there is no thing known as bad luck. there is luck, or no luck at all.


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Ned Abernathy

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MessageSujet: there is no thing known as bad luck. there is luck, or no luck at all.   Lun 20 Nov 2017 - 13:50

OSCAR + NED

Ned ferma les yeux au moment où les lèvres de Thaddeus amorçaient un mouvement dans sa direction et accueillit le baiser avec plaisir. Toute la soirée s’était déroulée de façon merveilleuse et il avait dès lors pu envisager une fin comme celle-ci. La discussion était fluide, teintée d’humour, ils s’entendaient bien et riaient des mêmes choses. Et puis, il ne fallait pas le nier : Thaddeus était un bel homme : de magnifiques boucles blondes dans lesquelles Ned avait envie de perdre ses doigts, un sourire en coin à se damner et un regard chaud qui ne se cachait pas, allant droit au but, quitte à en être un peu intimidant. Mais Ned était prêt. Cela faisait bien trop longtemps qu’il était seul et il n’allait pas se dérober. Il n’avait aucune idée de ce que Thaddeus espérait de ce rendez-vous (le troisième, quand même) : une relation indéfinissable, où ils se donneraient chacun du plaisir sans chercher à analyser plus avant ce qu’ils partageaient ou quelque chose de plus sérieux, porté sur le long terme ? Ils n’en avaient pas vraiment discuté et Ned n’avait pas mis le sujet sur le tapis, de peur d’effrayer son compagnon s’il donnait l’impression d’être trop pressant ou d’en attendre trop. Il s’adapterait, s’était-il dit en enfilant une chemise neuve pour l’occasion. Il s’adapterait et n’en demanderait pas plus que ce que le jeune homme était prêt à lui accorder.
Il fit donc un bel accueil aux lèvres tentatrices de Thaddeus, répondant gracieusement à celles-ci, avant de glisser une main dans la nuque du jeune homme pour enfoncer les doigts dans ces boucles qu’il rêvait de caresser depuis leur premier rencart. Il se perdit dans cet échange au point de ne plus savoir combien de minutes s’étaient écoulées : une ou dix ? Cela n’avait pas d’importance, le contact de cette bouche était un délice qu’il avait l’impression de n’avoir plus goûté depuis des lustres et quand Thaddeus s’écarta au bout d’un instant, un sourire charmant aux lèvres, Ned avait envie de dire oui à tout ce qu’il proposerait.
- Tu veux monter ? proposa le jeune homme, sans grande surprise.
Ned opina du chef et, d’un même mouvement, presque synchronisé, ils quittèrent le véhicule pour se diriger vers l’immeuble de Thaddeus. La porte s’ouvrit avec un son mécanique qui fit bondir le cœur de Ned et il suivit le jeune homme à travers les étages, un léger sourire aux lèvres, tandis que son regard était à hauteur du bas du dos de son futur amant et que le mouvement de ses hanches provoquait une onde électrique dans tout le corps de l’infirmier. Arrivé au troisième, Thaddeus fit soudainement volte-face et attira Ned à lui en le saisissant par les pans de sa veste. Surpris par l’élan, Ned mit quelques secondes à réaliser ce qu’il s’était passé mais ne tarda pas à retrouver ses marques lorsqu’il sentit les mains de Thaddeus s’immiscer sous la veste, provoquant chez Ned un gloussement un peu nerveux.
- Désolé, je mourrais d’envie de faire ça depuis l’autre soir, souffla Thaddeus en plongeant le nez dans le creux de l’épaule pour mordiller la peau tendre et délicieusement parfumée.
- Y a pas de mal, plaisanta Ned en se détendant lentement avant de s’enhardir en répondant aux avances.
Ses mains glissèrent sur le torse de Thaddeus, s’aventurèrent dans le dos et redescendirent vers les hanches du jeune homme qui poussa un gémissement presque attendrissant.
- Viens, souffla Thaddeus en le tirant à sa suite, sans pour autant lâcher Ned d’une semelle. Pressé contre le corps chaud et tremblant de Thaddeus, il voulut s’écarter pour laisser à son compagnon l’espace pour chercher ses clés et ouvrir mais l’autre ne lui en laissa pas l’occasion et le maintint contre lui.
- C’est bon, je sais y faire.
Ned faillit demander s’il avait beaucoup de pratique dans ce genre de situation mais retint sa remarque. En vérité, il ne voulait pas le savoir. Il préférait garder l’illusion que ça soit exceptionnel, que ça soit lié à leur alchimie et non à un besoin primaire qu’ils ressentaient tous les deux.
- J’y suis presq—qu’est-ce que ?
L’infirmier sentit la tension faire vibrer tout le corps de Thaddeus et celui-ci lui échapper. Il ne chercha pas à le retenir et jeta plutôt un œil par-dessus l’épaule du jeune homme, se demandant ce qui avait provoqué un tel revirement. Et il ne tarda pas à le découvrir en voyant que la porte avait été forcée. Intrigué plus qu’interloqué, Ned mit quelques secondes à réaliser la signification de cette porte abimée mais ce ne fut que quand elle s’ouvrit en grand sur un appartement saccagé qu’il comprit l’ampleur des dégâts.
- PUTAIN DE MERDE ! NON !
Thaddeus se précipita dans l’appartement, disparut dans une pièce voisine, réapparut au bout de quelques secondes pour s’engouffrer dans une autre pièce. Ned assista à sa détresse d’un air impuissant et pénétra dans ce qui aurait dû présager une nuit d’amour torride mais qui n’était plus qu’un décor chaotique qui effaçait toutes les perspectives que leur soirée avait eu encore à offrir.
- Ils ont volé mon ordinateur, putain ! s’écria Thaddeus. Et—
Ned ne comprit pas la suite, le grondement inintelligible était noyé par des grincements et des portes qui claquaient. Quand il parvint à l’entrée de la chambre, il découvrit Thaddeus qui tournait en rond comme un lion en cage et portait son téléphone à son oreille. Il appela la police, tout naturellement, oubliant presque la présence de son invité et Ned se mordit la lèvre d’un air dépité. Il s’en voulait un peu de ressentir cela alors que Thaddeus était dans tous ses états mais il était un peu déçu que leur rendez-vous soit gâché de la sorte.
- Est-ce que je peux faire quelque chose ? demanda-t-il, un peu penaud, se sentant plus étranger que jamais dans cet appartement sens dessus dessous.
- Est-ce que tu peux faire réapparaitre tout ce qui m’a été volé ? rétorqua Thaddeus avec aigreur avant que son visage ne trahisse sa culpabilité. Je suis désolé, Ned. Non, malheureusement, tu ne peux rien faire.
Thaddeus se prit la tête dans les mains et Ned s’approcha de lui pour s’asseoir sur le bord du lit et passer un bras autour des épaules de ce qui avait été son presque amant et qui ne resterait probablement qu’une rencontre de trois soirs. Et il resta ainsi jusqu’à ce qu’une voix ne vienne perturber l’atmosphère lugubre de l’appartement. Thaddeus se leva prestement, une lueur rageuse dans le regard et sortit de la chambre pour aller à la rencontre des policiers. Faute de savoir quoi faire de lui-même, Ned le suivit et émergea dans le salon dévasté où Thaddeus expliquait à grands gestes qu’il était rentré pour trouver son logement dans cet état.

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Oscar Kidd

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MessageSujet: Re: there is no thing known as bad luck. there is luck, or no luck at all.   Jeu 30 Nov 2017 - 20:14

Un soupir s'extirpe de ses lèvres à coup de griffes et de couteau, alors qu'il quitte le quartier historique de Mount Oak au volant de la voiture de patrouille. Aujourd'hui, il a encore été importuné par son voisin de pallier, toujours à la recherche de sa petite-amie depuis le 18 juin dernier. Son désespoir est palpable à chaque fois, il lui accordera au moins ça, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il se ravit d'être interpellé une énième fois à ce sujet de bon matin, comme si ce dernier attendait sagement qu'il sorte de son appartement à chaque fois pour savoir s'il y a du nouveau. Oscar s'est senti véritablement concerné la première fois qu'il lui en a parlé, mais que peut-il y faire six mois plus tard ? Si son ego se ragaillardit d'avoir de l'importance auprès d'autrui en lui venant en secours, il ne se satisfait pas par contre de se retrouver dépassé comme ils le sont tous par un évènement d'une bien plus grande ampleur, et le policier a davantage le goût d'aider autrui si cela lui permet sans délai de se faire bien voir. Pour sûr, si un de ses proches, et plus particulièrement sa demi-sœur, faisait partie des disparus de the departure, il aurait une réaction bien différente et serait aujourd'hui encore plongé dans ce mystère pour le résoudre, alors quelque part ce bon sens l'atteint et il prend sur lui auprès de son voisin parce qu'il sait qu'ils ne seraient pas si différents si les rôles étaient inversés. Et puis il n'a rien contre ce dernier, surtout qu'il n'est pas de ceux qui provoquent l'éveil de sa fierté pour mieux vouloir avoir le dessus au détour de chacun de leurs échanges, il est plutôt du genre ingénu et n'est donc pas une menace. Du moins, de ce qu'il en sait, parce qu'il ne reste qu'une vague connaissance après tout, et il se voit mal se lier davantage avec un jeune homme comme Daniel Runshell.
Tout ça pour dire qu'il a encore aujourd'hui le sentiment que les disparitions massives du 18 juin dernier ont la main mise sur sa journée. En milieu d'après-midi, son coéquipier et lui sont interpellés par une mère désespérée qui croit que sa fille adolescente a elle aussi été la proie d'une disparition de ce genre parce qu'elle ne s'est pas présentée au lycée depuis ce matin, mais celle-ci est de retour à la maison deux heures plus tard alors qu'elle a seulement séché les cours. Et voilà qu'en début de soirée, ils ont dû intervenir auprès de deux voisins dont la dispute dégénérait dangereusement, parce que l'un s'acharnait à dire que la fin du monde approchait et que l'autre s'agaçait de ses insanités. Alors Oscar est d'ores et déjà lasse de ces frictions qui sont pourtant devenues le jeu du quotidien, et il se trouve au premier plan, sur le terrain, pour constater que le temps est loin d'avoir apaisé les esprits, et que les habitants de cette ville, à l'instar de toutes les autres certainement, voient leurs émotions toujours plus exacerbées par ce qui est arrivé. Le climat d'incompréhension et d'attente que cela a induit semble approcher sa révolution, lorsqu'ils paraissent être si nombreux au bord de l'implosion, et ça ne l'étonnerait pas qu'à l'avenir davantage de manifestations aux rangs toujours plus grossis dégénèrent. Il se demande alors quel nouveau monde les attendrait alors, même s'il n'envisage pas cet avenir incertain avec inquiétude lorsqu'il se sait et se veut capable de tirer son épingle du jeu malgré la pire des donnes.

Oscar n'est plus qu'à une heure de finir sa journée sous l'uniforme de policier, lorsqu'ils sont redirigés vers le lieu d'un cambriolage. Encore une fois, rien qui ne s'annonce particulièrement excitant, ni qui lui permettrait de se sentir important. Mais cela donne une direction plus précise à prendre avec leur voiture de patrouille, alors qu'ils ne se trouvent qu'à deux rues du lieu de l'infraction. Bien sûr, c'est toujours lui qui conduit, il n'aurait pas pu laisser rien qu'une seule fois cet avantage à son coéquipier. C'est qu'il voit l'occasion de tenir ce volant comme une démonstration de qui a l'ascendant sur qui, et sa fierté n'aurait été guère capable de lui laisser cet avantage : aussi insensé que cela puisse paraître, c'est lui qui doit toujours prendre les directives, toujours. Heureusement pour le bien de leur association, son coéquipier, Max, est bien au-dessus de ce genre de considérations, et il n'a eu aucun mal à lui laisser ce soi-disant ascendant si ça lui chante. Il voit même plutôt ça d'un œil moqueur, si bien que leur entente n'est qu'une façade pas très travaillée. Chaque jour ils font leur travail assis respectivement sur les sièges conducteur et passager de cette voiture, ils interviennent sur les mêmes lieux, et cette proximité quotidienne n'est pas l'occasion d'un quelconque rapprochement. Tant mieux, parce que Max n'est pas certain de s'entendre avec ce que son coéquipier laisse entrevoir de lui.
Bientôt, Oscar se gare en mangeant au passage le trottoir devant l'immeuble où ils doivent intervenir, et il est le premier à mettre un pied hors du véhicule. L'infraction a eu lieu au troisième étage, et évidemment il ne laisse pas son coéquipier prendre les devants pour mieux mettre son autorité en avant en interpellant le propriétaire des lieux lorsqu'ils se retrouvent face à cette porte entrouverte – dont la serrure a de toute évidence été forcée.
- C'est ici qu'un cambriolage a été- C'est alors qu'il aperçoit Ned Abernathy s'extirper d'une pièce pour entrer dans son champ de vision, quand auparavant il regardait l'étranger qu'il présume être le maitre des lieux. Brièvement, ses yeux se posent tour à tour sur les deux hommes, et il achève sa question avec un temps de retard. ...signalé ? Aussitôt, l'homme qui lui est inconnu se met à s'exclamer et détaille son retour dans cet appartement qu'il a découvert sans dessus dessous, mais le policier n'en a plus rien à faire de ce cambriolage, puisqu'en un instant il n'est plus ce policier pour davantage se retrouver propulsé dans la peau indésirable du désireux. Oscar a d'ores et déjà conscience que Ned n'est pas l'un des propriétaires des lieux, mais plutôt un invité, lorsqu'il sait que l'aide-soignant habite son quartier. Comment pourrait-il ne pas le savoir, alors que c'est cette proximité géographique qui l'a fait prendre conscience de son existence et qui, très vite, l'a amené à être la proie d'un désir insensé qu'il ne pourra jamais tolérer ? Que fait donc Ned ce soir, si tard, dans l'appartement de cet homme ? Forcément, il y est si sensible que l'hypothèse la plus probable qui lui vient à l'esprit est qu'ils sont, non pas de vieux amis ou des frères (puisque le policier sait que Ned n'en a pas), mais des amants.
Et c'est à cette pensée qui, très vite, l'obsède, qu'une première lueur de tension vient se loger en lui au détour de la crispation de sa mâchoire. Il fait mine de porter son attention sur les lieux saccagés, mais déjà son regard se reporte sur ce foutu Ned Abernathy, et il n'a aucun scrupule à interrompre les babillages exaspérants de l'indésirable, pour mieux interpeller le désiré.
- Et vous, vous êtes ?

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