wanted to fight this war without weapons ○ nash.


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Skylar Beauchamp

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MessageSujet: wanted to fight this war without weapons ○ nash.   Ven 26 Jan 2018 - 21:46

nash & skylar.
You did not break me
I'm still fighting for peace.




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Le visage collé à la vitre de la voiture, elle observait le paysage défiler sous ses yeux bleus – presque gris – d’un air morne. Là-bas dehors tout se ressemblait, sans vraiment être identique, c’était comme jouer au jeu des sept différences en étant à moitié ivre. On savait qu’un truc clochait sans pouvoir exactement mettre le doigt dessus. Une sorte de démangeaison persistante qui ne cessait pas vraiment. Pas plus tard que la semaine dernière, un client de passage à la boutique lui avait révélé l’existence des clones, en se fichant de sa mine déconfite lorsqu’elle l’avait appris. S’en était alors suivi une discussion digne d’un film de science-fiction, où il lui avait prouvé par a + b qu’il ne mentait pas…  Mais même aujourd’hui elle persistait à croire qu’il s’était payé sa tronche, car l’affaire semblait tout bonnement impossible. Les lueurs rouge du feu clignotèrent plusieurs secondes et s’estompèrent dans le coin de la vitre, où des passants venaient d’apparaitre. Il y avait une femme et son enfant (son cœur se sera aussitôt à leur vue), des collégiens, et un vieux qui luttait pour empêcher son chapeau de s’envoler. Y avait-il un de ces fichus robots dans le lot ? Impossible de le reconnaitre à cette distance, il y avait toute une histoire de code d’après le cinglé. À quoi bon ? De toute façon elle s’en foutait, ce n’était pas ça qui allait lui ramener Mia… Les grésillements du talkie walkie la firent sursauter, et la voiture redémarra dans le silence d’une conversation imperceptible des deux hommes en uniforme.  C’était la deuxième fois ce mois-ci, que les policiers la raccompagnaient à son domicile suite à ses esclandres virulents à la station. Si ils pensaient qu’elle allait s’arrêter en si bon chemin, ils se mettaient le doigt dans l’œil ; tant que sa fille n’était pas de retour, elle viendrait les harceler jusqu’à obtenir ne serait-ce qu’une once de réponse. À quoi servaient les autorités  si elles n’aidaient pas les gens en détresse ? Elle étouffa un soupire, un jour peut être que tout ça disparaitrait à nouveau, et qu’elle se réveillerait chez elle, allongée sur son matelas usé, le corps recroquevillé de Mia contre le sien. Hélas, pour l’instant, le cauchemar semblait perdurer en dépit de ses multiples prières adressées à tous les dieux qu’elle connaissait. Encore un coup de la maudite étoile sous laquelle elle était née. « On est arrivé. » La voix graisseuse du conducteur la tira de ses songes, et elle se redressa, en fermant les pans de son manteau ; il pleuvait des cordes à l’extérieur. « Et il vaudrait mieux pour vous qu’on vous recroise pas de sitôt. On va faire ce qu’on peut pour la gosse, mais en attendant faut nous laisser bosser okay ? » Foutaises, ils ne faisaient qu’acheter sa quiétude, trop pressés de retourner au poste pour se foutre d’elle. L’hystérique, qu’ils l’avaient surnommé - elle les avait surpris le sourire en coin, quand elle s’était approchée du guichet, avec sa sempiternelle requête. « Elle s’appelle Mia, pas la gosse. Et c’est noté Mr. l’agent. Merci pour le tour en voiture. » Elle s’échappa par la portière avant qu’ils ne changent d’avis sur son cas et resta un moment sur le trottoir, à fixer le véhicule se mouvoir entre les goutes. Bientôt il ne fut plus qu’un point à l’horizon, et elle daigna bouger, en remontant le trottoir recouvert de flaques d’eau.

Ses semelles imbibées faisaient un bruit spongieux à chacun de ses pas, mais ce chuintement désagréable à l’oreille avait toutefois un truc rassurant. Probablement parce qu’il était le seul détail de vrai dans toute cette journée insipide. De frustration, elle donna un coup de chaussure dans la marre éphémère pour en faire valser le contenu qui s’écrasa sur ses jambes. Mouillée pour mouillée… Elle haussa les épaules, et tourna à la troisième boite aux lettres - son repère -, pour déboucher dans la rue de son appartement. Identique en tout point à l’ancien (?), à part pour la décoration, et le numéro. Autrefois logée au 11 elle était maintenant au numéro 13. De quoi la rassurer, quand on connaissait les mythes associés à ce nombre malheureux. Comme d’habitude, les alentours étaient déserts - la météo ne changeait rien - mais une silhouette se dessinait non loin devant elle. Skylar ne s’expliquait pas pourquoi néanmoins son esprit tiqua sur la personne, était-ce un sixième sens insoupçonné ? Était-elle également une machine ? Haha, non. Faute du contraire, elle n’avait pas d’identifiant gravé sur sa peau, ni de capacités hors du commun, à l’exception d’un vocabulaire développé en matière d’insulte. Au fur et à mesure qu’elle approchait de l’unique inconnu (hormis elle) bravant les intempérie, elle dû lutter pour voir correctement, sa vue embuée par la pluie. A dix mètres, elle considéra qu’il était étonnement grand, à cinq mètres elle réalisa que ce visage n’était pas si étranger que ça puis à deux mètres elle comprit. Elle le connaissait, et foutrement bien; enfin comme on pouvait connaitre un coup d’un soir (accessoirement père de sa fille, mais c’était une autre histoire). « Nash ? » Ses traits se fendirent d’une grimace confuse, tandis qu’elle l’observait, bras croisés sur la poitrine. Depuis la naissance de Mia, elle n’avait pas eu de nouvelles, et n’avait d’ailleurs pas cherché à le recontacter, il avait été assez clair sur le sujet. Il ne voulait pas du bébé, et il ne voulait pas d’elle. Message reçu cinq sur cinq connard. « C’est une blague, qu’est ce que tu fous ici ? Depuis quand t’habite dans le coin ? » En six mois, c’était la première fois qu’elle le croisait dans les parages, est ce qu’il la suivait ? Ce mec avait un putain de problème. « C’est toi ? C’est toi qui l’a prise c’est ça ? » Elle n’avait pas envisagé cette hypothèse à l’époque, mais devait-elle le faire désormais ? S’était-il soudainement pris d’affection pour sa fille au point de la lui arracher en douce ? Elle chercha un indice sur lui, hélas avec ce temps pourri, elle voyait à peine plus loin que le bout de son nez.

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felt like I was walking on a tight rope but those days are gone, sometimes I wish I didn't miss you at all; those days are gone holding on, and now I'm waiting for the day to dawn, those days are gone. I remember when you found it hard to give but I gave it all, you only took one side when all my hopes ran dry, those dreams are gone, gone all along all the times I said it | @ haim.
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Nash Mendelsohn

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MessageSujet: Re: wanted to fight this war without weapons ○ nash.   Dim 11 Fév 2018 - 14:52

Ce fut à son tour d’approcher le comptoir, après que la cliente précédente soit sortie. Elle lui avait bien proposé de passer avant elle – sûrement l’uniforme qui impliquait qu’il pouvait être soudainement appelé sur une affaire – mais Nash avait poliment refusé. La matinée avait été particulièrement calme et il doutait que cela change. C’était typiquement le genre de temps qui semblait dissuader même les plus mal lunés à sortir. Il y aurait peut-être l’un ou l’autre appel, évidemment, mais ce seraient des cas rapidement réglés. Nash, depuis le temps qu’il travaillait au Checkpoint Alpha, avait appris à repérer les ambiances qui favorisaient les petits criminels de ceux qui les dissuadaient d’aller se mouiller. Les meurtres, évidemment, c’était autre chose mais Nash avait finalement rarement été appelé sur des scènes de crime, ses patrouilles se bornant généralement à intervenir dans des situations plutôt banales ou, en tout cas, qui se répétaient souvent et qui devenaient donc monnaie courante. À n’en pas douter, son collègue n’aurait pas hésité à accepter l’offre mais Nash se serait senti coupable d’abuser de la gentillesse dans la dame. De plus, il n’était pas pressé d’aller végéter dans le véhicule à regarder la pluie battre le pare-brise en attendant qu’on leur assigne une mission.
Il demanda deux cafés et quelques donuts pour son collègue et paya avant d’attraper sa commande. Malgré les six minutes qu’il avait passées à attendre son tour, le temps n’avait pas semblé s’améliorer d’une quelconque façon et Nash jeta un coup d’œil au trottoir où l’eau coulait en rigoles abondantes pour rejoindre les égouts. Il était encore trempé des quelques mètres qu’il avait eus à effectuer pour rejoindre la chaleur réconfortante de la boulangerie et savait qu’il le serait tout autant pour parcourir la distance inverse. Après, il ne lui resterait plus qu’à trembler de froid jusqu’à ce que le chauffage tourné au maximum transforme l’habitacle en un sauna désagréable.
- Bon courage, Nash ! lui adressa la boulangère alors qu’il ouvrait la porte pour affronter le temps exécrable, annonçant sa sortie d’un tintement léger.
Nash lui adressa vaguement un geste de remerciement et se dirigea vers la voiture arrêtée le long du trottoir. Il ouvrait la portière lorsqu’une voix l’interpela et il crut d’abord que c’était la commerçante qui le rappelait (peut-être avait-il oublié quelque chose) mais il nota alors la silhouette trouble qui s’était figée à une poignée de mètres de lui et qu’il ne reconnut pas. Il s’agissait d’une jeune femme trempée de la tête aux pieds. Une jeune femme qu’il n’aurait aucunement pu lier à celle dont certains de ses collègues se moquaient parfois, parce qu’il ne se mêlait que rarement aux conversations des autres. Une jeune femme qu’il dévisagea d’un air dubitatif, se demandant s’il était supposé l’avoir déjà rencontrée et, dès lors, qu’il était censé reconnaitre. Or, elle ne lui disait absolument rien et il sursauta lorsque son partenaire lui demanda d’une voix impatiente ce qu’il fichait et s’il voulait inonder toute la voiture. Nash lui tendit distraitement les cafés et le sachet de donuts, alors que l’inconnue reprenait la parole.
Sans même y penser, le jeune homme claqua la portière de la voiture de police et porta la main en visière pour essayer de distinguer les traits de son interlocutrice tandis qu’il persistait à passer en revue les gens qu’il connaissait pour essayer de l’identifier. En vain.
- Pardon ? Puis-je vous aider, mademoiselle ?
Malgré sa stupéfaction, son instinct de policier le poussa à rester sur ses gardes. Il était déjà étrange qu’elle l’interpelle aussi directement – et par son prénom, en plus – mais l’attitude de la jeune femme le laissait également perplexe. Il y avait une hostilité évidente dans la façon dont elle avait croisé le bras sur la poitrine, comme si elle était furieuse de tomber nez-à-nez à lui. Pas un instant, il ne vint à l’esprit du jeune homme de répondre à sa question : il n’habitait pas du tout dans le quartier, ce n’était qu’un arrêt traditionnel de son collègue pour aller chercher les meilleurs pâtisseries de la ville (selon les dires dudit collègue). Une habitude que Nash n’avait jamais cherché à bousculer, même s’il n’était pas friand de ces ronds pâteux et sucrés à outrance.
- C’est toi ? C’est toi qui l’as prise, c’est ça ?
Si elle n’avait pas clairement prononcé son prénom un instant plus tôt, Nash aurait été certain qu’elle se trompait de cible et se méprenait sur l’identité de son interlocuteur qui avait peut-être la même taille ou la même silhouette que le jeune Mendelsohn. Mais elle l’avait bel et bien appelé Nash – un surnom que seuls les gens qui le fréquentaient régulièrement connaissaient, les autres se contentant de l’appeler Nicholas, de son vrai prénom. Quand il était gosse, il avait longuement vécu avec un bégaiement avancé qui l’empêchait de se présenter correctement. Nash était à l’époque bien plus facile à prononcer et c’était devenu une habitude de l’appeler ainsi. Si le handicap lui paraissait lointain, il était clairement ravivé par le fait qu’une étrangère usait du raccourci plutôt que de son patronyme entier. À moins qu’il l’ait mal entendu ? Que la pluie qui tambourinait sur le capot avait déformé l’appel et qu’elle n’avait pas du tout dit Nash ? Son imagination pouvait-elle lui jouer un tour pareil ?
- Je suis désolé, je ne comprends rien à ce que vous dites. Voulez-vous vous asseoir un instant dans la voiture pour qu’on discute à l’abri de la pluie ? proposa-t-il en désignant le véhicule.
Son collègue serait loin d’être ravi de voir sa pause donuts être interrompue mais Nash manquait d’options et il était évident qu’elle cherchait son attention et ne comptait pas abandonner si facilement. Loin de vouloir l’en dissuader, Nash ne voyait pas comment ils pourraient discuter convenablement avec une pluie qui les douchait inlassablement. Une pluie qui, contrairement à eux, ne se fatiguerait pas, ni n’attraperait une pneumonie.

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Sometimes there is no darker place than our own thoughts; the moonless midnight of the mind.

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