cru... Tu ne m’as jamais rappelé. » Il haussa les épaules et se détourna en soupirant, gagné par la déception, et ces révélations couteuses à dire. Il n’était pas une victime, il comprenait – il pouvait comprendre – que Sebastian ne voulait pas, mais il avait besoin de l’entendre de sa part, d’en être sûr à cent pour cent afin de tourner la page sur leur idylle avortée. Sans quoi l’incertitude perdurerait, comme l’arbre creusait sous terre avec ses racines pour survivre. Mais Wes n’était pas fou, quoi qu’impliquait la réponse de son acolyte, il resterait spécial.

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- 'caught up in my dreams and forgettin' I've been actin' like armageddon 'cause you held me in your arms just a little too tight, that's what I thought; summer's meant for lovin' and leavin' I was such a fool for believin' that you could change all the ways you've been livin' but you just couldn't stop | @ lana del rey.
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