open your eyes and you'll see I'll always be there


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Arthur Faraday

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INSCRIT LE : 29/05/2016
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MessageSujet: open your eyes and you'll see I'll always be there   Jeu 16 Nov 2017 - 22:34

Arthur a reçu une carte postale de sa fille aujourd'hui, alors que cela faisait bientôt quatre mois qu'il n'avait plus eu de nouvelles de Clara. Les quelques mots griffonnés au dos l'informent seulement qu'elle va bien, qu'elle est toujours de ce monde, mais elle ne lui donne encore aucune adresse ou téléphone pour pouvoir la joindre. Cela fait maintenant quatre ans qu'elle les a quitté sans les avertir, en leur laissant le soin de s'occuper de sa fille Amelia derrière elle. Quatre ans qu'elle leur envoie quand l'envie lui prend une carte postale de divers endroits du pays pour tout signe de vie, mais il faut toujours attendre quelques mois pour recevoir la suivante. Son père aurait pu engager un détective privé pour la retrouver et ainsi espérer la ramener auprès de sa famille, mais il a eu beau décortiquer mille fois l'impasse dans laquelle ils se trouvent, il ne reste pas moins qu'il n'a aucun droit sur ce qu'elle veut faire de sa vie, il doit la laisser faire ses choix, aussi difficile puissent-ils être à vivre pour ceux qui se retrouvent abandonnés dans son sillage. Pour tout dire, si une adresse où la trouver tombait miraculeusement entre ses mains, il n'est pas certain pour autant d'aller la chercher puisque ce n'est pas, de toute évidence, ce qu'elle veut. Il doit la laisser faire des erreurs, si c'en est une, et son rôle de père sera d'être présent lorsqu'elle aura besoin de lui. Il voudrait seulement qu'elle le sache, qu'il sera toujours là pour elle quoiqu'il arrive, et qu'elle aura toujours sa place dans sa maison. Il voudrait lui dire ces quelques mots, les lui assurer pour être certain qu'elle ne les oublie jamais.
Peut-être regrette-t-il aussi parfois que sa petite-fille soit étrangère au confort que peut offrir une mère, mais il ne peut en vouloir à sa fille pour ça : Arthur a toujours été persuadé que chacun d'entre eux fait du mieux qu'il peut, qu'importe si c'est suffisant ou non, et il ne doute pas que l'être humain est assez résilient pour s'accommoder de la pire donne qui peut lui être imposé. Tout ce qu'il peut faire tient à se prêter à tout ce qui est en son pouvoir pour qu'Amelia ne manque de rien, et en ce samedi après-midi nuageux cela revient à ne pas se montrer omniprésent et à la déposer à la fête d'anniversaire d'une camarade. Il ne doit pas revenir la chercher avant deux heures, mais pour autant il ne quitte pas le quartier pour mieux rentrer chez lui, et parcourt plutôt quelques rues voisines à pied lorsqu'il sait que Lauren a son appartement à deux pas d'ici et il a l'idée de voir si elle est chez elle et s'il peut lui tenir compagnie quelques heures.
La différence d'âge peut étonner lorsqu'elle a vingt-six ans, et lui quarante-huit, mais il pourra vous dire que Lauren est une amie. Enfin, elle a d'abord été une amie proche de ses filles, et plus particulièrement de Wanda, alors qu'avoir grandi en étant voisines leur a donné la parfaite occasion pour se lier jour après jour. C'est souvent qu'elle se retrouvait sous leur toit pour jouer, et que ses parents la lui confiait parfois quelques heures ou une nuit. Et puis lorsqu'elle fut adolescente, Arthur a aussi eu une aventure avec sa mère dorénavant divorcée, et cela n'a été qu'un heureux prétexte pour apprendre à davantage la connaître. C'est à cette occasion, qu'au-delà d'une fille joviale et drôle, il a découvert l'existence de ses angoisses et de ses difficultés avec ses tocs grandissants, et depuis il n'a jamais voulu cesser d'être présent pour elle, quand bien même c'est là ce qu'elle a craint lorsque sa mère et lui se sont séparés. C'est qu'il s'est particulièrement attaché à l'enfant qui est aujourd'hui devenue une jeune femme, et puisqu'il se soucie d'elle, il frappe quelques coups contre cette porte. Il attend, et ne s'impatiente pas de quelques coups supplémentaires donnés par ses phalanges à sa porte. Mais les secondes filent, et il ne lui semble pas qu'elle soit chez elle, si bien qu'il s'apprête à partir lorsqu'un bruit sourd lui parvient de l'intérieur.
- Lauren ? Quelques secondes supplémentaires s'allient au silence, et il l'interpelle une nouvelle fois. Lauren, c'est Arthur, si elle ne l'a pas déjà deviné. Il n'est pourtant pas du genre à s'imposer, mais dans ce cas de figure de nouvelles données rentrent en compte : il sait que, si elle est vraiment chez elle, il doit lui donner plus de temps pour qu'elle pèse la balance du pour et du contre entre l'acte que serait celui de lui ouvrir la porte et les efforts que pourraient lui demander ses tocs à cette fin. Il sait combien ce peut être ardu de lutter contre soi-même parfois, et que chacun d'eux fait avec ce que son esprit tortueux peut lui imposer. Alors il ne veut pas la presser non plus à se décider, il cherche seulement à l'encourager en lui apportant la familiarité de sa voix, c'est toujours plus facile de s'extirper du piège que peut devenir ses pensées grâce à la distraction que peut procurer de la compagnie, ou du moins il l'espère, car il n'a jamais su s'il a un jour pu vraiment aider Lauren – ce qui ne l'empêcherait pas de continuer à essayer si ce n'était pas le cas.

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