it's not what you look at that matters, it's what you see


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Sterling

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MessageSujet: it's not what you look at that matters, it's what you see    Lun 20 Nov 2017 - 10:11

Sterling n’était jamais aussi heureux que lorsqu’il retrouvait le château d’eau et ses alentours désertés. Il ne savait jamais, quand il enfourchait son vélo pour quelques heures de liberté, s’il allait trouver l’endroit silencieux ou visité par des jeunes gens désœuvrés qui ne manquaient pas de le lorgner d’un œil apathique, quand il n’était pas teinté de méfiance. Dans ces moments-là, Sterling préférait ne pas s’attarder et faisait demi-tour, légèrement déçu, mais ne tenant pas spécialement à jouer de malchance s’il s’avérait que ces adolescents en mal de distraction décidaient tout à coup de lui faire passer un mauvais quart d’heure. Aujourd’hui, les lieux ne semblaient pas avoir été profanés plus que d’habitude : quelques canettes jonchaient le sol autour de ce qui avait dû être un feu de camp artisanal, un nouveau graffiti ornait le mur ouest de la grange et le tour d’horizon du jeune clone s’arrêta là. Il n’avait pas spécialement envie de tomber sur les capotes usagées et mégots de joints qui parsemaient la parcelle. À la place, il dissimula son vélo derrière un tas de planches  couvertes de toiles d’araignées épaisses et poussiéreuses et emprunta l’escalier branlant aux marches grinçantes pour atteindre le sommet du château d’eau.
Il avait trouvé l’endroit par hasard, voilà deux ans, lorsque ses pérégrinations l’avaient mené jusque-là. Il ne s’était jamais autant éloigné de chez les Stathakis, encore intimidé par la liberté qu’ils lui avaient lentement offerte. Peu à peu, son exploration s’était élargie et chaque fois qu’il franchissait une limite jusque-là jamais atteinte, il sentait invariablement son cœur tambouriner dans sa cage thoracique, comme s’il pressentait l’interdit que cela représentait. Après cette découverte, il avait encore été un peu plus loin, jusqu’au Colombus Seafront mais, comme si l’eau avait un pouvoir magique, il avait limité le périmètre de Sterling à cette frontière. Depuis, Sterling ne cherchait plus vraiment à visiter les alentours de Mount Oak. De toute façon, plus il s’éloignait, moins il avait de temps pour profiter de sa liberté puisqu’il devait faire le chemin inverse pour rentrer à temps. Alors le garçon avait élu son quartier général ici, à une distance correcte de chez ses propriétaires mais assez loin de la ville pour se sentir ailleurs, avec l’illusion d’être un garçon comme un autre, même si ça n’était que pour une poignée d’heures.
Arrivé en haut de son perchoir, Sterling fit glisser la lanière de son sac à dos et ouvrit celui-ci pour sortir un carnet à dessins et un crayon usé, puis posa son sac à un endroit bien précis, en guise d’oreiller. Il finit par s’allonger sur le plancher usé, une jambe repliée, l’autre pendant négligemment dans le vide, et entreprit de dessiner de mémoire les images que son esprit avait enregistrées au cours des dernières heures. C’était là le seul moyen qu’il avait trouvé pour décharger ses pensées de tout ce qu’il voyait ou entendait. Aujourd’hui, il esquissa le portrait d’un vieil homme penché sur son journal, le dos voûté, le chapeau troué. Il illustra Ian qui arborait fièrement une robe à sa sœur, le sourire édenté, une couronne sur la tête. Il donna forme à ce trio de clones, aux visages identiques, au sourire forcé, qu’il avait entraperçu derrière une vitrine. Lorsqu’il eut terminé cette ébauche-là, il la regarda d’un œil vide, quelques secondes à peine, avant d’arracher la page d’un coup sec pour en faire une boule et la jeter par-dessus bord.
Et il aurait poursuivi son activité solitaire si un cri légèrement surpris n’avait pas fendu l’air. Sterling écarquilla les yeux, son rythme cardiaque partant en vrille et il se redressa sur un coude pour jeter un œil en contrebas, là où son projectile avait ricoché sur la tête d’un visiteur inopiné :
- Oh, excusez-moi, je pensais être tout seul, dit-il d’un air embarrassé avant de réaliser que ça n’étant en aucun cas une excuse valable pour balancer des feuilles de papier dans la nature. Je l’aurais ramassée en partant, ajouta-t-il, loin de s’imaginer que la personne le croirait.
Ça n’était pas le moment de s’attirer des ennuis. Il avait beau ne pas être clairement un clone – on ne s’imaginait pas ça en premier lieu en le voyant, puisqu’il se baladait comme n’importe quel adolescent de Mount Oak – mais si l’autre commençait à l’interroger, il n’aurait d’autres choix que de répondre aux questions et obéir. Il n’avait plus qu’à espérer que sa victime passe son chemin parce qu’il se voyait mal expliquer aux Stathakis pourquoi il était en retard et il n’avait aucune envie qu’ils lui ôtent ces instants de liberté bienvenus.

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Spencer Weber

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Dim 3 Déc 2017 - 15:56


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Pieds nus, il avançait à un rythme lent, observant chaque chose de ce monde qu’il ne connaissait pas. Il n’avait pas réfléchi lorsqu’il était sortie, s’en allant comme un oiseau qui découvre la liberté. Il avait laissé derrière la cage pour s’engouffrer dans des espaces méconnus et en tout point différent. Au fond, il résistait. Il se battait intérieurement face à des choses qu’il ne comprenait pas. Lorsqu’il était arrivée dans cet univers parallèle, la sécurité l’avait embarqué et ramené chez lui. Sa maison, apparemment. Rien à voir avec le petit appartement humide et sans lumière de sa réalité. C’était grand, c’était somptueux, c’était agaçant de tromperie. Spencer était Spencer, mais cette vie n’était pas la sienne. Le terme du monde parallèle lui est apparue quelques jours après ses premières heures dans cette nouvelle dimension. Le temps que ceux qui l’entourent décident de son sort et le temps pour son esprit de récupérer un semblant de paix. Il se souvient encore du choc lorsqu’il aperçut Céleste dans une sublime tenue, préparé comme si le monde devait admirait sa beauté. Il se souvient du choc dans ses yeux aussi, alors que son mari (c’était à dire lui) était traité comme un malade en cavale. Il ne saurait traduire l’expression de son regard tant cela jonglait entre la pitié et… et quelque chose comme la délivrance.

D’ailleurs, c’était ce qu’il était là, tout de suite. Un malade en cavale. En robe de chambre, les bras croisaient, les pieds blessés et ternis par l’environnement. Spencer s’était enfui, malgré la dose assez forte de calmant qui se baladait dans son sang. Avec les heures, il a un peu retrouvé de lui-même, réussissant ainsi à mieux comprendre où il se trouvait.

C’est à dire nulle part. Pour lui, du moins. Il avait perdu tous ses repères et c’était d’une tristesse. Il avait une fille. Une belle petite fille qu’il aimait profondément, mais à chaque fois qu’il pensait à elle son coeur explosait face à la vérité qu’il avait à peine découverte : ce n’était pas son enfant à lui. Aujourd’hui, il avait un fils. Presque le même âge. Un petit Devon, caché derrière sa mère et terrifiée à l’idée de l’approcher lui. Tout ce que faisait Spencer depuis des mois, c’est resté dans une chambre, le silence pour seul ami.

Plus maintenant.

Il avait besoin d’aide et ce n’est pas dans cet état qu’il allait y parvenir. Mais que pouvait-il y faire ? Ici, c’était comme si son histoire avait été ré-écrite sans pour autant lui épargner les cicatrices du passé. Comme celle qu’il a sur le crâne… Maintenant, elle était plus visible qu’autrefois. Par précaution, il lui avait rasé la barbe et coupé les cheveux. Il était neuf, propre, mais pourtant plus blessé et perdu que jamais. Il marchait les avant-bras repliés, les mains presque fermées, ses doigts gigotant comme s’il écrivait quelque chose dans l’air. Spencer réfléchissait. Il n’avait plus son psy pour le guider, plus les médicaments adéquats pour le contenir. Comment calmer les illusions, les choses qu’il ne pouvait pas être là, sans ces médications ? Ce que les médecins lui donnaient, c’était surtout pour l'assommer. Pour le faire taire. Pour le tuer peut-être, à petit feu, lui, seul devant des murs trop blancs et parfaits pour lui appartenir. Spencer avait donc senti qu’il devait s’échapper, fuir la routine qu’on lui avait imposée. Fuir, avant qu’on ne le retrouve…

Ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça. Qu’il s’en allait et qu’on le retrouvait. Mais cette fois, un papier lui tomba à la tête, le prenant par surprise. Il cria d’étonnement plus que de douleur et leva les yeux vers le ciel. Puis un visage apparut. Un garçon. Un jeune garçon qui faisait sans doute son petit truc tranquillement dans son coin.

Je… Je… Je suis perdu. Dit-il alors, tout en continuant de fixer l’inconnu qui était plus haut. Vous p-pouvez m'aid… m'aid… Il grogna, le mot ne voulant pas sortir correcte. M’aider. Puis baisser les yeux, regardant la boule de papier par terre. Il se pencha alors, pour le ramasser comme si c’était là une chose précieuse à conserver. Il le déplia lentement et contempla les traits.



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Sterling

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Jeu 28 Déc 2017 - 12:26

Il n’avait pas à s’inquiéter de son statut de clone, pensa-t-il après quelques secondes à embrasser du regard la silhouette isolée qui se tenait quelques mètres plus bas. L’état mental de l’inconnu était plus sujet à controverse que sa manie de semer des feuilles roulées en boule partout où il se rendait. Un léger froncement de sourcils vint trahir la perplexité de Sterling en constatant que son interlocuteur était pieds nus et semblait désorienté. Le jeune clone n’avait jamais rencontré de déséquilibré mental et il se demanda si cet homme en était un. Après tout, que faisait-il à une telle distance de Mount Oak, à marcher sans chaussures ? Mais il allait peut-être vite en besogne : peut-être que le jeune homme campait pas loin, peut-être qu’il l’avait aperçu sur son vélo et avait décidé de venir voir qui était l’intrus qui s’aventurait sur ses terres – bien que, à la connaissance de Sterling, l’endroit n’appartienne à personne ne particulier. Mais il connaissait la propension qu’avaient les humains à déclarer leur propriété tout et n’importe quoi, comme s’il fallait qu’ils possèdent absolument tout ce qui les entourait. Puis la perplexité du jeune dessinateur s’accentua lorsqu’il nota la tenue singulière du vagabond.
À quelle distance se trouvait l’hôpital le plus proche ? se demanda Sterling. Le Grand Oak General Hospital se trouvait au centre ville. La clinique réservée aux clones était quant à elle située à Pairidaeza Valley et Sterling doutait que quiconque puisse s’en échapper, tant la surveillance devait être étroite. À moins que l’inconnu ne se soit évadé d’un hôpital psychiatrique. Peu importe l’endroit d’où il venait, toutefois, puisqu’il semblait évident qu’il avait un sérieux problème. Ce qui aurait dû, songea Sterling : a. l’effrayer et l’inciter à filer au plus vite pour échapper à un détraqué ou, b. le pousser à ranger son matériel et à venir en aide à cette âme déboussolée, comme il avait été prévu qu’il le fasse. Il était un clone au service des humains, après tout, et si sa priorité allait aux petits Stathakis, il n’était indiqué nulle part que cela se résumait à cette famille. D’instinct, Sterling sut donc qu’il devait apporter son aide à cet homme étrange qui devait mourir de froid dans cette tenue, par ce temps inégal. Mais il n’avait aucune idée de la façon d’aborder le jeune homme et il évalua la situation un instant, sortant discrètement son téléphone de son sac à dos. Peut-être valait-il mieux qu’il appelle les secours et tâche de tranquilliser l’homme en attendant que des professionnels viennent le chercher. Que pouvait-il faire d’autre, en effet ? Il n’allait quand même pas l’embarquer sur son porte-bagage dans cette tenue pour le ramener à un endroit où il ne voulait certainement pas retourner, sinon pourquoi se serait-il échappé ? A moins qu’à aucun moment il n’ait s’agit d’une fuite mais qu’il s’était tout simplement perdu. Cette dernière option paraissait toutefois improbable à Sterling, vu la distance qui les séparait de Mount Oak ou de la moindre ville la plus proche. Mais si l’autre soupçonnait qu’il cherchait à appeler les secours, ne risquait-il pas de s’effrayer et d'essayer de fuir à nouveau ? Pris entre deux feux, Sterling n’arriva dès lors pas à se décider.
- Ne bougez pas, j’arrive, lança-t-il d’une voix qu’il voulait rassurante, lorsque l’inconnu quémanda son aide.
Son matériel disparut rapidement dans son sac et il jeta un nouveau coup d’œil en contrebas, pour s’assurer que l’autre était toujours là, avant de se relever et de descendre les marches rapidement – il ne voulait pas avoir l’air de se précipiter ni de trainer. Le temps qu’il arrive au sol, l’étranger avait eu le temps de ramasser sa boule de papier et contemplait le dessin d’un air absent, comme si, jugea Sterling, il peinait à faire sens de ce qui était tracé.
- Je jette ceux qui ne me plaisent pas. La plupart du temps, je crois qu'ils servent de combustible aux gens qui squattent les environs, dit-il pour signaler son arrivée, s’avançant prudemment vers le jeune homme en robe d’hôpital. Tenez, vous devez avoir froid.
Il se délesta lentement de sa veste et la tendit à l’inconnu pour qu’il se couvre. Il regretta de n’avoir rien à lui offrir pour se chausser.
- Quel—quel est votre nom ? Savez-vous d’où vous venez ?
Sterling considéra que cette approche valait bien une autre et qu’il serait plus facile de communiquer avec son interlocuteur s’il avait au moins un prénom. Le reste, supposait-il viendrait plus ou moins naturellement selon le tour que prenait l’échange.

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Spencer Weber

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Jeu 25 Jan 2018 - 17:10


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C’était l’enfer. Depuis quelques mois, ce quotidien qu’il subissait ne pouvait être qu’un enfer. Il ne voyait rien de ce monde si ce n’étaient les murs d’une chambre parfaitement rangés et étudiés. Une chambre qu’il ne partageait pas, qui l’éloignait de tout. Spencer était devenu une marionnette dont la vie était dirigée par une femme qui ressemblait à son grand amour, mais qui n’en était rien. Il aurait pu se faire avoir tant la ressemblance était identique. La similitude était même extraordinaire. Les mêmes yeux, la même peau, les mêmes lèvres. Il aurait pu se tromper. Il aurait pu lui crier son amour et sa trisse, la prendre dans ses bras tout en lui demandant où étaient leur fille, il aurait pu lui demander de l’aide quant à tout ce qui venait de se produire, mais rien. Car il n'était pas le Spencer qu’elle imaginait et elle n’était pas la Céleste qu’il avait aimé. Depuis que ces médecins sont venus, qu’ils ont surdosé des médicaments dont il ignorait le nom, Spencer sait. Il n’est pas chez lui. Il n’est pas dans son monde. Son univers. Il est à la place d’un autre. Il le sait. Il le sentirait presque tant il a la sensation de ne pas être à sa place était présente et ce depuis le jour où ses yeux étaient tombés sur ce badge de travail. Tout ça paraissait trop irréaliste et c’est sans doute pourquoi il s’est plié au jeu. Il a accepté les médecins, les pilules dans son verre, les regards discrets du jeune Devon qui n’ose pas passer le pas-de-porte… Il s’est aussi habitué au silence. À ses moments de solitude total où il n’y a pas plus personne dans cette grande maison moderne et où seule sa respiration existe.

Pas aujourd’hui.

Il doit se battre, il le sait. Il ne peut pas être un autre, il ne peut pas périr à sa place. Ce temps, ce néant, il en avait besoin. Toutes ses journées à revivre en boucle ce début d’après-midi où tout a basculé. Toutes ses journées à lister tout les éléments qui font de lui, lui. Une liste, des dates, des noms. Spencer s’était tout répété, en boucle, par peur d’oublier. Par peur que les souvenirs de l’autre l’attaque. Et le voilà, nulle part. Perdu, effrayé aussi. Qu’est-ce que monde réservait ? Qu’est-ce que son esprit allait inventer ? Était-ce vraiment réel ? Les questions n’arrêtaient jamais. La seule certitude qu’il avait, c’était de fuir. De partir loin. Une boule de papier le stoppa net dans toutes ses réfections. Un enfant venait de le sortir du cercle sans fin dans lequel il était tombé. Il avait besoin d’aide. Alors quand on lui indiqua de ne pas bouger, il ne bougea pas. Ses yeux s’étaient posés sur le dessin inachevé.

M-Merci. Il plia le dessin consciencieusement et le rangea dans la poche de la veste qu’il enfila. C’est vrai qu’il avait froid, il ne s’en était pas rendu compte. Le sol était gelé pourtant, les courants d’air n’étaient pas les plus légers.

Je m-m-m’appelle Spencer. Il prend une pause. Il sait exactement quoi dire. Il sait, parce qu’il a déjà tout répété tant de fois dans sa tête que s’il ne le dit pas, il risque d’exploser. Spencer Louis Weber, 29 ans, né à Hartford le 1er avril 1987 à Hartford, Connecticut. J'ai trois petit-frère. Les jumeaux, Joshua et James, et Scott. J'ai grandi à Manchester, puis à Hartford, puis... Il s'arrête et fixe le jeune garçon droit dans les yeux. Il ne peut pas parler de l'hôpital, des six années passées à l'écart des autres. Il allait passer pour un fou sinon... Je suis partie à Seattle après, pour travailler et j'ai beaucoup travaillé. J'avais une femme, Céleste et j'ai créé beaucoup, beaucoup de chose. L'informatique, c'était mon domaine. J'étais pas comme ça avant, j'le jure. Non, j'étais bien, vraiment bien. Ebay a même racheté notre start-up, Decide. C'était chouette... Il croise les bras. C'est mon frère qui m'a fait ça. Il... il allait pas bien, il était pas content. Céleste, c'était sa fiancée et il avait des problèmes. Beaucoup de problèmes. Il se gratte la tête, précisément à sa cicatrice. J'ai pas demandé à être comme ça. Dit-il doucement. Et puis Céleste est partie, avec ma fille Abigaël. Elle m'a abandonné, mais c'était pas grave, c'est normal. C'est tout à fait normal. Mais il s'est passé quelque chose. Quelque chose de bizarre. De vraiment, vraiment bizarre.

Il n’était pas au bon endroit. Mais soudain il se demande s’il pouvait vraiment en parler à un inconnu, comme ça, dans la rue. Alors Spencer n’ose rien dire, et il reprend sa marche. Il doit trouver un refuge, une cachette, loin des médecins, loin de Céleste, sa femme. Il avait divorcé, il s’en souvenait. Il se rappelait chaque larme qu’il avait versé. Là, ils étaient mariés. Cela lui paraissait encore tellement étrange qu’il n’était pas certain de savoir si c’était une bonne chose ou non. Il aurait aimé croire que c’était une seconde chance pour lui, de la récupérer, de la retrouver. D’avoir à ses côtés la seule qu’il est jamais aimé. Mais Céleste ne lui avait pas accordé beaucoup d’attention depuis que des agents de Général Dynamics l’avaient ramené chez lui en toute urgence. C’était comme s’il y avait un mur entre eux, un mur que l’autre Spencer savait sans doute briser..


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Sterling

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Dim 11 Fév 2018 - 11:57

Sterling regrettait que les Stathakis n’ait pas mis son programme à jour. Au moins aurait-il peut-être su ce qu’il était censé faire face à la détresse de cet inconnu. Il ne lui était jamais venu à l’esprit qu’il puisse être un clone clandestin ou, en tout cas, pas tout à fait réglementaire et que l’emmener à Pairidaeza Valley aurait pu attirer des ennuis à ses propriétaires. En attendant, il se sentait gauche et impuissant, tandis qu’il observait les réactions de son interlocuteur – non pour guetter le moindre geste violent mais parce que tant de vulnérabilité le tétanisait. Quelque chose perturbait visiblement le vagabond qui errait dans une tenue inadéquate pour un tel lieu mais surtout un tel temps. Depuis combien de temps marchait-il ainsi sans but ? Il devait avoir les pieds gelés et, pendant une fraction de seconde, Sterling se demanda s’il portait seulement quoi que ce soit sous sa robe d’hôpital. Et n’avait-il donc croisé personne jusqu’ici ? Était-il le premier individu qu’il croisait sur sa route ? Où comptait-il aller, d’ailleurs, vêtu comme il l’était ? Le savait-il seulement ou se contentait-il de suivre une direction au hasard, se fiant à ses pieds boueux ? Était-ce la peur qui lui permettait de déambuler comme ça sans paraitre frigorifié ? Un flux d’adrénaline continu qui allait le pousser à marcher jusqu’à l’épuisement ? Ou jusqu’à ce que quelqu’un de plus capable que Sterling le trouve et l’attrape ? Peut-être y avait-il des gens à ses trousses en ce moment même, songea Sterling en jetant un coup d’œil circulaire, guettant un signe de vie, n’importe lequel. Mais il n’y avait qu’eux deux et Sterling prit une profonde inspiration, décidant qu’il valait mieux qu’il réfléchisse posément aux options qui s’offraient à lui, à eux. Le jeune clone passa en revue ses souvenirs, en quête d’un élément qui puisse lui être d’une aide quelconque mais jamais il n’avait été confronté à un être aussi imprévisible. Il ne connaissait rien de son interlocuteur, après tout. Celui-ci paraissait effrayé et bouleversé pour l’instant mais rien ne prédisait qu’il était inoffensif pour autant. Il suffisait d’une maladresse, il le savait, pour qu’une situation bascule vers quelque chose de nettement plus dramatique. L’esprit humain était fait ainsi : d’une intelligence folle mais qu’un rien pouvait détraquer. Un événement dans le passé, un traumatisme inconnu, un élément de la personnalité qui se dévoilait subitement. Les êtres humains étaient imprévisibles, contrairement aux clones, raison pour laquelle Sterling se méfiait tout de même un minimum de celui qui lui faisait face. Le fait que l’inconnu glisse son dessin, soigneusement plié, dans la poche de sa veste le soulagea toutefois d’un peu de la tension qui traversait ses muscles.
L’inconnu finit par se présenter : il s’appelait Spencer. Mais ce ne fut pas tout. A la stupéfaction de Sterling, il entreprit d’élaborer une liste de détails relatifs à son identité et Sterling eut l’impression que ça n’était pas la première fois qu’il l’énonçait à haute voix. Avait-il donc déjà fugué par le passé ? Avait-il appris ces éléments par cœur ? Ou les lui avait-on appris ? Peut-être que ce pauvre homme était victime d’absences régulières et que c’était le seul moyen qu’avaient trouvé ces proches pour s’assurer que si quelqu’un le trouvait, il puisse être ramené sain et sauf chez lui ? Sterling ne s’avançait pas, cependant. Il devait de toute manière se concentrer pour enregistrer un maximum des informations que Spencer lui balançait, n’ayant aucune idée de ce qui pourrait lui être utile. Les yeux attentifs de Sterling suivirent le mouvement du jeune homme qui se grattait la tête en évoquant quelque chose que son frère lui avait fait et en déduisit qu’il y avait dû y avoir une altercation qui ne s’était pas bien terminée. Un coup à la tête, peut-être ? Était-ce la raison des tourments psychologiques de son interlocuteur ? Le coup avait-il endommagé le cerveau, d’une quelconque manière, le rendant aussi fébrile, aussi fragile ?
- Ne vous inquiétez pas, Spencer. Tout va s’arranger, déclara Sterling en tendant la main dans un geste destiné à apaiser son interlocuteur. Que s’est-il passé ensuite ?
A défaut de savoir si recoller le passé de Spencer allait l’aider d’une quelconque façon, Sterling ne voyait pour l’instant pas d’autre moyen de savoir d’où venait Spencer et pourquoi et comment il en était arrivé à marcher par ce temps si loin de la moindre infrastructure. Sa tentative fut cependant un échec et Sterling se demanda si promettre que tout allait s’arranger avait été la bonne stratégie pour essayer de calmer le vagabond. Visiblement, celui-ci réalisait qu’il faisait peut-être une erreur en se confiant dans la sorte et Sterling, impuissant, le vit se remettre à marcher de façon erratique. Conscient que le temps lui était compté, Sterling suivit Spencer et s’interposa pour l’arrêter, glissant les mains sur ses épaules pour le forcer à s’arrêter et à le regarder :
- Ecoutez, Spencer, il faut qu’on vous trouve de quoi vous vêtir, vous allez attraper la mort à marcher pieds nus comme ça. On fera ce que vous voulez, on ira où vous voulez mais il faut qu’on vous habille.
Il faut que je fasse quelque chose, se retint-il de dire de justesse, conscient que c’était un sentiment égoïste qui l’étreignait. Un sentiment d’inutilité, d’être incapable de faire ce qu’il fallait, d’être bon à rien et d’avoir à être renvoyé à l’usine. Furtivement, il lui revint en mémoire sa rencontre avec un autre homme désorienté mais celui-là avait paru beaucoup moins perturbé que Spencer. Raison pour laquelle il chassa Laerte de son esprit aussitôt, sans se douter que les deux hommes, pourtant, partageaient plus de similitudes qu’il ne pouvait l’imaginer.

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Dernière édition par Sterling le Sam 31 Mar 2018 - 15:08, édité 1 fois
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Spencer Weber

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Dim 11 Mar 2018 - 12:07


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Il n’avait plus de vie. Chaque jour était le même, chaque nuit renvoyait le même cauchemar. Spencer ne s’était jamais retrouvé dans une telle spirale et en comparaison, ses années en institut psychiatrique, c’était la joie. Pourtant, ils l’ont torturé là-bas. Ils l’ont étudié comme un rat de laboratoire sans avenir et dont la mort aurait plus d’impact sur la science que sur le reste. La différence, c’est que malgré la douleur et la solitude, ils avaient pris le soin de le nourrir de livres et de connaissances. Il avait trouvé une faille dans la pire de situation. Pas ici. C’était une prison trop bien faite, trop bien réfléchi, pour qu’il parvienne à trouver une porte de sortie. Une fois qui l’ont trouvé, qu’ils ont compris qu’il n’était pas le Spencer qu’ils avaient connu, alors les dés étaient jetés. Il était malade. Voilà la réponse à tout. Il était malade et il avait besoin d’aide.

Non.

Il n’était pas malade. Pas de la manière dont ils le pensaient et si pendant un certain temps, Spencer lui-même a cru à leurs conneries, il a vite saisi qu’il était en train de se laisser mourir. Il pouvait, se laisser mourir, il le savait, il en avait même eu envie tant tout ça lui paraissait absurde, mais il possédait comme beaucoup d’autres, un instinct de survie. Se battre était toujours un chemin à accepter, pas à ignorer. La seule certitude qu’il avait, c’était qu’il était ce qu’il était et qu’il devait retrouver sa vie à lui. Son monde à lui. Depuis qu’il avait filé en douce, des centaines d’hypothèses étaient nées dans son esprit. Il ne pouvait malheureusement pas chercher de réponse, allongé dans un lit trop parfait. Fuir était une première étape. La deuxième était de trouver un refuge. Il avait tout de suite repensé à Edme, mais cela devait faire des mois qu’il ne lui avait pas parlé et sans doute avait-elle tourné la page sur son absence. Mais encore une fois, si lui n’était pas l’homme qu’on croyait qu’il était, et si l’Edme de ce monde était une autre ? Le simple fait d’avoir un fils remet tout en question chez lui. Il ne trouvera jamais Abigaël ici. Parce qu’elle n’existe pas. Parce que Scott, n’existe pas. Comme c’est pratique de haïr un frère dans un univers où il n’a jamais vu le jour. Et son père ? Mort dans un accident. Voilà qu’il aurait grandi chez une tante. C’est incroyable. Cela ne l’empêche pas d’être en colère. De lui en vouloir, d’en vouloir à tous.

Ne me touchez pas ! Il s’écarta, manqua de perdre l’équilibre, se rattrapa, puis baissa les yeux. Je… Je n’aime pas… Je ne peux pas aller là où j’aimerais aller. Non, je ne peux pas. Pas encore. Il faut que je trouve une solution, mais je n’ai pas encore compris… Il relève les yeux. Ce gamin ne lui ferait rien, il le savait. Il pouvait bien le lire, dans son regard. L’incompréhension était mêlée à de l’incertitude.

Je ne suis pas chez moi, ici. Je ne suis pas le Spencer Weber dont les gens parlent. Je ne suis pas lui. Il sortit de la poche de sa robe de chambre une carte. Celle du travail de l’autre Spencer. Avec la photo où il est bien coiffé, souriant, bien vêtu. Ce n’est pas moi. Et j’ai pensé à de nombreuses raisons pour laquelle je me retrouve ici, à sa place. De nombreuses, mais vraiment, aucune n’est logique et il faut qu’ils arrêtent de me donner des médicaments sinon je ne peux pas réfléchir ! Alors je suis partie ! Je dois retourner chez moi, parce que peut-être que si je suis ici, l’autre est là-bas. Et si il est là-bas, il peut tout gâcher. Il croisa de nouveau les bras, il avait si froid. Tellement froid. Vous comprenez ? Dit-il de nouveau.

Il n’avait pas le choix. S’en aller, c’était la seule solution. Pour ne pas changer la vie de l’autre, pour trouver une porte vers chez lui. Il n’avait pas le choix, fuir à la moindre opportunité, c’était tout ce qui lui restait. Quitte à paraître plus fou qu’il ne l’est déjà.

Je ne dois pas y retourner. Répéta-t-il, tentant de contourner le jeune garçon pour avancer.


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Sterling

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MessageSujet: Re: it's not what you look at that matters, it's what you see    Sam 31 Mar 2018 - 16:32

Pas un instant il ne vint à l’esprit de Sterling de maudire le timing de cette rencontre impromptue. Il aurait pu considérer que cela grignotait de précieuses minutes sur son temps libre mais le clone n’avait jamais appris à penser de cette façon-là. Il avait parfois des idées vaguement égoïstes, quand cela impliquait qu’il risquait d’être sujet à une injustice quelconque mais jamais pour ressentir la moindre rancœur vis-à-vis d’autrui. Et d’ailleurs, comment aurait-il même pu se laisser effleurer par une telle pensée quand la personne qui lui faisait face semblait si chamboulée ? C’était la sécurité de Spencer qui primait à cet instant précis et Sterling se sentait fébrile à l’idée qu’il ne pouvait rien faire, ni n’avait rien sous la main, pour apaiser son interlocuteur. En ville, au moins, il aurait pu l’emmener quelque part, lui trouver de quoi se vêtir, lui offrir un thé pour se réchauffer et se calmer. Et aviser dans une sérénité relative, ce qui était impossible ici, si loin du centre et de n’importe quelle âme qui vive, d’ailleurs. Sterling regretta de ne pas posséder un véhicule, ce qui aurait résolu au moins l’un de ses problèmes, mais il n’avait qu’un vélo et celui-ci ne lui serait pas d’une grande utilité dans cette situation précaire.
Sterling ôta ses mains des épaules de Spencer comme s’il avait reçu une décharge électrique et il se maudit d’avoir baissé sa garde, même une seconde. Voilà pourquoi il attachait une telle importance au fait de garder ses distances, de ne pas poser la main sur un autre individu à moins d’y avoir été expressément invité ou que l’autre l’ait touché en premier. Il avait momentanément oublié sa règle d’or et il contemplait désormais Spencer avec effroi et consternation. Il avait suivi son instinct parce que c’était ce qu’il avait toujours vu faire les Stathakis pour apaiser l’autre quand il était en colère ou triste (c’était généralement monsieur qui s’approchait de madame pour passer ses bras autour d’elle et l’enlacer en murmurant des mots inintelligibles dans ses cheveux). Bien sûr, jamais Sterling n’aurait été jusqu’à cette extrémité-là mais il avait espéré contenir l’attention de son interlocuteur. Un échec total qui lui faisait regretter son geste inapproprié et inconsidéré.
- D’accord, d’accord, je suis désolé, je ne le ferai plus, je vous le promets ! s’exclama Sterling en battant sensiblement en retrait.
Il lui faudrait trouver un autre moyen de contourner l’angoisse de Spencer, même s’il n’en voyait aucun à ce moment précis. Aussi Sterling se contenta-t-il d’écouter les balbutiements du jeune homme. Il se mordit la lèvre inférieure, ne sachant quoi répondre. Aller où ? Compris quoi ? Tant d’inconnues qui ne facilitaient pas la tâche du clone pour veiller sur le patient égaré.  Mais ce fut au tour de Sterling d’être désorienté quand Spencer prétendit ne pas être celui dont les gens parlaient.
- Que—que voulez-vous dire ? ne put s’empêcher de demander Sterling, ne comprenant sincèrement pas ce qu’il entendait par là.
Était-il schizophrène ? Le jeune clone ne savait pas vraiment en quoi cela consistait mais ce mot était déjà passé dans une conversation qu’il avait captée et il l’avait assez intrigué pour qu’il aille en lire une définition – mais il ne se souvenait plus de celle-ci à cet instant précis. Lui aurait-elle été utile ? Il n’en avait aucune idée.
Spencer brandit une sorte de carte et Sterling y aperçut une photographie du jeune homme errant qui lui faisait face. Seulement, sur le cliché, il avait l’air parfaitement normal, habillé de vêtements de tous les jours, un sourire aux lèvres – un sourire qui le métamorphosait, songea Sterling en juxtaposant les deux visages, celui de la photo et celui de son interlocuteur.
- A sa place ? répéta Sterling, perplexe. N—non, je ne comprends pas. Je suis désolé…, avoua-t-il lorsque Spencer le lui demanda.
Comment pouvait-il comprendre un discours aussi insensé ? Où était ce là-bas auquel Spencer faisait référence ? Que pouvait-il y gâcher ? Complètement désarçonné, Sterling écarta les bras d’un air impuissant, ouvrant la bouche pour demander au jeune homme de se calmer, de reprendre depuis le début si nécessaire mais ce dernier déclara subitement qu’il ne devait pas y retourner et il dépassa Sterling. Le clone n’osa pas l’inciter à s’arrêter, craignant que l’autre devienne violent s’il prenait la liberté de le toucher à nouveau et il le regarda s’éloigner, incapable de savoir ce qu’il était censé faire. Le laisser partir ? Le suivre ? L’arrêter ?
- Spencer, attendez ! Où allez-vous comme ça ? M’avez-vous entendu ? Il faut vous trouver de quoi vous habiller ou vous allez attraper quelque chose ! Comment pourrez-vous faire quoi que ce soit si vous êtes malade ?
Sterling n’était pas certain que cet argument fasse réfléchir Spencer le moins du monde mais faute d’inspiration, c’était le premier qui lui était venu et il se glissa dans le sillage du jeune homme, bien décidé à ne pas le toucher mais également à ne pas le perdre de vue.

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