not who I expected


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Arielle Adler
BILLIE ADLER

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CRÉDITS : class whore

INSCRIT LE : 11/09/2017
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MessageSujet: not who I expected   Lun 13 Nov 2017 - 0:07

Billie ne regrette pas son choix. Sa volonté ne s'effrite pas, sa détermination ne s'étiole guère plus. Mais cela ne veut pas dire que les choses se déroulent comme elle l'imaginait. Son rôle est plus compliqué à tenir qu'il en a l'air, et pas uniquement parce qu'elle doit avoir des réactions opposées à celles qu'elle aurait normalement. Non, ce qui est difficile, c'est que sa vie n'est pas si différente d'avant. Hormis le fait qu'elle ne ressent rien que de la haine, pour la personne qui lui tient le bras un peu trop fort, et laisse des traces partout sur son corps. Avant, elle était amoureuse Billie. C'était, quelque part, ce qui donnait ce droit à Xavier de se comporter comme le pire des enfoirés. Leur couple n'avait rien de parfait, son époux ne l'était guère plus mais au moins, ils s'aimaient. Malgré les insultes, malgré les coups. Envers Luiza, Billie ne ressent rien d'autre que de la haine. Et c'est ce qui rend les coups insupportables – parce qu'elle en crève de ne pas pouvoir les rendre. Elle n'en peut plus de devoir serrer les dents, enfoncer ses ongles dans sa peau, et se concentrer sur autre chose pour ne pas la frapper. Elle en aurait la force – Billie est faite pour combattre, et c'est bien pour ça qu'elle a la charge de la sécurité de Luiza. Ou que le clone qu'elle incarne, a cette mission. Mais elle ne peut rien faire, elle ne doit pas réagir. Elle doit être servile, docile, et ne jamais se plaindre des coups qu'elle reçoit. Elle doit traiter les coups rapidement et efficacement, mais discrètement : pour une raison qui lui échappe, les clones guérissent mieux et plus vite – ce n'est sûrement pas anodin, qu'ils n'aient pas le même hôpital. Hôpital auquel Billie ne peut accéder : cela serait trop compliqué, trop risqué. Ils ne savent pas vraiment ce que les clones subissent là-bas – et ne font assez confiance à aucun clone pour les interroger sur la question. Billie, elle, rêverait d'y aller. Pour avoir des réponses, mais aussi, parce qu'elle aimerait que les raideurs dans ses muscles ne l'empêchent pas de marcher certains jours, et surtout ne pas mourir d'un coup porté à un endroit malencontreux. Elle s'essouffle, Billie. Elle n'a pas peur, elle ne changerait sa situation pour rien de monde, mais cela ne veut pas dire que son oreiller n’absorbe pas ses larmes chaque soir – par chance, Billie est disciplinée et se démaquille tous les soirs ; aucune trace de mascara sur les draps immaculé ne trahira son chagrin. Mais aujourd'hui est un jour de fête : elle a du temps libre. Lorsque Luiza est en famille, Billie n'a pas besoin d'être son chien de garde. Elle l'est la plupart du temps, mais prétexte une fois par semaine un reporting à faire. Luiza accepte, ne se doutant pas que son clone n'est spécial que parce qu'il n'en est pas un et non pas parce qu'il est un prototype créé sur la base d'une nouvelle formule. Ce n'est probablement pas la chose la plus intelligente que de s'éclipser quand elle était avec les personnes qui détiennent le plus d'information, mais c'est pourtant le seul moment où elle ne perd pas en crédibilité. Mais ce n'est rien ; elle trouvera d'autres moyens. Luiza la déteste plus que tout, mais son cousin n'a absolument pas l'air indifférent aux airs de Billie, et cette dernière ne se gêne pas pour le lui rendre. Il suffirait d'une fois où il la laisserait seule avec des documents confidentiels... « Madame Luiza. Je serai de retour dans deux heures. Votre père est au courant, et a pris ses dispositions que vous ne soyez pas seule. » Son père était en réalité entrain de monter les étages qui le séparaient de son appartement, de manière à s'assurer personnellement que sa protégée serait toujours en sécurité. S'il savait seulement comme sa fille était capable de se défendre. Elle ouvrit la porte au moment où il s'apprêtait à fermer et se contenta de le saluer d'une petite révérence avant de s'éclipser. L'intégralité de ses muscles se détendirent une fois la porte refermée et Billie s'efforça de garder la démarche souple et tranquille qu'elle avait adoptée pour incarner F451. Elle avait pourtant envie de courir jusqu'au point de rendez-vous, simplement pour pouvoir être elle-même quelques minutes – peu importait que cela soit pour faire un état détaillé de la situation.
Une fois arrivée au Rosecrown Botanic Garden, Billie vérifia que son maquillage ne s'était pas estompé. Elle n'était pas certaine qu'on la laisse continuer sa mission si l'on apprenait combien les coups pleuvaient, mais Billie estimait que ce n'était pas si grave – elle avait vu pire. Verrait sûrement pire. Après quelques retouches, elle chercha la serre aux Sphynx du laurier-rose, qu'elle surnommait, plus jeune, « papillons camouflages » et y chercha Kit du regard. Ce dernier était apparemment en retard, mais profitant du fait que la serre soit vide, Billie alla s'allonger sur l'herbe fraîche et observa les papillons qui se mouvaient autour d'elle. Un peu de répit, enfin.
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