Too fast for freedom ◇ Ariel


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Poppy

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MessageSujet: Too fast for freedom ◇ Ariel   Sam 2 Déc 2017 - 23:48

Les clones ont la peau dure, plus dure que la plupart des humains, et résistent mieux aux tâches répétitives. A travail égal, ils sont aussi moins bien payés, mais ce point étonne moins que le précédent. Il paraît même dérisoire aux yeux de beaucoup, chose que Poppy ne peut s'empêcher de relever à chaque fois que l'occasion se présente. Elle sait qu'il lui faut faire attention mais la différence de traitement lui parait toujours aussi injuste qu'aux premiers jours et elle n'arrive pas à se taire lorsqu'on lui rétorque que ce n'est pas si grave que ça puisqu'elle n'est "qu'un" clone. Autrement dit, pas humaine. Inférieure. Négligeable. A les écouter, il faudrait presque qu'elle les remercie de lui verser un salaire malgré sa race, de la tolérer parmi eux et même d'exister. Ses journées ne devraient être vouées qu'à ça, remercier les humains, alors qu'elle refoule toute la haine qu'elle peut ressentir pour eux. Par défaut, Poppy a appris à se taire. Mieux vaut baisser la tête en signe d'humilité plutôt que leur accorder une gloire qu'ils ne méritent pas. Elle baisse la tête, prend son chèque et prétend que tout cela ne l'atteint pas. Elle n'est qu'un clone après tout, elle ne peut pas avoir de sentiments de ce genre, n'est-ce pas ? Car à les écouter, les clones ne pensent pas. Ils ne sont que de jolies coquilles vides prêtes à assouvir chacun de vos désirs. Ils vous écoutent et obéissent sans avoir à se demander s'ils ont ou non envie de le faire, sans véritable libre arbitre. Ca a été difficile pour Poppy d'admettre qu'ils puissent être aussi stupides, mais elle s'y est faite. Les humains, ceux qu'elle est censée vénérer, ne valent décidément pas mieux qu'elle. Elle pourrait leur cracher à la figure leurs quatre vérités qu'ils n'en comprendraient pas la moitié, trop surpris pour savoir comment réagir, mais elle se méfie malgré tout. Tous ne sont pas aussi stupides, et ceux qui ne le sont pas pourraient le lui faire payer très cher. Elle connaît toutes ces histoires de clones mis au rebut, démembrés pièce par pièce, et ne tient pas à en faire l'expérience par elle-même. A la place, elle se fait discrète. Prétend se satisfaire du salaire de misère qu'on lui cède en échange de ces heures passées à faire disparaître la saleté du genre humain. Par chance, la peau des clones est plus dure que celles des humains, et elle en sent moins la fatigue. Et, même les mains occupées, rien n'empêche Poppy de penser. Elle frotte en rêvant à Peter, secoue les tapis en se demandant où cacher Rebecca avant que quelqu'un ne découvre qu'elle l'héberge chez elle, récure en imaginant que c'est la tête d'Eron qui se trouve sous sa brosse. Elle pense, puis s'interrompt en voyant Ariel apparaître à l'entrée du salon. Ses mains continues à enlever la poussière des bibelots de Madame Henderson tandis que le fils en vient à occuper toutes ses pensées. Elle ne sait pas quoi penser de lui, toujours pas, et lui offre un sourire très policé. Monsieur vient contrôler le travail ? Poppy pourrait se passer de ce genre de simagrées avec lui mais les mots s'échappent, moqueurs, comme dotés d'une vie propre. Monsieur est satisfait du service ? Je ne voudrais pas déplaire à Monsieur... Il faudrait être aussi stupide qu'un humain pour ne pas se rendre compte qu'elle se moque de lui mais, en tant que clone, Poppy offre le bénéfice du doute à Ariel...

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Ariel

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MessageSujet: Re: Too fast for freedom ◇ Ariel   Dim 10 Déc 2017 - 20:28

Bien qu'il occupe un rôle majeur au sein de la famille Henderson, il n'en est pas à la tête. Cette petite société constituée de la mère, de sa sœur et souvent visitée par de vieilles dames coquettes qui partagent la douleur du deuil. C'est Madame Henderson, qui, sous ses airs de femme esseulée, dirige la mansion. Dès le début, ses larmes n'ont pas bluffé le clone. Il a immédiatement compris que beaucoup se cachaient derrière ces yeux brillants et ces lèvres mordues. Il le sait et s'amuse à voir le reste du monde succomber aux tendresses de la veuve. Elle sait se faire plaindre aux yeux inexpérimentés, sait faire trembler ses mains, prise d'un souvenir de son défunt mari. Ariel en est souvent épaté. Cette femme qui malgré toutes ses pertes, n'en reste pas moins intelligente, mais surtout éveillée ; couverte par la présence du clone, elle prend les décisions dans l'ombre. C'est elle qui décide du menu, de la couleur des tapis, du parfum qu'on vaporisera avant l'arrivée des invités… C'est elle qui décida du personnel de la mansion. Ceux qui s'occuperaient de faire à manger, de couper les ronces et vider la piscine, de dépoussiérer les vases, de récurer les sols.

Ariel a observé tout cela d'un regard distant. Ce genre de tâches, ces occupations ne le concernent pas ; il doit simplement répondre aux demandes des Henderson. Comme les humains dont il n'a pas à se soucier, il remarque à peine les clones qui naviguent dans la maison. Il n'a pas le temps de leur parler, ni l'envie. Quand Madame Henderson l'entoure, c'est son point d'orbite. Rien ni personne ne peut l'extraire de son devoir en sa présence. Et quand elle lui offre une pause, le clone ne prend pas la peine de se distraire. Ce n'est pas pour autant qu'il ne connaît pas chaque profil de chaque individu qui passe la porte d'entrée. Même ceux qui frôlent le porche. À quoi servirait-il si le clone n'avait aucune information sur ceux qui sont en contact avec sa propriétaire ; son rôle n'est-il pas de la protéger à tout prix ? Il estime que ça l'est et c'est pour cela qu'avant même l'entretien, Ariel effectue ses propres recherches. Bien sûr, celui-ci n'arrive à creuser toujours aussi profond qu'il l'aimerait. Ce genre de cas a tendance à l'alerter, mais sûr de lui, le clone sait qu'il sera toujours apte à anticiper toute dérive.

Encore une journée insipide car banale. Tout le monde s'occupe et vadrouille. L'esprit d'Ariel est calme, les sons extérieurs sourds, le regard distant. Il se tient dans le jardin, aux côtés de Madame Henderson. Elle papote avec engouement, partageant sur les actualités avec ses amies. Bien qu'il garde toujours un œil sur sa mère, dans ces moments-là, le clone se permet de filtrer les informations. Rien ne lui sert d'écouter attentivement qu'on a volé à la boulangerie trois blocs plus loin, ni qu'un nouveau fleuriste vient d'ouvrir à dix minutes d'ici. Bien que son attention soit ailleurs, il enregistre inconsciemment ces détails. Il s'en passerait, mais c'est comme ça. Cette semi-présence lui permet de prévoir le geste de sa propriétaire. La main de celle-ci passant comme une caresse sur le bras d'Ariel. Ça paraîtrait involontaire, innocent, mais le clone comprend sans peine qu'elle le laisse s'échapper quelques instants. Il baisse son regard vers la table-basse, comprenant également qu'elle l'encourage vivement à revenir avec de quoi rafraîchir son petit comité.

Ses pas le guident sur un chemin qu'il ne connaît que trop bien. Fermant docilement les portes vitrées, le clone se retrouve nez à nez avec un de ses semblables. Bien qu'il comptait l'éviter poliment, celle-ci ne lui en laisse pas l'occasion. Ariel se garde bien d'échapper un soupir devant son attitude. Ces interpellations qui ne pourraient mener qu'à une confrontation, il n'en voit pas vraiment le but. Il se permet tout de même de hausser un sourcil indifférent. Le clone pourrait l'ignorer, mais maintenant qu'il lui a offert une réaction… Il continue d'avancer faisant mine de n'avoir rien d'autre à ajouter. S'arrêtant près d'elle, Ariel passe un doigt sur un des bibelots, le geste amassant de la poussière avec lui. « En effet, c'était une bonne suggestion. Je vous aviserai de vous y mettre plus sérieusement, on ne vous paye pas à rien faire. » Finit le clone, un délicieux sourire s'affichant sur son visage.

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MessageSujet: Re: Too fast for freedom ◇ Ariel   Ven 5 Jan 2018 - 21:08

Haïr n'a rien de difficile, c'est aimer qui demande le plus de travail et qui gêne le plus Poppy. Dans sa position actuelle, on ne lui demande de toute façon aucun des deux. Du moment qu'elle ne fait pas de vague et semble respecter la hiérarchie des races qui lui a été inculquée, tout va bien. Personne ne se soucie d'un clone aussi quelconque que celui qu'elle semble être et, pour tout le reste, elle s'en remet à la chance. Elle sait qu'elle peut se faire agresser au seul motif qu'elle n'est pas humaine mais cette perspective ne lui fait pas plus peur que celle de rester asservie jusqu'à la fin de ses jours, un être inférieur sans échappatoire possible. Oh, bien sûr, tous les clones ne voient pas les choses de la même façon qu'elle. La plupart d'entre eux se contentent de l'existence qui leur a été donnée, s'en félicitent même, et laissent les jours s'égrainer jusqu'à ce que leur obsolescence les rattrape et les condamne. Il leur suffirait d'ouvrir les yeux pour se rendre compte qu'ils le sont déjà mais il est plus simple de garder les yeux fermés et de refuser d'y changer quoi que ce soit. Bien sûr que c'est plus facile, mais c'est aussi moins intéressant. Quitte à vivre, autant le faire pleinement, d'égal à égal, comme Poppy se tue à le faire comprendre à ses semblables. C'est un idéal qu'elle a fondé, devenu besoin et pour lequel elle est prête à faire tous les sacrifices qui s'imposeront. Pour l'heure, elle est trop isolée pour se permettre d'agir et se contente d'échafauder des plans qui ne dépassent que rarement le seuil d'idée. Elle imagine, elle prevoie, mais surtout attend.

L'arrivée d'Ariel lui rappelle une nouvelle fois comme la route est longue jusqu'à la victoire et elle raille sa servitude faute de pouvoir le secouer, étonnée comme à son habitude de le voir si imperméable à l'ironie. Elle le regarde prendre sa question au pied de la lettre et vérifier la présence de poussière derrière son passage, ses poings se contractant alors qu'elle le voie prendre un plaisir certain à la rabaisser. Venant d'un huamin, elle aurait déjà eu du mal, mais l'outrage en est d'autant plus cuisant que causé par l'un de ses semblables.
- Pardon ?
Elle le fixe, rêve de lui rabattre son clapet rendu insolent par la présence d'une conceptrice qui ne l'a que trop gâté, mais se retient de justesse. Si elle a cherché un emploi de femme de ménage, c'est précisément pour ne pas attirer l'attention. Personne ne retient le visage de celles qui nettoient la crasse que vous laissez dans votre sillage, comme personne ne prend garde à jouer un rôle en leur présence. Poppy voit tout, entend tout, et la place a aussi l'avantage de rencontrer tant de ses semblables qu'elle n'aurait probablement jamais croisé dans un autre contexte. Si elle se grille chez les Henderson, les autres suivront, elle n'est pas assez bête pour l'ignorer.
- Par "on" vous voulez dire vous tous ou juste votre mère ? Parce que c'est très ambigu comme formulation et, en tant que clone, je ne suis pas sûre que vous soyez plus avancé que moi dans l'échelle sociale.
Elle lui offre un sourire très faux et très forcé pour contrebalancer l'affront, puis se rapproche doucement, de manière à ce qu'il soit le seul à l'entendre.
- Vous... Moi... Vous semblez à chaque fois oublier tout ce que nous avons en commun et tout ce que nous pourrions partager...
Comme à chaque fois, elle cherche comment s' y prendre avec Ariel. Elle tâtonne entre différentes techniques d'approche bien que toutes, jusqu'à présent, aient échoué.

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MessageSujet: Re: Too fast for freedom ◇ Ariel   Dim 14 Jan 2018 - 2:34

Il l'observe, elle et son attitude, elle et toute sa personne. C'est bien la seule clone, venant rendre service à Madame Henderson, qui lui ait adressé la parole et sur un tel ton. Bien sûr, comme il supervise toute l'activité de la résidence, on vient lui demander parfois des indications. Mais rien de plus, rien de moins. Et Ariel est loin de s'en plaindre. Il a tellement -tellement- plus à s'occuper que des tâches ménagères. Le clone remarque également l'attitude de ses semblables envers lui, leurs yeux gris qui le toisent, quand ils pensent qu'Ariel ne les voit pas ; leurs messes basses quand ils croient qu'Ariel est trop loin pour entendre. Seulement, ils ignorent que la plus grande différence qu'il y a entre eux, réside bien là. Il ne leur ressemble en rien, si ce n'est qu'il soit un clone, mais grâce au ciel, il est bien plus. C'est cela qui le fait se tenir debout, alors que les autres raclent le sol. Il ne hait pas ses semblables, il en est indifférent. Qu'ils frottent les vases ou qu'ils soient eux-mêmes des répliques de défunts ; peu importe du moment qu'aucun ne le dépasse. Être le chien de garde de Madame Henderson n'est qu'un travail, lui offrant d'énormes avantages, certes. Mais elle ou un autre humain, la seule chose qui compte, c'est de garder le contrôle.

Sa propre remarque semble avoir touché sa cible et Ariel ne s'en allèche pas plus que nécessaire, au fond, il espère juste qu'elle retourne à son ménage. Son regard se pose sur les poings serrés de la clone, il hausse les sourcils en remontant les yeux vers elle. Alors, il l'aurait touché plus profond qu'espéré ; s'en est presque désolant. Son expression qui reprenait son sérieux initial, se fronce quand elle ose répliquer.

L’'insolence. Elle se rapproche de lui, mais comme c'est dangereux, alors qu'il pourrait lui prendre le cou, marquer l'affront sur sa peau, simplement parce qu'elle a douté de son pouvoir au sein des Henderson. Naïve, naïve petite chose qui bombe le torse devant l'inconnu. Il pourrait mettre fin à cette scène, faire taire la source de cet outrage. Personne ne devrait jamais remettre en question le clone. Personne ne doit le faire, ne doit même y penser. Mais elle, cette petite chose qui pose sur lui un regard fier, qui lui soupire des mots qu'elle croit le toucheront. Elle commence par l'interpeller inutilement, pour finir par lui balancer de telles paroles. Le clone, au sein de lui-même, ne peut qu'avouer que la sérénité qui l'habite normalement, est sensiblement empiété par sa contrariété. Et ça ne fait qu’amplifier son indignation. Qu'elle ait réussi à lui faire perdre son sang-froid, il- prend une longue inspiration. Apaise la tempête qui secoue le calme de son esprit. Ses cils battent trois temps et imperceptiblement, un sourire charmeur vient habiller son visage.

Rien ne sert de s'énerver, s'énerver ne serait qu'affirmer le doute, ce ne serait qu'une preuve de faiblesse. Ariel n'est pas faible, loin de là ; il n'a donc pas le besoin de se prouver, ni à elle, ni aux autres arrogants qui oseraient contredire cette vérité. D'un mouvement très doux et lent, sa main vient repousser une mèche de cheveux de la clone, la glisse derrière l'oreille, pour continuer son tracé jusqu'au coin de la mâchoire. Avertissement ou simple geste de tendresse, c'est à elle de déterminer le plus menaçant. Son regard d'une quiétude déconcertante se fige sur celui de la clone ; un sourire las aux lèvres. « Allons, pourquoi se mentir ? Nous savons, tous les deux, en tant qu'esprits raisonnables et réalistes -Enfin, je l'espère pour vous, j'estime que c'est le cas ? » Il ne lui laisse pas le temps de répondre, parce qu'en vérité, qu'elle le soit ou non, ne changera rien. « Nous savons que nous n'avons… Absolument rien en commun. Si ce n'est que nous sommes des clones et non de véritables humains. Penser que nous appartenons au même rang est d'une terrible naïveté. » Il échappe un soupire navré, légèrement théâtrale. « Et pour ce qui est de partager… La part serait-elle égale entre-nous ? Qu'avez-vous à offrir au-delà de vos services de nettoyage ? » Finit-il, sceptique.

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MessageSujet: Re: Too fast for freedom ◇ Ariel   Sam 17 Fév 2018 - 22:33

Accepter serait tellement plus facile. Les humains, eux, y arrivent si bien. Ils se vautrent dans leur petite vie bien rangée pour applaudir à chaque fois qu'Eron Delenikas apparaît à l'écran et le suivre sans se poser la moindre question. Ils acceptent un mode de vie qui leur a été dicté pour les plus âgés, inculqué pour les plus jeunes, et qui fait parfois douter Poppy. Ça a l'air tellement simple, tellement évident, qu'elle envie leur bonheur avant de se rappeler qu'il n'est qu'illusoire. Les clones ne sont pas les seuls à être asservis, mais elle n'a pas le temps et l'énergie de se consacrer à une autre race que la sienne. Si les humains veulent s'en sortir, qu'ils se débrouillent. Ils ont déjà créé les clones pour leur épargner les tâches les plus ingrates et les sentiments les plus douloureux, il serait abherant qu'ils se tournent de nouveau vers eux pour réparer ce jouet de civilisation qu'ils ont eux cassés. Car si Poppy doute, ce n'est jamais suffisamment long pour la faire changer d'avis. Elle bouillonne, se tempère, puis repart de plus belle. Elle a fait un choix et s'y tient, quoi qu'il arrive. Elle sait ce qu'il pourrait lui en coûter si quelqu'un découvrait le fond de sa pensée ou les projets qu'elle dissimule derrière ses tableaux de papillons épinglés au mur, mais mieux vaut ça que baisser la tête comme le fait Ariel. Elle sait que sa présence le contrarie, ça et l'insolence dont elle ne manque jamais de faire preuve en sa présence. Elle se garde bien d'un tel comportement face à madame Henderson mais, avec lui, elle ne se retient plus. Elle joue, sur le fil peut être, mais elle joue, prête à le faire basculer dans sa chute.
Elle se raidit en le voyant lever la main et l'approcher de son visage. Elle a le temps d'observer le mouvement de ses doigts avant de sentir un relent nauséeux l'envahir. Elle a l'habitude de sentir les hommes la toucher, des hommes pour qui elle n'éprouve généralement rien de mieux qu'un mépris très cordial, mais ce n'est pas pareil. Pas cette fois. Elle repousse sa main d'une tape dont il ira peut être se plaindre dans les jupes de sa mère et se redresse pour lui montrer qu'elle n'a pas peur de lui. Elle croise les bras et l'écoute, ses lèvres parcourues d'un tremblement faute de pouvoir l'interrompre. Ce sont les humains qu'elle a appris a haïr, mais les clones comme Ariel ne valent pas beaucoup mieux à ses yeux. Elle a beau savoir que ce n'est pas entièrement de leur faute, cet acharnement à défendre la suprématie de leurs créateurs la hérisse à chaque fois. Elle écoute et se retient. Elle goûte son ton condescendant, le garde en bouche pour pouvoir le lui recracher. Elle est peut être naïve à croire qu'elle a une chance mais elle préfère sa position à la sienne. Elle, au moins, ne se leurre pas sur ce qu'il adviendra en fin de course.
- Probablement rien, vous avez raison. Et vous ? Pour l'instant vous avez votre joli statut et votre joli minois, mais qu'est ce que madame Henderson fera de vous lorsqu'elle découvrira vos premiers signes d'usure ? Elle a remplacé son fils par un clone, j'imagine qu'elle aura encore moins de scrupules à vous remplacer par un modèle plus récent. Peut etre que vous n'êtes meme pas le premier à remplir ce rôle, allez savoir... Vous vous sentirez toujours aussi supérieur à moi lorsqu'on vous désactivera ?
Elle attend qu'Ariel ait bien perçu la portée de son message puis lui prend la main, la retourne, et fait mine d'y chercher quelque chose avant de la relâcher. Elle le toise alors, d'un sourire froid.
- Vous voyez, je suis quelqu'un de raisonnable et, comment disiez-vous... Réaliste ? Oui, je crois que c'était ça. Je n'ai rien à vous offrir, si ce n'est une chance de sauver votre peau, mais vous avez le droit de préférer votre sort au mien. Je comprendrais. Enfin non, je ne comprends pas, mais je ne vais pas vous forcer la main. Vous êtes un grand garçon.
Poppy termine en lui tapotant la joue, un geste qui aurait pu être affectueux s'il n'y avais pas eu ce sourire toujours si froid pour l'accompagner.

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