TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC - Page 3


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 TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC

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Daniel Runshell

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Ven 26 Jan 2018 - 13:48

Une montre, bien sûr... Daniel n'a pourtant pas pris conscience jusqu'à présent que la ponctualité et son ami n'ont jamais vraiment fait qu'un, mais ce qu'il reconnaît dans ses mots est la taquinerie de sa petite-amie. Ses yeux s'égarent alors un instant sur ce qu'ils ne sauraient voir lorsqu'il se souvient combien Ophelia savait allier avec perfection les petites attentions et l'espièglerie, et son cœur se réchauffe d'un instant de réconfort alors que son esprit se réfugie dans ses souvenirs d'elle, quand tant de fois elle a pu lui offrir à lui aussi des taquineries attentionnées – soit tout ce qui faisait là de sa fée ce qu'elle était avec merveille. Faisait ? Était... Déjà, une bourrasque polaire s'engouffre dans sa cage thoracique et terrasse la chaleur qui a pu soulager un instant, de trop, le cœur de sa carcasse. Car si les souvenirs ont ce pouvoir, salvateur, il en reste qu'elle n'est pas là pour partager la familiarité de ces souvenirs avec lui, et cette réalité le rattrape toujours et l'accable un peu plus à chaque fois. Si seulement il le pouvait, Daniel abandonnerait en offrandes tous ses souvenirs avec Ophelia, si en retour il pouvait retrouver le privilège d'en créer des nouveaux avec la seule sans qui il ne peut penser un avenir possible. Si seulement...
Le jeune homme clôt un instant ses paupières pour tenter de ne pas laisser la vérité le terrasser une nouvelle fois pour plutôt se raccrocher rien qu'un peu encore à la présence de Wes à ses côtés, et lorsqu'il les rouvre quasiment aussitôt ses yeux s'agrippent instantanément au poignet de son ami, là où il voudrait tant apercevoir ce cadeau qu'elle a pu préparer avec soin des années plus tôt et qu'elle a manipulé avant de le remettre à Wes. Ne serait-ce pas alors plutôt d'un petit bout qui fut autrefois d'Ophelia dont il est plus exactement en quête ?
- Je peux voir... Daniel semble même prendre l'audace d'embarrasser son poignet de ses doigts esseulés et en manque de sa fée pour tirer la manche de son manteau et laisser voir l'objet qui s'y cache en dessous, mais il interrompt son geste au dernier instant pour laisser le soin à son ami d'en prendre l'initiative.

Wes ne sait rien non plus. Enfin, pas grand-chose, mais ce n'est pas vraiment rien pour autant non ? Pourtant, cela peut tellement donner le sentiment d'un rien pour les proches qui se languissent et s'inquiètent tant du sort de leurs êtres chers. Les épaules trop affaissés par le fardeau de son propre soucis et manque d'Ophelia, le jeune Runshell est ainsi trop courbé et recroquevillé sur lui-même pour pouvoir vraiment se redresser et regarder autour de lui tous les autres qui, comme lui, sont accablés par une disparition. Il y a par exemple Wes à côté de lui, qui dit avoir perdu son père, et Daniel ne le savait pas. Ou plutôt, il n'en avait pas conscience. Il pourrait alors lui dire qu'il est désolé pour lui, lorsqu'il est ignare de sa relation conflictuelle avec celui-ci, mais il n'a pas l'aplomb de prétendre que ces quelques mots pourraient lui insuffler un quelconque réconfort et il a le bon sens de se taire finalement, puisqu'il le sait à présent : la compassion d'autrui n'est d'aucun secours, quand la détresse est si implacable qu'elle vous coupe des autres. Lui-même, n'a pas eu la capacité d'être une véritable compagnie pour qui que ce soit depuis des mois maintenant, et même présentement il n'est pas certain d'être pleinement aux côtés de son ami – lui qui mériterait pourtant sa plus grande attention. Malgré tout, il parvient à entendre son invitation, avec un temps de retard peut-être, mais il finit par acquiescer et battre en retraite derrière Wes.
Après tout lui aussi, il est gelé. Mais ce n'est le froid de l'hiver qui mord sa peau, lorsque c'est en dedans qu'il est frigorifié.

Spoiler:
 

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I feel like I’m in the wrong world ‘cause I don’t belong in a world where we don’t end up together. I don’t. There are parallel universes out there where this didn’t happen. Where I was with you, and you were with me. And whatever universe that is that’s the one where my heart lives in.
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Remus Reed

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Sam 27 Jan 2018 - 23:31

Remus se sentait souvent déborder d'un enthousiasme et d'une excitation qui auraient davantage eu leur place chez un enfant de huit ans que chez l'adulte qu'il aurait enfin dû devenir. Il avait bien fait des efforts pour se faire passer pour plus sérieux qu'il ne le serait jamais mais le naturel finissait toujours par ressurgir en lui, en particulier dès qu'il se retrouver face à Moira. Sur le plateau d'un tournage ou, plus encore lors d'un casting, il arrivait à se contenir en dépensant une bonne partie de son énergie à cette tâche, quitte à parfois donner une image de lui très différence du jeune homme qu'il était réellement. En compagnie de sa sœur, en revanche, il ne voyait aucune raison de forcer quoi que ce soit. Il lui arrivait d'être ridicule ou de regretter une chose qu'il aurait dite ou faite mais, la plupart du temps, il se sentait suffisamment bien pour ne pas voir l'intérêt de changer quoi que ce soit à ce fonctionnement. Il espérait d'ailleurs que cette confiance qu'il lui accordait soit réciproque, ce dont il n'avait jamais vraiment eu à douter. De tout l'univers, c'était bien avec Moira que les choses étaient les plus faciles, plus encore qu'avec leurs parents ou Ava.
- Miam, mon parfum préféré ! La journée s'annonce encore meilleure que ce que je pensais !
Il en fallait peu pour réjouir Remus et la perspective d'une bonne barbe à papa en si douce compagnie suffit à illuminer ses yeux de concours avec les illuminations autour d'eux.
- Oh ben oui, c'est même un passage obligé. Je parie que tu as envie de faire un tour en patins, non ?
Il lui donna un petit coup de coude pour lui montrer qu'il avait bien compris ce qu'elle n'avait pas osé dire et gloussa jusqu'à ce que le vendeur lui tende sa barbe à papa. Remus l'attrapa d'une main étonnamment assurée et paya leurs deux confiseries tout en s'assurant que Moira avait bien eu la sienne et en était satisfaite.
- Bonne soirée les amoureux !
La formule du marchand prit Remus par surprise alors qu'ils s'apprêtaient à s'éloigner et il se figea, les oreilles subitement aussi rouges que ses joues.
- Non non non, c'est ma soeur. Ma grande soeur. Juste ma soeur. Haha, non.
Le vendeur balbutia des excuses à la hauteur de la gêne que son erreur avait causée à Remus et celui-ci s'éloigna en prétendant que ce n'était rien de grave. Persuadé que Moira serait au moins aussi mortifiée que lui, il préféra ne pas faire de commentaires à chaud et se plongea dans sa barbe à papa. La bouche collante, il lui était difficile de dire quelque chose de vraiment censé mais, mal à l'aise par le silence qui s'était immiscé entre eux, Remus se sentit obligé de le briser.
- Dis, Mo, est-ce qu'il y a quelqu'un qui te plait ? Tu sais que tu peux tout me dire hein...

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Moira Reed
ANA STEVENSON

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Lun 29 Jan 2018 - 13:02

- Il faudra aussi qu'on prenne des sucres d'orge ! Et la vétérinaire ne précise pas où, alors qu'ils connaissent tous deux par cœur la localisation du dit stand de confiseries, pour avoir parcouru chaque année ce marché de Noël. Elle ne précise d'ailleurs pas davantage qu'ils devraient également en récupérer pour leurs parents puisque c'est là une autre évidence qui se passe d'être précisé quand c'est une tradition qu'ils ont pu partager avec ces derniers étant enfants (et il n'y a bien eu qu'Ava pour ne jamais dévorer avec autant d'enthousiasme les sucreries lorsqu'elle n'a étonnamment jamais été une très grande fan de sucré).
C'est un coup de coude de la part de son complice qui la ramène ensuite à la réalité, et elle ne manque pas d'en avoir un sourire timoré aux lèvres à le voir la lire comme un livre ouvert.
- Faire un tour, je ne sais pas... Mais on pourrait les regarder un peu ? En mangeant nos barbes-à-papa ?! Car la demoiselle a toujours été la plus grande des contemplatrices alors qu'elle n'a que trop rarement l'audace de ses envies, et la perspective de se faire remarquer de sa maladresse sur cette patinoire a toujours entravé son souhait d'y aventurer ses patins plutôt que seulement ses yeux. Ces yeux, qui présentement se posent sur le rose de cette barbe-à-papa qui lui est tendue, et à peine goûte d'elle au délice d'un autre temps que sa gourmandise perd de son enthousiasme lorsque le marchand désigne le frère et la sœur en amoureux. Pourtant, d'un œil extérieur, elle semble ne perdre aucunement son attrait pour sa friandise puisqu'elle se réfugie dans ce nuage rose et sucré pour prétendre ne pas accorder d'importance à une méprise qui ne devrait pas en avoir, quand malgré tout celle-ci la mortifie, elle qui est si aisément sujette au moindre embarras. Alors elle aurait été bien incapable de briser le silence qui prolifère ensuite, mais en même temps Remus a toujours été le plus courageux d'eux deux, et il n'est guère étonnant dès lors de l'écouter s'en charger, bien que ce qu'il lui demande au passage n'arrange définitivement rien à son malaise.
- Moi ? Euh... non, non il n'y a personne. Moira n'aurait jamais pensé être capable de mentir aussi ouvertement à son frère, son plus proche allié, et elle n'est d'ailleurs pas certaine de l'avoir très bien fait : c'est qu'en l'occurrence, elle ne veut pas particulièrement l'avoir bien fait, le cœur et la détermination n'y sont pas lorsqu'elle ne veut pas lui mentir, mais pour autant elle est bien incapable de se résoudre à lui avouer spontanément la vérité. Oui, elle sait qu'elle peut tout lui dire, mais comment le lui dire ? Par où commencer quand elle tait cette vérité depuis si longtemps ? La jeune femme a toujours eu sa pudeur, même avec ceux qui lui sont le plus proches, et outrepasser celle-ci pour oser des confidences très personnelles l'a toujours réduite à un profond embarras au passage – quand bien même cela pouvait s'avérer être une bonne chose en définitif. Alors elle ne sait comment sauter dans le vide sans réfléchir et avouer ce qu'elle cache à tous, même au principal concerné, depuis des années et même des décennies, si bien qu'elle tente maladroitement de détourner, rien qu'un instant, l'attention d'elle. Euh... et toi ? Personne depuis Los Angeles ? Los Angeles, pour ne pas dire Debbie.

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Cherry Lofland
SANSA O'FAOLAIN

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Lun 5 Fév 2018 - 12:43

Consciente qu’elle aurait peut-être mieux fait de poursuivre sa tournée plutôt que de s’enraciner près du client potentiel, Cherry appréciait bien trop l’échange pour faire preuve d’un minimum de professionnalisme. Tant pis si elle n’alpaguait pas l’un ou l’autre client, elle se rattraperait plus tard si nécessaire. Toutefois, Cherry n’imaginait pas une seule seconde que son interlocuteur puisse ignorer qu’elle le draguait sans la moindre pudeur, pas alors qu’elle le faisait aussi ostensiblement, même si elle ne fonçait pas vraiment, elle était pourtant certaine de ne faire preuve d’aucune subtilité. Un homme de cet âge-là n’aurait-il pas dû se rendre compte de l’effet qu’il faisait ? Assurément, ça n’était pas la première fois qu’une femme flirtait avec lui, n’est-ce pas ? Ou était-ce la différence d’âge qui le dissuadait de croire qu’elle puisse faire preuve d’une telle audace ? Impossible, pas quand il connaissait sa mère et devait donc se douter du bagage que Cherry portait sur ses épaules.
- Oui, c’est vrai. Mais je doute qu’elle le soit de sitôt, répliqua Cherry avec un sourire en coin. Mon frère est bien trop vadrouilleur pour se sédentariser. Quant à moi… Je n’ai pas d’homme avec qui faire ces fameux petits-enfants, donc bon…
Elle haussa les épaules d’un air faussement déçu avant de décocher un sourire espiègle qui se traduisait aisément : elle n’était pas plus pressée que son frère à offrir une génération supplémentaire aux Lofland. Et vu l’état dans lequel était sa mère, elle n’était même pas certaine que celle-ci apprécie à sa juste valeur la venue d’un bébé. De plus, Cherry trouvait qu’elle avait déjà assez de responsabilités à devoir s’occuper de sa mère sans qu’en plus, elle doive gérer un nouveau-né.
Cherry accueillit la précision avec un sourire en coin, ne sachant pas ce qu’elle était supposée en faire. À part que ça soulignait qu’il avait plusieurs filles. S’il traversa bien l’esprit de Cherry qu’elle pouvait peut-être connaitre les jeunes femmes en question, surtout si elles avaient à peu près le même âge, elle chassa l’information aussitôt. Elle se fichait un peu des filles de son interlocuteur – dont elle ne connaissait pas le nom, d’ailleurs, réalisa-t-elle.
- Tant mieux, alors, déclara-telle simplement, avec un sourire mutin et un léger froncement du nez qui laissait à l’homme le loisir de l’interpréter comme il voulait. Oui. Il s’appelle Connor. Et moi Cherry. On n’a pas le même père mais on a au moins l’avantage de n’avoir été reconnu ni l’un ni l’autre par notre géniteur alors on porte le même nom : Lofland. C’est plutôt pratique.
Elle ne savait pas pourquoi elle évoquait aussi directement l’étrangeté de son patrimoine familial. Peut-être parce que celui qui se présenta comme Arthur Faraday avait connu sa mère lorsqu’elle était plus jeune qu’elle maintenant. Peut-être pour démontrer que cela ne lui faisait ni chaud ni froid aussi, et qu’il n’avait pas à s’inquiéter d’un malaise inexistant. Cherry vivait très bien sa réputation et celle de sa mère. Elle la vivait parfaitement aujourd’hui, en tout cas, ce qui n’avait pas toujours été le cas, et ce qui la poussait peut-être à asseoir son assurance auprès de l’ancien ami de sa mère.
- Faraday ? répéta-t-elle dubitativement.
Sa mère n’avait jamais mentionné ce nom, ni le prénom Arthur, à sa connaissance. Pourtant le patronyme ne lui était pas étranger et elle essaya de se rappeler où elle avait pu l’entendre.
- Ma mère est dépressive. Elle n’a jamais dû se remettre du fait qu’elle était deux fois mère célibataire, je ne sais pas, dit Cherry avec une pointe de cynisme. Il n’est donc pas étonnant que vous ne l’ayez plus vue depuis si longtemps, elle quitte à peine la maison. Mais peut-être pourriez-vous passer la voir, un de ces jours ? Cela lui ferait peut-être plaisir.
Cherry n’en avait aucune assurance, toutefois. Sa mère était si hébétée la plupart du temps qu’elle ne manifestait plus le moindre engouement pour quoi que ce soit. La jeune femme ne savait pas à quoi pouvait penser sa mère, toute la journée enfermée dans sa chambre mais comme elle n’avait pas du tout le même tempérament, elle ne cherchait même pas à essayer de comprendre. Et tandis qu’elle évacuait cette réflexion d’un haussement d’épaules, cela lui revint :
- Oh ! C’est vous qui dirigez l’entreprise de pompes funèbres ? Je me suis toujours dit que c’était une profession bien étrange ! N’est-ce pas un peu macabre ? Après, si cela ressemble à ce qu’ils font dans Six Feet Under, ça doit être… particulier, comme vie. Non ?
Elle adressa un sourire plein de curiosité à Arthur. Inutile de s’éterniser sur l’humeur morose de sa mère lorsqu’ils pouvaient évoquer sa vie à lui.

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You call me up again just to break me like a promise, so casually cruel in the name of being honest. I'm a crumpled up piece of paper lying here 'cause I remember it all too well.

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Remus Reed

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Dim 11 Fév 2018 - 20:51

Son enthousiasme enfin retrouvé, Remus se sentit plus léger. Les fêtes de Noël avaient toujours eu cet effet là sur lui, un effet un peu magique et qui, une fois dans l'année, lui donnait une confiance à toute épreuve, D'un seul coup, tout semblait possible, y compris les miracles, et il s'y raccrochait sans se douter que l'illusion ne durerait qu'un temps. C'était comme s'il l'oubliait d'une année à l'autre, ou reformulait le même voeu en espérant qu'il serait cette fois entendu.
- J'y pense ne t'en fais pas, je pense même qu'à ça !
Il gloussa tout seul à cet aveu, conscient qu'à son âge ce n'était pas très sérieux de se focaliser à ce point sur des sucreries. C'était pourtant plus fort que lui et il aurait été le premier à se sentir lésé si on lui avait demandé de faire sans sucres d'orge pour cette année. Et si leur marchand avait fermé boutique après la disparition d'un de ses proches ?! L'idée le terrifia, mais Remus préféra se convaincre que ni lui ni sa soeur n'avait mérité pareille déconvenue, et croiser les doigts pour que la suite de leur promenade se passe aussi bien qu'elle avait commencé.
- Oui bien sûr. L'an dernier ils avaient installé des balançoires juste en face, on pourrait s'y installer pour manger tranquillement. Qu'est ce que tu en dis ?
Remus se souvenait aussi du froid polaire qui sévissait l'an dernier et qui les avait obligés à abréger leur sortie, un problème qui ne semblait pas être à l'ordre du jour. Au contraire, entre les stands et décorations de saison, il pouvait apercevoir quelques plantes résister aux premiers affronts de l'hiver, une dernière trace de verdure avant que le mauvais temps n'emporte tout sur son passage. Il n'aurait pas été contre un peu de neige pour Noël mais, d'ici là, était content de pouvoir profiter sans devoir s'emmitoufler sous cinquante couches de vêtements. Ceux-ci auraient été bien pratiques pour lui permettre de dissimuler son embarras lorsque le marchand de barbe à papas les prit par erreur pour un couple mais Remus eut l'impression de s'en être plutôt bien sorti.
- Ah, bon...
Il ne savait pas s'il devait en être soulagé ou s'inquiéter et, dans le doute, préféra ne rien dire. C'était sa technique préférée, à l'efficacité maintes fois confirmée.
- Moi ? Ben, y'a eu Edme, mais c'était pas pareil. Je l'aimais bien, et même beaucoup, mais...
Il fixa sa barbe à papa d'un air triste, laissant en suspens une phrase dont Moira connaissait forcément l'issue. Depuis Debbie, ou plutôt depuis que Debbie l'avait quitté, il n'avait cessé de recoller les morceaux de son coeur. Et si le fait de la savoir à l'autre bout du pays ne l'avait pas vraiment consolé dans les premiers temps, il était maintenant content de ne plus ressentir cette crainte de la croiser à chaque coin de rue. Debbie était son premier grand amour, mais elle était surtout celle qui avait réussi à le castrer à distance, et maintenir l'emprise qu'elle avait sur lui.
- Tu crois qu'il y a un truc qui cloche chez nous ? J'veux dire... On n'est pas trop repoussants et on se débrouille pas trop mal dans la vie, alors pourquoi on y arrive pas pour ça ? A voir les autres, ça a pas l'air si difficile...
Il se gratta la tête, emportant de petits morceaux de barbe à papa dans ses cheveux déjà emmêlés. La question le travaillait depuis longtemps et Remus était prêt à en accuser un mauvais génie ou vilain farfadet si seulement cela pouvait l'aider à sentir mieux.

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Arthur Faraday

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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Ven 16 Fév 2018 - 13:07

Loin de déceler l'espièglerie prononcée de la jeune femme, le père de famille note que Christy n'est pas grand-mère et que sa fille est célibataire, et fonce toujours tête baissée dans un échange qu'il pense sans ambiguïté.
- Et bien je n'ai que des filles, je ne vois pas avec quel galant jeune homme je pourrais jouer les intermédiaires, surtout qu'il n'a jamais guère eu ce goût-là, de jouer les intermédiaires et forcer les choses, mais s'il peut seulement permettre des rencontres sans influer sur leurs issues pourquoi pas ? Mais je ne doute pas que tout un tas de belles rencontres vous attend encore. Elle a en effet la jeunesse à ses pieds, et la timidité ne semble pas être un handicap qui pourrait la restreindre dès l'instant où elle semble converser avec lui avec tant d'aisance.
Pour la suite, il n'est guère interpellé par les sous-entendus que peut supposer son tant mieux alors puisque son attention s'attache aussitôt aux présentations qu'il était toujours temps de faire.
- Enchanté, Cherry. En effet, vous restez une famille unie par votre nom. Par leur mère. Non pas qu'en fin de compte Arthur accorde de l'importance outre mesure à un nom de famille, lorsqu'en l'occurrence seuls les membres de cette famille comptent, et non leur nom. Ce qu'il relève reste dès lors anecdotique et s'il n'en dit rien, il n'en pense pas moins, et ne s'embarrasse pas un seul instant à juger sa situation familiale au passage. Il acquiesce ensuite, quand elle reprend son propre nom de famille, pour le lui confirmer, et si son premier réflexe aurait pu alors être de supposer que peut-être celui-ci lui évoque quelque chose tout compte fait, le ton avec lequel elle le prononce ne laisse aucun doute subsister : Faraday ne lui est aucunement familier. Il ne s'en étonne guère, puisque lui-même ne se souvient pas un jour avoir eu l'occasion d'évoquer le nom et le souvenir de Christy Lofland avec ses filles. Peut-être aurait-il dû en tout cas, se soucier plus tôt du sort de cette amie d'un autre temps, à l'entente de ce que lui précise ensuite Cherry.
- Je suis navré de l'entendre. Et si le croque-mort a l'habitude par la force de sa vocation d'user de ce verbe à tout va, cette fois-ci ce n'est pas pour exprimer son empathie pour un décès, bien qu'une dépression reste une mort de soi quelque part, quand bien même celle-ci n'est pas irrémédiable en l'occurrence. Alors bien sûr, instantanément, Arthur regrette de ne pas avoir eu l'opportunité de retrouvailles avec Christy avant ça, même s'il est loin de tout ramener à lui et sa responsabilité, lorsqu'il s'agit de la mère de la jeune femme. De son amie, fut un temps. Mais il ne peut nier aussitôt cette idée qui spontanément naît en lui de vouloir d'autant plus la retrouver effectivement : il veut forcément essayer d'être présent pour elle, malgré toutes les années qui ont passé, et si seulement elle veut bien de lui. Mais plutôt que d'interrompre aussitôt la fille de celle-ci pour lui demander cette permission, il prend le temps de l'écouter – une déformation professionnelle certainement, si ce n'est plus seulement un trait de caractère – si bien que finalement c'est elle qui lance l'idée d'une visite à sa mère, à laquelle le quarantenaire ne peut qu'adhérer. Bien sûr, et à défaut de savoir si cela ferait plaisir à sa mère, je vous avoue que j'aimerais beaucoup la revoir. Peut-être devrais-je l'appeler d'abord, avant de m'inviter à sa porte, pour voir ce qu'elle en dit ? Oui, il peut bien l'appeler si seulement son numéro lui est donné, pour que Christy ne soit pas prise au dépourvu ou que Cherry n'ait pas la tâche de jouer les intermédiaires entre deux vieux amis. Et puis peut-être qu'un de ces jours on pourrait s'organiser un repas tous ensemble, pour présenter nos familles. Ton frère et toi y seraient les bienvenus en tout cas, mes filles sont plus ou moins de ton âge en plus.
Quand, ensuite, son nom de famille lui évoque à rebours un souvenir, en l'occurrence une entreprise, Arthur ne tarde pas à lui donner raison.
- Oui, c'est bien ça. La jeune femme peut-elle pressentir combien le bavard et le passionné s'apprête à monopoliser le temps de parole pour une question qu'elle avait peut-être seulement posé pour la forme ? Je doute que quiconque dans la profession ait ce sentiment macabre, autrement ce serait diablement compliqué à vivre au quotidien. On est tous différents, on vit tous nos émotions différemment, et je suppose que mes confrères et moi, comme d'autres, avons peut-être une autre approche de la mort pour arriver à la côtoyer au quotidien. Quant à Six Feet Under, il en a effectivement entendu parler plus d'une fois, mais... Je n'ai jamais beaucoup regardé la télévision, je ne saurais vous dire si ce qui en a été dépeint est semblable à mon quotidien. Mais cela fait plus d'une vingtaine d'années que j'en ai fait ma vocation maintenant, et j'ai toujours l'impression que ça reste une profession méconnue du plus grand nombre. Du moins, les remarques de ses nouvelles rencontres à travers les années sont sensiblement toujours les mêmes, et Arthur les accepte bien volontiers pour autant. Il n'a pas perdu patience malgré la récurrence, et vingt ans après il les entend et échange sur ce sujet avec la même tolérance. C'est vrai que la plupart pense aussitôt aux défunts et à leur embaumement quand on parle de pompes funèbres, de la mort et des enterrements, mais c'est pour s'occuper des vivants qu'on s'occupe des morts. C'est mon oncle qui m'a fait découvrir ce métier et qui m'a légué son entreprise, et contre toute attente c'est un métier de contacts, avec les endeuillés et autres professionnels avec qui l'on doit s'organiser. Et malgré la mort, ça reste une profession très gratifiante, que de pouvoir aider nos clients dans un moment difficile de leur vie. Et je peux vous assurer qu'en fin de compte, c'est un métier très vivant, par les vivants pour les vivants. Alors macabre, non je ne dirais pas ça de mon quotidien. Une idée récurrente lui vient ensuite, et sa posture change ainsi sensiblement avant de la lui proposer. Vous savez, si cela vous rend curieuse, ça m'arrive d'organiser des tours de mes pompes funèbres pour faire découvrir et expliquer ce qu'il en est. Après ça, libre à vous de vous en faire votre propre idée malgré tout. Pour ça, le croque-mort est loin de vouloir vendre son point de vue à tout prix, mais autant qu'autrui ait toutes les informations à la disposition de sa connaissance avant de se faire son opinion. Et bien sûr, fidèle à lui-même, il est toujours loin de mesurer que son invitation peut être vue comme tout sauf innocente, quand pourtant il ne propose guère autre chose que de partager sa vocation avec d'autres. Et vous, c'est à chaque marché de Noël que vous proposez quelques boissons spiritueuses, ou c'est la première année ?

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Moira Reed
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MessageSujet: Re: TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC   Ven 16 Fév 2018 - 13:53

Comme souvent, son frère et elle sont sur la même longueur d'ondes en ces fêtes de fin d'année, alors qu'ils partagent les mêmes habitudes depuis leur plus jeune âge. C'est la familiarité des souvenirs qui les rassemble, ce n'est même que ça qui guide Moira à cet instant : le plaisir de renouer chaque année avec des traditions familiales, elle qui s'épanouit dans le confort des petites habitudes au quotidien, dès lors que sans ça elle n'aurait pas des étoiles plein les yeux face à la magie supposée de Noël comme tant d'autres. Elle se demande souvent si c'est aussi le cas pour Remus, mais elle oublie toujours bien vite cette interrogation lorsqu'en définitif cela ne changerait rien – qu'importe les motivations intérieures, Moira le suivrait bien volontiers dans n'importe quelle aventure, et pas seulement pour se plier à la volonté des autres comme toujours, mais parce qu'elle s'y plaît, aux côtés de son plus proche allié.
- Oh oui, je te suis ! Et toujours plus que volontiers donc, alors que si elle n'appréhendait pas tant le regard que poseraient d'autres sur sa frêle personne, elle ne manquerait pas d'oser s'abandonner beaucoup plus souvent à l'envie de s'asseoir sur une balançoire. Ce n'est pas tant qu'elle est de celles qui veulent se balancer toujours plus haut jusqu'à se projeter dans le ciel, dès lors qu'avec son trait peu aventureux elle se contente bien davantage de faire du sur-place avec un air rêveur collé au visage. Mais elle est adulte maintenant, elle est même censée l'être depuis un sacré bout de temps, si bien qu'elle réprime la plupart du temps ces plaisirs d'un autre âge – excepté lorsque le froid donne des allures de désert au parc avoisinant son lieu de travail, et c'est seulement ces fois-là qu'elle ose se risquer à une pause déjeuner sur une balançoire, bien emmitouflée, avec un sandwich dans une main, et le regard perdu dans ses songes. Aujourd'hui pourtant, les lieux sont loin d'être désertiques, mais puisqu'elle se trouve avec son frère et qu'elle n'est pas seule, que la plupart ont l'attention bien accaparée par les festivités aux alentours, c'est tout de suite plus facile de ne plus se laisser trop aisément dissuadée par la perspective redoutable du regard des autres.
Quand Remus lui demande ensuite si quelque chose cloche chez eux, elle n'ose avouer qu'elle s'est elle-même souvent posée la question, non pas au sujet de Remus puisqu'elle ne se risquerait pas à de telles pensées pour qui que ce soit d'autres qu'elle-même. Mais oui, parfois elle se le demande aussi, elle qui n'a jamais été en couple depuis Robbie à l'époque de la maternelle, elle qui n'a eu qu'une aventure à la fin de l'âge adolescent... lorsqu'elle voit autour d'elle toutes ses amies et ses connaissances qui sont pour nombre d'entre elles mariées et mères à présent, elle se demande ce qu'elles doivent bien penser de l'éternelle célibataire en retour. Car comme toujours, ce n'est pas que la vétérinaire ressent un tel manque à sa vie alors qu'elle se plaît tant à rêvasser plutôt qu'à affronter la réalité d'un statut de couple, mais qu'elle craint davantage le regard des autres. Seulement si c'est une chose qu'elle se demande, elle ne peut surtout pas laisser son frère avec ce genre d'inquiétudes dans le cœur, si bien que son besoin de le rassurer lui apporte quelque aplomb et, d'une pression sur son bras, elle l'invite à s'arrêter dans leur élan.
- Regarde, tout ce monde autour de nous... C'est vrai qu'à présent, le marché est plus que bondé et que si cela continue sur cette lancée, il faudrait bientôt se frayer un chemin parmi la foule. Et ce n'est qu'une toute partie de Mount Oak, on a vécu toute notre vie ici et il y toujours des gens qu'on n'y connaît pas encore, et puis il y a les villes voisines, le reste de l'Etat, du pays... Du monde, même ? Avec tout ce monde, comment ça serait possible qu'on ne trouve personne avec qui ça finisse par coller ? Tant de monde... non je ne crois pas qu'il y ait quelque chose qui cloche chez nous, on n'a juste pas encore fait les bonnes rencontres, ou le timing de nos rencontres passées n'a pas été bon, mais on n'a encore tant de rencontres ou de retrouvailles qui nous attendent. Bien sûr, elle dit nous pour ne pas dire tu, lorsque la grande sœur s'est surtout donnée la mission de rassurer son frère et que, dans son esprit, elle n'aurait certainement pas l'audace de s'inclure dans ces perspectives pleines de promesses.

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TC N°3 ~ CHRISTMAS MAGIC
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