(february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.


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Tallulah Pond

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MessageSujet: (february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.   Mer 13 Sep 2017 - 13:29


though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.


Accoudée sur sa table, Tallulah commençait sérieusement à s'ennuyer. Elle ne savait pas exactement depuis combien de temps ce jeune homme lui parlait mais il était aussi agaçant que beau, et Tally n'était pas particulièrement d'humeur à s'amuser. Plus tard dans la soirée, peut-être lui aurait-elle laissé sa chance, mais il était à peine vingt heures et elle attendait Theo et le reste de leurs amis. Peut-être même que Finn se joindrait à eux. Mais ce gars, non. Elle avait tout tenté pour lui faire comprendre que non, elle n'était pas intéressée, que cela ne servait à rien d'insister, et que non vraiment, ce verre pouvait très bien rester vide. Rien ne fonctionnait pas, pas le même fait d'avoir changé de table. Elle hésita à devenir mauvaise, et le remettre violemment à sa place, mais cela risquait de dégénérer et de prendre une trop grande partie de son temps pour que cela en vaille vraiment la peine. Theo venait de lui dire qu'il était sur le parking, et Tally s'était contentée de répondre un « SOS » qu'ils connaissaient tout deux par cœur. Lorsque son meilleur ami était dans les parages, Tally avait souvent recours à ses « services » pour éloigner des prétendants un peu trop collants. Elle évitait d'y avoir recours lorsqu'il était accompagné de son petit-ami, naturellement, et trouvait toujours un moyen de se débrouiller, mais aussi peste que Tallulah puisse se montrer, elle préférait de loin la tranquillité au conflit. Sa vie était déjà assez compliqué comme ça ; elle n'avait pas besoin de se rajouter des rebondissements complémentaires. « Ca serait vraiment, vraiment, très gentil si tu pouvais enlever ta main de la mienne. » précisa-t-elle, froidement. Mais le pot de colle ne semblait pas plus comprendre les phrases très claires que les sous-entendus, et Tally retira alors sa main, qui commençait sérieusement à vouloir s'écraser sur la tête de ce dragueur à deux balles. Par chance, la main de celui qui prétendrait être son petit-ami se posa sur son épaule, alors qu'il déposait un baiser pile dans le creux de son oreille. La demoiselle lutta pour ne pas lui donner un coup de coude, et se tourna vers lui, un sourire un peu trop amoureux pour être sincère vers celui-ci. « Mon amour, te voilà enfin ! » dit-elle, en sautant sur l'occasion. Elle se leva, encadra son visage de ses mains, et plaçant au dernier moment ses pouces sur ses lèvres, fit mine de l'embrasser. Elle se blottit ensuite contre lui, passant une main derrière son dos et se retourna vers... Liam ? pour en prendre congé. « Ne te sens vraiment pas obligé de m'amener le verre que tu m'as commandé, c'est cadeau. » Toujours collés l'un contre l'autre, Theo et elle s'éloignèrent ensuite pour trouver une autre table – plus grande, car ils devaient être une dizaine, en tout. D'un air moqueur, elle leva la tête vers lui, et lui lança un « Mon prince charmant... » digne des meilleures comédies romantiques. « Merci d'avoir sauvé une demoiselle en détresse. Vous avez son cœur pour l'éternité... » Elle déposa un baiser sur sa joue, et le laissa s'installer pour leur commander à boire. « Comme d'habitude? Avec des nachos en plus ? » proposa-t-elle, n'ayant pas à se restreindre au régime alimentaire de son ami – et ayant bien l'intention de faire ressortir sa gourmandise. Elle posa ses affaires sur la chaise à coté de la sienne, et se dirigea vers le bar pour commander un pichet de blonde, et des nachos. Malheureusement pour elle, ce Liam ne savait vraiment pas lire les signaux qu'elle lui avait envoyé, et décida donc de la rejoindre, pour lui faire à nouveau la conversation. Tally ne chercha pas à cacher son mécontentement, et soupira bruyamment, espérant avoir l'attention du barman. En vain. Theo, quant à lui, ne semblait pas regarder dans sa direction... Au bout de cinq minutes, Tally perdit patience, et s'approcha d'un air menaçant du jeune homme. Elle était en train de lui dire le fond de sa pensée, quand une fois de plus, son prince charmant intervint pour la sauver...

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Theodore Strasmore
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MessageSujet: Re: (february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.   Jeu 14 Sep 2017 - 20:53

Il y avait les soirées à deux avec sa moitié, où – en général - ils glandouillaient au lit devant un film en discutant (si n’est plus), bras et jambes entremêlés - Theo adorait s’étaler -, et puis il y avait le traditionnel vendredi de fin de semaine, où il voyait Tallulah et les autres. Une routine bien rodée, mais néanmoins bousculée ces derniers temps à cause des entrainements intensifs qui se succédaient. Il n’avait hélas pas trop le choix, si il voulait optimiser ses chances d’arracher une victoire aux jeux olympiques. Et dernièrement il ne pensait qu’à ça. Bon, et beaucoup à Finley mais ça, c’était régulier. D’ailleurs, c’était avec un pincement au cœur qu’il l’avait laissé derrière lui, ayant au préalable tout tenté pour qu’il les rejoigne. Hélas, le garçon était fatigué, et n’avait pas le cœur à sortir faire la fête. Il le soupçonnait d’avoir prétexté une excuse par simple flemme de se changer, mais lui avait promis de rentrer le plus tôt possible avant de le serrer contre lui et d’embrasser sa moue boudeuse. Il avait été a deux doigts lui aussi de planter Tally, infichu de dire non à son petit ami lorsqu’il l’observait de ses grands yeux sombres, son corps tiède contre le sien. Mais une promesse était une promesse, et à regret il était parti, l’esprit – une fois n’est pas coutume - obnubilé par Fionn. Il avait hâte cependant de revoir sa meilleure amie, dont la cruelle absence à ses côtés s’était fait ressentir le mois dernier. Ils s’étaient certes appelés à de nombreuses reprises, mais ce n’était pas tout à fait pareil que de se voir en chair et en os. Surtout qu’en règle générale, ils ne se privaient pas pour faire les quatre cent coups ensemble. Lui était encore un enfant, quant à elle, elle semblait parfaitement s’acclimater de son tempérament, et à eux deux ils adoraient faire les idiots. Il lui envoya un message lorsqu’il arriva sur le parking, et eut à peine le temps de se garer, que son écran affichait une réponse on ne peut plus explicite : SOS. De quoi le faire sourire, car c’était un code qu’ils avaient mis en place par le passé lorsque la rouquine était abordée par le genre de type un peu trop lourd pour comprendre qu’elle n’était pas intéressée. Il suffisait que Theo se pointe pour refroidir leurs ardeurs, non sans un air inquiet – enfin ça c’était ce qu’il croyait – à cause de son physique d’athlète, et ses muscles prononcés. Ça le faisait plus rigoler qu’autre chose même si il réalisait à quel point ses pairs pouvaient être extrêmement insistants avec la gente féminine, à la limite du harcèlement. Être une femme était visiblement de plus en plus compliqué dans la société actuelle.

Il salua le videur à l’entrée qu’il croisait régulièrement à la salle de sport, et la chercha dans la pénombre en clignant des paupières tel un faon pris dans les phares d’une voiture. Il la repéra finalement au loin, en présence d’un jeune homme penché sur elle au maximum. Ce n’était pas comme ça qu’il allait la charmer, mauvaise technique songea-t-il en s’approchant d’un pas assuré. Il posa sa main sur son épaule, et l’embrassa délicatement sur ses cheveux roux. Un léger picotement s’empara de lui, semblable à de la gêne. D’ordinaire tactile avec ses proches, il s’était calmé depuis qu’il était avec Finley. D’une part car il avait l’impression de le trahir, et d’autre part, pour ne pas perdre la douceur de sa peau sous ses doigts, ou le gout de sa chair sur ses lèvres. Et même si ce n’était que Tally, il ne pouvait plus jouer le jeu à fond comme avant. « Je suis là. » Lui murmura-t-il en se redressant, alors qu’elle se relevait pour le saluer avec le talent rare d’une actrice de cinéma qui réciterait ses lignes. « Mon amour, te voilà enfin ! » Une lueur amusée passa sur son visage. À nouveau il frissonna au contact de ses paumes sur ses joues, et de leur faux baiser. Il resserra son emprise sur sa taille quand elle vint se blottir contre lui, et foudroya l’inconnu du regard. « Ne te sens vraiment pas obligé de m'amener le verre que tu m'as commandé, c'est cadeau. » Il reconnaissait bien là, la jeune femme, pleine de gentillesse et de sarcasme, ce qui le fit ricaner (il était coutumier de ces aléas récurrents quand ils sortaient). Sans plus d’interludes, ils s’éloignèrent pour s’installer plus loin à une table immense. « Mon prince charmant... » Theo fit mine d’exécuter une révérence, et s’enfonça dans son fauteuil pour soulager son dos endolori en retirant sa veste qu’il chiffonna sur la banquette. « Merci d'avoir sauvé une demoiselle en détresse. Vous avez son cœur pour l'éternité... » Il lui donna une tape sur le bras avant de lui répondre d’une voix théâtrale. « Quelle chance que voilà, c’est trop aimable à elle. » Il scruta les alentours, aucun membre de la bande n’était arrivé pour le moment, ils étaient les premiers. « Comme d'habitude? Avec des nachos en plus ? » Il étouffa un long soupire, partagé entre la raison et son estomac qui le tiraillait. Mais il ne pouvait pas céder. Pas après tous ses efforts. « Pareil sans les nachos pour moi. Pas d’entorses au régime même pour toi. » Pendant qu’elle s’éloignait commander leurs consommations, il en profita pour jeter un coup d’œil à son téléphone, et envoya un mot à son copain avant de le remettre dans sa poche. Voyant que la situation s’éternisait, il releva la tête pour attraper en plein vol la discussion qui tournait au vinaigre entre sa meilleure amie et le casse pied de tout à l’heure. Theo se leva aussitôt et alla vers eux, afin d’intervenir, exaspéré. « Écoute je crois que t’as pas bien compris le message. Elle est pas intéressée par toi et ce que tu as à lui proposer, il va falloir arrêter. » C’était précisément pour ça qu’il détestait les endroits bondés, où on trouvait de tout, des gens sympas aux crétins finis. Il était blasé, ce n’était pas de cette façon qu’il souhaitait passer sa nuit, à éconduire des gars à la testostérone incontrôlable. « Donc, tu vas laisser ma copine tranquille, et aller boire ton verre dans ton coin. Okay ? » Son interlocuteur cligna des paupières plusieurs fois – complètement ivre probablement – il ne le prenait pas au sérieux, certainement à cause de son gabarit, néanmoins il aurait dû se méfier, car Theodore était petit, mais assez baraqué. Et puis Finley avait consenti à lui apprendre trois ou quatre mouvements pour se défaire d’un assaillant au cas où il ne serait pas là pour le protéger. En réalité le cour amateur s’était vite transformé en une pseudo bataille où chacun essayait de déshabiller l’autre. Mais ça, le blond à moitié saoul l’ignorait. « Attends ça me revient, je savais que je t’avais déjà vu avant… Je te connais…. Je t’ai déjà vu trainer ici avec ton mec. » Theo haussa un sourcil en croisant ses bras sur la poitrine, attendant la suite de ses propos qu’il pressentait être homophobes. L’homme le fixait désormais avec dégout. « C’est pas ta copine, t’es pd. » Il aurait dû parier là-dessus pour empocher une belle somme d’argent. Il se mordit la joue pour ne pas céder à la colère qui le gagnait, des insultes il en avait écopé pas mal, en général ca glissait sur lui, sauf que là il y avait d’abord eu Tally, puis lui. « Bravo tu veux une médaille pour ça, tu te sens plus fort maintenant ? Plus virile peut être ? Je te conseille de pas continuer dans cette voie là parce que tu vas pas apprécier ce qui va se passer. Je te le dirais pas deux fois, tu vas retourner d’où tu viens, et nous foutre la paix. » Il bouillonnait d’envie de lui ficher son poing en pleine figure, mais la présence de Tally le canalisait. Ses ongles formèrent des demi-lunes dans ses mains serrées, il était tendu au possible. Il remarqua que le barman était également sur le qui-vive, prêt à agir si ça dégénérait. « Ouais c’est ça… Tu me fais pas peur, puis ta copine est degueulasse de toute façon. J’ai pas que ça à foutre de trainer avec vous, je me casse. » Fort heureusement l’animal était raisonnable et s’esquiva en zigzaguant. Il aurait voulu le rattraper pour l’obliger à s’excuser, mais il n’avait pas la force de luter ou de s’époumoner dans le vide. Avec ce type de personne on obtenait rarement satisfaction. « Incroyable ce mec, quel abruti. Allez vient on retourne la bas. » Il s’empara des boissons puis de la nourriture, et retourna vers leur coin où il se laissa tomber comme une masse. « J’ai cru qu’il allait jamais partir…. C’est dingue ça… Désolé que tu ais eu à subir ça…. » Il prit son verre et sirota une gorgée, avant de la scruter avec intérêt. « Alors quoi de neuf depuis tout ce temps, dis-moi tout ! » Il lui semblait qu’une éternité s’était écoulée depuis leur dernière entrevue.

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MessageSujet: Re: (february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.   Mer 4 Oct 2017 - 22:28

Tallulah n'avait besoin de personne pour la protéger. Les épreuves qu'elle avait eu à traverser, qu'il s'agisse de la perte de sa maman avant même qu'elle ait atteint dix ans, ou ce que lui faisait présentement subir son père, l'avaient rendu plus forte. D'un certain point de vue, la jeune femme pouvait être considérée comme une victime – et c'était ce qu'elle était d'une certaine façon. Pourtant, en ce qui concernait la rouquine, être une victime et une battante n'avait rien d'antinomique. Face à son père, oui, elle était une victime, mais d'une certaine façon, c'était un choix qu'elle faisait. Elle était une victime pour que son frère n'en soit pas une, et elle l'était pour qu'il ne découvre pas la vérité sur son père. Cela ne signifiait pas pour autant qu'elle ne réfléchissait pas quotidiennement à la possibilité de dévoiler le plus lourd des secrets qu'on lui demanderait jamais de porter, mais protéger Tyler était plus important que tout, et plus important que sa propre sécurité. Le reste du temps, dans la vie de tous les jours, Tally était une battante. Ses réactions étaient parfois exagérées, dignes d'une scène de télévision visant uniquement à montrer le caractère intraitable – fou ? - de l'héroïne, mais c'était simplement un autre de moyen de combattre les sentiments qui l'assaillaient. Elle luttait également pour poursuivre ses études, tant bien que mal, en travaillant pour pouvoir mettre du pain sur la table mais surtout pour offrir à son cadet un avenir qu'elle n'aurait jamais. Elle tapait du poing aussi, pour et contre ses amis, quand la situation l'exigeait. Et jamais, ô grand jamais, elle n'hésitait à remettre un jeune homme trop entreprenant à sa place. Quitte à passer pour une hystérique, quitte à se faire traiter de frigide, ou de lesbienne. Pourtant, dès qu'elle avait l'occasion d'être protégée, d'une façon ou d'une autre, par Theo, Tally ne pouvait s'empêcher de l'appeler à la ressource. Comme ce soir-là, elle ne se sentait jamais plus en sécurité que quand il arrivait sur son grand cheval blanc. C'était idiot, parce que cela lui donnait l'impression d'être une demoiselle en détresse, d'avoir besoin de quelqu'un pour pouvoir exister complètement, pour avoir le droit d'occuper l'espace dans lequel elle se trouvait – presque comme si elle avait besoin d'un aval pour respirer l'oxygène pourtant nécessaire à sa survie. Mais c'était également agréable d'avoir quelqu'un sur qui se reposait, quelqu'un qui viendrait toujours à sa rescousse, quoiqu'il advienne. C'était agréable, rassurant même, de ne pas avoir à garder toujours la tête haute, de pouvoir la poser sur l'épaule de quelqu'un, juste de temps en temps. Elle n'avait pas besoin de se reposer sur Theodore de la façon dont elle le faisait, mais dieu que c'était reposant de pouvoir le faire. La question ne se posait pas quand il n'était pas là – entre Finley et ses entraînements, cela arrivait de plus en plus souvent, et pourtant Tally était toujours là, égale à elle-même. Pas beaucoup plus fatiguée, peut-être seulement un peu nostalgique de ses instants où ils étaient la priorité l'un de l'autre, mais elle comprenait. Tally n'aimait pas nécessairement être l'éternelle seconde dans la vie de Theo, mais il lui suffisait de le voir en compagnie de son amoureux pour oublier toute la peine que ça peut lui causer – et la rancœur que cela faisait parfois naître en elle, aussi. En tout état de cause, cela ne changeait absolument rien au fait qu'elle sache se débrouille seule – elle l'avait fait bien avant Theo, et continuerait de le faire bien longtemps après qu'il ne quitte Mount Oak (car Tally était persuadée que sa carrière finirait par le mener loin de Mount Oak). Cela rendait simplement chaque « SOS » plus précieux que le précédent, plus rare aussi. Et peu importait que les choses soient différentes désormais, qu'ils ne mettent plus autant de cœur à l'ouvrage depuis qu'il y avait Finn. Tallulah avait toujours su se sacrifier pour une bonne cause... tant qu'il ne l'oubliait pas, qu'il n'ignorait pas ses appels et sms, elle survivrait. Tallulah Pond pouvait survivre à bien pire que cela.

Alors, non, rien n'était plus pareil entre eux mais la rouquine s'en accommodait, et profitait de ce qu'on avait à lui offrir – du moins, quand elle s'efforçait d'être mature et que son petit cœur ne restait pas trop blessé. Un sourire sincère et soulagé se dessina sur ses lèvres rosés lorsqu'elle sentit l'étreinte rassurante que seule Theo savait lui offrir ; il était le seul homme sur cette planète incapable de lui faire de mal – et cela n'avait rien à voir avec sa sexualité. C'était simplement que Theo était quelqu'un de foncièrement bon, en qui elle avait parfaitement confiance. Elle ferma les yeux quelques secondes en sentant ses lèvres contre son cuir chevelu, et se demanda s'il aurait pu la protéger ainsi de son père. Cette pensée s'éclipsa cependant aussi vite qu'elle était arrivée. La jeune femme s'efforça alors de mettre encore plus de cœur à l'ouvrage qu'elle l'aurait fait auparavant, comme pour compenser la réserve dont son ami faisait désormais preuve. Elle sourit en l'entendant rire, et toute trace d'agacement disparut de son visage, laissant place à une Tally plus fidèle à celle que Mount Oak connaissait : une demoiselle pleine de vie, avide d'une soirée haute en couleurs. Elle s'installa à la table qui était devenue la leur au fil des vendredis soirs passés dans ce bar, et se demandant combien de temps les autres mettraient à les rejoindre. Pas trop rapidement, avec un peu de chance – cela faisait bien trop longtemps que la standardiste n'avait pas pu profiter de son meilleur ami ; elle n'était pas encore prête à le partager. Elle haussa les yeux au ciel en entendant Theo se montrer raisonnable, et hocha la tête, ne cachant rien de sa déception. « Tu as bien changé, Theodore Hemmick. » Elle fut tentée de glisser une remarque portant sur le fait que si c'était Finn qui lui avait proposé des nachos, il aurait probablement accepté mais Tally savait que cela ne serait pas très juste. Cela ne la gênait d'ordinaire pas mais elle avait promis à son ami de faire un effort, et ne souhaitait pas nécessairement relancer le débat. A dire vrai, cette fois, elle l'aurait probablement glisser avec humour, sans arrière pensée, mais le sujet était encore un peu trop brûlant pour qu'elle ne se le permette. « Le guacamole, c'est des fruits, c'est bon pour toi ! » lui rappelle-t-elle d'un air désapprobateur en s'éloignant pour récupérer leur commande. Theo ne s'en sortirait pas si facilement !

« Alors, écout... » Tally n'eut pas le temps de finir son mot, que son « écoute » fut remplacé par celui plus viril de Theo. Cette fois, elle n'avait pas eu besoin de l'appeler à l'aide et n'en avait même pas eu envie. Ce Liam méritait vraiment qu'on le remette à sa place, et tant pis si cela risquait de mettre la jeune femme sur les nerfs. Mais lorsque son nageur préféré intervint, elle ne put que sourire, et le laisser prendre le dessus. Parce qu'il n'intervenait pas parce qu'il ne la pensait pas capable de se défendre, mais parce qu'il détestait qu'on l'importune – même s'il ne se gênait jamais pour la taquiner sur le sujet, par la suite. Et puis, il fallait se rendre à l'évidence, c'était bien souvent plus efficace. Toutefois, elle ne s'attendait pas au revirement de situation qui s'ensuivit ; l'abruti ne fit pas que reconnaître Theo, il sous-entendit directement que ce qu'il était, était dégoûtant. Tallulah s'approcha, posant une main sur les biceps tendus de son ami. Elle ne se doutait que trop de la raison qui le poussait à garder ses bras résolument croisés contre sa poitrine – elle-même avait du mal à ne pas agresser, physiquement cette fois, l'individu détestable qui se trouvait devant eux. Elle allait d'ailleurs prendre la défense de son plus proche ami quand il prit la parole, remettant l'homophobe à sa place, bien mieux qu'elle n'aurait pu le faire elle-même. Son cœur battait dans ses tempes, et la seule chose qui l'empêcha de se lancer à la poursuite de cet individu, pour qu'il présente ses excuses à Theo, fut le besoin qu'elle avait de s'assurer que lui allait bien. Tally fit un signe de tête au barman pour lui confirmer qu'il n'avait pas à s'inquiéter et aida Theo à récupérer leur commande. « Tu rigoles ? » lança-t-elle, sur un ton probablement un peu trop agressif – et qui ne lui était surtout pas destiné. « Ce n'est pas à toi de t'excuser. C'est moi. Je n'aurai pas du te mettre dans cette situation. Je suis désolée, Theodore. Vraiment... » Rares étaient les fois où elle prononçait son nom en entier, mais comment les choses pouvaient-elles être différentes, quand elle tenait à lui faire mesurer combien elle se sentait mal ? Il était temps qu'elle arrête de le faire passer pour son petit-ami chaque fois qu'un gars un peu trop lourd l'accostait. Elle se mordit la lèvre, se promettant de ne limiter cette mascarade qu'aux cas d'extrême urgence, et s'efforça de sourire en entendant Theo changer de sujet. « Oh, pas grand chose... J'me suis mariée, j'ai eu quatre enfants. Et après une brève carrière dans le cinéma, j'ai décidé de me consacrer à ferme où j'élève des poneys nains et fais pousser des tomates violettes ! » lança-t-elle, tentant de redonner à la soirée le ton joyeux qu'elle devait à voir. Et puis, si cela pouvait faire comprendre à Theo qu'il ne devait pas s'écouler trop de temps avant la prochaine fois qu'ils se revoient... « Et toi ? La médaille d'or se profile ou elle te semble encore trop loin ? »

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MessageSujet: Re: (february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.   Mar 23 Jan 2018 - 18:53

Les mots du mec bourré résonnaient encore dans son esprit comme une mélodie lancinante dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Combien de fois avait-il entendu ce genre de propos ? Trop à son gout. Et en un instant il venait de retourner cinq ans en arrière, où, alors qu’il brillait dans les bassins, seule sa vie sentimentale avait semblé intéresser les journalistes. Lui qui s’était pourtant promis de ne pas aborder le sujet, avait dû finalement rompre son vœu de silence pour parler. Certains avaient été choqué – il les avait écarté – et d’autres avaient apporté leur soutien, ce qui lui avait permis de ne pas sombrer. Étrangement, sa sexualité n’avait jamais été un problème jusque-là mais les mauvais esprits avaient décidé d’en faire un, ravis d’avoir une info croustillante à se mettre sous la dent. Et à cause de toutes ces conneries rapportées dans la presse, il avait craint de perdre Finley, beaucoup plus sur la réserve que lui, et plus sensible à ce tapage. Fort heureusement l’affaire s’était tassée par la suite grâce à une histoire de dopage d’un de ses petits camarades de l’équipe olympique de natation, et les questions avaient cessé progressivement. Depuis, on les laissait tranquille, mais la preuve était ce soir, qu’il existait - et existerait toujours -  de parfaits connards pour juger ses faits et gestes. Il pensa instinctivement à sa moitié, et son cœur se serra. Il aurait voulu le rejoindre dans la seconde même pour lui dire à quel point il l’aimait, et qu’il était heureux de l’avoir à ses côtés, mais il ne pouvait pas planter Tally. Il avait promis de faire des efforts, et de lui accorder toute son attention, alors il ne flancherait pas malgré la petite scène qui avait eu lieu. Il fallait se rendre à l’évidence, ça ne se cesserait pas de sitôt, et il ne devait pas se laisser gagner par le ressentiment. Il étouffa un soupire, et remercia le barman d’un signe de tête pour repartir avec la rouquin à leur place traditionnelle. Par reflexe il jeta un coup d’œil à son portable – pas de réseau – et attrapa son verre entre les mains pour masquer le léger tremblement de ses doigts. « Tu rigoles ? » Theo haussa un sourcil, surpris par le ton qu’elle venait d’employer, mais ne répliqua pas. C’était surement eu égard leur altercation avec le blond, qui, il l’espérait, était sur le chemin du retour. Mieux valait-il pour lui en tout cas, car Hemmick n’était pas persuadé de pouvoir se retenir une seconde fois si il le voyait. « Ce n'est pas à toi de t'excuser. C'est moi. Je n'aurai pas du te mettre dans cette situation. Je suis désolée, Theodore. Vraiment... » Ça lui fit drôle d’entendre son prénom en intégralité, rares étaient ceux qui l’usaient à l’exception de sa mère quand elle voulait lui faire passer un message important. Même le coach ne l’employait pas, préférant user du traditionnel Hemmick prononcé d’un ton qui ne laissait nullement place à la plaisanterie. Néanmoins Tally avait tort, elle n’était pas fautive du comportement de cet étranger. Et si le monde ne tournait pas rond au XXI siècle, ce n’était pas de sa responsabilité également. Il haussa les épaules, et bu une gorgée de sa boisson. « T’as rien fait Tally, ce mec était homophobe, ça aurait pu arriver à moi comme à un autre. » Il était plutôt content d’ailleurs d’avoir pu l’aider à échapper à pareil énergumène qui ne méritait clairement pas sa meilleure amie. Même si à ses yeux, personne ne semblait disposé à être suffisamment parfait pour se mettre en couple avec elle. Il le lui souhaitait toutefois de trouver un garçon qui saurait s’occuper d’elle et surtout la rendre heureuse, comme lui l’était avec Finley. De ce qu’il savait – avait retenu de leurs récents échanges - , elle était célibataire, mais ils avaient tellement de choses à rattraper, que rien n’était impossible. « Oh, pas grand chose... J'me suis mariée, j'ai eu quatre enfants. Et après une brève carrière dans le cinéma, j'ai décidé de me consacrer à ferme où j'élève des poneys nains et fais pousser des tomates violettes ! » Un sourire se nicha dans ses joues de gamin, et l’image de cette Tally mariée flotta un instant devant ses yeux. L’atmosphère se détendit automatiquement, et il s’enfonça dans son siège. « Et toi ? La médaille d'or se profile ou elle te semble encore trop loin ? » Ca dépendait des jours, il connaissait tantôt des baisses de régime où il perdait tout espoir, mais ça ne durait pas longtemps. « Tallulah Pond, je retiens que vous vous êtes mariée sans inviter votre meilleur ami à la cérémonie. C’est un crime impardonnable ! Qui est l’heureux élu ? Brun, blond ? » Répondit-il le cœur léger, tout soupçon d’animosité ayant disparu. Ce n’était pas un imbécile fini qui allait gâcher ses retrouvailles, et entacher son moral, il fallait plus que ça pour le déstabiliser. Ce qui l’attrista davantage, c’était cette pointe de reproche déguisée qu’il sentait dans les propos de son amie. Il l’avait négligé, c’est vrai, mais il allait changer la donne. « Arf… La médaille et les jeux me paraissent parfois insurmontables. Il y a des hauts et des bas, mais ça suit son cours. Sauf quand on me détourne du droit chemin avec … Regardez-moi ce guacamole. C’est une torture !!! » L’odeur le faisait saliver, mais il restait ferme sur ses positions, et le régime strict imposé par la fédération via son entraineur. « Je suis désolé de pas avoir été là dernièrement, j’ai pas d’excuses, vraiment. » Se sentit-il obligé d’ajouter à la volée d’une moue boudeuse. L’essentiel c’était qu’il n’y ait pas de non-dits entre eux, et qu’il n’y ait pas de ressentiments. Il n’avait pas assuré il en conscient mais il ne pouvait que réparer ses erreurs et ne pas recommencer. « Bon et toi alors ? ça va ? Et me reparle pas de ce mariage !! » Il rigola, gagné par l’ambiance conviviale contagieuse de leur QG. Il ne disposait que d’une marge assez faible pour profiter de sa présence avant que la bande ne débarque et il comptait bien mettre ce laps de temps à profit.

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(february 2017) though we don't share the same blood, you're my brother and I love you.
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