leave every bottle as empty as my promises.


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Brandon Rose

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MessageSujet: leave every bottle as empty as my promises.   Lun 18 Sep 2017 - 21:09


gene + bran
Unafraid, feel it rise
Baby you can bet I'm high
Then the pain, let it ride
I been aching the whole time

@niykee heaton, sober.

Bran n'était pas étranger aux retournements de situation. Il aurait dû savoir que la vie suivait son cours, indépendamment des détours qu'on voulait lui faire entreprendre, que malgré toute la volonté du monde, l'univers, le chaos originel reprenait toujours ses droits. Il aurait dû le savoir, car il avait déjà été témoin du caractère erratique et sans aucun sens de l'existence. Toute sa vie, il s'était préparé à être un danseur. Il avait suffi d'un coup de volant, un faux mouvement du destin qui les avait envoyé, lui et ses rêves de gloire, dans le fossé des espérances chambardées. Et si seulement c'était le seul tour cruel que le sort lui avait jeté. Ses contradictions, ses égarement lui sautaient au visage. Depuis seize ans avec la même femme, il n'était même pas fichu de faire s'entrelacer leurs chemins et il ne cessait de recroiser celui d'un visage qu'il pensait – voulait, désespérément – avoir oublié. Et enfin, depuis quelques semaines, il avait perdu la trace de la seule chose qu'il avait pensé être constante dans son existence erratique. Une fois de plus, sa vie lui échappait comme du sable froid entre les mains et ce soir, il avait envie de construire des châteaux chimériques. Juste pour une nuit, se faire croire qu'il y avait encore quelque chose de réel, de tangible, quand en vérité tout s'évanouissait autour de lui. Ou peut-être était-ce le contraire qu'il voulait, alors qu'il achetait la bouteille de gin et la glissait dans un sac à papier. A sa grande surprise, le rayon alcools était encore plein lorsque les denrées de première nécessité venaient à manquer. Il aurait pourtant parié que tous les gueux décérébrés de Mount Oak se seraient jetés sur les liqueurs fortes pour oublier leur situation misérable. Au lieu de ça, ils avaient fait le plein de nourriture comme si la fin du monde était proche, et que les disparitions étaient le signe annonciateur d'une famine à venir. Si l'on avait demandé à Bran ce qu'il en pensait, il aurait répliqué que les seules carences à craindre étaient celles de ses concitoyens en intelligence et bon sens. Cependant, personne n'était venu s'enquérir de son opinion et c'était tant mieux, car il n'avait pas la moindre envie de dispenser l'évangile à qui que ce soit, et encore moins à des ingrats incompétents. Cependant, cela ne signifiait pas qu'il avait envie d'être seul. Et puisque Skylar avait disparu, que Serena menaçait de le rendre fou et que plus loin il se tenait de Philae, mieux il se portait, il n'y avait plus qu'une seule personne à aller voir. Il tourna dans la rue désertée et marcha jusqu'à l'immeuble de Gene Edelstein. Sur les marches un jeune couple se bécotait et ils s'ignorèrent mutuellement, l'un trop occupé à broyer sa solitude, l'autre enhardi par l'atmosphère apocalyptique. Bran vit d'ailleurs la main du garçon disparaître sous le corsage de sa petite amie et il haussa un sourcil réprobateur. Bonne chose qu'il ait mis les choses au point avec la baby-sitter qui gardait Mia ce soir. A cet âge-là, il se contentait de se glisser dans la chambre de sa petite amie – il soupçonnait d'ailleurs Serena d'avoir fait installer des baies vitrées pour que leurs petites incartades nocturnes soient plus faciles – et d'explorer son corps dans l'intimité vertueuse de son lit. Mais qui était-il pour juger, finalement ? Ne se rendait-il pas chez Gene Edelstein avec une idée derrière la tête, celle d'oublier tous ses soucis dans le fond d'une bouteille et plus si affinités ? Après tout, la jolie renarde était celle qui accueillait (plus qu'elle ne le subissait, d'ailleurs), à intervalles irréguliers et depuis plusieurs années, sa lamentable incapacité à prendre une décision. Il ne se rendait pas chez la jeune femme avec le désir d'avoir une discussion profonde sur le sens de la vie et sur la signification des disparitions. C'était même l'inverse. Il voulait s'assommer, jusqu'à en oublier le reste, ouvrir une bouteille, puis deux, puis trois, sentir ses sens se troubler puis s'affûter, laisser son corps s'oublier au contact d'un autre et se réveiller avec un vague goût de regrets sur la pointe de la langue. Il n'y avait pas d'autre raison à sa venue que celle-ci, viscérale et primaire. L'envie lui dévorait le ventre depuis cette manifestation dans le square et il avait décidé de prendre les devants. Il fallait juste que Gene soit d'accord… Si d'ailleurs elle était là. Bran arriva devant sa porte et toqua fortement, au cas où la demoiselle avait mis la musique trop fort (mais ce pouvait être tout à fait autre chose, comme une sieste décalée, une simple envie de ne pas répondre ou une autre facétie d'Edelstein, des extravagances qu'il avait renoncé à comprendre et qui faisaient le charme de l'effrontée). Dans sa main, la bouteille le tentait plus que jamais et il ne put s'empêcher d'être soulagé lorsqu'il vit la porte s'ouvrir et que la silhouette longiligne de la renarde futée apparut dans son encadrement. Appuyé contre le mur, Bran prit le temps de l'observer des pieds à la tête, un sourire de magicien aux lèvres et lorsqu'il releva finalement les yeux, ses prunelles étaient d'un bleu chaud qui résumait parfaitement ce qu'il pensait de l'allure de sa compagne. Chez elle, le débraillé avait un charme inexplicable. D'un geste éloquent, il leva la bouteille qu'il tenait dans la main et la tendit comme une offrande de paix. « Il paraît que tu es la femme de la situation. » ronronna-t-il, les fossettes creusées et le sourcil provocateur.

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I don't wanna wake it up, I don't wanna wake it up, I don't wanna wake it up. The devil in me.

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Gene Edelstein

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MessageSujet: Re: leave every bottle as empty as my promises.   Sam 30 Sep 2017 - 21:22

Eugenia Edelstein n’était pas le genre de jeune femme à se laisser déstabiliser aisément. Les sentiments, elle les écartait avec la hargne d’une harpie. Elle laissait aux autres les joies des disputes, parce que cela signifiait qu’il fallait se soucier d’une chose, en premier lieu. Or, la demoiselle se targuait de n’en avoir rien à foutre du monde et cela lui convenait parfaitement. Il y avait, toutefois, un élément ou l’autre qui, surgissant inopinément, avait le don de la frapper sans qu’elle s’y attende et que son humeur en soit dès lors changé pour la journée. Comme aujourd’hui, alors qu’elle s’emmerdait à cent sous de l’heure, assise à son bureau, avec pour seule activité la suppression systématique d’e-mails inutiles (cela allait des publicités colorées aux courriels de rappels de certains de ses collègues) quand il avait fallu qu’elle tombe sur un message d’Abel. C’était stupide, une histoire de fête organisée par le lycée pour les anciens, un truc qu’il avait sûrement forwardé par automatisme et dont elle avait été l’une des destinataires, que son cousin l’ait cherché ou non. Elle se souvenait avoir répondu immédiatement, sur un ton cynique. Elle ne savait plus précisément ce qu’elle avait envoyé (elle n’en trouva pas la trace dans la boite des messages envoyés) mais avait suivi un échange où ils se lançaient des vannes et se provoquaient l’un l’autre, comme à leur habitude. C’était peu de temps avant l’accident, constata Gene en regardant la date du message. Et ses lèvres s’arquèrent en une moue acide. Ce crétin lui manquait, même après tout ce temps. Elle avait feint de se chamailler constamment avec lui et il n’avait pas lésiné pour donner le change mais, au fond, elle n’avait réalisé à quel point elle l’appréciait que lorsqu’il était décédé et que, les jours, semaines et mois qui avaient suivi, il avait laissé un trou énorme dans le quotidien de la jeune femme. Les remarques désobligeantes ou moqueuses d’Abel, Gene s’y était habituée. Qu’on les lui ait arrachées si subitement et sans qu’elle ait le temps de voir quoi que ce soit venir avait été un choc. Depuis le temps, Gene avait réussi à faire en sorte de ne pas penser à son cousin trop souvent mais il fallait toujours qu’il vienne la provoquer et l’ébranler, même enterré six pieds sous terre depuis plus de cinq ans. Il n’y avait pas eu besoin de davantage pour que l’humeur de Gene devienne massacrante et elle avait quitté le boulot une heure plus tôt sans même prendre la peine d’avertir son patron.
Depuis, elle avait retrouvé le confort et la solitude de son appartement. Elle avait ouvert une bouteille de vin, avait troqué sa robe contre un pull informe et un mini short en jean et s’était réfugiée dans son canapé devant des émissions plus idiotes les unes que les autres et qu’elle regardait d’un œil vide, sans enregistrer la moindre information, maudissant Abel et le monde entier. Mais surtout Abel. Et celui qui venait de troubler sa quiétude en frappant à sa porte. Le visage de marbre de la jeune femme jeta un regard noir à l’entrée, bien décidée à ne pas laisser quiconque l’importuner. Qui que ce soit, il allait s’en aller et elle allait pouvoir continuer à broyer du noir en se noyant dans le vin rouge. Toutefois, le manque d’insistance et le silence qui suivit cette première secousse tint ses sens en éveil et c’est avec un grognement agacé qu’elle déplia les jambes pour quitter la chaleur réconfortante de son canapé. D’un pas léger, elle approcha de la porte et attendit encore une poignée de secondes. Elle voyait la lumière filtrer dans le couloir, ce qui signifiait que l’intrus se trouvait toujours sur le pas de sa porte. Elle ne connaissait qu’un individu assez sûr de lui pour agir de la sorte et cela se vérifia lorsqu’elle ouvrit le battant et découvrit Brandon Rose sur le seuil de son appartement. Là où elle l’aurait en temps normal accueilli d’une moue reptilienne et aguicheuse, Gene n’essaya même pas d’esquisser le moindre sourire. Elle n’était pas d’humeur et Brandon Rose pouvait bien le savoir. Elle considéra l’offrande d’un œil sombre et leva son propre verre de vin, bien trop rempli pour suivre les convenances :
- T’as deux longueurs de retard, lâcha-t-elle avant de tourner les talons, laissant toutefois la porte ouverte pour laisser au visiteur inopiné le loisir de la suivre.
Elle n’avait aucune envie d’avoir de la compagnie, ce soir, mais comme souvent dès qu’il s’agissait de Bran, il échappait à la règle générale. De plus, le regard éloquent qu’il lui avait décoché ne laissait que peu de place à l’imagination. Au moins, avec lui, elle savait que jouer au chat et à la souris était parfaitement inutile. Elle retrouva la chaleur du salon et reprit sa place initiale, non sans éteindre le téléviseur qui fonctionnait sans raison depuis des heures.
- Qu’est-ce qu’il y a, Savannah t’a envoyé chier ? s’enquit-elle, écorchant volontairement le nom de la petite amie du jeune homme.
Aussi longtemps qu’elle vivrait, Gene était bien décidée à ne jamais prononcer le prénom de la jeune femme qui, si elle n’était pas une rivale, finissait toujours par ravir l’attention de Bran. Non pas que Gene aie voulu se l’accaparer, loin de là. Elle se contentait largement de leurs sexcapades aléatoires mais aucune femme n’appréciait être le second choix, Gene pas plus que les autres.
- Autant que tu le saches tout de suite, ajouta-t-elle en se tournant pour lancer un regard d’avertissement au jeune homme. J’ai eu une journée de merde et n’ai aucune envie de causer.
Si ça ne lui plaisait pas, il pouvait prendre la porte immédiatement. Elle avait bien assez avec la compagnie de sa bouteille de vin pour la soirée.

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Let it be known: I did not fall from grace.
I leapt to freedom.
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Brandon Rose

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MessageSujet: Re: leave every bottle as empty as my promises.   Lun 27 Nov 2017 - 17:21

En se pointant chez Gene alors qu’il n’était pas annoncé, Bran savait qu’il prenait un risque – celui couru par tous les goujats dans son genre, qui était de se faire claquer la porte au nez – mais il connaissait également assez bien Gene pour savoir qu’il y avait peu de chances que ce fâcheux contretemps se réalise vraiment. Depuis qu’ils se fréquentaient – si l’on pouvait utiliser ce terme pour qualifier leurs rencontres irrégulières et à l’intensité variable, dépendant souvent de l’humeur de l’un ou l’autre plus que d’un véritable désir de se voir – ils s’étaient toujours entendus à merveille et leurs échanges acidulés ne faisaient qu’accentuer le délice de leur relation intermittente et sans lendemain. Avec Gene, il n’y avait rien de sérieux, rien de tangible, aucune promesse de l’aube et il buvait à la source de cette liberté comme s’il se trouvait au milieu d’un désert. Aride, sa relation avec Serena l’était et Gene constituait une oasis rafraîchissante au milieu de cette tempête de sable constante. Ses fiançailles avaient être rompues depuis quelques mois, il n’avait pas toujours l’impression d’être libre comme il le désirait comme si quelque chose le retenait – et puis, Serena n’aidait pas, à surgir chez lui à toute heure du jour et de la nuit, à lui faire des scènes, à jouer sur la corde sensible en évoquant leur jeunesse, toute cette cascade de souvenirs qui l’enchaînait à elle et à cette ville. Et depuis les disparitions, c’était pire. Il était coincé à Mount Oak, cultivant l’espoir insensé que celle qu’il avait perdue revienne. Quitter cette ville trop petite et trop étriquée, il en rêvait mais tant que Skylar était perdue, il ne pouvait pas songer une seule seconde à prendre la poudre d’escampette. Et puisqu’il était coincé ici, autant profiter des plaisirs qui s’offraient à lui – quoique, à l’instant présent, Gene avait l’air de tout vouloir sauf de s’offrir d’une quelconque manière. Au contraire, elle avait l’air encore plus revêche que d’habitude et si Bran n’avait pas été habitué à son attitude aussi douce que celle d’une hyène enragée (dans les bons jours), il aurait certainement fait marche arrière. Seulement, Bran était Bran et l’idée de relever un défi – lequel encore, il ne savait pas trop, il n’en voyait que les contours flous, aussi flous que ceux du pull trop large de Gene – ne fit que lui confirmer ce qu’il savait déjà : il avait eu raison de venir ici. [color=#cc9999) « Je compte te rattraper. »[/color] répliqua-t-il, un sourire entendu aux lèvres, lorsque Gene lui indiqua qu’elle avait déjà commencé sa plongée alcoolisée et il laissa son regard flotter sur la jeune femme lorsqu’elle lui tourna le dos. Son mini-short coloré jurait avec la pâleur de ses longues (longues, très longues) jambes et son pull informe découvrait le bout d’une épaule dénudée, une équation qui inspirait à Bran tout un tas de très savants calculs. La regarder ne lui suffisait pas cependant, et il la suivit dans son petit appartement qu’il finissait par bien connaître, à l’oppose de la maison aux lignes épurées qu’il occupait – de moins en moins, ces temps-ci, comme si se retrouver seul chez lui maintenant que Mia était partie lui était devenu trop compliqué. L’antre de Gene était à l’image de sa propriétaire et c’est pourquoi Bran ne s’encombra pas de manières inexistantes lorsqu’il laissa tomber sa veste sur une chaise, ni quand il alla chercher un verre dans la cuisine (dans laquelle il avait d’excellents souvenirs) pour mieux revenir, à pas de loups, vers le salon où la jeune femme avait repris une place qu’elle occupait vraisemblablement depuis des heures. « Tu seras heureuse d’apprendre que Serena et moi avons mis fin à notre relation. Un accord unilatéral obtenu de main de maître par ton serviteur. » ironisa-t-il en s’asseyant à ses côtés. Quand à la véracité de cette information, l’avocat qu’il était se gardait bien de préciser qu’elle était à mettre en doute et Bran préféra célébrer cette demi-vérité en se versant un généreux verre de gin. Gene, gin, gin, Gene, l’ironie ne lui échappait pas et il avala la boisson presque éponyme en un geste rapide et souple. Se saouler, s’abrutir, voilà l’évidente facilité et il y cédait avec un plaisir presque coupable qu’il aurait tout le temps de regretter plus tard. Il reposa son verre dans un bruit sec et releva les yeux pour rencontrer ceux, vulpins, de sa compagne. Un sourire vint ourler les lèvres de Bran et il se pencha légèrement vers la jeune femme. « Ça tombe bien, je n’ai pas envie de parler non plus. » confia-t-il d’une voix de velours, ses yeux passant aux lèvres boudeuses. Il laissa passer une seconde et puis il se redressa, pour se resservir un second verre. Ca n’était pas dans ses habitudes de boire aussi vite et autant, mais aux grands maux, les grands moyens. Bran reposa la bouteille désormais bien entamée et se tourna vers Gene, levant son verre vers elle comme pour lui porter un toast. « Et si tu changes d’avis, je serai ravi d’en discuter avec toi sur l’oreiller. » ajouta-t-il avec un sourire narquois. Autant annoncer sans détours ce qu’il était venu faire ici. Ni Gene ni lui n’avaient de temps à perdre avec ce genre d’entourloupes sirupeuses.

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