make ash and leave the dust behind.


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Rebecca Deckard

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INSCRIT LE : 24/09/2017
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MessageSujet: make ash and leave the dust behind.   Lun 2 Oct 2017 - 18:53

billie & rebecca.
welcome to the inner workings of my mind so dark and foul I can't disguise,
nights like this I become afraid of the darkness in my heart.




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Sept heures et demie. Le chiffre rouge clignotait sur le réveil, nimbant la chambre d’une lueur aseptisée semblable à celle des hôpitaux. Il ne manquait plus que les barreaux derrière la fenêtre pour parfaire l’atmosphère déjà inquiétante des lieux. A ses côtés, le corps fatigué de Holland entremêlé dans les draps se soulevait doucement sous sa respiration sereine. Elle se pencha légèrement pour scruter ses traits assoupis, il avait l’air tellement vulnérable dans cette position. Il aurait suffit qu’elle prenne un coussin pour l’étouffer…. Ou qu’elle aille à la cuisine récupérer un couteau qu’elle plongerait dans sa chair à plusieurs reprises. Ou même qu’elle s’empare de la clef dans la poche de sa veste pour s’échapper et ne plus jamais revenir. Rebecca disposait d’un panel assez large pour mettre fin à ce cauchemar qu’elle vivait. Elle n’avait qu’a s’arrêter sur une option pour la réaliser. Pourtant, elle ne bougea pas d’un pouce, stoïque. Elle avait déjà pensé à tout ça, elle nourrissait même ses songes de ce genre d’utopies sans toutefois les accomplir. Holland l’avait mise en garde sur ce qui adviendrait d’elle dans le cas où elle lui désobéirait. Et ça suffisait à la maintenir tranquille pour l’instant. De toute façon, elle doutait pouvoir s’en sortir seule, l’aide de quelqu’un lui était nécessaire pour parfaire sa fuite. Trop de choses sur le monde extérieur dont il l’avait préservé toutes ces années (?) lui échappaient, et elle craignait ne pas être capable d’en saisir toutes les subtilités. Alors en attendant que l’heure vienne, elle se devait de jouer le jeu et de plier sous ses assauts répétés si nécessaires. Elle effleura sa joue du bout de sa paume froide, et sans y prendre garde, elle fit glisser ses doigts sur sa gorge palpitante en exerçant une légère pression. Il ne broncha pas, et elle serra davantage jusqu’à ce qu’il se réveille en sursaut en toussant. Immédiatement il se tourna vers elle, ses yeux furibonds noirs comme de l’encre. « Qu’est ce que tu fiches Rebecca ? T’es complètement malade ou quoi ? Lâche moi immédiatement. » Il ne croyait pas si bien dire, n’était-ce pas pour ça qu’il l’envoyait régulièrement se faire soigner ? Quoi d’autre si ce n’était pas une maladie ? Elle avait lu dans ses ouvrages qu’il existait des maux incurables, auquel les plus grands chercheurs n’avaient pu trouver de remèdes. Par déduction elle s’était donc placée dans cette case là. Ne lui avait-il pas dit à mainte reprises qu’elle était différente, et que cette différence était justement problématique… A tel point qu’ils devaient se contenter de cette romance cachée entre deux portes, par soucis de contagion, réputation, ou tout autre synonyme qu’elle avait déjà oublié. « Rebecca ! » Le son de sa voix la tira de ses pensées, tandis qu’il la repoussait brusquement. Son bras retomba mollement le long de sa poitrine, et ses iris s’accrochèrent aux siennes. « Pardon. » Se contenta t-elle de dire plus par réflexe que sentiment de culpabilité. Là aussi, c’était ce qu’il souhaitait, qu’elle se comporta docilement, et cède à toutes ses pratiques. Néanmoins cette fois ci, c’était avec réserve qu’il la toisait, sur la défensive même. Elle vit une lueur apeurée flotter sur ses traits usés, avant de disparaitre aussi vite qu’elle était venue. C’était comme…. Comme si il savait tout ses secrets les plus intimes. L’étau se resserra sur sa conscience, et elle baissa le menton en signe de soumission, tout en remontant les couvertures sur sa peau nue. « Prépare toi. Ce matin il y a ta visite de routine, je ne ne veux pas qu’on soit en retard comme la dernière fois. » Elle murmura un vague oui, et se leva pour rejoindre la salle de bain pendant qu’il s’affairait à remettre ses vêtements de la veille. En effet, il l’avait frappé si fort il y a de cela une semaine qu’elle avait été incapable de marcher et de se trainer jusqu’au rez de chaussé. La porter discrètement avait été compliqué, et plusieurs voisins s’étaient questionnés en la voyant ainsi brinquebalée vers la voiture. Du sang avait même tâché la chemise bleue impeccablement repassée de son geôlier. Mais si certains s’étaient offusqués, aucun n’avaient esquissé le moindre geste. Typique, avait-elle pensé en réalisant que son plan de s’évader ne serait pas aisé, et qu’il lui faudrait des épaules dignes de ce nom sur qui s’appuyer. Wyatt l’était-il suffisamment fort ? Elle n’avait pas encore eu l’occasion de lui reparler, et ne vivait que pour ça dernièrement. A chaque coup qu’Holland lui assenait, elle se raccrochait à la perspective de revoir les traits imprégnés de bonté du jeune infirmier. Peut être aujourd’hui avec un peu de chance….

Mais Rebecca ignorait que pareil traitement n’était pas du tout ce que lui réservait le destin. Pas toute suite en tout cas. Fin prête dans une robe trop habillée pour sortir - elle n’avait que ça, il ne lui offrait que des frasques luxueuses -, elle l’avait suivi jusqu’au véhicule. Le front collé à la vitre, elle observait en silence le paysage qui défilait sous son nez et qu’elle ne pouvait qu’admirer à défaut d’évoluer dedans. A côté d’elle, le riche entrepreneur passait ses coups de fils sans se soucier d’elle, il y était question d’argent notamment, et de dettes. Rebecca faisait mine de ne pas écouter, mais chaque information venait se nicher dans un coin de sa mémoire. Tout pouvait être utile. Ils arrivèrent finalement en bas des bâtiments on ne peut plus familiers, et il la guida à l’intérieur d’une poigne ferme dans son dos abimé. « Holland Wakefield. J’ai rendez vous pour qu’on s’occupe d’elle. Visite de routine suite à des dommages importants. Vous pou-… Merde. » La sonnerie du téléphone le coupa en plein élan et il décrocha avant de se tourner vers la secrétaire. « Attends deux secondes. Faites ce que vous avez à faire avec elle… J’en ai pour plusieurs minutes. Dites bien au docteur mon nom et dites lui que c’est urgent. » Sans lui dire au revoir, il la planta là face à une femme plus âgée qu’elle, qui la dévisageait avec pitié. « Et bien… Venez suivez moi. » Resserrant sa veste un peu trop large sur son corps famélique, elle marcha dans ses pas au travers un dédale de couloirs. Elle avait beau fréquenter ses lieux assidument, elle était constamment étonnée des changements qu'il y avait. « Tenez, asseyez vous là, on va venir s'occuper de vous mon petit. » Son interlocutrice lui toucha le coude en esquissant un sourire compatissant, mais elle ne répondit rien, se contentant de s'installer sur une chaise en plastique. Elle était obnubilée par Wyatt, où était-il ? Elle ne l'avait pas croisé sur le chemin... Était ce le mauvais jour ? A défaut de le trouver, elle perçu un regard insistant sur elle et se tourna vers la source du problème. Il y avait là bas une brune, aux bras croisés sur sa poitrine, qui fronçait les sourcils en la détaillant. « Pourquoi est ce que vous me regardez comme ça ? » Demanda t-elle d'une voix sûre brisant le calme de la salle d'attente où il n'y avait qu'elles deux. Qui était-elle ? Et pourquoi s'obstinait-elle à suivre ses mouvements de ses iris noisettes ?

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- run for cover run while you can, baby, don't look back you gotta run for cover, don't be afraid of the fear, that's a played out trap, I know you're not the only one. he got a big smile, he's fake news just run for cover, you've got nothing left to lose | @ the killers.
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Arielle Adler
BILLIE ADLER

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MessageSujet: Re: make ash and leave the dust behind.   Sam 25 Nov 2017 - 17:41

Billie était en pleine santé, si l'on oubliait les bleus qui coloraient son abdomen, et ceux qui ternissaient ses bras. Elle était en aussi bonne santé qu'elle l'avait toujours été, que cette santé soit physique ou mentale. Cette inquiétude, qui provoquait des remontées acides dans son œsophage, lui était bien familière – trop familière. Que lui découvrirait-on cette fois ? Lui proposerait-on simplement de l'arnica pour calmer la douleur lié aux coups responsables des couleurs sur sa peau claire, ou détecterait-on un mal plus embarrassant, qui nécessiterait une remise en état de F451, le clone qu'elle était sensée être ? Comment réagiraient-ils, si une hémorragie interne noyait son foie ? Proposeraient-ils de l'échanger contre un produit en meilleur état ? Son engagement aurait-elle raison de sa vie, si bêtement ? Les bras fermement croisés sur sa poitrine, la jeune femme s'efforçait de paraître aussi calme qu'elle s'imaginait devoir l'être. Pourtant, son cœur tambourinait dans sa poitrine, la priant de laisser la panique empoisonné chacun de ses membres, jusqu'à les faire trembler. Manque de chance, pour ce sentiment néfaste, Billie était une habituée des hôpitaux, et surtout, était habituée à avoir peur sans ne rien montrer. Un sourire cynique inonda son visage quand elle réalisa que d'une certaine façon, c'était grâce à Xavier qu'elle était aussi efficace dans cette mission. S'il ne l'avait pas brisé auparavant, elle n'aurait peut-être jamais pu supporter ses coups, en se contentant de serrer les dents et de protéger son corps comme elle le pouvait. Comment aurait-elle appris à présenter les endroits de son corps qui présentaient le moins de risque ? Comment aurait-elle appris qu'une côte cassée était bien plus douloureuse qu'un foie blessé par un coup mais que cela ne nécessitait pas nécessairement d'aller à l'hôpital – et que c'était donc mieux ? Elle soupira, et se maudit de penser à cet homme – et surtout de réussir à penser qu'il lui manquait, qu'il n'était pas si affreux que ça. Luiza, elle, n'aspirait qu'à se défouler, quand elle s'en prenait à Billie. Et ses excuses, ses pleurs après... C'était un véritable miracle que Billie n'est pas encore vomi devant tout cela. Mais pour une raison ou pour une autre, elle parvenait toujours à attendre le départ de Luiza pour retrouver les toilettes, ou s'effondrer. Elle soupira, et sursauta légèrement en entendant la voix d'une infirmière vers elle. Cette voix ne lui était pas familière, et cela ne faisait que risquer de compromettre la couverture de Billie. Tant qu'elle restait avec les mêmes infirmières/infirmiers et médecins, elle ne risquait pas grand chose. Mais si un nouveau décidait de s'occuper d'elle, cela serait quitte ou double... A quel point le système mis en place par la résistance était-il efficace ? Ses épaules s’affaissèrent lorsqu'elle réalisa qu'elle ne risquait rien, et elle observa la patiente – le clone – et reposa son attention sur l'infirmière jusqu'à s'assurer qu'elle soit partie.
Attirée comme un aimant, son regard retourna rapidement vers le clone qui se trouvait devant elle – Billie se demanda quand était la dernière fois qu'elle avait eu une jeune femme aussi belle, et se demanda si c'était pour cela qu'elle avait été choisie – ou si elle avait été confectionnée pour être aussi resplendissante. Pourtant, son aura semblait beignée de tristesse. Etait-ce la volonté de se retrouver dans quelqu'un ? De pouvoir établir une relation sincère avec quelqu'un ? Ou simplement un vœu pieux, que de se retrouver dans ce que son visage exprimait ? L'usurpatrice hésita quelques secondes à lui parler mais n'hésita de se raviser, quand le clone sembla s'impatienter de son intérêt pour elle – Billie n'était probablement pas aussi discrète qu'elle se l'imaginait. Elle sursauta légèrement en entendant le ton assuré de sa voix – elle s'était sûrement trompée. Cette jeune femme était bien plus assurée, puissante, qu'elle ne l'avait jamais été. Et pourtant, c'est ce que Billie devait faire mine d'être. Elle se redressa, pour se donner de l'assurance, et haussa les épaules. « Je demande ce que vous avez de spécial, pour être traitée de la sorte. » lança-t-elle, après s'être assurée que personne n'approchait de la salle d'attente. Le peu de fois où elle avait été ici, Billie s'était rendue compte que la plupart des employés de l'hôpital traitaient les clones avec mépris. Il existait bien évidemment des exceptions, mais elles n'étaient justement pas nombreuses. Elle déplia ses bras et ses jambes, et se déplaça de manière à s'installer sur le même coté que la demoiselle, laissant une chaise vide entre elles deux. « Vous appartenez à quelqu'un d'important ? » Ce n'était probablement le genre de questions que les clones se posaient entre eux, mais avec l'excuse du traitement qu'on lui accordait, cette question pouvait passer comme justifiée. Et puis, il y avait autant de personnalités que d'individus et de clones. Tant pis, si elle passait pour quelqu'un d'intrusif – chacun avait ses défauts. Elle ne dit rien, pourtant, quand elle aperçut les restes d'un bleu autour de son œil gauche. Si elle ne s'était pas rapprochée, cela serait sans aucun doute passé pour des cernes. Si Billie n'était pas une experte en la matière, elle n'aurait probablement rien remarqué. Elle se tut, pourtant. Il y a des questions qui ne se posent pas. Désormais, Billie se sentait investie d'une toute autre mission : comment l'aider, sans poser les questions qui fâchent ?
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