Whisper words of wisdom ◇ Rebecca


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 Whisper words of wisdom ◇ Rebecca

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Poppy

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MessageSujet: Whisper words of wisdom ◇ Rebecca   Ven 27 Oct 2017 - 17:48

Il est rare que Poppy ait de la compagnie dans ce petit appartement où elle vit, et jamais encore elle n'a cherché à modifier cette habitude. Il lui arrive de s' y sentir seule, ou à l'étroit parfois, mais rien qui ne justifie qu'elle y change quoi que ce soit. Depuis le début, les trois pièces qui le composent sont devenues son refuge. Elle sait que, si quelqu'un y entrait à la recherche de preuve de son activisme ou de ses convictions, il n'y trouverait rien. Des murs blancs et nus. Quelques écrans à la lueur et aux ronrons apaisants. Sa tenue de travail, avec autant de doublons que de jours dans une semaine. Un plan de la ville, rongé par le temps et le soleil. Des papillons sous verre, en grande quantité, et qu'elle contemple lorsque tout le reste lui paraît dépassé. De quoi manger, dormir, se laver, se réchauffer, vivre entre quatre murs avec le minimum vital. Poppy n'a besoin de rien d'autre, pas ici.
Lorsqu'elle entend le premier coup, elle croit s'être trompée. Personne ne vient frapper à sa porte, et encore moins un hypothétique invité surprise. Elle tend l'oreille, s'imaginant la personne comprendre son erreur et frapper à un appartement voisin plus légitime. Poppy attend, sans bouger ni faire le moindre bruit, que l'autre s'en aille. L'événement, dans toute sa banalité, est ce qui lui est arrivé de plus marquant au cours des dernières semaines, alors que le monde s'entête à tourner et l'Homme à consolider son emprise sur ceux de son espèce. Quand on frappe à sa porte, c'est rarement un clone qui se trouve de l'autre côté, et elle se tend alors qu'un nouveau coup résonne. Elle peut continuer à faire semblant et espérer que l'intrus passera son chemin, mais elle a entendu trop d'histoires de clones que cela n'a pas sauvé, au contraire. Alors elle se lève, traverse l'appartement en quelques pas et inspire une dernière bouffée d'air avant d'ouvrir, avec l'idée que ce sera peut être sa dernière en tant qu'être libre. Elle présente un air aussi neutre que possible, comme son logement peut l'être, alors que ses doigts se cramponnent à la porte. Ce n'est pas de la peur qu'elle ressent, mais un sentiment tout aussi puissant qui l'oblige à ne pas dévisager la jeune femme qu'elle trouve de l'autre côté.
- Je peux vous aider ?
Car oui, lorsqu'on vient frapper à la porte d'un clone, c'est forcément parce qu'on en a besoin. Ce n'est jamais une visite de courtoisie, jamais, mais un service que l'on demande, exige même, et auquel il faut répondre favorablement, toujours. Cette jeune femme sur le pas de sa porte, il n'y a qu'à la regarder pour savoir qu'elle a quelque chose à demander et Poppy a une vague idée de ce dont il peut s'agir. L'espoir qu'elle a pu placer en Rebecca lors de leur précédente rencontre s'embrase brusquement lorsqu'elle lui ouvre enfin sa porte.
- Entre.

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Rebecca Deckard

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MessageSujet: Re: Whisper words of wisdom ◇ Rebecca   Lun 11 Déc 2017 - 18:28

Elle errait dans les rues de la ville, celle-là même qu’elle avait imaginé en fermant les paupières, et parfois parcouru de ses pas lors de rares sorties. Rebecca l’avait pourtant supplié à maintes reprises de l’emmener voir le monde, de lui faire visiter ces pays dont il lui parlait, et à chaque fois il s’était confondus de promesses sans donner davantage de précisions. Avec les années, elle avait abandonné tout espoir qu’il ne la fasse voyager à ses côtés, et elle s’était contentée de ses songes comme seul espoir. Et maintenant qu’elle était enfin libre, la chaleur hermétique de l’appartement et de ses meubles aux contours familiers lui manquaient. Y compris son aura rassurante lorsqu’il la prenait dans ses bras en caressant doucement ses longs cheveux qu’il aimait brosser les soirs de pluie. Le reste en revanche n’était plus qu’un lointain souvenir, qui, malgré tout dictait encore sa conduite à ce jour. Ne jamais parler, faire profil bas, et longer les murs. C’était une ligne de conduite qu’elle avait adopté pour sa propre sécurité, une sorte de mimétisme initié par Holland qu’elle continuait de reproduire en évoluant dans un société étrangère. Que savait-elle en définitive de l’extérieur ? A l’exception de ses escapades éparses et de ses livres, tout était à apprendre, à découvrir. Elle était une enfant de dix ans dans un enveloppe de chair d’une trentaine d’année. Et pas n’importe lequel, puisque elle était différente en bien des façons qu’elle ne saisissait pas tout à fait, ou refusait d’admettre de vive voix. Rebecca se savait spéciale – il suffisait de voir le traitement de ses plaies – mais son vocabulaire succinct butait sur le mot adéquat pour définir sa particularité. Lui, avait dit, qu’elle n’était pas naturelle, sans toutefois développer ses idées, incapable également, d’aller au bout de sa pensée. Pour l’heure néanmoins ce n’était pas ce qui inquiétait le plus la jeune clone, qui avait des soucis plus urgents à régler. Elle n’avait plus de toit, pas de refuge, et nulle part où aller, or dormir dans la rue n’était plus envisageable. La veille, des adolescents effrontés un peu trop téméraires l’avaient retrouvé dans une ruelle, recroquevillée dans l’embrasure d’une sortie de boite de nuit, non loin d’une bouche de métro aux effluves nauséabondes mais tièdes. En la voyant se déplier d’un bond, ses yeux sombres dardés sur leurs silhouettes, ils s’étaient enfuis à toutes jambes en lançant une flopée d’injures qu’elle n’avait pas saisi. Il était temps que ça s’arrête.

Et le destin pour une fois bien luné, avait mis la solution sous son nez puisqu’en fouillant dans ses poches, elle était retombée sur un bout de papier froissé avec des coordonnées inscrites à la va vite. Celles d’une connaissance de passage au centre médical, avec qui, elle avait échangé quelques paroles - un miracle pour elle -. Le spectre du visage de l’inconnu encadré de beaux cheveux roux se matérialisa une seconde avant de disparaitre dans la bise automnale. Puis Rebecca parti à sa recherche d’un pas décidé, en abandonnant derrière elle les vestiges sommaires de sa nuit passée. Grâce à Wyatt, elle disposait d’un téléphone portable, qu’elle maitrisait gauchement suite à des explications poussives de sa part. Régulièrement l’appareil émettait des bips faiblards signe que sa batterie faiblissait, mais il lui en était resté suffisamment pour rentrer une adresse précise, et user du GPS. La maison de Poppy se situant à l’autre bout de la cité, il lui fallut un moment pour y parvenir, à slalomer entre les gens pressés, les forces de l’ordre omniprésentes, et les gamins turbulents. Arrivée à destination cependant, elle hésita devant la porte, ultime barrière entre elle, et sa pair. L’infirmier lui avait recommandé de ne se fier à personne (sauf lui sinon pourquoi l’avait-elle trouvé au départ), et, accorder sa confiance était dangereux. Un terme qui revenait sans cesse depuis… Depuis sa naissance ? Depuis qu’elle existait ? Depuis toujours. Ils avaient prévu de se revoir, mais l’un comme l’autre avaient convenu d’attendre un peu que ça se tasse. Il la préviendrait quand ce serait bon; ça faisait désormais trois semaines. Elle frappa sur le bois dur plus fort que prévu, avec pour seule réponse le silence des alentours, mélange de pots d’échappement, de discussions indistinctes, et de vent. Et soudain un bruit. « Je peux vous aider ? » Rebecca resta muette et insista, avant d’apercevoir les traits de Poppy se matérialiser. « Entre. » Sans se faire prier, elle pénétra à l’intérieur en laissant ses yeux détailler ce qu’ils pouvaient, et se tourna vers son interlocutrice. « J’ai besoin d’aide. Je crois. » Enchaina t-elle, les sourcils froncés, en pleine réflexion. Son intuition - qui lui échappait - la poussait à se confier corps et âme à cette étrangère, qui semblait partager autant de secrets qu’elle. Si ce n’était plus. « Je me suis enfuie il y a pas longtemps et je ne savais pas où aller. Tu m’avais dis de venir si besoin. » Elle haussa les épaules, et s’accorda un peu de répit pour souffler et reprendre ses esprits qui galopaient dans des directions opposées.

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MessageSujet: Re: Whisper words of wisdom ◇ Rebecca   Dim 31 Déc 2017 - 0:25

Il lui arrive parfois de s'ennuyer, une caractéristique purement humaine que Poppy n'a pas tardé à prendre en horreur. De ce qu'elle en sait, les clones ne sont pas censés être oisifs. Même sans en avoir l'air, il y a constamment quelque chose en train de tourner chez eux, que ce soit leurs mains ou leur esprit, et il lui semble inconcevable de ne pas avoir été bâtie sur le même modèle, comme s'il existait une sorte de hiérarchie supplémentaire au sein de son espèce - les clones de base, ceux faits à la chaîne et dont les finitions laissent si souvent à désirer, et puis les clones plus élaborés qui, comme elle, sont censés imiter dans les moindres détails ceux dont ils ont pris la place. Comme tout le reste concernant sa race, Poppy a mis du temps à s'en rendre compte mais, depuis, n'en a rien accepté. Elle sait qu'elle a perdu trop de temps à essayer de se plier à l'existence que lui dictaient ses concepteurs et à être cette Connie avec qui elle n'avait plus grand chose en commun. Car Connie, elle, s'ennuyait facilement. Poppy avait bien essayé de faire un effort, pensant leur faire plaisir, mais en était arrivée à la conclusion qu'elle ne pourrait jamais rivaliser avec leur fille décédée et qu'ils le savaient tout autant qu'elle. Elle était un substitut, rien de plus, dont la présence était à force devenue une gêne. Ils l'aimaient quand même, du moins si elle pouvait les croire, mais ça ne suffisait pas. Poppy ne suffisait pas, et son existence ne lui suffisait pas non plus. Elle avait dû leur paraître ingrate en finissant par leur révéler le fond de sa pensée mais ce souvenir était celui que Poppy chérissait par dessus tout. En l'espace de quelques heures, elle avait dépassé son statut de clone pour se revendiquer en tant qu'être à part entière, le reste appartenant à la légende qu'elle s'était forgée.
Cet ennui, elle le sait, fait partie d'un héritage dont elle ne pourra jamais vraiment se défaire mais qu'elle se refuse à accepter. Elle ignore comment Connie s'en occupait mais, pour sa part, elle n'a de cesse de le faire taire en se lançant dans de nouveaux projets. Elle réfléchit, tournant en rond dans ce petit appartement qui est le sien, et couche par écrit toute idée qui lui semble pertinente pour la suite. Elle lit, se documente, et apprend toutes sortes de choses que les humains ont depuis longtemps délégué. Contrairement à beaucoup de ce qu'elle interroge, elle sait se servir de ses dix doigts pour autre chose que jouer à des jeux vidéos ou caresser ses amants de passage. Elle sent l'interrogation de ceux-ci lorsqu'ils découvrent comme sa peau peut paraître abimée par endroits, comme trop sollicitée pour avoir pu se défendre autrement qu'en s’épaississant. Elle n'est pas la poupée fragile qu'ils voudraient qu'elle soit, et leur trouble ne cesse de la convaincre qu'elle est sur la bonne voie. Peut être qu'elle leur fait peur, c'est un risque dont elle a conscience, mais Poppy sait aussi que ça les excite au moins autant qu'elle. Par prudence, néanmoins, elle cache son matériel en entendant frapper à la porte et vérifie à deux fois que rien ne dépasse avant d'aller ouvrir. Elle sait qu'elle peut justifier à la présence de tout ce qui se trouve chez elle mais préfère éviter de courir le moindre risque, surtout en ne sachant pas qui est venu lui rendre visite. Le visage lui apparait cependant familier et, en y rattachant le nom et l'histoire associée, Poppy s'empresse de la faire entrer, non s'en s'assurer que personne ne l'a suivie. Et tu t'es souvenue de moi. Tu as bien fait. Elle fixe Rebecca en attendant de découvrir dans quelle mesure elle a besoin de son aide, prenant déjà les paris sur ce qui motive sa présence. Si elle est là, seule, ça ne peut vouloir dire qu'une chose et Poppy ne peut cacher sa satisfaction en découvrant qu'elle est tombée juste. Tu as bien fait, tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux, tu es la bienvenue. Elle insiste sur ce dernier mot, conscience que ce n'est pas le genre de choses que ses semblables ont l'habitude d'entendre. Quelqu'un sait que tu es là ? C'est pas que je n'aie pas confiance en toi mais je suis obligée de poser la question. Machinalement, elle retourne jusqu'à la porte pour guetter une éventuelle présence de l'autre côté et, une fois rassurée, prend Rebecca dans ses bras. Raconte moi tout.

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MessageSujet: Re: Whisper words of wisdom ◇ Rebecca   Lun 22 Jan 2018 - 19:54

C’était la première fois qu’elle allait chez quelqu’un ; auparavant elle n’avait connu que l’appartement, l’hôpital et une poignée de lieux publics  mais jamais rien de personnel, de familier ou d’intime. Il lui semblait violer la sphère privée de Poppy en agissant de la sorte, et pour autant, elle était curieuse de voir comment cette dernière vivait. Elle qui avait passé la majeure partie de son temps entre quatre murs qu’elle avait appris à connaitre, puis à détester, se sentait gagnée par l’expectative de pénétrer dans un monde différent du sien. Dès lors à peine fut-elle rentrée à l’intérieur, que déjà, ses yeux papillonnèrent à droite et à gauche en quête de détails susceptibles de nourrir son appétit et sa soif de connaissance. Mais de son inspection fugace, elle n’apprit pas grand chose, surprise de constater à quel point les lieux étaient aussi vides et froids que là où elle avait vécu. Devait-elle déceler dans cette étrangeté un trait commun ? Ou les clones étaient-ils tous ainsi ? Elle avait tant à découvrir et à apprendre... « Et tu t'es souvenue de moi. Tu as bien fait. » Elle abandonna sa contemplation pour reporter son attention sur la jeune femme aux cheveux incandescents, avant d’acquiescer du menton. « Tu as bien fait, tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux, tu es la bienvenue. » Elle croisa les bras sur sa poitrine par automatisme, et s’essaya à sourire pour signifier qu’elle était reconnaissante de son hospitalité. Il y avait peu de gens qui s’étaient montrés intéressés et courtois à son égard durant sa période de captivité, et Poppy appartenait à ce nombre réduit. Elle ne pouvait expliquer comment, mais elle était confiante quant à ses intentions, et son désir de vouloir l’aider. Et quelque part, ça la rassurait de se dire qu’elle n’était pas seule, et qu’il y avait au moins une épaule sur laquelle compter en cas de soucis. Un peu comme aujourd’hui, tandis que son ancien geôlier persistait à la débusquer pour la ramener au bercail. Rebecca n’était pas idiote, elle avait remarqué - par miracle sans doute - l’homme à la capuche noire qui avait tenté de la courser en vain dans les transports. Fort heureusement pour elle, la rescapée avait été plus rapide et ses jambes athlétiques s’étaient empressées de prendre le relai. « Merci, c’est très gentil de ta part. » Elle espérait que la situation soit temporaire, juste de quoi se reposer en attendant de trouver une planque convenable, et peu être une nouvelle identité. Ses connaissances en survie qu’elle persistait à croire rudimentaires l’avaient pourtant déjà tiré de plusieurs faux pas, comme si tout ça fut inné ou intégré en elle… « Quelqu'un sait que tu es là ? C'est pas que je n'aie pas confiance en toi mais je suis obligée de poser la question. » Elle secoua la tête, le contraire l’eut étonné, prudence était mère de sagesse. « Non, je l’ai semé. Personne ne sait que je suis là. » Pas même Wyatt songea t-elle, alors qu’il avait été le premier à poser les questions préludes à sa rebuffade. Elle observa Poppy vérifier ses dires, et tressaillit légèrement lorsqu’elle la prit dans ses bras, les contacts physiques perduraient à la troubler. Néanmoins, elle lui rendit son accolade, profitant de cet élan de tendresse étonnant quand on savait ce qui se tramait derrière les portes. Elle relâcha son étreinte, et attendit la suite qui ne tarda pas à arriver. « Raconte moi tout. » Ses lèvres esquissèrent une moue pincée, et sa prunelle se voila d’un voile noir charbonneux. Il y avait tant à lui rapporter, par où commencer ? « Et bien. Cela fait plusieurs années que l’homme que.. que j’aimais, Holland, me retenait prisonnière, je ne pouvais pas sortir. Il disait que c’était normal, que j’étais trop précieuse, et que pour ma sécurité il valait mieux que les choses soient ainsi. J’ai bien essayé de poser des questions, de comprendre, en quoi j’étais si spéciale mais il ne voulait pas me dire. Il me frappait. » Sa main eut un soubresaut le long de sa jambe, au fur et à mesure que les souvenirs remontaient à la surface. Il avait été aussi beau et gentil que cruel, le parfait mélange des deux extrêmes. Et en dépit de tout ça, il lui manquait, à tel point que plus d’une fois elle avait songé à foncer droit dans le piège. « Un jour où Holland était absent j’en ai profité pour détruire la porte, ensuite.. je suis allée à l’hôpital où… il y avait ce garçon qui s’inquiétait de me voir revenir aussi souvent. Il m’a aidé. J’ai vécu dans la rue, je ne sais pas… Je ne savais pas où aller. » Elle se tut pour rassembler avec acuité les événements qui s’étaient enchainés les semaines précédentes et poursuivit. « Je n’ai pas de souvenirs d’avant Holland… J’ai appris récemment ce que j'étais, une clone, mais je n’ai pas de code d'identification, je ne sais pas ce qu’était ma vocation première… » Sa voix s’éteignit dans le secret du silence qui entouraient leurs frêles silhouettes. Elle avait beau chercher elle ne trouvait que le néant en guise de réponse à toutes ces interrogations persistantes. « Est ce que tu penses pouvoir m’aider à le trouver ? » Se hasarda t-elle à demander, une lueur d’espoir dans le regard, tandis qu’elle s’appuyait contre un mur pour calmer les tremblements de son corps pas tout à fait réparé. Mais ce n’était là que le début de ses démarches, Rebecca voulait trouver, et ensuite… Ensuite - ça la démangeait de l’admettre - elle voulait détruire Holland.

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MessageSujet: Re: Whisper words of wisdom ◇ Rebecca   Mer 7 Mar 2018 - 21:46

Pour Poppy, c'est une première et, l'effet de surprise passé, elle réfléchit déjà à l'aspect pratique de la chose. Il va de soi que la présence de Rebecca dans cette pièce représente un danger non négligeable, ne serait ce que parce que sa semblable est en fuite et qu'il est inconcevable que personne ne soit à sa recherche. Quant Poppy a cherché à gagner son indépendance à la mort de ses concepteurs, il lui a fallu montrer patte blanche et visage le plus humain possible à ceux qui avaient la charge de son avenir. Elle se souvient encore aujourd'hui de l'aspect aseptisé des pièces dans lesquelles on l'interrogeait et du froid que ses interlocuteurs manifestaient à son sujet. Derrière son sourire de façade, Poppy avait compris qu'ils n'hésiteraient pas à se défaire d'elle au premier doute qu'ils pourraient avoir à son sujet. Par chance, le décès de ses concepteurs n'en avait laissé aucun et elle s'en était sortie lavée de tous soupçons, ou presque. A voir l'air apeuré de Rebecca, Poppy se doute bien que l'histoire est plus compliquée et qu'il en sera de même pour son issue, d'où son insistance à lui signifier qu'elle a fait le bon choix en venant vers elle. Elle sait que d'autres clones auraient pu l'aider, quelques humains aussi, mais savoir qu'elle a eu la préférence de sa semblable a un côté flatteur qu'elle ne peut ignorer. Elle hoche la tête pour toute réponse à ses remerciements, ne voyant aucun intérêt à se confondre en politesses qui n'auront d'autre utilité que de leur faire perdre un temps potentiellement précieux. La première question de Poppy les ramène d'ailleurs sur le sujet de leur sécurité, bien que la réponse de Rebecca ne puisse vraiment la rassurer. Mais il y avait quelqu'un. Il faudra être prudentes, toi comme moi. On verra ça après. Et elle n'aime pas ça, comme le trahit le martèlement de ses ongles contre son avant-bras, battement silencieux mais qui parcourt chacune de ses cellules jusqu'à cet élan qui la pousse à prendre Rebecca dans ses bras. L'étreinte ne dure qu'un instant ou deux mais lui permet d'approfondir l'étude de sa semblable et de confirmer la confiance qu'elle a d'emblée décidé de placer en elle. Pas de mouchards non plus, à priori. Elle l'écoute avec attention, comme figée pour mieux retenir chacun des points que Rebecca estime être essentiel. Elle l'écoute et a l'impression de retrouver la même histoire une fois de plus, à croire que les humains manquent d'imagination au point de tous asservir leurs clones pour les mêmes raisons, et surtout les mêmes pulsions. Son visage devient froid, dur, tandis qu'elle retient le nom de Holland. Quel garçon ? Elle sait qu'elle ne devrait pas l'interrompre mais il le faut pour remonter jusqu'aux différents protagonistes et agir en fonction. Peut être que ce n'est qu'un gentil garçon comme Rebecca le dit, mais il peut également être une future menace. Tu as forcément un code, comme tout le monde. Il doit seulement être mieux caché que pour la plupart d'entre nous. Quelques idées lui viennent aussitôt pour expliquer le secret qui entoure la nature de Rebecca, bien qu'aucune ne soit très flatteuse ni utile dans l'immédiat. Elle pourrait lui en faire la liste, avec les implications de chacune, mais ne voudrait pas la faire fuir si vite, ni l'amener à se croire condamnée avant même d'avoir lutté. A force, Poppy sait quelle violence peut accompagner la révélation d'une nature de clone, et le trouble que cela ne manque jamais de produire chez ceux qui en font la découverte. Ils en ressortent comme salis, trop troublés pour accepter autre chose que de se croire dénaturés alors qu'il n'en est rien. A l'écho de cette puissance nouvelle qui devrait les gagner, ne résonne que l'échec que l'Homme a choisi de lui associer. Ton but ou l'homme qui te retenait ? Elle pose la question tout en sachant que les deux sont étroitement liés et le sont sûrement déjà dans l'esprit de Rebecca. Si elles trouvent ce Holland, alors elles trouveront aussi un moyen de le mettre face à ses responsabilités et de lui faire payer ce qu'il a infligé à leur race. Poppy sait que c'est aussi pour cela que Rebecca s'est tournée vers elle et non pas n'importe quel humain qui aurait été prêt à la recueillir et lui prendre la main le temps qu'il le faudrait. Les humains sont très forts pour ce genre de choses, nettement moins pour l'action. Mais je peux t'aider, pour l'un comme pour l'autre. Il faut juste que tu sois sûre de toi. Tu as le temps de réfléchir si tu veux, mais une fois lancée ce sera trop tard pour faire demi tour. Elle énonce ce rappel tout en fixant le visage de Rebecca, à la recherche de n'importe quel indice susceptible de la trahir. Appuyée contre un mur, le clone lui apparaît plus fatigué qu'autre chose, un bon point qui embrase son regard. Mais tu n'abandonneras pas, je le sens. Tu arrives même juste à temps, le combat n'a pas encore commencé. Ce n'est qu'une question de jours, de semaines peut être, mais Poppy est prête. Dans l'ombre, mais prête.

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