they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika


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Ange Babot

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MessageSujet: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Mar 23 Jan 2018 - 16:16


anders petersen



Ange se réveille tout habillé, roulé en boule contre l'accoudoir d'un canapé inconnu. Il découvre son corps couvert sous le plaid, il a même encore ses chaussettes, rien n'est déboutonné, et il ne comprend pas. Ses souvenirs de la veille, il faut dire, sont relativement flous. Une très jolie fille aux longues tresses, deux ou trois verres de trop. Il se souvient d'avoir atteint l'endroit où généralement il fait chou blanc, trop bourré pour être attirant à quiconque, et se souvient pourtant d'avoir été dans une voiture inconnue ramené par quelqu'un chez ce quelqu'un. Il y a certes parfois des gens qui sont aussi bourrés que lui et qui ne sont donc pas rebutés par son ivresse absolue; des gens qui ont atteint cet endroit où peu importe la tête de l'autre parce que l'alcool parle plus fort et l'alcool dit Je veux coucher et peut être même dormir avec quelqu'un et peu importe ce quelqu'un je ne lui devrai rien demain. Mais quand on est aussi bourré a priori on ne conduit pas, et surtout on ne met pas la personne qu'on ramène chez soi dans son canapé, tout habillé. Ange se redresse péniblement, se calle dans le creux du canapé contre l'accoudoir et observe autour de lui, ses yeux difficilement ouverts. Il renifle, se frotte le visage comme s'il espérait que ça en ôte le sommeil. Il ne reconnaît absolument rien de ce qui l'entoure, à part sa veste d'aviateur récupérée miraculeusement dans une poubelle qui a manifestement été balancée négligemment en travers d'un fauteuil. Il n'y a apparemment aucune âme qui vive. Qu'est-ce qu'il fout tout seul tout habillé dans un appartement qui n'appartient à personne qu'il connaît, bordel ?
Comme personne ne va lui donner la réponse et qu'il est trop dans le brouillard pour avoir la volonté de se lever pour faire le tour du propriétaire, il décide bien vite d'abandonner. Il soulève en grognant son cul des coussins, trifouille dans la poche arrière de son jean et trouve un vieux paquet de clopes dans lequel se battent en duel des mégots à moitié fumés. Il en calle un entre ses dents et fait craquer une allumette en soupirant. Le propre d'Ange, c'est d'accomplir des actes et de réfléchir aux conséquences et aux moyens de mettre en oeuvre ces actes après les avoir commencés. Ca peut aller à des stades assez sérieux où il blesse les gens sans s'en apercevoir ni même l'avoir voulu, mais ça peut aussi être allumer une cigarette sans avoir vérifier s'il y avait un cendrier quelconque dans le secteur. Il faut dire qu'à vivre dans la rue les trois quart du temps on en oublie les règles de base de la vie en intérieur. Il râle, le sale gamin, parce qu'il s'aperçoit qu'il va devoir faire l'infini effort de se lever pour trouver un récipient adéquat. Et tout ça seulement pour un ersatz de tabac. Procédons par étape : d'abord donner une poussée du dos pour se décoller de son dossier, puis poser ses pieds sur le sol, puis utiliser sa main libre pour l'ultime effort demandé pour retourner au monde des vivants qui se tiennent sur deux pattes. Léger vertige, corps qui chancelle de façon presque menaçante, tournis joueur...il faut quelques secondes à la carcasse d'Ange pour redevenir fonctionnelle. Il serre les paupières très fort, laisse le temps à ses yeux de faire le point et la réalité redevient nette. Où diable a-t-il trouvé l'argent nécessaire pour se mettre dans un état pareil ? Deux trois pas hésitants le mènent à une petite table d'appoint sur lequel siège un espèce de gobelet en argent. Il le baptise de ses premières cendres - mission accomplie plus vite que prévu. Tant qu'à avoir fait l'effort de se lever, autant en profiter pour se trouver d'autres activités.
Il y a une raison qui fait qu'Ange a opté pour l'option coucher avec des gens différents chaque soir pour squatter chaque nuit un abri différent. Ce n'est pas seulement la diversité des peaux, des odeurs, des fusions, c'est aussi qu'il aime découvrir le nid des gens. Comment les gens vivent, qu'est-ce que ça veut dire pour eux le confort, l'esthétique de l'intérieur, qu'est-ce qui est agréable à l'un et pas à l'autre ? Ange se transforme souvent en espion anthropologue le lendemain de ses coups d'un soir. Qui met des photos de sa famille au mur ? Qui, au contraire, ne met aucune photo ? Comment peut-on s'en sortir quand on est en situation précaire, que fait-on de chez soi quand on a au contraire énormément d'argent ? Il arrive à un endroit de sa vie sexuelle et nomade où il a vu presque tous les scénarios possibles, et il ne s'en lasse pourtant toujours pas. Et, à mesure que le temps passe, il devient presque un fin analyste du comportement des gens et de leurs habitudes. Qui l'eut cru, quelque chose de fin chez Ange Babot ? Bien évidemment il n'ira raconter ça à personne. Qui peut faire le malin en disant qu'en regardant la disposition des tasses, des cintres, et des journaux sur les tables, il peut deviner si l'habitant d'un endroit est droitier ou gaucher ? Super, comme super pouvoir. Tout le monde s'en fout à part si t'es un personnage principal beau et charismatique dans une série hollywoodienne super scénarisée et que ça t'aide à résoudre des crimes monstrueux à punir les coupables et faire la justice partout où tu passes. Ange, lui, ça ne lui sert qu'à satisfaire sa curiosité du monde, et à savoir un peu s'adapter à la personne qui lui fait face. Il s'apprête à dévorer du regard l'appartement qui l'a accueilli pour la nuit quand il entend des bruits de pas dans un couloir derrière lui. A trop vivre dans l'inconscience et l'alcool on peut vite voir sa vie se transformer en thriller. Il se fige quelques secondes puis se retourne tout doucement, comme s'il était en train de cambrioler la maison et qu'on venait le prendre sur le fait. C'est tout juste s'il n'a pas les mains en l'air. Et puis il découvre en panoramique le visage qui traîne dans ses vagues de souvenirs de la veille. La très jolie fille aux longues tresses. Il fait une tentative surhumaine pour convaincre sa mémoire de lui rappeler son prénom mais rien ne vient. Si. Martha. Marzia. Maria. Ouais non ça ne revient pas, tant pis. Salut...? C'est toi qui m'a ramené en bagnole cette nuit ? Qu'est-ce que tu veux dire d'autre, "Coucou pardon j'étais grave torché hier je pense tu t'en es rendu compte mais du coup j'ai aucun souvenir de pourquoi et comment je suis là ni pourquoi on n'a pas couché ensembles et tout" ? C'est parfaitement impossible. Même Ange Babot a un minimum (très minimum) de dignité. Voilà je m'appelle Ange en tout cas. Coucou je suis un mec au prénom imprononçable qui squatte chez toi en chaussettes et espionne ton intérieur en n'ayant aucune idée de comment il a atterri là. Tu m'offres le petit déj ou pas ?

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Maika Wright
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MessageSujet: Re: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Dim 4 Fév 2018 - 22:36

Le soleil entre par les deux tentures de son rideau que Maika a mal fermé la veille. Il éclaire son visage et la réveille doucement. Il y a pire comme réveil, ce n'est pas son cadran qui sonne. Elle s'étire et s'arrête de bouger, lorsqu'elle se rappelle qu'elle n'est pas seule dans son appartement. Enfin, il n'y a pas sa sœur comme les dernières fois, qui fait des allers-retours entre ici et New York pour essayer d'en savoir plus sur la disparition de son jumeau. Non. Cette fois-ci, c'est très différent. Elle a ramené un homme chez elle. C'est bien une première fois. Naturellement, il n'est pas dans son lit. Cela fait quelques années qu'elle a arrêté d'essayer de faire semblant à ce niveau. Il est supposé être sur son canapé, s'il n'est pas parti. Il est charmant, elle ne ressent pas d'attirance sexuelle, mais elle n'est pas aveugle. Elle ne sait pas ce qu'il lui a pris lorsqu'elle a décidé de le ramener chez elle. Elle l'a peut-être prise en pitié.
La veille, elle n'a bu que deux verres, rien pour la rendre saoule, ni lui faire oublier les raisons du pourquoi elle a ramené un inconnu chez elle. Elle était dans un bar avec des collègues, ils le font une fois de temps à autre pour changer de l'atmosphère de la fête foraine. Tout le monde a quitté au fur et à mesure de la soirée, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'elle, ce qui arrive rarement, mais elle ne travaillait pas le lendemain, elle n'avait aucune raison de rentrer tôt. Elle s'est juste dit qu'elle allait finir son deuxième verre, elle a bu lentement et partir. Elle voulait éviter de rester seule trop longtemps et d'attirer le regard pour qu'on vienne lui offrir un peu de compagnie.
Au moment où elle allait partir à son tour, son attention a été attirée vers une autre table où une scène commençait à se profiler. Un mec en engueulait un autre car ce dernier a dragué sa copine. Ce qui est normal si on arrive juste là. Mais elle, sans les avoir espionnés, les a tout de même remarqués au cours de la soirée sans leur faire attention. Ils étaient là, ensemble, tous les deux, et la fille semblait être plutôt sous le charme du deuxième mec, comme si elle était célibataire. Son petit ami a dû arriver par surprise, sinon elle ne se serait sûrement jamais permise de se comporter ainsi. Cette observation des êtres phéromonés ne lui a pas donné envie d'en faire parti... même si elle sait que tout serait bien plus simple si elle était plus comme eux.
Bref, ce n'est pas de la faute du dragueur, alors elle a décidé de s'en mêler sans trop savoir pourquoi. Peut-être la lueur de désespoir apparue dans les yeux de ce dernier, ou encore son état avancé d'alcoolémie indiquant qu'il ne serait pas capable de se défendre. Elle a un sorti un ''j'm'occupe de lui' qui a surpris le petit ami et elle a soutenu comme elle a pu (même avec ses talons elle dépasse à peine le mètre soixante) le jeune homme jusqu'à sa voiture, elle n'a pas été capable de lui tirer une adresse. Alors, elle a décidé de le ramener chez elle, espérant ne pas faire de conneries. Il a réussi à monter les escaliers menant au troisième, et dernier, étage. La porte ouverte, elle l'a aidé à atteindre son canapé, il s'est écroulé, elle lui a enlevé ses souliers et l'a laissé là. Elle est ensuite parti se coucher.
La voici donc quelques heures à se demander ce qui lui a pris de faire ça. Elle doit assumer, elle doit vérifier s'il est toujours là et si c'est le cas, l'inviter à partir se dit-elle. Elle se lève, enfile un pull bien chaud, fait un tour à la salle de bain à côté de sa chambre et se dirige vers le coin salon.
Il a pu y voir des photos de famille, deviner que sa mère est morte il y a quelques années comme il n'y a pas de photos récentes, que son père l'est depuis peu, des articles à propos de la disparition et faire un lien assez vite avec le fait que son frère est l'un des disparus. Il a dû remarquer aussi que niveau meuble, il n'y a rien de neuf. Elle a tout acheté usagé et qu'avec la taille de son appartement, elle n'est pas très riche. Plus que lui, mais elle ne le sait pas. Il est réveillé, il est debout et il se tourne lorsqu'elle arrive. – C'est moi. lui confirme-t-elle. – Je me souviens. La prononciation est un peu moins étrange à présent qu'il est moins saoul, mais elle n'a pas souvent entendu ce prénom. – Maika. qu'elle se présente ensuite, elle ne pense pas qu'il s'en souvienne. – Tu veux du café ? Elle le lui offre, il en a sûrement de besoin. Elle n'a aucune idée de ce qu'il faut faire dans ce genre de situation. Mais ils n'ont rien fait alors peut-être que c'est plus étrange pour lui que pour elle.
N'empêche, offrir du café à quelqu'un qui a sûrement la gueule du bois est assez neutre, à moins que la manière de faire plus ordinaire soit de le jeter dehors. Elle sait que les deux peuvent se faire. De ce qu'elle a pu voir dans les films et les séries, de ce qu'elle a pu lire. Mais est-ce que cela représente la réalité ? Elle n'en sait rien. Elle n'est pas celle qui demande des détails de ce genre aux personnes qu'elle connaît, elle aurait peut-être dû. Tant pis. Tant qu'il ne veut pas essayer de faire ce qu'ils n'ont pas fait la veille, tout devrait bien se passer. Au pire, il va croire qu'elle est bizarre. Ce ne serait pas la première fois.

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Ange Babot

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MessageSujet: Re: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Dim 11 Fév 2018 - 16:25

Voilà : dieu merci, il existe encore des gens cools. Des gens dénués de méfiance envers l'humanité, ou pourvus d'une suspicion assez faible pour aider de parfaits inconnus sans se poser de questions. Peut être tout simplement des gens qui ont envie de faire le bien, quitte à se prendre des casseroles à la gueule en retour. Ils ont toujours fasciné Ange, ces gens-là. Ange qui a plutôt passé sa vie à prendre sans rien donner en retour. S'il avait une sensibilité un tout petit peu plus développée, une ouverture à ce qu'il y a de poétique dans ce monde pourri, il les trouverait beau. Mais Ange ayant vécu la vie qu'il a vécue, il les trouve délicieusement stupides et naïfs. "C'est mignon", il dit "c'est mignon", et il part d'un grand éclat de rire d'échalas dégingandé qu'il est. Et il regarde cette fille somptueuse qui s'avance vers lui, qui malgré sa petite taille pourrait très bien décider de lui foutre une claque dans la gueule, et qui au lieu de ça se présente patiemment et lui propose un café. Un mec avec de la reconnaissance pleurerait presque. Ange, lui, sort son sourire qui sait que tout peut lui être dû. Il ne sait pas pourquoi ils n'ont pas dormi ensembles, probablement qu'il était dans un état trop pitoyable pour faire envie à qui que ce soit en passant le pas de la porte, peut être même qu'il a été goujat, il n'en sait rien, mais au cas où il préfère rattraper ce qui a pu arriver ou ne pas arriver en étant le plus charmant possible. C'est tout juste s'il ne sort pas le baise-main. Maintenant qu'elle est là, il n'ose pas trop écraser sa cigarette dans le gobelet en argent et se retrouver comme un con avec une main occupée par une clope qui ne fume même plus. Alors, puisque c'est un comportement parfaitement normal, il s'assure qu'elle est bien éteinte en la pressant entre son pouce et son index, et la fourre dans sa poche. S'essuie la main sur son jean, la tend à la jeune femme. Salut Maika. Je ne me souviens plus moi de ce dont tu m'as sorti hier soir, mais vraiment merci beaucoup. T'es mignonne madame, t'es mignonne de t'être pourri ta soirée juste pour un connard bourré que tu connais même pas. Et qu'est-ce que j'ai pu te donner en retour ? De ce qu'il a pu voir à travers les différentes photos qu'il a eu le temps d'observer dans l'appartement, il semble qu'elle ait perdu pas mal de gens. Est-ce que c'est ça l'histoire ? Elle a perdu tellement de gens qu'elle ne supporte plus de voir quelqu'un d'autre se perdre, d'une manière ou d'une autre ? Il n'a pas l'impression de l'attirer particulièrement, son regard n'est ni amical ni dévorant, elle est plutôt, ouais, formelle, il dirait formelle, aussi dégueulasse que ce mot puisse être quand il est associé à une personne. Il en viendrait presque à lui demander ce qu'il peut faire en échange, mais Ange étant Ange comme on l'a dit précédemment, s'il peut éviter de donner il le fera sans aucun scrupule. Du café ce serait vraiment splendide, merci beaucoup. Ca par contre la politesse et le charme, il connaît. Et ça a beau ne pas avoir l'air de marcher du tout sur Maika, il essaiera jusqu'à ce qu'il soit temps de partir ou qu'il la saoule. Je parle de charme, pas de drague lourde - Ange sait rester correct et ne mettre personne intentionnellement mal à l'aise. Bon d'accord sauf bien sûr s'il n'a aucune idée de ce qu'est la réaction adéquate à quelque chose - mais il s'améliore à force d'observer l'humain, promis.
Il est déconcentré dans son raisonnement par son ventre qui se met à protester violemment contre la non absorption de nourriture depuis hier matin. Pour n'importe qui d'autre cette situation serait gênante, parsemée de silences embarrassés. Pas pour lui, qui a toujours fait oeuvre d'art de ne jamais être gêné par quoi que ce soit. Et même si t'avais un truc à grignoter ce serait même plus splendide mais parfait, tu serais la reine du monde. Ou en tout cas la reine de mon monde, un truc comme ça. Alléchant en diable, comme proposition : qui n'a jamais rêvé d'être la reine du monde d'un abruti fini ? C'est vachement beau chez toi. Maintenant que les formalités sont faites, il se sent assez à l'aise pour se détourner d'elle et reprendre son exploration. Les photos, les articles sur les disparitions qui effleurent à peine son regard (à croire qu'il est presque en déni de ce qui s'est passé le 18 juin, et même plus juste à la ramasse, à force), les meubles de récup qui donnent une certaine classe à l'endroit qui pourrait ne pas du tout en avoir vu sa taille réduite. Puis il retourne à Maika. Est-ce que d'avoir elle-même une situation un peu précaire elle renifle à des kilomètres les mecs dans la merde et les aide par pure solidarité de ce qu'elle a peut être vécu avant de trouver un appart ? Décidément il est rouillé des analyses ce matin, il n'arrive à trouver aucune hypothèse qui lui aille vraiment. Il y a un truc qui manque, qu'il ne réussi pas à capter chez elle, ou plutôt dans l'action qu'elle a eu à son égard de l'héberger ici, connu ni d'Eve ni d'Adam et extrêmement ivre. Des bribes lui reviennent peu à peu de menaces de bagarre, d'une énième fois où il est tombé sur une nana qui lui a rendu ses phrases enjôleuses alors que son mec était dans le coin. Peut être que Maika est une fille qui ne supporte pas quand ça frappe. Il se tourne à nouveau vers elle et la regarde en plissant légèrement les yeux, fantôme de sourire aux lèvres, comme pour essayer de déceler la faille. Il finit par abandonner - il doit bien y avoir une raison pour laquelle l'humain est pourvu d'un langage, non. Pourquoi je suis chez toi, Maika ? Ou plus précisément pourquoi as-tu ramené chez toi un inconnu avec qui tu n'as pas couché, ni même parlé ? Il admet le black out de la veille, mais il se connait aussi un peu avec l'alcool et il sait qu'il n'aurait pas oublié s'ils avaient eu une discussion, c'est-à-dire une vraie discussion profonde sur la vie qui donne envie de venir en aide ou au moins de connaître un peu mieux ton interlocuteur. Et puis il aurait probablement pleuré, grand sentimental qu'il est vite pour de faux, et il ne sent pas dans son corps, sur son visage, qu'il a pleuré. Il doit donc y avoir quelque chose. On ne peut pas, dans l'esprit d'Ange Babot, être infiniment bon sans aucune raison.

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MessageSujet: Re: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Jeu 22 Fév 2018 - 0:59

L'inconnu sourit, il semble être soulagé qu'elle lui ait offert un café, qu'elle ne l'aille pas mis dehors. Maika a-t-elle fait quelque chose d'inhabituel ? Si c'est le cas, il semble en être content. Elle ne va donc pas soudainement changer d'avis parce que c'est ce qui ce fait. Il écrase ensuite sa cigarette entre ses doigts... et la main dans sa poche. Elle fronce des sourcils, affichant un air dégoûté face à ce qu'il vient de faire. – La prochaine fois t'auras juste à sortir sur le balcon. qu'elle lui indique. Il est minuscule, mais une porte s'ouvre et une demi-chaise y entre ; les pieds arrière sont dans son appartement. Elle en est contente, elle en a profité l'été dernier, et l'air y circulait assez bien pour faire baisser un peu la chaleur comme elle n'a pas d'air climatisé.
Elle fronce des sourcils une nouvelle fois lorsqu'il tend sa main qu'elle ne serre pas, elle secoue la tête et serre ses bras autour d'elle. Elle ne veut pas trop faire connaissance avec ce qui n'est pas parti lorsqu'il s'est essuyé sur son jeans. Elle va se garder une petite gêne. – J'ai pas fait grand-chose. Enfin, elle ne trouve pas. Elle sait que le ramener chez elle était quelque chose d’imprudent à faire, elle aurait pu tomber sur n'importe qui et n'importe quoi aurait pu lui arriver. Tout se passe bien, pour le moment, il semble seulement être perdu et demandeur (il vient de lui demander à manger, comme si le café ne suffisait pas)… à moins que ce soit aussi normal à offrir. Elle n'a jamais fait cela avant et n'a jamais demandé non plus. Elle évite le plus possible d’aborder ce genre de sujet, sinon elle doit mentir, faire semblant de comprendre. Ce qui augmente ses chances de commettre une bourde. Ce qu'elle préfère éviter. Elle préfère éviter les remarques styles : t'es juste prude, t'as pas rencontré la bonne personne, t'es sûre que t'es normale ?, le sexe c'est important. Bref, elle s'en fout s'il la trouve bizarre, ça ne serait pas la première fois. Elle sort des normes de la société par bien des façons, elle a appris à s'en foutre… majoritairement du temps. Certains sujets sont plus sensibles que d'autres. Heureusement, dans le cas présent, elle n'en a rien à faire depuis quelques années à présent, même si elle n'aime pas entendre ce genre de remarques, ce qui est toujours arrivé lorsqu'elle a parlé qu'elle n'a pas une grosse libido (pour éviter de dire absente).
Elle va donc vers la cuisine, située à côté de son salon, sans séparation, il peut très bien la voir et l'entendre. – Des céréales ou des toasts ? Elle n'a pas grand-chose de plus, elle déjeune rarement. Son estomac prend du temps avant de démarrer. Elle met de l'eau dans la bouilloire, la démarre, met du café dans sa cafetière à pression et regarde le jeune homme pour savoir ce qu'il veut manger. Ou pas, peut-être que ce ne sont pas des repas très inspirant pour lui, ils font assez enfantin. – Merci... Elle a fait ce qu'elle a pu avec les moyens qu'elle avait : Soit pas grand-chose. Sortant de ses études en soins vétérinaires, elle travaillait à peine, juste de quoi payer sa chambre étudiante, sa nourriture et quelques autres trucs ; pour les études elle avait une bourse et l'aide de ses parents (et ensuite de son père). Elle n'avait donc pas un très gros pactole lorsqu'elle a arrêté ses études (presque terminées), pour venir auprès de son paternel dont les traitements ont coûtés chers, sans oublier les frais mortuaires ensuite (mourir, c'est onéreux). Elle aime bien son travail à la foire, mais ça ne paie pas beaucoup. Tout comme la majorité des endroits où elle pourrait travailler, sans diplôme outre celui du lycée.
Ange lui demande ensuite ce qu'il fait chez elle. Elle se le demande encore. – J'ai pas trouvé ça bien de la fille... c'était pas de ta faute. qu'elle commence tout de même à lui répondre. Ce qui est vrai. – J'ai voulu éviter des dégâts. Cela aussi. – Et j'ai pas entendu d'adresse claire. qu'elle rajoute ensuite. Elle ne sait pas pourquoi, mais ce qu'elle vient de dire à presque du sens suppose-t-elle. – T'es allergique aux noix de cajou ? Elle préfère le lui demander car elle n'a pas de lait de vache, ni quoi que ce soit provenant des animaux pour ce qui a trait à la nourriture (et non, pas de bacon ni d'œufs pour monsieur). À l'extérieur, elle est plus végétarienne que végétalienne, tous les restaurants n'ont pas des options sans aucun produits animaux, mais chez elle, comme elle contrôle son épicerie, elle fait attention à ce niveau. Pour le reste, elle essaie le plus possible, mais parfois c'est plus dispendieux et elle n'a pas les moyens de pouvoir se l'offrir.  Oui, l'argent encore... pourtant elle n'y accorde pas une très grosse attention et se débrouille sans en avoir beaucoup. Elle ne déprime pas parce qu'elle ne peut pas s'acheter tout ce qu'elle veut, parce qu'elle n'a pas les derniers vêtements à la mode, parce que son téléphone n'est pas nouveau. Elle se contente de ce qu'elle a et se gâte une fois de temps à autre.

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MessageSujet: Re: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Mar 6 Mar 2018 - 16:06

Elle ne lui retourne pas sa poignée de main - bon. S'il n'était pas à peu près sûr qu'elle a forcément du le soutenir pour lui faire passer le pas de la porte il se dirait qu'elle fait partie de ces gens qui ont la phobie de toucher les autres. Comme ce n'est pas le cas, il se dit que finalement, elle n'est pas si naïve que ça, et que c'est parfaitement ok d'accueillir un pauvre ère une nuit mais qu'il ne faut pas exagérer non plus. Pas non plus pousser mémé dans les orties, aurait dit sa mère. Bien entendu ça ne lui vient pas à l'esprit que l'idée de serrer une main qui vient d'écraser une clope dans ses doigts peut être répugnant. Ca n'a rien de sale la cendre, c'est naturel, on finira tous comme ça. D'autant qu'il a déjà essuyé les trois quart sur son pantalon, donc franchement, non, ça ne peut pas être ça. J'ai pas fait grand chose, elle dit. Bon : elle préfère couper court au sujet, ça la regarde. Ca fait peut être encore partie de la stratégie de ne pas exagérer non plus : elle ne veut pas bavarder avec toi mec, elle veut que tu remettes tes nipes, que tu boives sagement ton café et que tu te tires en faisant des courbettes, mais deux maximum pas plus sinon ça commence à devenir décidément long. Il détourne donc à nouveau son regard sur l'intérieur de Maika, observe à nouveau la décoration et se débrouille pour faire un chemin qui l'amène jusqu'au canapé où il récupère son tee shirt complètement fripé sur lequel il a probablement dormi avant de l'enfiler sans plus de cérémonie. Il avait un pull et une veste aussi à un moment, il ne les perçoit pas du premier coup d'oeil, et s'apprête à fouiller quand elle lui demande ce qu'il veut manger. Miracle ! Est-ce qu'elle est en plein dilemme entre vouloir qu'il se casse et avoir l'âme trop bonne pour le laisser partir ventre creux ? Décidément il n'arrive pas à la cerner cette petite. Et elle n'arrange pas son cas parce que plus il va avoir du mal à la cerner, plus il va vouloir rester. La curiosité de l'humain d'Ange fonctionne ainsi. Quel que soit le fond de ses agissements en tout cas, il la perçoit généreuse, et mettre quelqu'un de généreux entre les pattes d'Ange Babot est un danger. Il prend les bras et le corps entier quand on lui donne la main. Il choie les poules aux oeufs d'or jusqu'à ce qu'elles ne puissent plus pondre. Etc, etc, filons autant de métaphores que vous voulez. Des toasts ce serait fou. dit-il aussi enthousiaste et ému que si elle lui avait proposé du caviar et du foie gras. T'as quoi à mettre dessus ? Il regarde la jeune femme s'activer dans sa kitchenette et en profite pour prendre la liberté de s'asseoir sur un des tabourets en hauteur qui sont alignés contre, son crâne ni son corps n'étant encore tout à fait remis de la veille. Je me disais bien qu'il y avait une histoire de fille prise. Je comprends pas trop leur délire, c'est pour la provocation ou juste elles aiment voir leurs mecs frapper ? Ses pieds trépignent contre les pieds du tabouret. Il a faim, il commence à se réveiller vraiment, son impatience et son hyperactivité habituelles pointe doucement le bout de leurs nez. T'en penses quoi toi, pourquoi elles font ça ? Il ne perd pas le nord, Ange, il cherche à savoir, il cherche à connaître les gens sans utiliser uniquement le biais des questions classiques, des questions formelles, justement.
Il joue avec l'énorme trou qu'il y a sur sa chaussette droite du bout des orteils. Une partie de lui a très envie de l'agrandir jusqu'à déchirer totalement le tissu mais l'autre, plus raisonnable, lui rappelle en permanence que s'il fait ça, il n'aura plus rien d'autre que sa chaussure à mettre à son pied et que ça n'a rien d'attirant un type avec une seule chaussette dans ses baskets. Bon et bien évidemment il aurait froid, mais ça c'est presque secondaire. Il a toujours supporté le froid, aimé le froid, presque. Beaucoup plus que le chaud qui le met dans un état de ralentissement qu'il déteste. On peut dire ce qu'on veut d'Ange mais ça reste un type actif, qui se bouge, qui ne reste jamais en place à se fondre dans un confort ou un autre (et ce serait probablement le cas même s'il avait un confort dans lequel se fondre, s'il avait de l'argent, en somme). Alors certes souvent il s'active beaucoup pour des conneries, mais ça lui permet de toujours découvrir de nouvelles choses et de donc rester toujours curieux du monde. Ecoute je n'ai jamais goûté donc on va tester ça en direct ! Il y a des éléments alimentaires qui n'ont jamais croisé la route d'Ange. Curiosité du monde, oui, mais sans thunes c'est dur d'explorer ses curiosités gastronomiques. A l'époque où il avait cette amante régulière plus vieille et riche, elle l'avait amené dans quelques restaurants un peu chics et délicieux où il avait fait la rencontre du poisson - je veux dire le vrai, pas celui des bâtonnets surgelés - et d'une impressionnante variété de légumes dont il n'avait pas réussi à retenir les noms et dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence, entre autres, mais cette découverte d'un nouveau monde s'était vite avortée dans l'oeuf au bout de deux trois fois. On ne reste pas avec quelqu'un par amour du topinambour.
Il gratouille la table du bout des ongles, ne songeant pas une seconde à se laver les mains pour aider Maika ou même tout simplement pour manger son petit déjeuner sans l'accompagner des diverses bactéries qu'il a accumulées sur ses mains en faisant dieu sait quoi. A croire qu'il élève une ferme de micro organismes par amusement, même pas par saleté - parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, Ange n'est pas un type sale. Il se débrouille pour toujours se doucher une fois par jour, malgré la rue, malgré le froid, malgré la flemme. Pour les vêtements c'est plus compliqué, il est difficile de faire passer une lessive dans le cadre d'un coup d'un soir, mais il trouve le moyen de se maintenir. En chipant des trucs, en visitant des sources dans la campagne environnantes, à Honeoye Lake ou autre...En grappillant assez d'argent pour aller dans des laveries publiques. La seule chose qui continue à l'ennuyer c'est l'absence de fer à repasser dans la nature ou des laveries qui laissent ses vêtements propres mais chiffonés - il y remédie avec des bottins ou des dictionnaires abandonnés sur lesquels il s'assoit, fringues en dessous (sur un parterre propre bien évidemment). Parfois ses oeuvres complètes de Dostoievski qu'il conserve comme un trésor et qui pèse son poids.
Tu fais quoi dans la vie, Maika ? Cliché oblige, il l'imagine bien travailleuse sociale ou bénévole qui ne gagne jamais rien d'autre que l'amour des hommes. Il se moque, un peu, mais il aime bien l'idée de cette fille.

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Maika Wright
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MessageSujet: Re: they say that I'm a clown making too much dirty sound - maika   Jeu 22 Mar 2018 - 2:57

Bon, pour le moment, tout se passe plutôt bien. Enfin, elle pense. Certes, essuyer ses doigts plein de cendre sur son pantalon n'est pas normal, mais elle n'a jamais fumé. C'est peut-être quelque chose que certains fumeurs font. Il demande beaucoup, sauf que ce n'est pas grand-chose. Il n'a pas demandé son DVD et tous ses bijoux (il aurait été déçu à ce niveau de tout façon). Il est vrai que cela peut toujours arriver, et cela peut sembler être naïf de ne pas se montrer plus sur ses gardes. Le jeune homme semble juste être inoffensif, peut-être parce qu'il vient de se réveiller et qu'il a sûrement la gueule de bois. Peut-être aussi parce que Maika se dit que sans elle, il se serait sûrement fait péter la gueule et qu'il lui en doit donc une. Ou encore parce qu'elle est chez elle et que rien ne peut lui arriver (ça, c'est de la pensée magique par contre).
Et c'est parti pour des toasts, même si elle ne voit pas en quoi cela est fou. C'est son repas de base souvent, avec les céréales, lorsqu'elle n'a pas envie de cuisiner. Peut-être qu'il n'en mange pas souvent ou qu'il adore vraiment ça. Elle met deux tranches de pain dans le grille-pain, abaisse la poignée tout en répondant à la question qu'il vient, encore de lui poser. – Beurre d'arachide, confiture de framboise. Rien de très original, mais elle a des goûts simples ; tout dépendant des points de vue. Elle va chercher les deux, plus de la margarine végétalienne, le premier dans le garde-manger et l'autre dans le frigidaire. Elle ne sait pas ce qu'il va prendre, mais ils vont déjà être sortis. Elle se met ensuite presque face à lui, de l'autre côté du comptoir, la tête légèrement levée à cause de sa taille (ce qu'elle ne remarque presque plus, elle est habituée). Elle fronce ensuite des sourcils, essayant de se mettre à la place des filles en couple (ce avec quoi elle a bien peu d'expérience) et décide de dire la vérité. – Je sais pas... je fais pas ça et je comprends pas plus. Ce qui n'est pas un mensonge, donc la vérité... il en manque seulement quelques détails. Elle n'a jamais essayé et ne compte pas le faire. De toute façon, elle n'a pas été en couple depuis plusieurs années et ne pense pas qu'elle va l'être encore une fois. Elle ne pense pas rencontrer quelqu'un qui va comprendre son orientation. Elle hausse des épaules : elle n'y peut rien après tout.
Elle prend la bouilloire qui a fini de bouillir l'eau et la verse dans la cafetière. Elle abaisse ensuite lentement la poignée, et il n'y a plus qu'à attendre quelques minutes que le tout ait bien infusé. Elle sort ensuite la pinte de lait de cajou de son frigidaire, prend une tasse et en met un peu dans cette dernière et la tend au jeune homme. Elle se dit que c'est à lui de décider s'il veut tester ou pas. Elle se dit que depuis le temps il devrait le savoir, avec tous les avertissements de « peut avoir été en contact avec des noix » il aurait sûrement réagit d'une manière ou d'une autre. – Je travaille au Burnt Brandy Carnival. Rien de bien impressionnant selon elle, mais c'est tout ce qu'elle a pu trouver rapidement et sans grande expérience de travail. Elle aime bien malgré tout, cela fait changement de ce qu'elle a pu observer dans des cliniques vétérinaire. – Et toi ? Elle se dit qu'elle a bien le droit de poser des questions elle aussi.
Elle sort deux petites assiettes et prend les toasts qui sont prêtes depuis peu. Elle en met une dans chaque assiette et sort deux couteaux. – Tu peux te laver les mains si tu veux. Il ne semble pas avoir été gêné sur les autres détails, elle ne voit pas en quoi pourquoi il le serait sur ce sujet. Peut-être qu'il s'est dit qu'il en avait déjà assez demandé comme ça. Elle commence ensuite à mettre du beurre d'arachide sur la sienne.

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