Les imprévus + Rebecca


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Ariel

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MessageSujet: Les imprévus + Rebecca   Mer 15 Nov 2017 - 23:16

Les imprévus. La vie était faite d'imprévus et Ariel était fait pour les contourner, les anticiper. Il devait faire mieux que l'impossible, le meilleur du possible. Il estimait, dans le fin fond de son moi intérieur, qu'il dépassait même l'impossible. Ariel ne savait pas forcément comment, pas dans les détails, pas aussi profondément qu'il l'aimerait ; il savait que c'était grâce aux facultés qu'on lui avait incorporé, à Madame Henderson qui avait demandé sa création, il remerciait également Ariel Henderson, pour lui avoir laissé cette place de choix dans cette famille. Il était le messie des Henderson. Une création des puissances de l'univers, de l'intellect humain, il était l'élève qui dépassait le maître. Et pourtant, il restait sage. Patient. Un seul mouvement brusque et cette vie parfaite remplie d'imprévus s'anéantirait, se déconstruirait et tomberait en morceaux. Et pourtant, il restait droit. Toujours à l'écoute de Madame Henderson, sa mère, mais pas vraiment sa créatrice plutôt sa propriétaire. Ariel aimait être pointilleux, tout le temps, pour tout. Ceux qui l'avaient confectionné, étaient ses créateurs, pas sa mère. Le clone aimait la clarté, les lignes droites et parallèles. Toutefois, il n'avait pas peur de l'encre qui débordait, ni des brouillons étouffés. Il savait faire de rien un tout, savait retracer par lui-même ses droites.

C'est un jour banal comme on en trouve pleins. Une journée qu'Ariel qualifierait de maussade, de fade. Le temps n'est ni trop gris ni trop bleu, il se partage le ciel comme indécis. Le clone voudrait pouvoir lui dire quoi faire, conseiller le temps vers des températures un peu plus chaudes ou une averse. Il aimerait qu'il se décide. Sauf qu'Ariel, malgré toutes ses ambitions ne peut contrôler les forces de la nature, elles le dépassent et lui s'agace. Son esprit se plaint, mais son expression, exposée au monde, reste neutre. Impassible. Elle détonne gravement de celles des humains qui ne peuvent supprimer ces rictus gênants de leurs visages. Ah, pauvres humains. Ces créatures si sensibles, au besoin constant de protection. Ils ont si peur que la terre se retourne contre eux qu'ils choisissent de la détruire eux-mêmes. Et en même temps, le clone les comprend, adopte leur point de vue pour mieux les analyser ; ces créatures qui dépassent les animaux primaires, restent toutefois si fragiles. Leur peau se coupe, s’effrite. Le sang coule ou marque leur peau d'un bleu. Leurs os se brisent. Si fragiles. Ariel le sait, on pourrait le désactiver, le détruire, le brûler au bûcher comme au temps des sorcières et croyances barbares. Il ne sait pas vraiment quoi penser de la mort, ou de la fin, du trou noir qui précédera sa désactivation. Mourir injustement serait regrettable. Mourir, car sa mission est finie… Le clone, bien que prévoyant, ne sait pas encore s'il souhaiterait vivre librement ou retourner servir un humain. Qui sait peut-être qu'à la fin, sa sœur voudra de lui.

Son pas résonne sur le pavé, régulier. Quand le clone n'est pas au chevet de sa propriétaire, il s'occupe à répondre à ses demandes. Cette fois-ci, exceptionnellement, sa sœur a également eu besoin de lui. C'est rare, elle a tendance à le fuir comme la peste, si ce n'est pour l'insulter de pestiféré lui-même. Ça a dû lui coûter, à son ego, de demander quoique ce soit à Ariel. Il est en rirait presque tellement il en est indifférent. Comme-ci sa haine des clones pouvait avoir un quelconque impact sur lui. Ce genre de tourments ne concerne que l'esprit humain. Néanmoins, aujourd'hui, elle lui a demandé un service et ses opinions n'empêcheront pas Ariel de le faire. Pas ses opinions, certes, mais peut-être que ce visage, perdu dans la foule… La surprise, n'est pas quelque chose qu'il côtoie souvent. Il se plaît à croire qu'il a toujours un temps d'avance ; mais ce visage le prend de court. Et il hésite. Devrait-il interrompre sa mission pour l’interpeller ? Ne serait-ce pas désobéir ? Ne pas respecter les propres règles qu'il s'est fixées ? Pas le temps d'y réfléchir, pris dans ses pensées, Ariel ne peut anticiper leur collision. Le choc réveille les sens du clone, agrippant le coude de la jeune femme pour éviter qu'elle ne tombe. « Rebecca. »

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Rebecca Deckard

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Sam 2 Déc 2017 - 19:03

La liberté…. Un mot qui l’avait fait rêver, et derrière lequel elle avait placé beaucoup d’espoirs, elle, la prisonnière d’un homme dont elle était tombée amoureuse. Comment la blâmer ? Elle n’avait connu que ça : lui, l’appartement, ses mots et les livres qu’il lui avait offert. Réminiscence de vacances, et cadeaux trompe œil, car ils n’avaient été qu’un moyen de taire les questions pressantes, et cette curiosité sans cesse en émoi qui l’agitait. À force d’essuyer des revers sévères, Rebecca s’était tue, prostrée dans un silence contraint. Néanmoins les interrogations étaient restées, impossibles à oublier, férocement encrées dans son estomac. Et maintenant qu’elle était enfin dehors, elle se heurtait à une réalité brutale, qu’elle n’avait pas anticipée. Toutes ces promesses qu’elle avait lu à travers les lignes de ses romans, étaient factices. Ce qu’elle voyait depuis sa fuite, était différent, violent même. Pourtant, elle ne regrettait pas sa décision, mieux valait être là, qu’entre ces quatre murs, à subir cette routine monocorde dont elle ne parvenait pas à retrouver les prémices dans sa mémoire. Étrangement, tout ce qui avait pu concerner sa vie avant Holland était nébuleux, comme si quelqu’un était passé par là pour lui retirer des souvenirs ou les modifier. Elle avait beau se concentrer, en essayant de se projeter dans le corps d’une gamine de dix ans, absolument rien ne lui venait à l’esprit. Une drôle de sensation à laquelle elle n’avait trouvé aucune réponse, mais qui restait dans la liste de ses objectifs. Elle se savait différente certes, mais jusqu’à quel point ? En quoi se distinguait-elle de toutes ces personnes qu’elle croisait dans la rue ? Il y avait des blonds, des bruns, des roux, des petits des grands, chacun avait sa propre particularité, était-ce uniquement ça ? Une simple donnée physique ? Elle était mitigée, car de ce que son geôlier avait pu laisser filtrer, le problème était plus… complexe. Hélas, elle n’obtiendrait pas de réponses de sa part, et ne pourrait compter que sur ses propres moyens en la matière. Ce n’était cependant pas le plus urgent. Elle devait d’abord apprendre à fuir les contrôles et se cacher afin qu’il ne la retrouve pas. Les moyens de l’homme étaient illimités, il avait de l’argent – beaucoup d’argent – et une position importante dans la société. Sans être au courant de toutes ses activités, elle était consciente de ses capacités et de son influence sur ses pairs. Le fils d’un magnat tel que lui avait de quoi impressionner, et se faire entendre. Si il désirait retrouver son précieux bijou, nul ne doutait qu’il ferait tout en son pouvoir pour mettre la main dessus. L’avenir lui donnerait surement raison, et dans l’immédiat, Rebecca faisait profil bas en usant des informations que, Poppy une nouvelle amie (?), lui avait fourni. Pour la plupart, il s’agissait d’adresses de points de chute jugés ‘tranquilles’ et de noms susceptibles de lui servir dans sa cavale. Jamais le même endroit, jamais le même prénom, et jamais accorder sa confiance. Tel était le tryptique qu’elle s’appliquait à suivre à la lettre pour sauver sa peau, en totale ignorance de ce qu’elle était réellement, ainsi que de ses aptitudes – un clone militaire. Redoutable et efficace, une fois enclenché, mais actuellement en veille à cause d’une refonte totale du programme. Ses doigts se resserrèrent dans ses poches, et ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair tendre, comme pour vérifier qu’elle ne rêvait pas. Encore sous le choc d’avoir pu réussir à tromper l’ennemi, son ennemi, l’ainé Wakefield.

Une odeur de sucre titilla ses papilles, tandis qu’elle remontait la grande rue d’un pas un peu trop rapide, et tout sauf humain. Son ventre gargouilla, mais elle fit mine de ne pas l’entendre, se contentant de suivre un chemin invisible. Elle avait rendez-vous avec un gamin, supposé lui apporter des papiers en bonne et due forme pour ses déplacements à venir, et surtout lui éviter que sa singularité, n’apparaisse de façon trop visible sur les radars des forces de l’ordre. Une précaution nécessaire pour mener à bien son enquête en toute sérénité si tant et peu que ce fut possible. Rebecca étouffa un soupire face à la marée humaine qui se déversait sur le pavé pour vaquer à ses occupations. Elle les enviait, tous, à être figés dans une monotonie bien précise, à laquelle le commun des mortels ne dérogeait presque pas. Elle aussi, à une époque était comme ça, soumise à un rythme imposé… Les temps avaient bien changé. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas l’homme avant de le percuter de plein fouet. « Rebecca. » Elle retira son coude de la prise légère qu’il exerçait, et fixa son regard inquiet sur celui de l’inconnu. Qui ? Qui était cet étranger dans le secret des Dieux ? Était-ce un ami de Holland et par conséquent son ennemi ? Ou quelqu’un d’autre ? Son cœur accéléra sa course effrénée dans sa cage thoracique, et elle évalua ses portes de sortie si les choses se corsaient. Peu d’alternatives, hormis courir. Ce serait donc ça. « Qui êtes-vous ? » Les mots fusèrent entre ses dents serrées d’un ton plus fort qu’escompté, alors qu’elle cherchait un indice dans ses traits juvéniles. Mais seul le néant absolu lui répondit dans son esprit. « Que voulez-vous ? » Seconde interrogation, plus brutale, moins complaisante. Il y avait fort à parier que l’altercation suivie de son patronyme n’était guère le fruit du hasard ; restait encore à savoir si la rencontre était positive ou négative.

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Ariel

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Dim 10 Déc 2017 - 16:17

Il se demandait parfois, si on le confondait pour un humain. Il n'avait vu que des photos, de courtes vidéos sur son prédécesseur et il ne pouvait nier leur étroite ressemblance. Physiquement, en tout cas. Ariel s'imaginait bien que Madame Henderson, avait fait quelques modifications au niveau psychologique ; il en était même sûr. Au-delà de sa condition de clone, s'il prenait une infime seconde pour s'imaginer humain, jamais il ne laisserait l'alcool voler sa vie. Au fond, sans qu'il n'ose jamais l'énoncer à haute voix, il trouvait ça pitoyable. Mourir parce qu'on s'est laissé détruire, mourir victime. Même si on n'avait pas eu la chance de naître clone, même humain, on pouvait peut-être rendre sa vie moins insipide, peut-être essayer d'avoir un impact sur le monde. Ariel ne s'imaginait pas à la tête de la société, il n'avait pas ce genre d'ambition-là, pour l'instant. Il profitait de l'hospitalité de sa propriétaire et au final, ne rêvait pas plus grand ; pour quoi faire ? Le clone avait tout ce dont il avait besoin. S'occuper d'autres humains à un niveau beaucoup plus important, lui semblait, en cet instant, effroyablement épuisant et vain. C'est vrai, ils avaient besoin d'un guide, quelqu'un pour leur pointer la direction à suivre, quand bien même il y aurait toujours un groupe à contre-sens. Même chez les clones, les pensées ne s'accordaient pas forcément. Bien qu'Ariel fasse mine de les ignorer, il n'en était pas moins conscient.

Et elle. Alors qu'il la percute, qu'il semble être le seul à se souvenir. Pendant un instant, le clone s'étonne devant le regard qu'elle lui porte. Impossible que ce soit une erreur de sa part, c'est Rebecca, c'est elle. Une clone bien particulière, qui avait déjà une part de mystère à l'usine. Il s'en rappelle, comme chaque jour passé dans l’entrepôt avant d'être récupéré par les Henderson. En temps normal, Ariel ne se remémore pas cette période. Ce qu'il a besoin de savoir est implanté dans son système, il est donc futile de ressasser le passé. Son esprit fait une synthèse de tous les moments passés avec elle, alors que presque imperceptible, le clone se redresse, adopte une attitude plus adaptée à la situation. Il se disait plus tôt qu'il n'avait pas peur des imprévus et cela reste vrai. La jeune femme devant lui, a le regard inquiet, prête à fuir, au contraire, Ariel adopte une posture calme et pose sur elle, un regard profond et serein. Et pourtant, elle ne devrait pas être aussi anxieuse, aussi craintive ? Ariel a du mal à comprendre cet empressement, ce ton brusque. Alors qu'elle le pousse à répondre, le clone garde son expression impassible. « Je suis Ariel BW-5624, propriété des Henderson, remplaçant le défunt Ariel Henderson. » Répond finalement le clone. La seconde question lui paraît un peu plus délicate. Que veut-elle dire par-là ? Les raisons pour lesquelles il se trouve ici, ne l'intéressent sûrement pas. Seulement… Ariel ne sait pas ce qu'il cherche de cette rencontre ou est-ce des retrouvailles ? Mais ne faut-il pas que les deux se reconnaissent pour cela ? Ça l'étonnerait fortement que Rebecca ait oublié. Un clone tel qu'elle, impossible.

« Moi, rien qui ne te concerne. Toi, tu m'as l'air d'avoir envie de déguerpir au plus vite. » Observe le clone, avant de reprendre. « Je ne sais pas à quoi tu joues, joues-tu ? Je ne t'ai jamais vu agir de la sorte avant. » Ariel se rappelle leurs courtes rencontres durant les entraînements, pendant les pauses, leurs discussions tranquilles entre les murs de l’entrepôt. Il l'appréciait assez, avant qu'elle ne disparaisse. Il y avait des bruits de couloirs, faibles et timides, mais rien qui ne pouvait vraiment justifier ce départ. Et voilà, qu'il la retrouve, quelque temps plus tard, en pleine rue, entre dix millions d'humains qui se faufilent de justesse entre eux. Ce mouvement de foule rappelle au clone qu'il a sa propre mission à poursuivre. Son regard qui s'emportait avec la vague humaine, se concentre de nouveau sur Rebecca. Rester serait revenir plus tard au chevet de Madame Henderson, de sa fille. Ce serait remettre la demande à plus tard, également. Mais Rebecca, qui sait s'il la recroisera de nouveau.

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Dim 17 Déc 2017 - 18:05

Ses yeux fuyaient l’emprise de l’inconnu pour trouver une échappatoire, au-delà de la marée humaine dont le flot ne cessait pas de croitre à côté d’eux, insensible à cette discussion qui se déroulait juste sous leur nez. Chacun avançait suivant une trajectoire bien précise, le pas pressé pour certains, mesuré pour d’autres, et agité pour les plus jeunes. Son regard se détacha des silhouettes pour s’accrocher à ces portes de sorties invisibles qu’elle devinait aisément aux alentours. Une ruelle étroite, une bouche de métro, ou encore une épicerie à la porte dérobée en arrière-boutique. Comment le savait-elle ? Sans doute un mélange d’instinct et de déduction poussée qui faisait défaut à ses pairs. Une sorte de faculté qu’elle avait obtenu suite à ces années de solitude coincée entre quatre murs. Mais à cet instant, la clone peinait à se concentrer ; elle étouffa un soupire de frustration, partagée par la curiosité, et la nécessité de s’absoudre à cette rencontre imprévue. Immanquablement, son attention retomba sur celui qui connaissait son nom, et la scrutait avec un calme déconcertant. Qui était-il ? Une question qui ne trouvait nulle réponse dans sa mémoire chaotique. Elle fouilla dans des souvenirs lointains, ceux de ses vagues sorties auprès de Holland, mais ce visage n’était pas familier. Un blessé de passage à l’hôpital ? Peu probable, son ‘amant’ s’était toujours évertué à lui faire prendre des chemins détournés afin qu’on ne la remarqua pas. Une précaution nécessaire à en croire ce dernier, car elle était précieuse, et ne devait nullement être mise en avant. Elle l’avait cru à l’époque mais maintenant elle n’était plus sûre de rien, surtout lorsqu’on en venait à ces choses qu’il lui avait enfoncé dans le crâne. La vérité et le mensonge étaient devenus étroitement liés, et il lui incombait désormais de partir à la recherche de son passé pour démêler le vrai du faux. Qui sait… Cet homme était peut-être la clef de la solution ? Il était dans le secret de son identité, impossible que ce fut anodin… Et puis il y avait cette lueur indescriptible qui brillait au fond de ses prunelles, impliquant des éléments qui lui échappaient. La tentation était trop forte pour y résister, elle ne bougea pas et attendit. « Je suis Ariel BW-5624, propriété des Henderson, remplaçant le défunt Ariel Henderson. » Automatiquement ses sourcils se froncèrent dans une mine circonspecte face à cette présentation somme toute étrange. Une série de chiffres n’était pas un patronyme commun, et la notion de propriété – d’après ses lectures - ne pouvait s’appliquer à un être humain. L’esclavage n’avait-il pas été aboli au début du XIX siècle ? Tout cela n’avait absolument aucun sens. « Moi, rien qui ne te concerne. Toi, tu m'as l'air d'avoir envie de déguerpir au plus vite. » Touché. Ses muscles tendus et ses œillades furtives l’avaient trahi mais chaque minute était synonyme de danger si elle tergiversait un peu trop ; son geôlier prêt à tout devait avoir rameuté toute une escouade pour dénicher son trésor préféré. « Je ne sais pas à quoi tu joues, joues-tu ? Je ne t'ai jamais vu agir de la sorte avant. » Un frisson hérissa les poils de son dos suite à ses propos de plus en plus énigmatiques. Rebecca était intriguée, et une partie d’elle céda à l’envie irrépressible d’en apprendre davantage. Pas ici cependant, elle ne devait pas prolonger cet arrêt momentané sur sa trajectoire. « Je ne joue pas, je ne sais pas qui tu es. Mais toi oui ? » Elle avait beau se creuser les méninges, elle ne remettait pas ces traits sur une figure qu’elle aurait pu croiser lors de ses pérégrinations ; celles-ci étant  rares, elle était capable de mémoriser sur le bout des doigts ses interlocuteurs. « Vient avec moi, on ne doit pas rester là. » Sans attendre de réponse de sa part, elle le tira par le bras vers le coin de la rue dans un renfoncement dissimulé par des panneaux publicitaires. Tous revendiquaient la perfection physique, en prônant l’usage de produits ‘miracles’ destinés à gommer des imperfections invisibles. Rebecca étouffa un soupire, ce monde qu’elle avait tant imaginé dans sa prison, se révélait extrêmement décevant et en deçà de ses expectations. Elle réalisa soudainement que ses doigts ne l’avaient pas lâché, et elle abandonna sa prise. « Je n’ai pas beaucoup de temps, je ne peux pas trainer, est ce que – qui es-tu ? Tes manières sont trop familières pour que tu ne sois qu’une simple connaissance, sommes-nous… amis ? » L’était-il, un ami ? Un vaste mot derrière lequel se cachait bon nombre de choses qu’elle n’avait pas eu le loisir d’expérimenter jusqu’ici, puisque son existence entière n’avait tourné qu’autour d’une seule et unique personne ; Holland. « Est-ce lui qui t’envoies ? Fais-tu parti de ses hommes de main ? Je ne retournerais pas là-bas … Ariel. » Ajouta t-elle d’une voix ferme et autoritaire, en serrant ses poings contre ses hanches, bien déterminée à ne plus remettre les pieds dans cet appartement maudit. Son corps tendu par la contrariété, trembla légèrement lorsqu’elle se redressa pour le toiser sans ciller, prête à lui bondir dessus s’il venait à l’attaquer. Depuis sa fuite, Rebecca n’était plus cette proie fragile, et un sentiment nouveau avait gagné son âme et son être, celui de la vengeance couplé à la haine.

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Ariel

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Mer 27 Déc 2017 - 2:06

Rebecca lui semble être un livre ouvert. Il voit le doute, l'inquiétude, la méfiance. Et ça l'étonne. Ariel a du mal à comprendre d'où pourrait venir ce type d'émotions. Étant clone, de quoi pourrait-elle avoir bien peur ? Elle n'a pas à s'inquiéter du monde extérieur, du temps, des mots et surtout pas de lui. Il n'est ni violent, ni ne se nourrit du mal des autres. Il a plutôt tendance à s'indifférer des autres, de leur mal comme de leur bien. Les seuls -la seule, dont les émotions le préoccupent est Madame Henderson. Et peut-être maintenant, Rebecca. Le clone a toujours les réponses nécessaires à tout type de situations. Seulement, aujourd'hui, la solution lui manque. Il sait réagir face aux émotions ressenties par Rebecca, mais ne sait pas comment pleinement les taire. Il faudrait trouver la source, mais déjà faudrait-elle qu'elle se remémore Ariel. Et ses mots sortent sincères. Elle ne se rappelle définitivement pas de lui. Lui ne se rappelle définitivement pas qu'elle ait été une menteuse. Que répondre, alors ? Ariel lui a déjà dit qui il était, en détail. « Bien sûr, que je sais qui tu es. » Confirme le clone, son expression laissant doucement apparaître de la confusion.

Ariel n'est pas du genre à se laisser mener par n'importe quelles extrémités ; ni par son nez, ni par le bras, ni par la main. Il aurait pu l'anticiper, l'empêcher d'attraper son bras pour le tirer on ne sait où. Ce serait presque un affront. Il se retient d'être outré. Ses lèvres se pincent imperceptiblement, mais son visage garde son aspect imperturbable. Au fond de lui, ce geste pourtant si innocent l'agace, pourrait même le faire bouillir. Mais elle n'est ni humaine, ni en état de supporter l'indignation du clone. Il préfère oublier, endormir cette partie de son corps et se laisser isoler derrière des panneaux publicitaires. Son regard suit celui de Rebecca pour se poser sur ces dites-affiches. Il l'observe, elle et s'étonne de la voir touchée par ce genre de visuels. Oui, les humains cherchent la perfection, ce n'est pas nouveau. Si les clones sont là, c'est aussi et surtout pour combler ce besoin. Autant, dans ses premiers jours de vie, la pensée humaine pouvait le surprendre, désormais, Ariel y est complètement imperméable. Ils cherchent la luxure, ils sont cupides et un jour, ils se rendent compte que tout est éphémère… C'est un cercle sans fin et sans issu, dont tout le monde semble avoir accepté les règles. « Amis... » Le clone marque un temps ; se remémorant leur relation passée. « On pourrait dire ça. Je t'appréciais plutôt bien, en tout cas. » Répond-il. Ils ne s'étaient jamais vraiment donné de statut et Ariel n'avait ou a perdu l'habitude de le faire. Mais au fond, il savait qu'elle avait dû être quelque chose, pour qu'il souhaite la revoir, qu'il mette sa mère au second plan. C'était un jeu dangereux qui commençait à apparaître. Réalisant ce fait, que depuis il ignorait volontairement, le clone ne pourra plus se permettre ce genre d'écart.

Est-ce de la détresse que Rebecca affiche, soudainement ? Toujours derrière son masque de sérénité, le clone est pris de court. Être envoyé par lui ? Elle ne retournera pas là-bas ? Bien qu'elle soit confuse sur son identité, Ariel commence lui-même à douter. Il n'est pas sûr de reconnaître Rebecca, ni son attitude, ni ce tremblement qui la parcoure. Ses iris clairs viennent se poser sur les poings serrés. Son regard remonte jusqu'à tomber dans le sien. Encore une fois, elle affiche des émotions brutes et pures qu'Ariel discerne sans mal sur ce visage si expressif. Les mains du clone se tournent pour montrer les paumes innocentes. « Je ne crois pas… » D'une extrême lenteur, ses mains se rapprochent des poings serrés de Rebecca. « Que tu aies à… » Elles effleurent la peau, glissent pour recouvrir les doigts fermés. « Craindre de moi. » Sans la forcer, sans être brusque, il l'invite à desserrer ses poings. Elle n'a pas besoin d'adopter cette attitude face à lui, que ce soit elle ou un autre, Ariel n'aura recourt à la force qu'en cas d'extrême nécessité. « Tu sembles perdue et bien que je me rappelle de toi, je ne crois pas avoir toutes les réponses à tes questions. Je ne sais pas d'où tu viens ou qui tu fuis. » Son regard fixe le visage de Rebecca, il tente par sa sincérité, de la rassurer. Qu'elle parvienne à calmer ces émotions, qui ont tendance à assourdir la raison. Ses mains se retirent pour s'étendre de chaque côté de son corps. « Du moins… Vu ce dont tu es capable, je doute que tu aies à craindre qui que ce soit. » Finit par ajouter le clone, des souvenirs d'entraînement remontant à la surface.

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Rebecca Deckard

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Dim 7 Jan 2018 - 17:03

Désormais à l’abri dans la ruelle, elle se sentait déjà plus sereine - bien que le sentiment fut provisoire. Quand on connaissait Holland Wakefield et ce dont il était capable on ne pouvait aisément croire être tranquille ne serait-ce que plus d’une poignée de secondes à tout casser. Bien sur, il fallait l’avoir côtoyé intimement pour comprendre, autrement, il était facile d’être berné par ce visage impassible et malgré tout rieur qu’il offrait à bon nombre de ses connaissances. Homme élégant aux moyens démesurés, il était sinon infect en privé, quelqu’un de fort apprécié en public. Amusant d’après certains, et fort sympathique pour les autres, un Janus à deux faces en réalité… Il savait se jouer de son auditoire tout comme il avait berné Rebecca pendant plusieurs années, et sa facilité déconcertante à repérer les faiblesses chez ses interlocuteurs était aussi fascinante que redoutable. La clone ignorait la nature précise de son déclic, mais était contente de jouir enfin d’une liberté, néanmoins menacée par une épée de Damoclès sur sa tête. C’était précisément ce qui justifiait sa méfiance à l’égard de quiconque viendrait à l’interpeller en public, à l’exception faite peut être de Wyatt et de Poppy. Le premier l’avait aidé si ce n’était initié cette étincelle de rébellion chez elle, quant à la deuxième, elle avait su lui fournir les clefs pour s’en sortir. Dès lors tout le reste ne pouvait être classé que dans la catégorie d’ennemi. Il n’y avait pas de juste milieu, uniquement noir ou blanc, car elle réfléchissait de façon binaire par facilité et pour éviter toute déconvenue. Restait encore à savoir où caser Ariel, chez les bons ou les mauvais, elle oscillait encore, partagée entre son instinct de survie et ce qu’elle lisait en lui. Il y avait un truc indécelable à l’oeil nu sur lequel elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus mais qu’elle sentait cependant très proche. Que pouvait-il bien cacher ? Il avait l’air si… froid et inhumain, presque mécanique. Était ce seulement les termes exacts ? Elle n’avait côtoyé que si peu d’hommes et aucun n’avait su satisfaire pleinement sa curiosité…. Ils s’était tous avérés bien loin de ce qu’elle en avait tiré des ouvrages romancés desquels elle s’était gavée durant sa captivité. « Amis... » Lui même paraissait perturbé par ce mot pourtant si anodin, comme si le simple fait de le prononcer eut été un blasphème. Mais si ils n’étaient pas amis, ni ennemis - auquel cas ne l’aurait-il pas déjà violenté - que restait-il ? Son vocabulaire lui faisait défaut pour définir ce lien invisible qui les unissait. « On pourrait dire ça. Je t'appréciais plutôt bien, en tout cas. » Ses sourcils se froncèrent en réaction à ses propos, elle était déçue de ne pas le remettre dans son esprit, d’autant plus lorsque lui semblait la connaitre suffisamment pour affirmer qu’il l’apprécia. « Apprécier ? » Sa langue se mit à trahir sa pensée, tandis qu’elle le toisait avec un intérêt grandissant, la curiosité au bord des lèvres. Elle ne voyait même plus le danger que représentait pareil altercation, obnubilée par ce grain de sable sur sa trajectoire, qui s’avérait redoutablement intriguant.

Lorsqu’il leva les mains pour appuyer son innocence, elle fut soudainement prise de panique, bercée par l’illusion paranoïaque qui guidait le moindre de ses mouvements. Toutefois, il ne fit rien de brutal, se contentant de maintenir son regard encré au sien. « Je ne crois pas… » Ses paumes vinrent frôler ses poings, et elle frissonna, perturbée par ce contact inédit. Personne ne l’avait touché depuis Holland, elle n’était pas sûre d’aimer ça. « Que tu aies à… » Elle jeta un coup d’œil fugace à leurs peaux emmêlées, mélange de rose pâle aussi lisse que cette fille sur la publicité dans leur dos. « Craindre de moi. » Docilement, elle céda en le relâchant, ses bras venant buter le long de ses cuisses, ce qui ne la privait pas de le maintenir en joug visuellement. Il n’était certes pas agressif de prime abord, mais un retournement de situation n’était pas à exclure. Holland également inoffensif si on s’en tenait à ses traits animés d’une lueur bienveillante… Ce qui ne l’avait pas gêné pour la frapper à multiple reprises. « Pour l’instant je t’accorde le bénéfice du doute. » Murmura t-elle d’une voix rauque pleine de menaces susjacentes : elle ne faisait confiance qu’à elle même. Ce qui n’était pas évident quand une partie de vos souvenirs était manquante, et que vous étiez persuadé être différent sans pouvoir en déterminer la source… Etait ce physique ? Mental ? Une question de beauté ? De capacité dissimulée ? Par où commencer… « Tu sembles perdue et bien que je me rappelle de toi, je ne crois pas avoir toutes les réponses à tes questions. Je ne sais pas d'où tu viens ou qui tu fuis. » Elle secoua la tête pensive, le contraire eut été trop facile. Déjà qu’il tombait du ciel sans prévenir, il ne pouvait pas de surcroit détenir la clef de tout les mystères qui l’entourait. Mais peut être détenait-il de précieux détails susceptibles de la mener au reste ? « Du moins… Vu ce dont tu es capable, je doute que tu aies à craindre qui que ce soit. » Décidément, cette discussion était un véritable labyrinthe à la sortie imperceptible. « Tu ne le connais pas, tu ne sais pas ce dont il est capable. L’homme que je fuis est redoutable, il s’appelle Holland Wakefield, c’est - était mon… amant. » Elle tiqua sur la fin de phrase, indécise quant à qualifier ce qu’ils avaient été durant ces mois d’autarcie passés dans cet appartement insipide où il l’avait caché au reste du monde par amour. Une coquille vide que ces affabulations grotesques derrière lesquelles il avait endormi ses désirs de fuite. « J’ai réussis à le quitter parce que j’ai de la chance, mais la chance ne dure pas, je l’ai appris à mes dépends. Je ne sais pas qui tu es, ni si je peux te faire confiance mais… je crois que tu dis vrai quand tu affirmes me connaitre. » Un sorte de sixième sens lui soufflait qu’il n’avait pas menti et qu’il était en mesure de l’aider dans sa quête. « Que sais tu de moi exactement Ariel… ? Peux tu me le dire ? J’ai besoin de savoir, de comprendre, la plupart de mes souvenirs sont bloqués par je ne sais quel processus. » Elle avait eu le loisir de se renseigner sur ce phénomène en fouinant sur internet sans trouver de résultats probants, si seulement elle eut poursuivit à la page numéro 2, où il y était fait mention de processeurs endommagés chez certains clones…. Hélas dans la précipitation, elle s’était contentée des premières réponses.

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Dim 21 Jan 2018 - 20:44

Des sentiments. Merci douce Rebecca de confirmer ce qu'il pensait depuis bien longtemps. Les sentiments ne mènent nulle part, seulement nous éloignent du but. Les sentiments, tellement primitifs, puérils, inutiles. Pauvre, pauvre Rebecca, tombée dans le piège. Il en presque déçu. Presque, parce qu'il ne lui porte pas assez d'intérêt pour que cette défaillance compte vraiment à ses yeux. Ce n'est pas son devoir d'être concerné par ses choix inconscients et qui finalement la forcent à fuir. Ariel ne comprend pas. Comment, alors qu'on les crée pour être meilleur, certains finissent toujours par tomber, victimes des vices humains. Il ne fera jamais cette erreur. Pour finir désarmé et à la merci du bon vouloir des autres ; les sentiments méritent-ils vraiment une telle disgrâce ? Le clone est persuadé du contraire. Bien que de la voir victime à son tour lui soit désagréable, il souhaite tout de même lui apporter de l'aide. Au-delà de ses opinions, c'est dans son devoir de ne pas la laisser au bon vouloir de son ignorance, sur son identité, sur ce qui l'entoure.

Elle n'a pas entièrement confiance et pourtant Ariel a déjà pris la peine de lui affirmer qu'elle ne risquait rien de lui. Il pourrait se vexer d'une telle suspicion envers sa sincérité, mais le clone a conscience de l'état de Rebecca. Il décide simplement d'ignorer les parties où elle le remet en question et se concentre sur ce qu'elle lui livre et ce qu'elle désire de lui. Quand elle lui avoue que quelqu'un serait en mesure de la surpasser, le clone s'étonne ; le nom sonne familier, mais reste lointain, étrangement. Du moins, si c'est d'un humain dont elle s'inquiète, ses doutes sont plus que futiles. Que sait-il d'elle, c'est ce que Rebecca souhaite savoir, car son esprit semble avoir perdu trace de son passé ; on lui aurait bloqué l'accès. Bien que son expression ne laisse rien filtrer, le clone est de nouveau surpris par ces révélations. Comme le monde tourne vite et dérape sans prévenir, emportant les âmes qui s'attardent trop près de l’œil du cyclone. Rebecca qui, semble-t-il, s'est fait happer à son insu par la terrible tourmente du monde humain.

Les rouages tournent au sein du clone, retrouvant les diverses informations sur celle qui lui fait face. Il cherche les moments pertinents, ceux qui la définissent, ceux qui pourraient lui servir et répondre à sa requête. « Je n'ai pas suivi toute ton évolution, nous n'étions pas destinés à la même fin. Je n'ai pas ton numéro de matricule malheureusement, ça aurait pu t'être utile. » Tandis que son regard se portait au loin, tentant d'organiser sa mémoire, il le concentra de nouveau sur la clone. « Je sais que tu étais un clone extrêmement habile au combat et tout ce qui entoure ce secteur. Tu devais être destinée à l'armée. En fait, je me rappelle avoir entendu tes superviseurs te qualifier de clone militaire. Nous ne nous croisions pas si souvent pour que je puisse t'informer en détail. » Mais assez pour qu'elle lui importe un minimum. « Je pense que c'est le plus important. » Ariel reprend. « C'est pour cela que je te disais que tu n'avais rien à craindre. Tu es dotée de grandes capacités du moins au niveau physique, tactique. Peu importe qui te chasse, tu dois arrêter dès maintenant de croire que c'est toi la proie. Pas avec ce dont tu es capable. » Il pointe sa propre tempe. « Tout est ancré là-dedans, il suffit juste de supprimer ce que tu penses te bloquer l'accès. Tu n'as pas à avoir peur. C'est terriblement humain. » Et si Ariel ne retient pas son rictus dédaigneux, c'est pour bien souligner leur supériorité.

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MessageSujet: Re: Les imprévus + Rebecca   Mer 31 Jan 2018 - 19:32

Les bribes d’une conversation pas si lointaine que ça lui revinrent subitement en mémoire… À croire que celle-ci était plus défaillante que jamais, maintenant qu’elle savait ce qu’elle était. Parfois, ses vieux travers revenaient au galop, et elle prétendait être de nouveau humaine par commodité ou par habitude, voire les deux à la fois. Mais Rebecca était un clone, et pas n’importe laquelle. Néanmoins la révélation avait été étrangement facile à accepter même si une partie d’elle persistait à lutter contre ce statut particulier. Son corps comprenait, mais l’esprit faisait défaut, ce qui donnait souvent l’impression à quiconque osait l’approcher qu’elle menait un combat intérieur intense, dont l’issue n’était pas évidente. À cela s’ajoutait une pile d’équations à résoudre afin de combler les trous noirs qui oblitéraient sa vision étriquée quant à ce passé trouble. Avec le recul – et surtout à l’abri – elle avait eu le loisir de se renseigner sur les ‘personnes’ comme elle, des machines crées pièce par pièce pour subvenir à un besoin quelconque de l’homme. Certains faisaient le ménage, d’autres étaient serveurs, et malgré la palette assez large de leur compétences, ils poursuivaient tous le même but : effectuer les besognes que les humains ne désiraient plus remplir et/ou sustenter à leurs désirs. Elle et les siens répondaient par conséquent à une demande répétée du grand public à laquelle, les plus grosses compagnies high tech avaient répondu pour combler le vide du marché actuel. Des sommes considérables avaient été débloquées par des PDG de compagnies célèbres, trop heureux de s’engouffrer dans le marchandage de ces robots perfectionnés pour générer du profit. Et si désormais, ils étaient monnaie courante, la ‘naissance’ de ceux de son espèce était relativement moderne. D’ailleurs, si Rebecca elle-même paraissait avoir trente ans – son physique le sous entendait en tout cas - elle n’avait très exactement que deux ans ; bien qu’il lui paraissait avoir des tonnes de souvenirs anciens, comme un individu lambda. Toutefois elle était consciente qu’un truc ne fonctionnait pas normalement là-haut, et qu’il faudrait certainement plus que retrouver une vieille connaissance pour le débloquer.

Quant à Ariel, quelle était sa vocation ? Un examen rapide lui indiqua qu’il ne devait pas exercer de tâche manuelle, il était trop propre pour ça. Il faisait donc partie de l’élite des clones puisque, évidemment il existait une pyramide implicite (ou non) chez eux aussi. Ils étaient supposés meilleurs que leurs créateurs, mais avaient conservés des vices similaires. Elle se renseignerait plus tard… « Je n'ai pas suivi toute ton évolution, nous n'étions pas destinés à la même fin. Je n'ai pas ton numéro de matricule malheureusement, ça aurait pu t'être utile. » Le fameux matricule, une série de chiffres, agrémenté tantôt de lettres, une sorte de code barre génétique, qui permettait à leur – propriétaire – de les retracer aisément. Sauf que le sien avait disparu de la surface de son épiderme, sans doute à cause d’un caprice jaloux de Holland. Dès lors sa quête de la vérité était moins facile qu’elle n’aurait dû l’être, car, même libérée de son joug, il s’évertuait à semer des pièges sur sa route. « Je sais que tu étais un clone extrêmement habile au combat et tout ce qui entoure ce secteur. Tu devais être destinée à l'armée. En fait, je me rappelle avoir entendu tes superviseurs te qualifier de clone militaire. Nous ne nous croisions pas si souvent pour que je puisse t'informer en détail. » Son cœur factice s’emballa dans sa cage thoracique au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche pincée. Un clone militaire ? Comment était-ce possible ? Ses yeux glissèrent sur sa silhouette emmitouflée de noir, était-il là le véritable secret ? Mais comment expliquer qu’elle eut subit sans pouvoir répliquer durant toute sa captivité ? N’aurait-elle du pas être pourvue d’un mécanisme d’attaque et à minima de défense ? Tout ce que lui disait Ariel ne faisait que confirmer ses craintes : elle était cassée. « Je pense que c'est le plus important. C'est pour cela que je te disais que tu n'avais rien à craindre. Tu es dotée de grandes capacités du moins au niveau physique, tactique. Peu importe qui te chasse, tu dois arrêter dès maintenant de croire que c'est toi la proie. Pas avec ce dont tu es capable. » Elle secoua la tête pensivement, elle aurait voulu que ce soit vrai, malheureusement, Ariel ignorait qu’elle était incapable de réaliser ces choses qu’il mettait en avant. « Tout est ancré là-dedans, il suffit juste de supprimer ce que tu penses te bloquer l'accès. Tu n'as pas à avoir peur. C'est terriblement humain. » Il eut un rictus dédaigneux qui n’échappa pas à son regard acéré. Étrange, qu’Ariel fut à ce point critique vis vis à des humains, alors qu’il les servait probablement sans broncher. « Ma peur comme tu le soulignes, est ce qui m’a permis de m’en sortir jusque-là. Ce n’est pas parce que tu ne comprends pas les émotions, qu’elles sont un défaut. » Répondit-elle au terme d’une profonde réflexion. Clairement il y avait là une faille dans son système pensa-t-elle, si tant soit peu que sa mission fut réellement rattachée à l’armée, nul soupçon d’émotions était – a priori - préconisé en la matière. Que s’était-il donc passé ? Était-ce Rebecca elle-même qui avait réussi à se défaire de ses commandes basiques ? Ou était-ce un bug supplémentaire ? « J’ignorais ce… passé. » Ses sourcils se froncèrent, des aspects se clarifiaient, et plusieurs s’assombrissaient. « Mais je ne suis pas celle que tu penses. Je ne dispose pas de toutes mes capacités pour une raison que j’ignore, tout comme je ne puis accéder à la totalité de mes souvenirs. Il ne s’agit pas juste de… » Elle porta un doigt à sa tempe pour copier son geste et poursuivit. « … Supprimer ça. Je ne suis pas si stupide, j’ai essayé. Le problème est plus profond. »  Il fallait un médecin, ou un ingénieur peu importe, mais quelqu’un digne de confiance pour regarder de plus près à l’intérieur de son crâne, ce qui ne l’enchantait pas des masses. Wyatt pouvait-il ? Elle chassa cette idée aussitôt. « Vient, on commence à attirer l’attention. Marche. » Un bref coup d’œil sur le côté avait des passant curieux quant à la scène qui se tramait dans la ruelle adjacente. Rebecca passait peut être inaperçue, mais tout dans l’attitude d’Ariel indiquait un clone. Les plus osés devaient penser qu’elle allait se le taper, là où les moins salaces imaginaient qu’elle devait s’apprêter à le frapper pour mauvaise conduite. En tous les cas, il fallait bouger, de toute façon, rester stoïque n’était pas raisonnable eu égard à la cible sur son dos. « Connais-tu l’usine d’où nous venons ? » Prendre le souci à la source semblait être la meilleure alternative dans l’immédiat, avant de passer au scalpel de qui que ce soit. « Et si tu n’étais pas destiné à l’armée, quelle est la fonction qu’on t’a assigné ? » Côte à côte ils remontaient la rue principale, où leurs pieds les menaient d’un pas rapide. Un détail la chiffonnait, elle ne comprenait pas qu’on ait pu les laisser se côtoyer. Un sceau de confidentialité n’entourait-il pas toute sa réalisation en tant que prototype militaire ? Ariel mentait-il ? « Donne-moi une raison de te croire. » Ajouta-t-elle d’un ton plus menaçant qu’escompté, les poings serrés le long de ses cuisses, insensible au flot des nombreux passants.

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