she fights and she sweats those sleepless nights.


Partagez | 
 

 she fights and she sweats those sleepless nights.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Rebecca Deckard

avatar

CRÉDITS : © witchling ; wescraven.

INSCRIT LE : 24/09/2017
MESSAGES POSTÉS : 239


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: {5/3} : ace; ariel; billie; poppy; sterling; wyatt.

MessageSujet: she fights and she sweats those sleepless nights.   Dim 7 Jan 2018 - 20:49

ace & rebecca.
Six inch heels, she walked in the club like nobody's business
Goddamn, she murdered everybody and I was her witness.




- - - - - - - - - - - - - -

Une machine, elle était une machine. Non, un clone d’après les divers interlocuteurs qu’elle avait croisé depuis sa fuite. Ainsi, sa particularité était-elle exposée au grand jour, sans qu’elle ne sache précisément quoi en faire. Beaucoup de choses s’expliquaient, et d’autres demeuraient en suspend. Difficile désormais de croiser son reflet dans le miroir, ce visage fabriqué de toute pièce par quelqu’un. Difficile également de ne pas songer à ces images implantée dans sa mémoire, et ses réactions probablement guidées par des données implantées dans son cerveau. Comment avait-elle pu être dans l’indifférence durant toutes ces années ? Holland, ses secrets, les questions sans réponses et les séjours répétitifs à l’hôpital, tout s’éclaircissait. Et encore… Elle était persuadée qu’il y avait davantage de mystères derrière l’histoire de sa vie car il ne pouvait pas y avoir que ça, malheureusement, les clefs de la vérité n’étaient pas en sa possession. Rebecca avait beau retourner le problème dans tout le sens, le résultat était identique à chacune des alternatives envisagées : elle devait revoir Holland. Or cette idée lui faisait froid dans le dos, autant qu’elle tendait ses muscles d’excitation. Cela devait faire plus d’un mois maintenant qu’elle était passée entre les mailles du filet, et elle était surprise de ne pas avoir eu de nouvelles ou de s’être montrée si douée pour se cacher. N’était-ce qu’illusoire ? Le geôlier avait-il fait mine de la laisser vaquer à ses occupations afin de mieux la piéger par la suite ? Il était si fourbe et retord que le pire n’était pas à exclure. A aucun prix elle ne devait baisser sa garde néanmoins, elle avait besoin de le confronter et de percer cette bulle d’anonymat autour de sa … conception. Le vocabulaire était compliqué, et persistait à buter dans sa bouche, tant les mots paraissaient incongrus. A nouveau elle fixa, sa silhouette dans la vitre, celle d’une jeune femme normale, quoi qu’un peu pâle, où il était impossible de déceler son véritable moi à l’intérieur. Elle pinça légèrement la peau sur son bras… Qu’y avait-il là dessous ? Uniquement des os et du sang ? Ou des éléments purement synthétiques ? Ses interrogations quant à sa chair étaient facilement résolubles, le liquide carmin s’était de nombreuses fois échappé de ses plaies…. Le reste en revanche était moins évident, mais elle avait l’horrible pressentiment, qu’elle le découvrirait assez tôt, et peut être même ce soir. Rebecca s’arracha à l’analyse méthodique de son corps, et enfila une longue robe verte, laquelle dévoilait son dos à la régularité parfaite. Puis elle enfila des chaussures aux talons vertigineux - guère pratiques pour courir ou se battre - et rehaussa ses traits fatigués d’un peu de maquillage. Ce serait amplement suffisant pour ce qu’elle s’apprêtait à faire dans les heures suivantes : la traque commençait.

C’était la veille, en pleine nuit qu’elle s’en était souvenue, les bribes d’une conversation lointaine anodine entre elle et Holland. Le Vertigo…. A maintes reprises il avait eu l’occasion de prononcer ce nom au détour d’anecdotes et une simple recherche google (incroyable outil) avait aisément permis de localiser l’endroit. Ne restait plus qu’à dénicher l’individu et l’interroger, la tâche était certes ambitieuse et dangereuse, mais elle ne doutait pas de ses capacités. Celles ci par un processus étrange semblaient s’être débloquées, la dotant de capacités affutées qui fourmillaient sous son épiderme. Sans en avoir exploré la totalité, elle les devinaient puissantes voire mortelles. De quoi se débarrasser de quiconque l’importunant, n’était ce pas d’ailleurs ce que Ariel avait prononcé en la voyant l’air hébété ? Un sourire énigmatique fila sur son visage tandis qu’elle grimpait dans le taxi, en direction du bar. Le front collé à la vitre, elle observa le ville surplombée d’un ciel noir anthracite aux étoiles à peine visibles. Par réflexe, son regard glissa sur le siège à l’opposé, et sa main vint caresser le cuir d’un air pensif. Elle était soulagée d’être seule - parfois elle peinait à croire que tout cela n’était pas qu’un rêve - mais, régulièrement le gouffre suscité par l’absence de Holland pesait sur ses épaules. Drôle de clivage entre rancœur et affection. Comment allait-il réagir en la voyant ? Serait-il fâché ? Content ? Les deux ? Elle était indécise sur ce point là, en définitive malgré ces jours passés ensemble, elle ne connaissait rien de cet homme, juste ce qu’il avait bien voulu lui montrer. Elle n’avait fait que compléter les trous par la suite à base de suppositions, d’articles, ou de déductions. Mais à contrario, elle savait ce dont il était capable, et c’était moche à voir. « Vous êtes arrivée. Ca fera 15 dollars. » Elle fixa le chauffeur et glissa l’argent vers lui, tout était-il si onéreux en permanence ? Il ne lui restait que très peu de ressources pour tenir… Bientôt serait-elle obligée de passer au plan B, ce qui ne l’enchantait pas des masses, cependant, user de ses compétences pour détrousser des malfrats était un sacrifice acceptable.

Rebecca claqua la portière, et fixa les lieux avec circonspection : elle repéra l’entrée principale, les sorties, les agents de sécurité ainsi que leurs armes. Comment faisait-elle tout ça ? L’instinct mêlé à une pointe de paranoïa aiguë. Galvaudée par son inspection, elle pénétra dans le club, et abandonna sa veste auprès d’un jeune vigile. Il y avait foule là dedans, des gens de tout âge discutaient entre eux, chantonnaient et buvaient dans un brouhaha indescriptible. Elle se faufila entre les tables et les chaises, non sans essuyer des regards appuyés de la part de certains clients qu’elle prétexta ne pas voir, concentrée sur son objectif. Était-il trop tôt ? Pourtant cela coïncidait aux horaires de son emploi du temps qu’elle avait reconstitué sur la base de ses visites à l’appartement. L’homme du bar pourrait surement l’aiguiller en la matière, elle avait vu quelque part, qu’un peu d’argent était susceptible d’arracher des confessions à n’importe quel bavard. « Salut Wakefield, ça fait un bail putain. » Elle stoppa net dans son élan, en attendant l’inconnu éméché prononcer le patronyme tant espéré. Ni une ni deux, elle fit demi tour et scruta le groupe à plusieurs mètres, où certains dansaient et d’autres criaient par dessus la musique pour se faire entendre. Elle perçut sa respiration s’emballer, hélas elle ne voyait pas Holland, alors qui ? Avait-elle mal saisi ? Ses obsidiennes s’arrêtèrent sur un garçon aux pourtours familiers, il y avait chez lui une aura similaire à celle de son bourreau. Elle devait en avoir le cœur net, et avança vers lui d’un pas faussement alcoolisé, tout en attrapant deux verres au passage sur le plateau d’un serveur. Des semaines à suivre des émissions à la télévision avaient suffit à parfaire sa connaissance des humains et de leurs habitudes. « Salut…. J’ai fais un pari avec mes amies là bas… » Elle se fendit d'un large sourire et désigna des filles accoudées au comptoir qui les observaient en ricanant. Elle leur fit un vague signe de la main auquel elles répondirent en s’esclaffant. Idiotes… « … De venir t’offrir un verre, parce que tu me plais. Je m’appelle Jo, et toi ? » Minauda t-elle en buvant une gorgée de la boisson volée, trop sucrée à son gout mais ce n’était pas ce qui occupait toutes ses pensées. C’était lui, ce curieux personnage aux détails se confondant singulièrement avec ceux de celui qu’elle avait aimé avant de détester.

________________

- run girl run! this world is not made for you, they're trying to catch you, running is a victory, beauty lays behind the hills. the sun will be guiding you, they're dying to stop you this race is a prophecy break out from society; tomorrow is another day and you won't have to hide away | @ woodkid.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité



MessageSujet: Re: she fights and she sweats those sleepless nights.   Lun 15 Jan 2018 - 20:43

Ça n’était certes pas de gaieté de cœur qu’Ace était revenu à Mount Oak après avoir passé presque deux décennies en exil. Le gamin turbulent qu’il était n’avait eu d’autre choix que d’obéir à son père quand celui-ci avait décrété qu’il irait en pensionnat. Ace avait usé de tous les stratagèmes possibles pour s’extraire de cette situation (il avait supplié sa mère, il avait piqué des crises monstrueuses, avait menacé de fuguer – et l’avait fait) mais rien n’y avait fait. À onze ans, quel poids sa volonté avait-elle face à la détermination d’un homme de plus de quarante ? Le pire, avait estimé Ace toutes ces années, c’était qu’il était le seul des cinq fils à avoir été banni de la ville, les autres s’étant toujours soigneusement tenus à carreaux et évitant ainsi la sentence. Aujourd’hui, le cadet Wakefield se disait qu’il n’avait pas vraiment à se plaindre : de tous, il était sûrement le moins à plaindre. Il faisait ce que bon lui semblait, laissait les sous-entendus paternels glisser sur sa peau et les balayait d’un haussement d’épaules désinvolte. Eux, ils tremblaient tous comme des feuilles dès que leur père avait le malheur de les regarder un peu trop longtemps. Alors, certes, son retour parmi les Wakefield n’était peut-être pas de sa propre initiative, il avait bien dû se plier aux désirs de son paternel mais c’était plutôt un plan plus global qui l’avait poussé à se montrer plus docile qu’il ne l’avait initialement prévu. Parce que sa position unique était idéale et il comptait bien en jouer autant qu’il le pouvait, surtout si, en fin de parcours, il pouvait regarder son père dans les yeux et dire : ‘tu vois ? j’étais aussi derrière tout ça’.
Pour le moment, toutefois, il comptait plus d’inconvénients à être revenu à Mount Oak que d’avantages. Loin d’être du genre à s’apitoyer sur son sort, cependant, Ace était bien décidé à profiter de chaque instant, comme il l’avait toujours fait. Et l’un des plaisirs de retrouver sa terre natale était qu’il retrouvait aussi une ribambelle de visages qu’il associait à des souvenirs d’enfance, des souvenirs vagues mais teintés de mélancolie. Ce bon vieux temps, quand il était encore libre de ses mouvements. Ce fut donc sans même feindre d’avoir à y réfléchir qu’Ace avait accepté le rendez-vous avec ses anciens camarades d’embrouilles au Vertigo, dont il n’avait entendu que du bien depuis son retour. L’endroit était branché, rassemblait toute la jeunesse de Mount Oak et il regrettait presque de ne pas avoir une part dans l’enseigne florissante. Il en aurait certainement fait son nouveau quartier général, où il pouvait se délester des responsabilités qui lui incombaient depuis qu’il avait intégré les rangs serrés de l’entreprise familiale. Mais puisque le destin l’avait écarté de cette joyeuse perspective, Ace ne s’appesantirait pas dessus. À quoi bon regretter quelque chose qui lui avait échappé ? Il avait suffisamment de choses sur lesquelles se concentrer et trop peu de temps à consacrer à ce genre de pensée amère.
Le jeune homme arriva donc au Vertigo quelques heures après avoir quitté son bureau – sans manquer de dissimuler ses frauduleuses recherches et espionnage particulièrement traitre à partir du moment où c’était sa propre famille qu’il investiguait et manipulait. Il était passé chez lui pour troquer son costume trop sérieux et ennuyeux contre quelque chose de plus décontracté : un pantalon sombre, un pull onéreux, des chaussures cirées. La panoplie complète pour passer une excellent soirée et, il l’espérait distraitement, la terminer en charmante compagnie. De ça aussi, Ace profitait. De sa jeunesse, de son célibat. Quand il voyait les sourires à l’envers de ses frères, les conflits qu’il devinait entre les époux, entre ceux qui n’avaient pas l’air d’avoir baisé depuis une éternité et Holland qui se montrait exécrable, c’étaient les exemples parfaits qu’il n’y avait aucune hâte à se marier, que le concept semblait même comme une seconde prison (la première étant évidemment la malédiction qu’était l’appartenance à une dynastie comme celle des Wakefield). Ace comptait bien prendre le bon temps auquel il avait encore droit et si cela instillait une certaine jalousie (plus ou moins mesurée, plus ou moins contrôlée) chez ses ainés, c’était leur problème, pas le sien.
Le bar était déjà bien rempli et Ace mit quelques secondes à repérer des visages familiers dans la foule. C’est plutôt l’un d’eux qui attira son attention, d’ailleurs, comme une main s’agitait au loin pour lui faire signe. Le jeune homme miroita le geste et se faufila entre les clients avec l’aisance du félin qui connait le territoire par cœur. Il n’était peut-être revenu que depuis quelques mois mais Ace avait eu tout le loisir de reprendre ses marques, hantant les boites de nuit et les lieux à la mode pour se purifier de son quotidien peu attrayant.
- Salut Wakefield, ça fait un bail putain, l’accueillit son ami en lui tendant la main.
Ace la serra avec force et posa sa main libre sur leur poignée et s’exclama :
- J’ai bien failli ne jamais revenir. Sans rire. Tu bois quoi ?
Son compagnon lui présenta le groupe avec lequel il trainait et le cadet Wakefield les salua avec sa nonchalance habituelle, oubliant instantanément l’identité de chacun. Ce n’était pas le genre d’endroit où on recherchait un lien profond, c’était plutôt un lieu de passage, de superficialité, de décontraction. Tout ce dont rêvait Ace à cet instant. Il n’avait aucune envie d’arborer le masque qu’il était forcé d’assumer chaque jour devant son patriarche. Ici, ce soir, il pouvait être le fils à papa insouciant qui se contrefoutait du monde entier et à qui on ne tenait pas rigueur de ce détail. Il s’invita dans la conversation et devina plus ou moins le sujet de celle-ci (d’un ennui mortel, il fallait absolument qu’il trouve un autre groupe), se contentant d’un sourire plus ou moins poli quand on essaya de l’inclure dans la discussion. Ce qu’il n’eut heureusement pas à faire puisqu’une jeune femme interrompit son compagnon en s’adressant directement au jeune Wakefield. Ace posa sur l’inconnue un regard teinté de curiosité avant qu’un sourire en coin ne vienne arquer ses lèvres. En connaisseur, il ne pouvait qu’apprécier les traits harmonieux de la jeune femme, dont la longue robe mettait efficacement les atouts en valeur, et il osa un rapide coup d’œil pour la contempler des pieds à la tête avant d’offrir un rictus satisfait à son ami (un rictus qui n’avait qu’une signification éloquente : tu m’excuseras si je t’abandonne sans prévenir). Le jeune homme regarda ensuite dans la direction que la demoiselle lui indiquait et il aperçut un groupe de filles dont les gloussements, s’ils n’étaient pas audibles à cette distance, étaient faciles à deviner.
- Tu n’y vas pas par quatre chemins, toi… Tu me plais bien.
Oui, elle lui plaisait bien, cette nana qui n’avait pas besoin de beaucoup d’artifices pour attirer les regards masculins. Aussi bien physiquement que dans son attitude qui n’admettait aucun détour. L’histoire du pari, Ace la zappa à moitié et se détourna du groupe, se fichant pas mal de froisser leur ego s’ils le jugeaient impoli de ne même pas s’excuser avant de s’éloigner.
- Ace. Que je préfère à Augustus. Et toi ? Jo, c’est pour Joséphine ? Joanna ? Jo…
Il était déjà à court d’idées. De toute façon, il n’en avait pas grand-chose à faire. Elle aurait pu s’appeler Gertrude ou Kellyanne que ça lui était bien égal.
- Merci pour le verre, dit-il en le levant en guise de toast avant d’en boire une gorgée. Tu y gagnes quoi, à ce pari ?
Ace s’accouda au comptoir et détailla plus sérieusement son interlocutrice. Il s’étonna quelque peu de ne l’avoir jamais croisée ou de ne pas se rappeler l’avoir déjà vue, lui qui se targuait pourtant de repérer les jolies filles au premier coup d’oeil.
Revenir en haut Aller en bas
 
she fights and she sweats those sleepless nights.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: THE GRAVEYARD :: TURNING INTO DUST :: A Walk Down Memory Lane-
Sauter vers: