unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you


Partagez | 
 

 unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Cherry Lofland
SANSA O'FAOLAIN

avatar

CRÉDITS : © lilousilver

INSCRIT LE : 01/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 73


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ✗✓ / ✗✗ (ange, heath, dahud)

MessageSujet: unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you   Mar 16 Jan 2018 - 20:32

DAHUD + SANSA
Sometimes people stop loving you.
And that’s the kind of darkness that never gets fixed,
no matter how many moons rise again…

Sansa avait demandé au conducteur du taxi de la déposer dans les faubourgs de Mount Oak. Elle avait dû chercher sur Google l’adresse la plus éloignée mais un lieu qui n’éveille pas les soupçons. Elle l’avait lâché en montant dans le véhicule, d’une voix neutre, comme si elle connaissait parfaitement l’endroit où elle se rendait quand elle n’y avait jamais mis les pieds. Elle avait grandi dans la sécurité d’Elysium District, avec ses jolies maisons, ses beaux jardins, ses habitants souriants et accueillants. Au fond, Sansa le réalisait maintenant : elle y avait été prisonnière. Prisonnière de ce cadre idyllique, de ce quartier éloigné, où les gens n’avaient pas de raison de se rendre à moins d’y habiter ou de rendre visite à un voisin. Là-bas, la seule effervescence était celle des enfants et de leurs éclats de rire, il fallait prendre le bus ou sa voiture pour se divertir, à moins d’apprécier se cantonner à l’unique restaurant à proximité. Sansa O’Faolain n’était jamais véritablement sortie de son cocon familial jusqu’à ce soir et elle le faisait pour la première et dernière fois : parce qu’il était hors de question qu’elle retourne dans cette maison où elle avait étouffé toute sa vie et où elle avait désormais l’impression d’être emmurée, privée de perspectives qu’elle n’avait pas avant mais qu’elle avait encore eu l’illusion d’avoir jusqu’à il y a quelques mois. Mais maintenant que tout était dit, à quoi bon ? A quoi bon se lever ? A quoi bon se soumettre au regard scrutateur et inquiet de sa mère ? A quoi bon écouter le silence embarrassé de son père ?
Qu’est-ce qui avait déclenché ce besoin d’échapper tout à coup à sa geôle ? Cela faisait pourtant des mois qu’elle aurait pu y songer, des mois que son cœur s’était changé en pierre et hantait une cage thoracique sans vie. Des mois qu’elle avait compris qu’il pouvait vivre sans elle et qu’elle était vouée à survivre avec son souvenir. Ce qu’elle ne comptait pas vraiment faire, elle le sentait à présent, comme si cette décision finale était vouée à éclore, qu’il lui avait juste fallu du temps pour se faire à l’idée. Ou pour abandonner. Mais abandonner quoi, au juste, quand il lui semblait avoir déjà tout perdu ? C’étaient les fêtes qui avaient achevé de la décider, c’était la perspective de cette nouvelle année qui s’annonçait, une de plus qui l’éloignait de son adolescence, une de plus qui lui crevait le cœur et l’âme parce qu’elle savait qu’elle ne la passerait pas avec Heath. Quelle idiote ! Elle avait pourtant cru s’être fait une raison, après toutes ces années, elle aurait dû réaliser que c’était sans espoir, n’est-ce pas ? Alors pourquoi revoir le jeune homme avait-il suffi à raviver une flamme qu’elle croyait éteinte ? Pourquoi s’était-elle imaginé que tout pourrait rentrer dans l’ordre uniquement parce qu’il l’avait suivie, parce qu’il lui avait parlé ? Elle aurait dû savoir qu’après le mal qu’elle lui avait fait, il n’y avait pas de retour possible. Elle aurait dû savoir mais la part qui l’aimait encore passionnément n’avait pas voulu écouter la raison et voilà le résultat.
La jeune femme sortit du taxi lorsqu’il s’arrêta sur un coin, près de la dernière rue avant le pont de l’unique route qui sortait de Mount Oak en direction de Rochester puis de New York. Peut-être aurait-elle dû l’emprunter,  il y a des années, quand bien même elle était seule et avait le cœur en morceaux. Peut-être n’en serait-elle pas à ce point où la lumière ne perçait plus l’obscurité de son regard voilé, peut-être aurait-elle trouvé quelqu’un pour l’aimer comme elle était, fêlée de toutes parts et écorchée par un amour qui n’avait plus voulu d’elle. Elle remercia le conducteur et claqua la portière avant de faire mine de se diriger vers un bâtiment, dont elle tourna le coin et s’arrêta sur le trottoir perpendiculaire. C’était une mesure ridicule à partir du moment où le taximan ne devait pas se douter un instant de ce qu’elle comptait faire mais Sansa préféra user de trop de précautions plutôt que d’être arrêtée sur sa trajectoire, stoppée dans son élan.
Une fois certaine que le taxi était parti pour une autre course, Sansa émergea de sa cachette et traversa la large route pour atteindre le haut pont qui survolait la rivière. Avec les contrôles importants sur la voie rapide, elle savait qu’il n’y aurait pas grand-monde pour assister à son geste désespéré et, donc, personne pour se douter de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Elle remonta le passage étroit le long de la rambarde de fer et ne s’arrêta que lorsqu’elle estima l’endroit idéal pour sauter. Elle ne s’était cependant pas attendue à ce qu’il y ait un tel vent et les bourrasques la fouettaient sans merci, éparpillant ses mèches blondes pour les rabattre impitoyablement sur son visage. Ce n’était pourtant pas cela qui allait l’arrêter et elle écarta ses cheveux pour mieux regarder en contrebas. La distance lui paraissait vertigineuse mais peut-être était-ce dû à l’obscurité qui tombait et qui donnait aux eaux tumultueuses de la rivière des airs de tornade infernale. Sansa se croyait immunisée contre la peur parce qu’elle avait été si déterminée en quittant la maison mais elle réalisa que ça n’était qu’un leurre lorsqu’elle posa ses mains tremblantes sur la barre de fer glaciale. Pouvait-on seulement être prêt à mourir ? Pouvait-on aller au devant du néant sans craindre de manquer quelque chose, de finir par regretter son geste ? C’était absurde, évidemment, elle ne pourrait pas regretter sa décision si elle n’était plus là pour devoir y penser. N’était-ce pas là le but ultime de sa venue ? Ne plus avoir à se noyer dans un passé qui lui avait complètement échappé ? Ne plus avoir à se dire qu’elle avait perdu le seul être qui comptait à ses yeux ? Ne plus avoir à culpabiliser pour le mal qu’elle lui avait fait ?
Cette pensée revigora Sansa et elle prit une profonde inspiration avant d’enjamber la rambarde. Le métal était glacial sous sa peau et elle se dit que ça n’était pas plus mal, que si elle ne parvenait pas à lâcher de plein gré, ce seraient ses doigts frigorifiés qui finiraient par donner l’impulsion pour elle. Et elle n’aurait alors plus qu’à tomber dans le trou noir qui s’ouvrait sous elle. Ce trou noir qu’elle fixait maintenant d’un air hagard, le cœur au bord des lèvres, les poumons incapables de reprendre une respiration tant la panique la gagnait et elle déglutit avec difficulté en cherchant l’air qui lui manquait.
Il n’y avait plus qu’un pas vers la délivrance. Elle n’avait qu’à avancer le pied, défaire la prise de ses doigts, laisser la pesanteur faire le reste. Mais Sansa resta quelques secondes supplémentaires dans la tornade, ébahie par la force de son cœur à cet instant. Elle qui le croyait mort, détruit à jamais, émietté depuis une décennie, voilà qu’il se mettait à battre comme un forcené, comme pour lui prouver qu’il avait la force de la porter, la force de l’aider à émerger du marasme dans lequel elle évoluait depuis trop longtemps. Mais Sansa refusait de le croire. C’était ce jour-là qu’il aurait dû se montrer puissant, inébranlable, au lieu de la laisser rire et tout détruire. Il se débattait si fort dans sa poitrine qu’elle aurait presque pu croire qu’il s’était découvert une voix destinée à la sortir de sa torpeur et de son hypnose.
Pas un instant il ne lui vint à l’esprit qu’il puisse s’agir d’une véritable de voix et non un délire provoqué par le vide qui cherchait à l’avaler.

________________

You call me up again just to break me like a promise, so casually cruel in the name of being honest. I'm a crumpled up piece of paper lying here 'cause I remember it all too well.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité



MessageSujet: Re: unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you   Mar 6 Fév 2018 - 16:01

Qu’est ce qui l’avait mené jusqu’ici ? Dahud n’aurait su le dire. Sûrement le besoin de fuir un instant cette vie qui n’était pas la scène. Cela faisait peut-être six mois qu’il s’était retrouvé dans cet étrange univers parallèle, et s’il s’y était fait peu à peu, cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas encore ces moments de panique totale qui le saisissait. Ce besoin d’être seul et de se retrouver avec lui-même, pour ne pas s’oublier, ne pas devenir celui, si semblable et si différent, dont il avait pris la place, sans savoir pourquoi. C’était toujours la même question qui le taraudait. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Le comment de tout ceci, Dahud n’avait pas de mal à se l’expliquer, même s’il ne s’agissait que de théories et d’hypothèses. Il était un scientifique après tout et il avait étudié Einstein, Schrödinger et Niels Bohr. Il connaissait les théories sur les multivers qui agitait le monde de la science depuis si longtemps déjà. Il n’avait pas de mal à appréhender cet état de fait. Il était plus qu’évident qu’il était dans un univers parallèle à celui dont il venait, sans savoir lequel des deux était l’original ou même s’il n’y en avait que deux.

Non ce qu’il voulait savoir, c’était « Pourquoi ? ». Pourquoi cela était-il arrivé, ce jour-là, à cette heure précise ? Pourquoi cela lui était-il arrivé à lui et était-il le seul dans ce cas-là ? Etait-ce déjà arrivé auparavant, au cours de l’Histoire ? Pourrait-il retourner chez lui un jour ? En avait-il seulement envie ? Oui était la réponse évidente mais il n’en était plus si sûr. Parce que malgré tout, il s’attachait peu à peu à Magda et Gethin, ses enfants dans ce monde, et à ce Goran, si différent de l’enfoiré qu’il connaissait de l’autre côté du miroir. Mais son laboratoire, son chat, sa véritable vie lui manquait aussi et il ne voulait plus mentir, entretenir le mensonge en faisant semblant d’être ce qu’il n’était pas. Il se sentait comme Alice, souhaitant rentrer chez elle malgré le monde de divagation qu’elle avait désiré et qui était sien à présent.

Il avait des jours avec et des jours sans. Des jours où il riait et souriait, où il jouait le jeu à la perfection, où il se sentait parfaitement à sa place ici. Et il y en avait d’autres où il était en proie au doute, à la peur et à l’anxiété. Comme aujourd’hui. Il avait donc fermé sa boutique plus tôt, l’avantage d’être son propre patron, et s’était mis à déambuler dans les rues familières et terriblement étrangères de Mount Oak. Il laissa ses pieds le guider, son esprit bien loin au-delà des nuages.

Dahud était sorti de la ville sans s’en rendre compte et aurait continué son chemin si une vision ne l’en avait détourné. Une jeune femme se tenait derrière le garde-fou du point sur lequel il se trouvait. Un certain temps lui fut nécessaire pour enregistrer l’information et ce qu’elle signifiait. Et il aurait pu détourner le regard, continué son chemin, la laissant à son désespoir et à son choix de disposer de sa vie. Son visage était remarquablement serein. Mais comment aurait-il pu seulement continuer à vivre avec lui-même ? Doucement de sa voix aux accents d’Irlande, ne voulant pas la surprendre, la brusquer et précipiter sa chute, il s’adressa à elle.

-Mademoiselle ?

Il s’approcha d’elle à pas mesurés, ne sachant que dire d’autre.

-Mademoiselle s’il vous plait ?

Dahud espérait qu’elle lui répondrait.
Revenir en haut Aller en bas

Cherry Lofland
SANSA O'FAOLAIN

avatar

CRÉDITS : © lilousilver

INSCRIT LE : 01/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 73


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ✗✓ / ✗✗ (ange, heath, dahud)

MessageSujet: Re: unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you   Sam 24 Fév 2018 - 16:16

Elle avait oublié de se demander beaucoup de choses, elle le réalisa tandis qu’elle fixait le tourbillon furieux sous elle : aurait-elle mal lorsque son corps en chute libre percuterait l’eau tumultueuse ? Mourait-elle instantanément sous le choc ou serait-elle emportée par le courant pour mieux se noyer en aval, à quelques kilomètres de là ? Retrouverait-on son corps ? Si oui, serait-elle facilement identifiée ou serait-elle si amochée (par le coup ou la noyade) qu’on mettrait quelques temps à savoir qui elle était ? Et sinon, quelle serait la réaction de ses parents lorsqu’ils découvriraient son absence ? Et lorsqu’ils découvriraient qu’elle s’était donné la mort ? Elle songea que, évidemment, elle espérait qu’elle ne sentirait rien, qu’en un claquement de doigts, elle ne serait plus de ce monde, et que son corps, s’il était voué à reparaitre quelque part, ne serait pas trop immonde à regarder, elle n’aspirait pas à traumatiser les malheureux qui la trouveraient. Mais si elle disparaissait à jamais, sans laisser de trace, peut-être était-ce la meilleure option. Pour elle comme pour ses parents. A moins que n’avoir aucun corps à enterrer ne leur permette pas de faire le deuil. Dilemme. Comment tant de pensées pouvaient-elles la traverser ainsi à la seconde ? Sansa l’ignorait. C’était comme si son cerveau fonctionnait à mille à l’heure, pressé de laisser venir autant d’images que possible avant de s’éteindre pour l’éternité.
Pensa-t-elle aussi à Heath ? Evidemment. Elle s’interrogea sur la réaction qu’il allait avoir en apprenant la nouvelle – s’il l’apprenait, car qui aurait été le lui annoncer, personne (à par sa mère, mais elle doutait qu’elle prenne cette peine) n’était au courant de ce qu’ils avaient partagé. Allait-il se sentir coupable ? Ce n’était définitivement pas le but de son acte. En aucun cas elle ne voulait que son ancien petit ami se sente responsable de son malheur, de son manque de désir de vivre. Mais Heath était profondément humain et il ne pourrait peut-être pas s’empêcher de se demander s’il n’aurait pas pu faire quelque chose pour éviter ce drame. Aurait-elle dû lui écrire pour l’assurer de son innocence, que la seule personne qu’elle blâmait était elle-même ? Mais n’était-ce pas impliquer qu’elle ait pu anticiper ce sentiment de culpabilité et l’y lier par la force des choses ? Peut-être qu’il aurait pu y échapper s’ils ne s’étaient pas croisés, ce soir de gala, s’ils ne s’étaient pas dit ces mots-là, si elle n’avait pas avoué cet amour inaltérable qui refusait de la laisser en paix. Mais à quoi bon envisager tout cela ? se reprit-elle. Elle ne serait plus là pour le voir puisqu’elle ne croyait pas une seule seconde qu’il puisse y avoir quelque chose ailleurs, après la fin. Rien que le trou noir et celui-là, elle le connaissait par cœur, elle y résidait depuis une décennie. Elle avait juste eu l’illusion qu’elle en sortirait un jour et même celle-ci l’avait abandonnée. Et maintenant elle pouvait sauter à pieds joints dedans, si seulement son cœur la laissait faire, si seulement ses doigts daignaient lâcher leur prise désespérée.
- Mademoiselle, s’il vous plait.
La voix perça enfin sa conscience et Sansa réalisa que c’était elle qu’elle avait entendue un instant plus tôt et non son cœur affolé. L’idée avait été absurde et elle aurait dû le savoir immédiatement. Mais toute à la contemplation de sa chute, elle avait été sourde à la réalité. Ses muscles se crispèrent et son cœur tressauta, comme un naufragé sur une ile déserte qui verrait au loin un navire et qui essaierait d’attirer son attention. Le souffle court, Sansa esquissa un regard derrière elle pour identifier le propriétaire de la voix – dont elle avait distraitement noté l’étrangeté de l’accent, un accent familier pourtant – et vit qu’un jeune homme s’était prudemment approché d’elle, une inquiétude évidente et naturelle lui voilant les traits. Prise de panique à l’idée qu’il l’empêche de faire ce qu’elle désirait de tout son cœur, elle secoua la tête et lança d’un ton mal assuré :
- Allez vous-en. Laissez-moi tranquille.
Malgré tout, ses doigts s’étaient resserrés instinctivement autour de la barre quand elle avait fait le mouvement pour tourner la tête. Elle ne voulait pas glisser accidentellement, elle voulait que ça soit son choix.
- Vous ne pourrez rien dire pour me dissuader. Rien. Tout est fini. Je n’ai plus rien à espérer de l’avenir. Tout est parti en fumée. Jamais il ne me pardonnera, jamais je ne trouverai—
Pourquoi divaguait-elle de la sorte ? Peu importait ses raisons, c’était son choix, personne ne la poussait dans le dos pour se priver d’une vie qui n’avait plus aucun attrait. Les évoquer à voix haute devant un inconnu ne les rendrait pas moins vraies. Elle ne voulait pas de mots réconfortants, elle ne voulait pas qu’il cherche à la raisonner. Et la façon la plus simple d’y mettre un terme aurait été de sauter. Mais la présence de l’inconnu la déconcentrait à présent et elle devrait le chasser avant de pouvoir agir.
- Faites demi-tour, oubliez ce que vous avez vu, je vous en prie, hoqueta-t-elle d’une voix suppliante qui, elle l’espérait, convaincrait l’étranger d’obéir.

________________

You call me up again just to break me like a promise, so casually cruel in the name of being honest. I'm a crumpled up piece of paper lying here 'cause I remember it all too well.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you   

Revenir en haut Aller en bas
 
unfortunately just because you can’t live without someone doesn’t mean they can’t live without you
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: THE GRAVEYARD :: TURNING INTO DUST :: A Walk Down Memory Lane-
Sauter vers: