le pour et le contre + billie


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Ariel

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INSCRIT LE : 01/11/2017
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MessageSujet: le pour et le contre + billie   Lun 15 Jan 2018 - 19:04

Jeudi soir, la lune s'est allongée dans le ciel et observe les vies s'endormirent avec elle. La nuit abrite de nombreux secrets, de nombreuses choses arrivent, d'autres connaissent des nuits longues et sans vague. Encore d'autres comme les Henderson, se posent autour d'une table et discutent. La lumière tamisée voile les visages et ils ont presque tous l'air agréable. La maîtresse de maison est adossée dans une chaise longue, blottie confortablement contre les coussins. Tout son petit monde est attablé face à elle ; les convives rient avec modestie, lui lancent des regards complices, surtout à la recherche d'une approbation de sa part. Les couleurs chaudes des lumières du jardin apportent à cette soirée une atmosphère paisible, qui parvient à détendre les maux et les cœurs. Le dîner a été servi depuis, le dessert bien englouti, les cafés, eux, reposent sur la table, oubliés. Les heures s'allongent puis finissent par se faire ressentir ; on décide de débarrasser. Ariel qui s'endormait d'ennui intérieurement, se fait une joie de clôturer ce dîner. Il a souri poliment, a apporté sa dose de remarques amusantes, de regards séduisants. Assez pour leur donner l'impression qu'il les porte sincèrement dans son cœur. Sa mère s'énamoure de cette hypocrisie, au contraire de sa sœur. Celle-ci qui attend patiemment le départ du dernier invité pour de nouveau accuser Ariel de n'être qu'une pâle copie de son frère. Le rictus provocateur qu'offre le clone en réponse, suffit à la cadette pour lui envoyer un verre dans sa direction.

+++

Forcé par sa propriétaire, Ariel est assis sur une des nombreuses chaises de la salle d'attente. Il se passerait bien d'être ici. Son bras, gauchement entouré de bandages, repose sur son torse et le clone ne peut se contraindre à le regarder ; qu'elle lui ait envoyé un verre, peu lui importe, mais qu'elle ait réussi à le toucher, qu'il saigne… Son expression est durement close, les sourcils froncés de contrariété. Il n'a rien à faire là, entouré de bras cassés, de clones défectueux… Son regard pourtant si clair, est sombre. Adossé contre le mur, s'accordant cet instant de vulnérabilité, il ignore la clinique, ses bruits, ses visiteurs, sa mère qui retient ses larmes pour le médecin. Et sa sœur. Forcée, elle aussi, à assumer ses fautes en les accompagnant à la clinique. Ariel retient un second sourire arrogant. Ils sont enfin appelés et tous se pressent vers le médecin. Dès qu'ils l'atteignent, la mère Henderson laisse couler de lourdes larmes le long de ses joues. Elle s'agrippe au bras du clone, désignant l'autre de son regard obstrué par les larmes. De longues plaintes loin d'être nécessaires, mais elle a pris l'habitude des regards de pitié, se nourrit de l'empathie qu'elle provoque. Et Ariel, sans surprise, observe l'expression de leur interlocuteur, s'adoucir, se confondre dans l'émotion. Alors que sa mère se délecte de ce genre de sentiment, Ariel se sentirait insulté d'être sujet d'une telle sensibilité. On finit par le conduire dans une salle où on l’ausculte, où on annonce à Madame Henderson que certains bouts de verres sont profondément enfoncés et qu'il va falloir les retirer avec délicatesse. Ou comment demander poliment la sortie de la mère, de ses bruyants sanglots et de sa fille. Le médecin échappe un soupire que le clone partage intérieurement.

Une heure passe et quand il sort, les deux femmes qui l'accompagnaient à son arrivée, ne sont plus là. Le clone inspire doucement, ne préfère pas s'inquiéter. Entourée de sa fille, sa mère ne risque rien. Il décide donc de rejoindre la salle d'attente qu'ils avaient quitté plus tôt. Ariel traverse les couloirs, navigue le long des murs blancs stériles. Cette couleur qui ne s'éloigne pas tant que ça de sa propre carnation ; son regard tombe sur les bandages qui recouvrent, cette fois, soigneusement son bras. Signe de sa vulnérabilité, de la fragilité de sa peau et ce n'était qu'un simple, pathétique verre. Suite au choc, le clone a longtemps observé le liquide glisser le long de son membre, couler comme une larme pour finir par s'effondrer sur le tapis. Un rouge profond qui détonnait grossièrement de la blancheur presque mortelle de sa peau. Un rouge qui ne faisait écho qu'à son imperfection. Et pourtant, il l'est, parfait. Il devrait l'être. Il est plus qu'un humain, plus résistant, plus intelligent, plus versatile. Il a une mémoire d'une incroyable capacité, un mental sans faille et des réflexes… Qui se perdent. Comment a-t-il pu la laisser l'atteindre ? Comment- La sonnerie de l'ascenseur retentit et Ariel reprend brusquement ses esprits. Prit dans ces tourments, le clone ne s'était pas rendu compte qu'il avait rejoint l'ascenseur.

Une seconde lui suffit pour repérer ses alentours et ceux qui les occupent. Ils sont quatre. Quatre clones dont deux partageant sans gêne leurs avis sur leur condition. Ariel se demande s'ils sont terriblement naïfs ou simplement stupides. Il prend sur lui, pendant trois étages, mais plus il en entend, plus son agacement se fait vif. « Vous n'avez pas honte. » Intervient-il, finalement. Son regard est dur et accusateur, devant de tels propos. Ils dénigrent leur nature, leurs vies, oubliant tous les avantages dont ils bénéficient. « Vous devriez être fier d'être ce que vous êtes. Nous sommes l'évolution, le futur. Nous sommes ce que la terre abrite de meilleur et vous vous plaignez parce qu'on vous demande de travailler pour honorer votre place ici. » Ariel affirme sa pensée, sans hausser le ton, toujours accompagné de son calme froid. D'une raideur brute, il les dévisage avec déni. Ceux qui s'indignent de l’existence des clones, les appelant esclaves, tous ceux qui ne comprennent pas, donc protestent. Ceux-là, sont les rares à pouvoir faire perdre sa patience au clone. C'est souvent des humains qui osent prendre la parole, mais parfois, certains clones sont atteint de cette même arrogance. « Pathétique. »

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but i mean, could you live, feeling like a failure?


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