bad pretender


Partagez | 
 

 bad pretender

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Ian Holstein

avatar

CRÉDITS : songbird

INSCRIT LE : 11/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 103


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: bad pretender   Lun 18 Sep 2017 - 10:28

Non il n’avait répondu à aucun des appels reçus sur ce téléphone bien trop cher pour lui appartenir et non il n’avait toujours pas l’intention de le faire. Ian avait conscience d’être lâche mais il considérait que c’était de son droit vu la situation qu’il devait gérer. Avoir atterri dans une sorte de deuxième dimension dans laquelle son alter ego était une tête forte de l’élite (le fait qu’il détienne à la fois une dimension maison et un appartement en centre-ville en témoignait) était une circonstance atténuante. De toute façon, il ne pouvait certainement jamais être pire que son double qui semblait se complaire dans son rôle de connard fini. Il n’avait fallu que très peu de temps au nouvel arrivé pour constater la pourriture qu’il était dans son autre vie. Il se souvenait parfaitement du lendemain de son « arrivée », quand il avait enfin daigné sortir de sa chambre et s’était aventuré jusqu’à la cuisine afin de manger quelque chose. La veille, trop abruti par cet endroit nouveau et rejouant indéfiniment ses derniers souvenirs, il avait fait savoir à sa bonne (une bonne, sérieusement ?) qu’il ne voulait voir ni entendre personne aujourd’hui. « Et vos rendez-vous monsieur ? » demande une voix derrière la porte fermée à double tour. Quels rendez-vous ? « Annulez tout s’il vous plaît. » dit-il d’un ton bien trop doux pour ne pas paraitre suspect mais cela il l’ignorait encore. Car c’est véritablement ce matin où il se décida à ne pas geindre sur son sort, ou du moins pas toute la journée, qu’il découvrit quelque peu l’étendu du caractère démoniaque de son double.
Les murs de la cuisine étaient blancs, parfaitement blanc. A vrai dire, ce n’était pas que les murs : tout était blanc dans cette baraque. Un blanc flippant. Du canapé au tapis. Même l’unique et immense peinture accrochée au-dessus du sofa était blanche. Quelle utilité d’avoir une peinture blanche sur un mur blanc ? Encore ces conneries d’art contemporain, se dit-il. Il préféra accomplir son objectif initial et se dirigea vers le réfrigérateur. Mais à peine l’eût-il atteint qu’une voix le fit sursauter. « Qu’est-ce que vous faites là ? » Son ton était à la fois surpris et accusateur. « J’ai faim. » répondit-il d’un ton qui se voulait le plus neutre possible, ignorant encore le rôle qu’il devait jouer. « C’est nouveau ça ! Je ne vous ai encore jamais vu ouvrir ne serait-ce qu’un robinet » s’exclama-t-elle avec beaucoup de sincérité. Devait-il la réprimander ? Il haussa les épaules en guise de réponse à lui-même, il en aurait bien été incapable de toute façon. La femme marmonna qu’elle lui préparerait quelque chose en vitesse et se mit aussi à la tâche, comme un automatisme. En attendant, il se décida à observer le salon. Il s’assit sur le canapé, profita d’un confort dont il n’avait jamais joui auparavant puis se leva et fit le tour de la pièce. Il sentait le regard inquisiteur de sa bonne et sa peine à tenir les mots dans sa bouche, mais il poursuivit l’air de rien. Il contempla le jardin à travers l’immense baie vitrée. De toute façon, il aurait pu observer presque l’ensemble de sa maison depuis son canapé puisque tous les murs avaient été remplacés par des baies vitrées, exceptés quelques-uns qui devaient être des murs porteurs. Des murs porteurs blancs. Mais il avait voulu voir de plus près l’unique source de couleur. C’était comme si, pour compenser l’absence absolu de couleur à l’intérieur, toutes les couleurs possibles avaient été mélangées à l’extérieur. Le résultait était, quoiqu’effrayant, magnifique : Ian en resta ébahi.
Son émerveillement fut de courte durée puisqu’une alarme digne d’une alerte à la bombe résonna dans toute la maison. Un cri venant des profondeurs de l’enfer. « Hey, c’est quoi ça ? » ne put-il s’empêcher de crier à la seule personne qui pourrait l’aider. Celle-ci l’interrogea du regard. Evidemment, il aurait dû savoir et il aurait su s’il n’avait pas été propulsé dans une autre dimension. « Qu’est-ce que vous attendez ? » lui cria-t-il. Il espérait que le ton sec employé lui ferait croire qu’il avait juste la flemme de se déplacer alors qu’il ignorait juste complètement ce qui se passait. Il n’avait jamais été un bon acteur comme en témoigna le soupir rassuré qui s’échappa de lui quand on lui remit son téléphone en main. Cornelia s’affichait en gros en appel rentrant. Il avait déjà vu ce prénom à plusieurs reprises, son ancien lui échangeait régulièrement avec cette jeune femme. Ian n’était pourtant toujours pas parvenu à poser un nom sur leur relation. Qui aurait bien voulu sortir avec un mec comme son double ? Il n’eut guère le temps d’approfondir sa réflexion puisqu’un bruit vint le sortir de sa  torpeur :  l’alarme de la porte que l’on aurait pu entendre depuis des kilomètres à la ronde : celle de la porte. « Je m’en occupe. » Il observa la femme se hâter vers la porte. Dans un instinct, il vint se poster derrière elle, curieux de voir qui était suffisamment courageux pour venir le déranger. Mince. Il ne se sentait pas près à affronter la vie de son alter ego, mais il fallait bien s’y mettre un jour, d'autant plus si pour cela il devait passer son temps avec une femme aussi mignonne que celle qui se présenta derrière la porte.
Revenir en haut Aller en bas

Alexis Henney
PENNY UNSCHULD

avatar

CRÉDITS : lux aetera + tumblr

INSCRIT LE : 18/07/2016
MESSAGES POSTÉS : 1009


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★★ / ★★☆

MessageSujet: Re: bad pretender   Sam 21 Oct 2017 - 17:56

Prendre la décision de venir chez Ian n'avait pas été facile pour Penny. Cela faisait des semaines qu'elle devait récupérer son appareil photo, mais elle n'avait tout simplement jamais trouvé le courage de le faire. Ce n'était pas tant de mettre les pieds dans les lieux qui s'avérait problématique mais plutôt d'être sur son territoire. Elle ne connaissait que trop, ne savait que trop combien il la considérait comme une proie – et surtout, combien elle avait de mal à lui résister. C'était un miracle qu'elle ne lui ait pas succomber la dernière fois qu'il était passé chez elle – et qu'elle l'avait vu d'ailleurs. Luttant contre ses plus bas instincts, elle s'était efforcée de ne répondre à aucun de ses messages, ni même à ses appels, et avait ardûment réprimé tout sentiment à son égard. Désormais, elle se sentait un peu plus capable de lui résister, mais après plusieurs semaines sans l'avoir vu, comment pouvait-elle en être certaine ? Debout sur le trottoir d'en face, Penny se tenait droite comme un i, les bras dans les poches. Ce n'était décidément pas une bonne idée d'être venue. Elle aurait du demander à une amie de venir avec elle, ou carrément d'aller le chercher. Mais à dire vrai, elle n'était pas certaine que Ian l'aurait laissé agir aussi lâchement, et puis Penny voulait se profiter qu'elle était plus forte que tout cela. C'en était fini, de la Penny qui était si terrorisée à l'idée de finir sa vie aussi orpheline qu'elle ne l'était – du moins, l'espérait-elle. De toute façon, elle n'aurait normalement pas à faire à son ex, puisqu'il lui avait assuré être trop occupé pour être là aux heures où elle viendrait. Poussant un soupir, elle lança une de ses jambes, comme pour descendre du trottoir mais se ravisa au dernier moment. Avait-elle vraiment besoin de cet appareil photo ? Elle secoua légèrement la tête, et sortit son téléphone de sa poche. D'instinct, elle chercha le nom de Lizzie dans le répertoire, et s'apprêta à l'appeler, au lieu de quoi son doigt resta suspendu à quelques dixièmes de millimètre du fameux bouton vert. Son amie avait bien d'autres choix à fouetter en ce moment et devait avant tout autre chose s'occuper d'elle-même... Penny aurait bien évidemment préféré pouvoir bénéficier de ces mots doux et encourageants, mais était-ce vraiment utile de la déranger pour quelque chose d'aussi idiot ? Elle pénétrerait dans la demeure, et demanderait à la gouvernante de lui apporter son appareil photo, puis repartirait aussi vite que possible. Voilà, c'était aussi simple que cela. Et pour se récompenser, elle proposerait à Lizzie et à Nathan de sortir boire un verre ce soir – Lizzie pourrait également en profiter pour se changer les idées.
Plus décidée cette fois, Penny dut se faire violence pour amener son pied droit en bas du trottoir, mais les autres pas lui parurent plus faciles. En quelques secondes, elle se retrouva alors de l'autre coté, et grimpa les marches du perron deux par deux ; il était trop tard pour renoncer, et mieux valait en finir vite. Elle sonna alors à la porte, et remit ses mains dans ses poches, le froid les rendant douloureuse. Se mordant la lèvre, elle soupira, attendant qu'on daigne lui ouvrir, mais quand la porte bougea enfin, Penny ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul, qui manqua de la faire tomber dans les escaliers. Après que son palpitant se soit remis en marche, elle s'efforça de ne pas perdre contenance et surtout, de ne pas ravaler ses paroles devant Ian. « Tu m'avais promis que tu ne serais pas là. » lui dit-elle, son regard planté dans le sien. Elle se concentra ensuite sur la gouvernante, et d'un air bien plus aimable, la salua avant de lui demander : « Je suis venue chercher mon appareil photo ; est-ce que vous pourriez me l'amener s'il vous plaît ? » Elle reposa ensuite son regard sur Ian, le visage totalement fermé. Penny le détestait et détestait plus encore le soulagement qu'elle avait éprouvé en constatant qu'il était bien là. Elle aurait pourtant juré qu'elle était (vraiment, cette fois) passée à autre chose... Mais pourtant, son cœur était bien plus actif dans sa poitrine, la suppliant de parcourir les quelques pas qui les séparaient. Tout son corps semblait électrisé par la seule présence de Ian, comme si chaque parcelle de son corps se souvenait de lui, de la sensation de ses lèvres chaudes découvrant encore et encore le corps de Penny. Gênée par cette envie de lui qui ne lui faisait jamais défaut, la demoiselle toussota et sortit les mains de sa poche pour réajuster son bonnet. Malheureusement, cette journée avait beau être bien trop froide pour le mois de juin, cela n'était pas assez pour excuser le fait que ses joues se soient empourprées tout à coup. Elle se tourna ensuite, de manière à l'avoir dans son dos et descendit deux marches pour s’asseoir sur le perron. Vu la taille de la maison, la gouvernante pouvait mettre du temps à trouver ce qu'elle cherchait. Se prenant la tête entre ses mains, Penny se demanda pourquoi elle ne parvenait pas vraiment à distinguer le sexe des sentiments avec lui. Elle avait eu quelques relations purement sexuelles, et avec des hommes bien meilleurs que Ian, mais avec lui, c'était différent, sans qu'elle ne le comprenne. En cet instant, elle avait terriblement envie de lui, mais de rien d'autre. Elle ne voulait pas de son amour, de ses petites attentions. Elle se moquait bien d'avoir une relation avec lui, ou qu'elle soit la première et la dernière personne à qui il pensait le matin. Mais Penny ne savait que trop que si elle pénétrait dans cette demeure et succombait à ses envies charnelles, ils finiraient par discuter, par rire, ne serait-ce qu'un minimum, et donc, qu'elle finirait par raviver la flamme qui tapissait le fond de son cœur. Non, résolument, il e fallait pas qu'elle mette un pied chez lui.

________________


I AM BRAVE I AM BRUISED
Revenir en haut Aller en bas
 
bad pretender
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: REALITY #2 (REFLEXION) :: THE GOOD OLD DAYS-
Sauter vers: