feels like a long way down so don't leave me now - finley.


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Theodore Strasmore
THEODORE HEMMICK

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MessageSujet: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Lun 4 Sep 2017 - 18:39

finley & theodore.
walking on the rooftops, talking of times,
with our eyes a glowing like the city lights.




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Les rayons de soleil jouaient derrière les persiennes des fenêtres grandes ouvertes. Le vent venait régulièrement pousser le plastique blanc contre le muret dans un ‘clac’ sonore presque rassurant. Assis sur le rebord, genoux repliés, Theodore regardait les courants d’air faire bouger les brins d’herbes en pagaille, et les branches d’arbre trop basses, trop frêles. Un peu comme lui d’ailleurs, car elles pliaient sous l’effet des bourrasques, dans une position similaire à la sienne quand il avait encaissé leurs coups à répétition, roulé en boule dans un coin, en priant intérieurement que ça passe. Maintenant, tout ça était loin derrière lui, mais il en rêvait régulièrement le corps parcouru de légers spasmes incontrôlables, avant d’ouvrir ses yeux grands noirs pour fixer l’obscurité, et le corps de Finley à ses côtés, paisible. Un des seuls moments où il n’affichait pas une moue revêche emprunte d’un agacement naturel. Parfois, il restait de longues minutes à l’observer en silence, s’imprégnant du moindre détail, le coeur tambourinant avec force dans sa cage thoracique. Il craignait toujours qu’il ne se réveilla, mais à part souffler bruyamment, et resserrer son étreinte autour de sa taille, il semblait avoir le sommeil lourd. Pas comme son cadet, dont les insomnies devenaient de plus en plus nombreuses. Pourtant, il était en permanence fatigué, il suffisait de voir les cernes violacés sur le haut de ses joues, et ses paupières s’alourdir d’elles mêmes en fin de journée. Il n’avait même plus l’excuse de dire que c’était la route et ces heures passées à marcher qui étaient éreintantes, puisqu’ils avaient emménagé provisoirement (?) chez cette fille aux cheveux incandescents. Drôle de phénomène elle aussi, il avait remarqué qu’elle avait un truc en elle, comme une faiblesse. Une blessure invisible qu’elle se trimbalait sur le dos. En cela, Rhiannon suscitait chez lui des sentiments contradictoires. Tantôt intimidante, tantôt maternelle, et souvent mystérieuse, il n’arrivait pas véritablement à la cerner. Mais peut être que toutes les filles de son âge étaient comme elle, il n’en savait strictement rien, il n’en avait quasiment pas fréquenté. Du moins pas suffisamment longtemps pour pouvoir émettre un quelconque jugement, mais leur hôte, était gentille avec lui. Elle ne le jugeait pas, et lui offrait des sourires en coin lorsqu’elle croisait son regard (ce qui le faisait rougir), mais ils ne parlaient pas tellement ensemble. De toute façon Theo n’était pas spécialement quelqu’un de bavard (on l’avait d’ailleurs cru muet au foyer quand il était arrivé), et préférait observer plutôt que de déblatérer inutilement. Il n’y avait vraiment que Fionn qui était capable de lui arracher des phrases de plus de quatre mots consécutifs, sinon il restait prostré dans sa bulle, à l’abris, la plupart du temps caché par des livres qu’il ne comprenait pas dans leur intégralité. Et lorsque les trois individus se retrouvaient dans la même pièce, il se contentait de suivre les échanges entre la rouquine et son comparse, sans intervenir, à part pour acquiescer à une demande ou au contraire en refuser une. Ainsi continuait sa vie, dans une nouvelle routine des plus étranges, pas nécessairement plus agréable que l’ancienne, ni pire. C’était autre chose, mais tant que Finley était là, le reste du monde pouvait bien brûler il s’en contrefichait. Mais dernièrement il avait du mal à saisir ce qui se tramait dans la tête de son ami, comme si il y avait un secret qui les séparait. C’était nouveau, et il n’aimait pas ça.

Le craquement du parquet à l’étage le fit sursauter, mais il ne bougea pas, impassible. Il avait envie de sortir et d’aller explorer les environs, lasse de végéter entre ces murs. Un peu malgré lui il s’était habitué à cette existence de nomade, à errer de ville en ville, avec peu de possessions dans ses poches. Être sur le qui vive, courir à vive allure, découvrir des paysages insolites, dormir à la belle étoile avec sa main dans la sienne, et se serrer à cause du froid lui manquaient. Surtout leur promiscuité en réalité, bien qu’il ne se gênait pas pour laisser ses doigts courir à droite et à gauche, mais plus d’une fois, il s’était senti gagné par un malaise qu’il ne s’expliquait pas. Peut être était-ce depuis qu’ils s’étaient embrassés il y a de ça plusieurs semaines, avant qu’ils ne débarquent ici, hagards et paumés. Ils n’en avaient pas reparlé, mais le sujet obsédait Theodore. Il y pensait beaucoup trop, alors que ce n’était probablement qu’une maladresse, non ? Il était si démuni face à ce genre de problématiques que son acolyte paraissait maitriser, et ça l’agaçait. Il s’était déjà demandé à maintes reprises où est ce qu’il disparaissait certains soirs, mais s’était bien gardé de lui en faire la remarque. Il devait apprendre à lâcher prise. Il étouffa un soupire, et se leva vers les escaliers qu’il monta doucement, sur la pointe des pieds. La vieille baraque était agréable, bien qu’un peu sombre, et possédait un charme quasi fantomatique, notamment la chambre au bout du couloir. Il se faufila au fond, et jeta un coup d’œil vers l’ouverture qui menait sur le toit, avant de s’y faufiler en prenant garde de ne pas glisser. Finley était là, allongé à profiter de la chaleur estivale des derniers jours de l’été. Il avança, et s’installa à quelques centimètres, à moitié aveuglé par la lumière. La bise joua avec ses cheveux raccourcis qui encadraient un visage émacié; un rare sourire se nicha sur ses joues. Puis il se tourna vers Fionn qui n’avait pas bougé d’un pouce. « Quand est ce qu’on va repartir ? » Ce n’était pas tout à fait ce qu’il avait souhaité lui demander mais la vraie question était enfouie dans un coffre sous clef. Ses épaules roulèrent à  cause de son vieux teeshirt qui le grattait atrocement. Il avait perdu le peu de ses effets personnels, y compris la boite de sa mère et principalement son coq, après un réveil compliqué. « J’aimerais… Est ce qu’on peut sortir ? Faire des courses. » Il pressentait la réponse négative fuser, à laquelle il se soumettrait en tout les cas, tel un gosse puni par son père. Mais Finley était loin d’être son père ou son frère, il était.. à part. Il l’observa - sans précautions, à quoi bon -, et nota de petites tâches de rousseur sur ses pommettes que l’astre avait fait apparaitre comme par magie. Immanquablement, son estomac bouillonna, et ses doigts le picotèrent. Ne s'habituerait-il donc jamais à sa présence ?

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Finley Durham
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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Sam 16 Sep 2017 - 20:17

Drôle de temps, drôle d'endroit, drôle de vie. Il avait toujours vécu au jour le jour. Un jour après l'autre. Les semaines, les mois, les années, voilà des décomptes auxquels Finley n'adhérait pas. Il ne s'offrait pas ce genre de luxe, pas de là où il venait. Ici, il avait comme l'impression que c'était différent. Il pouvait compter les jours depuis lesquels il habitait – étrange comme il n'avait encore jamais habité nulle part, juste occupé des murs – dans la grande maison bringuebalante. Le dix-huit juin. Il ne savait pas comment. Il ne savait pas pourquoi. Il n'était pas du genre à se poser des questions, il suivait le flot, le vent. Finley ne comptait plus les décisions prises parce qu'il y avait quelque chose dans l'air qui lui plaisait, parce qu'il était plus d'humeur à aller à gauche qu'à droite. Mais son instinct ne l'avait jamais trompé, jusqu'ici, pas vrai ? Il avait toujours réussi. Il avait toujours pris soin de Theo, veillé à ce qu'il ne manque de rien, à ce qu'il mange à sa faim, à ce qu'il soit en sécurité, alors quoi, hein ? Son instinct lui disait que rester ici, c'était bien. Que rien ne pourrait leur arriver. Il n'avait pas envie de partir. Il ne pouvait pas se rappeler depuis quand il avait pu s'allonger et regarder le ciel comme ça avant de débarquer ici. Exprès, il avait relevé son pull et laissait le soleil de la fin d'après-midi caresser son abdomen. Autour de lui, le toit se couvrait de quelques feuilles mortes et sous lui, la ville s'étendait sans qu'il ne s'y intéresse le moins du monde. Il ne savait pas où était Rhiannon, et c'était à elle qu'il pensait quand il était ici. D'habitude, il ne pensait pas aux filles. Il les regardait. Parfois, il les touchait – si elles voulaient bien, si elles le laissaient faire. Elles avaient la peau très douce et leurs corps se dessinaient sous leurs vêtements, quelque chose que Finley aimait beaucoup admirer. Il préférait même ça à ce qu'elles se dénudent. Mais ce n'était pas ce genre de choses qui traversait son esprit lorsque c'était Rhiannon qui le hantait. Elle se promenait dans sa tête en sautillant, sa chevelure rousse tressée battant dans son dos, ses omoplates créant des sillons sous le tissus de sa robe. Fionn la revoyait danser sur le toit. Il la revoyait manquer de tomber. Que croyait-elle donc ? Qu'elle pouvait voler ? Quelle idiote, vraiment. Fionn soupira : maintenant, en plus de Theo, il devait faire attention à elle et veiller à ce qu'elle ne profite pas d'une minute d'inattention pour disparaître. Sur ce point, sa vie ne changeait pas. Rhiannon lui adressa un sourire imaginaire flanqué d'une fossette toute rousse et disparut alors que le vent soulevait légèrement sa robe, laissant place à Theo. Finley l'avait entendu venir de loin, comme si son corps enclenchait sans réfléchir un mécanisme semblable à celui d'un radar. Les yeux toujours fermés, le corps complètement détendu et les bras écartés, Finley laissa son cadet s'installer à ses côtés et il attendit. Il initiait rarement la conversation : parfois, Theo restait aussi silencieux que lui et venait simplement se blottir ; parfois, le plus jeune balbutiait quelques mots. De là, Fionn avisait et Theo suivait. C'était aussi simple, aussi évident que ça, ça l'avait toujours été. C'est pourquoi il tiqua légèrement lorsque l'interrogation timide de son cadet vint troubler sa quiétude sereine. Repartir ? Rhiannon dansa une nouvelle fois dans l'intimité de ses pensées silencieuses. Il n'était pas question de repartir, pas pour le moment en tout cas. Fionn ouvrit les yeux et tourna la tête vers Theo. Depuis qu'il avait perdu ses boucles espiègles, son visage s'était un peu endurci.  Ca faisait des choses à Fionn, des regrets un peu, parce qu'il avait toujours aimé passé des doigts dedans, et puis quelque chose d'autre qui prenait racine dans son ventre et chauffait bien plus que le soleil contre sa peau. Theo aurait-il dû le savoir ? Le sentait-il déjà ? Ils avaient déjà fait la bêtise de s'embrasser, après tout. « On est déjà dehors. » fit-il remarquer d'une voix égale lorsque le gamin proposa de sortir. Fionn jaugea son cadet pendant quelques minutes d'un silence confortable – entre eux, ça n'avait pas vraiment d'importance – et finit par capituler à moitié. « Viens là. Comme ça. » Le ton était neutre mais n'admettrait pas de réplique. Fionn ouvrit les bras et tira Theo vers lui, pour qu'ils s'allongent ensemble et profitent des derniers rayons du soleil avant que l'automne ne vienne complètement chasser l'été et les confine à l'intérieur, une échéance que redoutait Finley, pour une raison qui lui échappait. « Tiens. Attends. Tu vas aimer, je te promets. Le soleil chauffe drôlement, tu vas voir. » Fionn releva de quelques centimètres le pull de Theo et consentit à le laisser s'allonger à ses côtés. Là où il aimait les filles habillées, il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir dénuder Theo. Il aimait la peau laiteuse de son compagnon, ses grains de beauté qu'il reliait en pensée des lignes et qui créaient alors d'étranges dessins sur la toile parfaitement lisse. Il y passait des heures. Par habitude, sa main vint jouer sur le ventre de sa moitié et il demanda : « Qu'est-ce qu'il y a ? Ca te plaît pas, ici ? » Prendre soin de Theo. Priorité numéro un. Finley ne voulait pas partir, mais si son cadet le voulait, alors… Alors il se contenterait de Rhiannon en pensée.

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Theodore Strasmore
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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Dim 17 Sep 2017 - 19:56

Ses pieds ripaient sur les briques rouges recouvertes d’une fine mousse abimée par l’érosion. Il oscilla légèrement à cause du vent qui se jouait de lui et de son être chétif. Theodore était encore plus maigre que lorsqu’il était foyer, et pour cause : il mangeait moins et se dépensait plus, ce qui avait rendu visible sous sa peau albâtre quelques os aux angles pointus. Sa clavicule droite était plus apparente, comme ses omoplates ou ses genoux calleux qu’il cachait sous des vêtements trop grands, volés dans un supermarché sur le bord de leur route. Un long périple qui s’était terminé ici, dans cette maison biscornue paumée en pleine campagne. Dans d’autres circonstances, il aurait pu apprécier les lieux, mais un drôle de pressentiment l’empêchait de profiter du calme et de la quiétude comme il l’aurait voulu. Pour la première fois depuis longtemps, il était agacé, énervé même. Un sentiment qu’il avait presque oublié, maintenant que son passé était derrière lui, et qui, pourtant, dormait dans l’ombre, attendant patiemment son heure. Il serra les poings, et jeta un coup d’œil rapide en contrebas, il n’aimait pas venir ici, il avait le vertige. Un énième défaut à la liste qui faisait de lui un gamin impotent sur qui il fallait veiller en permanence, car c’était ça que Fionn voyait chez lui non ? Son côté bancal d’enfant sauvage orphelin. Parfois lorsqu’il croisait son reflet dans le miroir, il se demandait justement pourquoi, le garçon se donnait tant de mal avec lui. Pourquoi est ce qu’il l’avait choisit lui en particulier parmi tout les autres ? Qu’est ce qui le rendait si unique pour qu’il l’aima autant ? Parce que c’était bien de ça qu’on parlait non, de l’amour ? Peut être, peut être pas, impossible de le savoir. Ils ne causaient pas des masses quand ils étaient ensemble (préférant les gestes), et ils ne mentionnaient surtout pas le jour où ils s’étaient embrassés. Tout sauf ça en réalité, néanmoins il lui suffisait de fermer les paupières pour le revoir penché sur lui, et sentir ses lèvres contre les siennes. Mais à force d’y penser, il n’était même plus convaincu que l’instant eut existé, et qu’il ne sortait pas tout droit de son imagination fertile. Peu importait à vrai dire, ce n’était pas ça qui le tiraillait le plus. C’était autre chose. « On est déjà dehors. » Il fronça les sourcils, et fit tomber un caillou entre les ardoises mal alignées du bout de sa chaussure. Évidemment il ne pouvait pas comprendre, lui qui s’éclipsait souvent à l’extérieur pour revenir une poignée d’heures après, sans aucune explication. Theo l’attendait toujours avec un pincement au cœur, les yeux rivés sur la porte d’entrée partagé entre la trahison et la peur. Celle qu’il ne revienne pas et l’oublie. Jusqu’ici il lui avait prouvé le contraire, mais l’abandon était un truc dont il avait appris à se méfier avec les années. Et la petite voix dans son esprit était intarissable sur le sujet, une vraie pipelette qui ne déguerpissait que lorsque le chuintement métallique de la poignée résonnait. Il se posa sur le sol, et effleura de ses doigts les pierres brutes et tièdes. Leur texture râpeuse lui rappelait celle des draps de l’orphelinat qu’il remontait le plus haut possible sur sa tête pour échapper à ses camarades bruyants. Son refuge de fortune avant que Finley ne le sauve, et vienne l’enlacer de ses bras solides pour taire ses cauchemars. « Viens là. Comme ça. » Il hésita une seconde et se plia à la demande comme à son habitude, pour retrouver cette proximité avec le corps de son acolyte. Celui ci était à moitié découvert, offert à la lumière qui avait fait apparaitre un léger duvet qui se perdait plus bas vers un endroit qu’il ne connaissait pas. Il se surprit à en rougir. « Tiens. Attends. Tu vas aimer, je te promets. Le soleil chauffe drôlement, tu vas voir. » A son tour il se retrouva à la merci des rayons du soleil qui l’enveloppèrent d’une aura de chaleur protectrice. D’ordinaire il fuyait l’astre, lui préférant la pluie et l’orage, mais il devait bien admettre que c’était agréable de lâcher prise. D’être bercé par le sifflement du vent et sa respiration. « Qu'est-ce qu'il y a ? Ca te plaît pas, ici ? » Obnubilé par le toucher délicat de sa paume sur son ventre, il fut rappelé à l’ordre par ses mots qui se perdirent dans les airs, avant qu’il ne daigne les rappeler. Il eut un frisson, et ses muscles se crispèrent, tandis que sa main venait recouvrir la sienne. Leurs yeux se cherchèrent, et il bafouilla. « Ca… Me chatouille. Doucement. » Il espérait ne pas l’avoir vexé, il ne voulait pas qu’il s’arrête, jamais. Sa caresse était trop agréable même si elle représentait la normalité pour eux. Il essayait de s’en convaincre en tout cas, que tout ça était anodin, avec plus ou moins de difficulté. « Si… C’est juste que je m’ennuie. » Quand ils erraient de bourg en bourg, il était sans cesse sur le qui vive, curieux de découvrir de nouveaux endroits, la rage à l’estomac. Certes ce n’était pas de tout repos mais ça l’occupait, il avait un but. Ici, il végétait, tantôt devant un livre, tantôt entre lui et Rhiannon à les observer rigoler et discuter. Il avait l’impression de ne plus être à sa place. Elle l’avait remplacé, et d’une certaine façon il ne lui en voulait pas. Il comprenait. C’était surement à son tour désormais de profiter de Finley, il devait apprendre à partager. Mais c’était dur. « Voyager me manque, je n’ai pas l’habitude que tout soit acquis. Si facile. » Il avait perdu tout sens d’utilité, et se donnait la sensation d’être un boulet. Être sédentaire n’était pas un rythme qui lui convenait, il voulait des grands espaces, courir à en perdre ses poumons, dormir à la belle étoile, tout ce qu’ils faisaient avant et qu’ils avaient perdu. Voilà, il venait de soulever le point qui l’angoissait grandement : leur relation avait changé. Ni en bien, ni en mal, c’était différent. Une partie de lui se sentait délaissée. « Et.. mon coq me manque. » Un sourire nostalgique glissa sur son visage coloré par des cernes bleus et violets. L’animal s’était évaporé (?) sans préambule il y a de ça deux mois, après un réveil compliqué dans les fourrées. Il avait eu froid à en claquer des dents cette nuit la, ses doigts de pieds gelés, et son souffle formant de jolis nuages qui s’évaporaient dans l'obscurité. Il resta silencieux, cherchant avec précaution ce qu’il allait lui dire et qu’il ne pouvait plus garder pour lui davantage. Theo se tourna vers lui, ses prunelles se perdant dans l’immensité de ses cheveux noirs en pagaille, puis sur sa mâchoire affutée et sa bouche entrouverte où il apercevait ses dents de traviole. Pas ici, pas toute suite songea t-il en chassant cette pensée de son esprit. Il devait occulter tout ça, c’était synonyme de problèmes. « Pourquoi est ce que toi tu peux sortir et pas moi ? » Finit-il par demander d’un ton plus grave qu’il ne l’escomptait, rempli de reproches sous jacents. Un gout amère roula sur sa langue et il se redressa brusquement pour fixer l’horizon. Au fond il était bien conscient qu’il se voilait la face en mettant sur le tapis cette fausse inquiétude, car ce n’était pas tout à fait ça qui le rendait morose. Il aurait pu rester toute sa vie dans cette maison, à prétendre qu’il allait bien. A échanger ses lectures en compagnie de Rhiannon. Rhiannon et ses jolies fossettes, Rhiannon et ses mouvements gracieux quasi énigmatiques, et sa manie de vous toiser avec malice, comme si elle connaissait tout les secrets du monde. Avec le temps il aurait même pu trouver un charme à ces fenêtres biscornues, au parquet qui craquait sous son poids plume, et à sa cheminée à l’odeur cendrée. Mais ce n’était pas chez lui, ça ne serait jamais chez lui. Il était un invité ici tout au plus, susceptible de partir à n’importe quel moment. Non, ce qu’il voulait vraiment savoir c’était pourquoi ils feignaient nier ce qui s’était passé entre eux dans ce motel. Comme si ce n’était pas important et inutile alors qu’il y songeait sans arrêt. Il attrapa ses genoux contre lui, et posa son menton dessus en frissonnant, malgré la météo favorable, il était parcouru de soubresauts.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Dim 5 Nov 2017 - 16:43

Finley, il ne savait pas trop quoi penser. Car penser, ça n'avait jamais été son truc. Il agissait avec l'instinct, avec ses tripes et ça lui avait toujours réussi. En général. Souvent. Pas toujours, en fait, non, mais il occultait ses échecs, les rangeait dans un coin de sa tête où ça prenait la poussière. Un peu comme les lèvres de Theo contre les siennes, en fait. Il n'aurait pas dû faire confiance à ses tripes, cette fois-là, il n'aurait pas dû écouter le bouillonnement de ses entrailles, les doux picotements qui titillaient ses lèvres quand il apercevait celles de Theo, tendres et ouvertes et offertes et il n'avait qu'à glisser sa main dans la nuque de sa moitié, lui tirer les cheveux en arrière (juste un peu, oh, pas assez pour lui faire mal et juste assez pour que sa gorge se tende légèrement, pour qu'il voit les veines courir sous la peau, pour que les clavicules se découvrent légèrement dans l'échancrure de son polo usé) et parcourir le paradis de sa peau douce. Elle le fascinait, cette peau de soie fine et translucide. Elle le tentait, aussi, beaucoup trop. Il avait envie de mordre, d'imprimer sa marque, d'y voir la dentelle violette et bleue que ses dents laisseraient sur cette belle toile pâle. De le faire sien, vraiment sien. Theo était déjà à lui, en un sens. Ils s'appartenaient l'un l'autre, qu'ils le veuillent ou non. Une possession mutuelle qui se traduisait, en tout cas pour Fionn, par un devoir de responsabilité, une responsabilité qui parfois lui pesait. Il sentait bien le regard de son cadet sur lui quand il sortait seul, qu'il y avait sur lui un parfum étranger, la marque d'un rouge à lèvres ou qu'il avait les cheveux ébouriffés par l'air frais et la liberté. Il sentait l'incompréhension, les questions qui se pressaient au mur de ces lèvres timorées et qui n'osaient jamais sortir. Et ça l'arrangeait bien, Fionn, au final que Theo se taise et laisse passer ses nombreuses incartades. Ca l'arrangeait bien tout en le grignotant lentement, tout en se demandant quand viendrait le moment où son cadet laisserait sa voix éclater, pleine de reproches qu'il méritait mais auxquels il ne voulait pas faire face. Il essayait de détourner l'attention de Theo mais il connaissait trop bien le gamin, il s'était trop souvent émerveillé de son intelligence et de sa vivacité pour être naïf au point de croire que sa moitié serait aussi naïve. Theo allait lui échapper, un jour ou l'autre, et Finley devait l'avouer, à cette idée, il était perdu. Aussi perdu que Theo semblait l'être à cet instant, alors qu'il repoussait doucement les mains possessives de son aîné. Fionn accepta la remontrance sans broncher et attendit. Theo, comme lui, économisait ses mots mais lorsqu'ils parvenaient enfin à sortir de cette petite bouche écorchée, ils étaient toujours longuement pesés et Fionn jugerait à ce moment-là. La confession sortait, par petits bouts balbutiés, par jets intermittents. Ennui. Manque. Sensation de tourner en rond. Fionn regardait les émotions de Theo plus qu'il ne les écoutait, observait son visage peiner avec difficulté, ses yeux sombres se teinter d'une sorte de culpabilité, la veine bleutée de son cou tracer un sillon sombre sur sa gorge pâle. C'était plus fort que lui, il y revenait toujours, quoique Theo fasse, quoiqu'il dise et il comprenait la confusion de son cadet. Pourquoi refuser de s'adonner à ce qui flottait entre eux quand c'était si évident, presque palpable dans l'air encore un peu tiède de fin d'été ? Fionn aurait voulu être doué avec les mots, lui expliquer que ça ne pourrait pas se passer comme ça, qu'il allait l'abîmer et lui faire du mal, qu'il n'était pas le prince charmant. Et puis, mon coq me manque. Fionn esquissa un sourire minuscule. La bestiole avait disparu sans raison, au même moment où leur monde avait changé. Sans importance, avait jugé Fionn mais visiblement, il s'était trompé. Il couvrait Theo de tellement de cadeaux et de babioles qu'au final, il n'y attachait pas plus d'importance mais son cadet semblait s'attacher à chacun d'entre eux de façon déraisonnable. Peut-être était-ce la même chose entre eux, peut-être que Theo lui était attaché de façon déraisonnable ? Finley poussa un faible soupir quand Theo se redressa et laissa échapper le dernier reproche. Il renonçait à lui expliquer, à lui faire comprendre. Theo ne pouvait pas savoir, il n'avait personne à protéger, personne dont il devait prendre soin, personne dont il était responsable. « C'est comme ça, c'est tout. » murmura-t-il sans d'autres explications, la colère à peine audible dans sa voix rauque. Il n'était pas énervé, juste fatigué de devoir toujours répéter la même chose et il observa Theo se redresser d'un coup, comme une flèche qui échappait à un archer maladroit. Et cette flèche allait se ficher en plein coeur, faisant couler un sang invisible sur la poitrine de Fionn. C'était la première fois qu'ils s'opposaient ainsi et que leur routine se rouillait de façon si évidente. D'habitude, il était toujours capable de rattraper le coup ou de faire entendre raison à son cadet, mais cette fois-ci, c'était sérieux, il le sentait. Et c'était sa faute, son entêtement, sa lâcheté aussi, son envie de ne pas vouloir face à ce qui restait tu et silencieux entre eux. Finley contempla ce dos tourné comme un échec et se redressa à son tour. Il resta un moment immobile, conscient que ce dos était tout autant une invitation et il jugea le pour et le contre, le bien et le mal, avant de tout envoyer bouler comme d'habitude. Avec Theo, il ne savait pas réfléchir. Alors sans bruit, il vint s'asseoir derrière son cadet, une jambe de chaque côté du garçon pour mieux se coller contre lui et l'entourer de ses bras protecteurs et possessifs. Tu es à moi, je suis à toi, songea Fionn alors qu'il laissa glisser son visage sur la nuque de Theo, collant son front contre ce bout de peau dégagé et offerte à sa vue avide. Pourquoi Theo ne pouvait-il pas se contenter de ça ? Pourquoi est-ce que cette certitude ne suffisait pas à combler le reste ? Finley, il n'était pas bête, il savait ce qui travaillait sa moitié, il connaissait par coeur, il était passé par là lui aussi, il le vivait à l'instant même alors que son ventre était collé au dos souple et délicat de Theo, il l'avait vécu tous les jours depuis qu'ils s'étaient embrassés et que le silence entre eux s'était gonflé d'un mot qu'il n'osait pas prononcer : désir. Désir de lui, de le toucher, de l'embrasser. Désir d'une chose interdite. Finley ferma les yeux et inspira profondément. L'odeur de Theo l'enivra, s'enroula autour de lui comme une couverture réconfortante. « Je veux juste… Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose, c'est tout. On ne connaît rien, ici. » finit-il par murmurer, presque à contrecœur, détestant devoir se justifier. Il resserra sa prise autour de son cadet et glissa son visage dans le cou de Theo, ses lèvres effleurant par erreur (?) la peau tendre. « Je pourrais te trouver un autre coq. » ajouta-t-il, ignorant sciemment ce qui venait de se passer. Rhiannon avait un grand jardin, après tout. « On pourrait… sortir, tous les deux. Je veux une nouvelle boucle d'oreille. » Une référence cachée, qui pourrait à Theo ce moment où ils s'étaient assis sur le rebord de la douche du foyer et qu'il avait demandé à son cadet de lui percer l'oreille. Il se souvenait encore du sang, de son rire, du cri nerveux de Theo. Fionn poussa un autre soupir et s'écarta légèrement. « Theo, c'est juste… C'est pas facile de voyager. Tous les jours. J'aime bien, ici, moi. » Il ne voulait pas dire que c'était difficile de voyager avec un gamin dans les pattes. Il ne voulait pas le dire comme ça.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Mar 7 Nov 2017 - 19:14

Il n’avait pas cru possible de parler autant, et de confier ce qui le tracassait. Un mal qui le rongeait comme de la mauvaise herbe, et qui l’empêchait de raisonner correctement. Depuis quand était-il dans cet état ? Pourquoi maintenant et pas avant ? Il avait eu tout loisir de s’épancher sur ses sentiments par le passé, mais c’était ici, dans ce monde-là, qu’il avait choisi de le faire. Il soupira malgré lui, et resserra sa pression autour de ses genoux tâchés d’hématomes bleus et violets. Une jolie constellation qui venait s’ajouter à ses grains de beauté, et sillons que ses veines dessinaient sur sa peau presque transparente. Le silence de Finley le perturbait ; avait-il exagéré ? Était-ce la fin ? Le jour où il l’abandonnait comme ceux qui l’avaient précédé… ? Sa mère, son père, le personnel du foyer… « C'est comme ça, c'est tout. » Il fut soulagé d’entendre sa voix à défaut d’en apprécier le contenu. Jusque-là, il s’était montré docile et avait accepté de le suivre sans trouver quoi que ce soit à redire. Bon gré mal gré il s’était habitué à se reposer sur son épaule, mais il se sentait désormais dépassé par les évènements. Theodore n’était plus la proie de ses camarades, il était libre. Et pourtant cette liberté était bridée par des injonctions en vue de le protéger. Était-ce parce que son acolyte menait une vie parallèle qu’il ne voulait pas la mélanger avec … avec ce qu’ils avaient ? Peut-être, peut-être pas. Mais il n’était pas idiot, il avait bien vu des traces dans son cou, des parfums différents de ceux qu’ils lui connaissaient, et un air absent quand il rentrait tard sans rien dire. Trop de choses secrètes étaient venues ponctuer leur relation qu’il voyait dépérir quotidiennement. Et ça lui faisait mal. Un trou béant était venu remplacer l’innocence des premiers jours qui avaient fait battre son cœur de travers. Il ne fut pas capable de répondre, et se contenta de fixer un point à l’horizon, ses muscles tremblotant de nervosité et d’appréhension. Combien de fois l’avait-il regardé s’éveiller à côté de lui en pensant qu’il n’y en aurait pas de suivante ? Elles étaient trop nombreuses et il ne pouvait même pas les compter… La bise automnale vint soulever des mèches rebelles sur son front, tandis que la présence de Finley se faisait plus proche, plus pressante aussi. Il ne broncha pas, en percevant ses bras autour de son torse malingre, et son ventre collé à son dos en parfaite symbiose. Deux pièces d’un même puzzle enfin rassemblées. Un picotement familier gagna son estomac mais il préféra ne pas l’écouter, en continuant sur cette lignée, que lui, comme son ombre, avaient choisi de suivre implicitement. Néanmoins, lorsque la chaleur de leurs peaux respectives se mêla, il ferma les paupières, s’abandonnant à ce point de contact infime, qui représentait l’univers pour lui. Son univers. Il aurait pu s’en contenter d’ailleurs, et il l’avait longtemps fait. Mais Theo était devenu gourmand, il avait besoin de plus, il le voulait tout entier. Pas seulement des bouts qu’il lui donnait parfois pour satisfaire sa faim passagère. « Je veux juste… Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose, c'est tout. On ne connaît rien, ici. » Le souffle tiède réchauffa sa nuque et il frissonna. ‘On ne connait rien’ Pas tout à fait vrai ni tout à fait faux. Les mois au sein de cette maison étrangère s’étaient accumulés sur le calendrier, et aux yeux de Theo cela faisait une éternité qu’ils trainaient dans les parages... Bousculé dans sa routine de voyageur invétéré, il en avait développé une certaine monotonie pour ces longueurs intempestives. D’autant plus qu’il n’avait pas la chance de pouvoir aller visiter les alentours, et devait se contenter du jardin et de sa forêt avoisinante. Il était lassé. L’étreinte de Fionn se resserra, et malgré lui il releva les mains pour prendre les siennes timidement. Ça le soulagea, et fit taire momentanément sa rancœur car sa respiration fut coupée de plein fouet à cause de la caresse discrète qu’il avait perçu sur son épiderme – ses lèvres – il en était persuadé. « Je pourrais te trouver un autre coq. » Un prétexte qu’il avait ramené sur le tapis pour nuancer ses reproches à Finley. Néanmoins le volatile – ses piaillements contrariés notamment – lui manquait. De la bestiole, il ne lui restait que des plumes coincées entre les mailles de ses pulls. Il espéra que l’animal avait pu trouver un acquéreur digne de ce nom où qu’il fut. « On pourrait… sortir, tous les deux. Je veux une nouvelle boucle d'oreille. » La vieille époque – pas si lointaine -, où les questions ne taraudaient pas sa conscience comme un bruit de fond incessant. Il revit ses gestes malhabiles, le sang qui perlait au bout de ses doigts, et ce petit anneau sur son lobe qui lui donnait sinon un air de voyou, un charme indéniable. La boucle, synonyme de talisman et d’appropriation pour Theo, qui voyait là-dedans un signe indéniable de possession. Un moyen de marquer son territoire. Le froid s’immisça entre eux quand Finley se déroba légèrement, et il le rattrapa, pour se réfugier contre sa masse rassurante. « Theo, c'est juste… C'est pas facile de voyager. Tous les jours. J'aime bien, ici, moi. » Je sais, ce n’est que moi, martela son crâne, ce n’est que moi et mes problèmes. Sa bouche close jusque-là, hésita, cherchant la formulation la plus exacte  pour traduire ses pensées volubiles. « Je ne suis plus… Je n’ai plus besoin de protection comme avant. » Reprit-il calmement sans toutefois lâcher son emprise sur leurs doigts entremêlés. Il avait grandi, il n’était plus ce gosse qu’on prenait à partie pour moqueries et qu’on s’amusait à taper par stupidité. Il était changé comme le témoignait cette dureté au fond de ses prunelles anthracites. Tristement, il admettait ne plus avoir besoin de Finley. De cette façon-là en tout cas. Sans être invincible, il était plus fort et plus sûr de lui. « Je ne veux pas de nouveau coq et je ne veux pas sortir. Tu sais très bien que ce n’est pas ça que je veux. » Il secoua sa tignasse inégale. Pourquoi faire semblant ? Pourquoi ne pas reconnaitre cette tension bouillante qui émanait de leurs êtres quand ils étaient ensemble ? Il n’y arrivait plus… Prétendre, détourner le regard quand il percevait ses pas en plein milieu de la nuit suivis de la porte qui claquait… Le savoir dans des bras étrangers le révulsait. Il se découvrait jaloux et possessif, il commençait finalement à l’accepter. « Je vais partir. » (loin, ailleurs, à l’autre bout de la terre, là où je cesserais de te voir dès que je ferme les yeux) Lâcha-t-il tout bas sans tout à fait réaliser cette bombe qu’il venait de lancer. En était-il seulement certain ? De vouloir tout foutre en l’air par égoïsme ? Son cœur dégringola à l’intérieur, une chute vertigineuse, dont il n’était pas sûr de pouvoir se relever. Il se retourna doucement pour scruter ses traits qu’il redoutait tant : un visage à la mâchoire pointue, à peine éclairé par des obsidiennes où flamboyaient une lueur indescriptible. Il avala difficilement sa salive, son assurance filant à toute vitesse alors qu’ils se fixaient avec insistance. Theo se renfrogna tel un gamin pris en flagrant délit de bêtise, puis il décida de tout envoyer valser. Ses peurs, ses caprices, et sa retenue habituelle. Et lui qui ne prenait que rarement des initiatives se pencha, et agrippa le teeshirt de son double toujours relevé pour le tirer vers lui avec fougue. Ses paumes effleurèrent son corps qu’il avait mémorisé en détails à chaque occasion qu’il avait eu d’en apercevoir un morceau, et l’adrénaline augmenta dans ses veines. Il avait la sensation d’imploser, de ne plus rien contrôler; la planète s'était arrêtée de tourner. « Je veux que tu m’embrasses. » Voilà. C’était dit, le poids qui l’accablait venait de disparaitre en une fraction de seconde.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Jeu 28 Déc 2017 - 21:35

Finley sentait venir la vague mais il ne voulait pas l’anticiper. Au contraire, il la laissait monter, monter, monter et guettait le moment où elle retomberait tout à coup, comme c’était souvent le cas avec Theo. Combien de fois avait-il senti la rébellion naître puis mourir en l’espace de quelques secondes ? Un feu qu’il savait éteindre d’un regard ou d’un geste. En glissant subrepticement ses lèvres dans le cou de son cadet, il espérait avoir calmé le vrombissement sauvage qui émanait de son corps. Mais Theo continuait de vibrer comme une pierre brûlante qui menacerait d’éclater. Même leurs doigts qui se touchaient portaient en eux les prémices de l’explosion, nerveux et trop serrés. Finley décida de ne pas bouger. Comme un prédateur, il ne bougerait qu’au dernier moment, quand il serait certain de pouvoir contrôler le coup d’éclat de Theo. En attendant, il laissait le plus jeune s’épancher comme un torrent de lave en fusion, il le laissait proférer ces vérités que Finley connaissait déjà en silence. Il le savait bien, que Theo avait grandi, qu’il n’avait plus tout à fait besoin de lui, mais il ne pouvait pas se résoudre à relâcher la prise. Car si Theo n’avait plus besoin de lui, alors que ferait-il ? Qui était-il ? Il ne se posait pas la question. La présence de Theo dans sa vie avait tout changé. De rien, il était devenu un tout. De seul, il était devenu deux. Theo donnait un sens à son existence désœuvrée et l’idée de le voir disparaître soudainement… Non, il ne pouvait pas. Il aimait le regarder et il aimait le regard de Theo sur lui. Leurs échanges étaient peut-être teintés de cette inégalité tacite mais ils se donnaient tellement plus que Finley n’envisageait même pas l’égoïsme de son comportement. Egoïsme, cependant, qui n’avait pas échappé à son compagnon et Finley le voyait bien, se mordait la lèvre, ne faisait rien. Les boucles de Theo lui chatouillèrent doucement le nez quand il sentit le plus jeune secouer la tête et les mots martelés lui firent contracter la mâchoire. Pas ça ? Dis-moi ce que tu veux, songea Finley sans prononcer un seul mot, se contentant de resserrer ses doigts autour de ceux de Theo. Qu’il lui dise ce qu’il n’osait pas formuler, lui qui était censé être le plus vieux, le plus débrouillard, le plus malin. Malin, désormais, il ne l’était pas vraiment et pour la première fois, Theo le faisait vaciller. Je vais partir. Cette fois, Finley respira un grand coup. La vague n’était pas retombée comme il l’avait espéré. Elle s’approchait de lui, projetait son ombre gigantesque sur son corps indécis. Devait-il échapper au tsunami ? Ou se laisser submerger ? Theo ne lui laissa pas le temps de décider : brusquement, ils se retrouvèrent face à face et Finley se noya dans les grands yeux de son cadet qui osait le défier avec plus de vigueur que jamais. Je veux que tu m’embrasses. La vague vint s’écraser avec violence mais les prunelles de Finley s’embrasèrent. Il avait attendu trop longtemps pour réagir et voilà ce qu’il récoltait : un caprice qui menaçait de tout détruire. Dans un geste souple, Fionn saisit les poignets de Theo, le coinça entre ses jambes et le fit rouler sur le côté pour mieux dominer le puîné. « Tu ne veux rien du tout. » siffla-t-il entre ses dents, les yeux pleins de rage grise et brûlante. Il tenait Theo prisonnier, encore plus que d’habitude, ses mains posées de chaque côté de la tête du garçon, ses genoux pressant contre ses hanches pour l’empêcher de bouger. De s’enfuir. A cet instant, il était une proie et Finley était le fauve solitaire qui prenait son temps pour évaluer ce qu’il allait faire de la malheureuse carcasse. Qu’allait-il bien pouvoir faire de Theo ? Ou faire avec lui ? Theo qui le suivait comme son ombre, Theo qui le connaissait dans ses moindres recoins, dans ses angles les plus abrupts et escarpés, Theo dont il sentait bien le regard insistant et les caresses innocentes, la nuit, Theo dont il adorait caresser les cheveux et respirer l’odeur tendre. Theo dont il chérissait l’innocence plus que tout. Theo à qui il craignait de faire du mal. Theo qui le défiait et qui n’en avait pas le droit, Theo qui lui demandait l’impossible. « C’est ça que tu veux, Theo ? » Il ne l’appelait que rarement pas son prénom, souvent synonyme d’ennuis à venir, d’ailleurs. Finley resserra les poignets de son acolyte et les plaqua contre les tuiles. Le tee-shirt du cadet se souleva légèrement, révélant la peau pâle, quelques centimètres de tentation à laquelle Finley résistait déjà depuis trop longtemps. Si Theo ne s’était pas soudainement rebellé, aurait-il finalement cédé ? Aurait-il décidé un jour que c’en était trop, qu’il le voulait autant que son acolyte et qu’il valait mieux céder aux sirènes entêtantes ? Peut-être alors aurait-il assumé ce qui lui dévorait le ventre quand il surprenait Theo le regarder et se détourner, ou quand il émergeait de la salle de bain, ou qu’il se serrait contre lui la nuit. Peut-être aurait-il finalement accepté ce qui le taraudait en silence, et se serait doucement laissé basculer vers le point de non-retour. Mais voilà, Theo le confrontait, Theo exigeait et Finley ne tolérait pas un tel caprice. Il était celui qui décidait. Il l’avait toujours été et il était hors de question que les rôles s’inversent, pas comme ça, pas avec de tels enjeux. Il resserra légèrement sa poigne autour des poignets de Theo et s’approcha doucement de son visage, le regard perçant et empli des ténèbres qui lui allaient si bien. « Moi sur toi ? C’est ça que tu imagines ? » Son ton devenait dangereux, un peu comme lorsqu’il se retrouvait avec une fille et qu’il laissait ses pulsions décider. Serait-il tendre ? Ou serait-il déchaîné, comme parfois, ses mains glissant le long d’une gorge trop douce, ses dents attaquant un peu trop fort la peau délicate ? Avec Theo, il ne savait pas. Il voulait lui faire du bien et il avait l’impression que ça impliquait de lui faire du mal. Du mal pas tout à fait mal, du mal qui faisait du bien. « Tu penses que tu le mérites ? » chuchota Finley, la voix soudain rauque, conscient qu’il ne savait pas trop où il allait, conscient qu’il nageait en eaux troubles, celles des yeux de Theo.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Ven 29 Déc 2017 - 15:12

Avait-il été trop loin ? Était-ce enfin ce jour qu’il avait tant redouté durant toute leur vie commune, où il prendrait un chemin à gauche et Finley celui de droite ? Comment le savoir ? Il avait toujours été docile, taiseux, préférant garder le silence aux propos inutiles jetés à la va vite dans le vide, et voilà qu’il se mettait à sortir de sa trajectoire toute tracée. Or cette déroute aurait forcément un prix. Restait à voir lequel, mais chaque seconde supplémentaire qui passait, lui faisait regretter sa vantardise. Theo n’avait pas le droit ni la prétention d’exiger quoi que ce soit, alors que son ainé lui avait déjà tout donné. Enfin presque tout, car il y avait cette zone grise inviolable - sacrée - entre eux, et que ni l’un ni l’autre n’avait jugé bon de mentionner. Pourtant elle existait, et enflait comme une plaie abimée ou des braises sur lesquelles on soufflait pour raviver une flamme existante. En parlant, le cadet avait rompu cette entente tacite afin de réclamer ce qu’il estimait être son dû, engoncé dans une lassitude qui n’avait que trop perduré. Combien de fois les mots s’étaient ils coincés dans le fond de sa gorge ? Combien de fois avait-il cédé sous la promesse d’une caresse ? Combien de fois s’était il abandonné à la lueur d’espoir que sa moitié agisse ? Trop, beaucoup trop. Insoutenable mélancolie qui s’immisçait dans son cœur et sous sa peau; il soupira, toujours agrippé à son pull et le regard encré dans ses obsidiennes dont la noirceur le recouvrait d’une chape de plomb épaisse. Puis Fionn jusque là absent, daigna bouger en s’emparant de ses maigres poignets pour l’obliger à changer de position. Il roula sur le côté, ses omoplates s’enfoncèrent dans les briques aux coins pointus, et il se retrouva prisonnier des genoux du garçon. A sa merci, une situation bien familière cependant. Ce n’était que la suite logique de ce lien inexplicable qui les unissait. Il resta stoïque; de pierre, comme si tout ses organes s’étaient volatilisés pour ne laisser que l’enveloppe charnelle, immobile et imperturbable. Papier de soie crème aux stries bleuâtres, froissé par des mains sales habiles et brutales. « Tu ne veux rien du tout. » Il gronda légèrement tel un chien marquant sa réprobation et fixa ce visage aux pourtours coutumiers. Finley était loin du compte en affirmant de telles aberrations; au contraire, Theo n’avait jamais autant désiré ce corps perché au dessus du sien. Il ne voulait pas rien, il voulait tout. Il le comprenait désormais; tout ces maux qui tiraillaient son être, cette jalousie à peine voilée, cette chaleur incandescente, et cette envie permanente de le toucher. Tout ça n’était que des symptômes de la passion grandissante qui le tenait en étaux. Son comparse pouvait tromper qui il souhaitait mais pas lui. Surtout pas lui. « C’est ça que tu veux, Theo ? » La pression de ses doigts se resserra davantage autour de ses os, mais qu’était la douleur physique à côté du supplice de cette proximité écrasante ? Un grain de sable tout au plus. Sa bouche s’entrouvrit légèrement, et ses paupières vinrent masquer une prunelle courroucée pleine de convoitise et de peur. Rêvait-il ? Le bruit du vent siffla dans ses oreilles, bientôt rejoint par le souffle tiède de Fionn. Si proche et si loin… Impossible d’effleurer sa mâchoire pointue, ses boucles inégales et ses pommettes abimées, quel dommage. « Moi sur toi ? C’est ça que tu imagines ? » La voix était différente, dangereuse et froide, d’une tonalité grave méconnue. Il s’entendit répondre à l’affirmative sans en être tout à fait sur ; spectateur d’une scène irréelle. Il hocha du menton pour appuyer son murmure inaudible, gagné par des sentiments qu’il acceptait pleinement, il se sentait plus fort, plus vivant. Son corps hurlait à l’agonie depuis trop longtemps et méritait qu’on y mette un terme. Peu importait l’issue pourvue qu’il y en ait une. « Tu penses que tu le mérites ? » Celles et ceux qui l’avaient précédé l’étaient ils ? Ou était-ce uniquement une condition qu’il lui réserva ? Il fut parcouru d’un léger soubresaut, l’air lui manquait cruellement dans cette posture inconfortable. « N’est ce pas à toi de me le dire ? » Et si non, que devait-il faire pour être méritant ? Qu’attendait-il de lui ? Qu’il refoule ses pensées et cette attraction qui faisait pulser chaque atome de son pauvre squelette ? Impossible. Même avec toute la bonne volonté du monde, il refusait de l’effacer de sa mémoire, quitte à vivre en souffrance, il préférait que ses souvenirs l’accompagna. Qu’était sa vie de toute façon sans lui ? Pas grand chose. Finley était sa famille, son ami, et … celui qu’il aimait à en crever. Il se recroquevilla pour soulager son dos entravé, et contempla sans ciller ce lac noir à quelques centimètres de son nez. Pouvait-on se noyer dans quelqu’un et en ressortir indemne ? Quelle chute vertigineuse que de toiser celui qui tenait son existence au bout d’un fil. Il hésita, conscient qu’il n’y aurait pas de retour en arrière après ça mais il était trop tard pour les regrets. « Prends moi, ou ne me prends pas, mais fait quelque chose. » Lâcha t-il enfin d’un ton repenti, surpris par sa propre concupiscence, au reflet pur et intact car il y avait là toute une région inexplorée. Un pan entier de son cerveau qui se réveillait subitement au bout de plusieurs années en veille. Son abdomen se souleva doucement sous le pli de sa respiration tranquille tandis que sa silhouette persistait à ne point mouvoir, soumise elle aussi à l’ombre de Finley qui s’étirait de tout son long sur ses vêtements crasseux. La crainte était palpable, s'enroulant autour de son cou comme la corde du pendu destinée à abréger ses malheurs. Mais son bourreau n'était pas un étranger payé pour une tâche ingrate, il s'agissait de son âme soeur.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Ven 19 Jan 2018 - 19:48

Admettait-il enfin le désir mordant qu’il ressentait, à se tenir au-dessus de Theo, à serrer ses faibles poignets entre ses doigts d’acier, à sentir l’arc (ou en tout cas, à l’imaginer) de son excitation sous son jean, à le dominer entièrement ? Non, pas entièrement, du moins pas tout à fait, pas encore. Chaque seconde qui passait l’éloignait d’une décision rationnelle, d’un demi-tour qui aurait pu les sauver tous les deux. Mais Finley avait-il envie d’être sauvé ? N’avait-il pas renoncé à cette salvation lorsqu’il avait posé ses lèvres sur celles de Theo pour la première fois ? Il avait cédé sans pouvoir résister, dépassé et pris de court par l’envie presque violente qu’il avait de marquer cette petite bouche bien dessinée, de tacher un peu cette innocence qu’il enviait. Qu’il enviait, et pourtant, qu’il avait inexplicablement envie de prendre maintenant que Theo en faisait explicitement – une franchise qui parlait directement au bas-ventre de Finley et le faisait vrombir furieusement – la demande. N’était-ce pas l’inexorable dénouement de leur aventure ? N’avait-il pas passé toutes ces années à protéger Theo des autres pour mieux le ravir et le garder pour lui ? N’était-ce pas normal, au final, qu’ils en arrivent là, après des années de mains effleurées, de lits partagés, de cheveux caressés ? C’était bien la seule chose qu’ils n’avaient pas encore partagé – le reste, ils l’avaient fait, le bon, le mauvais, jusqu’aux gestes les moins reluisants, les moins romantiques. Alors, vraiment, était-ce si grave si Finley cédait au caprice de Theo et lui donnait ce qu’il voulait ? Chaque atome de son corps lui soufflait que c’était là l’inévitable solution de leur problème. Chaque cellule quémandait le contact, et pour Fionn, de peau à peau, ça ne suffisait pas. Déjà, parce qu’il adorait regarder, avoir une vue d’ensemble, préférant même se faire qualifier de voyeur pour satisfaire son plaisir. Et puis parce qu’il voulait plus. Contrairement à Theo, il avait eu son lot de rencontres – avec des filles, surtout, les garçons ne l’intéressant que lorsqu’il sentait que ses manières abruptes ne seraient pas tolérées par une demoiselle. Il avait vite découvert que même dans ce domaine, il n’était pas comme les autres, que sa tendresse était brutale, son affection mâtinée de coups de griffes. Il avait toujours fini par trouver des partenaires à son goût, mais qu’en serait-il de Theo ? Serait-il surpris, gêné ? Effrayé, même, par ce que son aîné voudrait faire avec lui, ou plutôt de lui ? Fionn se mordit la lèvre, réalisant qu’il pensait comme si leur union allait forcément s’acter. Il ne devait pas prendre ce risque, garder la tête froide malgré les mots fous que lui murmurait un Theo transformé. Prends-moi ou ne me prends pas. A ces mots, les doigts de Fionn se resserrèrent autour des poignets trop fins, les soulevèrent puis les plaquèrent à nouveau sur la tuile et il poussa un grondement guttural, ne cherchant même pas à dissimuler son excitation. Prendre Theo, il ne demandait que ça, son esprit se remplissant d’images qu’il ne pourrait pas oublier. Son imagination prenait le pas sur sa raison, juxtaposant au visage plein d’appréhension de son cadet des visions particulièrement équivoques. Ses hanches glissèrent sur celles de Theo, frottant l’épicentre de tous leurs maux l’un contre l’autre. C’en était trop pour Fionn : un nouveau grondement lui échappa et il se releva brutalement, forçant Theo à le suivre. « Viens. » Un ordre, pas une demande, comme d’habitude avec Finley. Il attrapa son cadet par le poignet, le tira sans ménagement et l’entraîna par la petite fenêtre. Ils dévalèrent les escaliers branlants à toute vitesse et Finley ouvrit la première porte qu’il trouva. Une chambre, celle d’un absent. Mais plutôt que d’aller sur le lit, il avisa le canapé et il esquissa un sourire tout en crocs. Consentant enfin à lâcher Theo, il le planta au milieu de la pièce et se laissa tomber sur le fauteuil moelleux, dardant un regard reptilien sur Theo, se délectant à l’avance du trouble qu’il voyait sur ce visage délicieux, toute raison annihilée par son corps traîtreusement faible, par son besoin de le posséder, tout entier, jusqu’au dernier centimètre de chair, de raison et de cœur. « Tu me veux ? » demanda-t-il d’une voix écorchée. Là était le véritable test. Theo allait pouvoir lui prouver qu’il pouvait aller plus loin qu’il n’était jamais été. S’il échouait, Finley ne reviendrait jamais sur l’incident, il prétendrait que rien n’était jamais arrivé et ils continueraient leur vie comme avant. Mais si Theo parvenait à se dépasser, alors… Alors là, Finley consentirait à répondre à son caprice et à récompenser sa hardiesse. « Demande-moi encore. » souffla-t-il, sentant son corps s’embraser à cette simple demande. Il voulait entendre son prénom être gémi, soufflé, supplié. Il voulait l’entendre de la voix de Theo, d’habitude si frêle, il voulait le sentir prendre de l’assurance, peut-être même se rebeller. Allait-il s’enfuir ? Prendre peur, comme un agneau séparé de sa mère ? Finley guettait la lueur dans les yeux de son protégé, conscient qu’il perdrait la tête à la seconde où il verrait la flamme s’allumer et Theo avancer vers lui, avancer vers ce point de non-retour qui les perdrait tous les deux. Il s’enfonça encore plus dans le canapé, posa un bras nonchalant sur le dossier, comme s’il n’était pas sur le point d’exploser de l’intérieur. L’œil sombre et brillant, il détailla Theo de la tête aux pieds et se mordit la lèvre. Theo, son Theo, finirait par le tuer. Peut-être même plus vite que prévu. « Montre-moi que tu le veux vraiment. » Et comme il ne pouvait pas s’en empêcher, mû par l’instant, il allait l’encourager, à sa façon. Doucement, Finley écarta les jambes, fit glisser sa main sur son ventre brûlant et la glissa à moitié dans son pantalon, sans quitter sa moitié des yeux, sans le lâcher une seule seconde. Avec lui, Theo n’était jamais seul.

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Sam 20 Jan 2018 - 22:25

Acculé contre les tuiles ondulées aux contours abrupts, il tourna la tête sur le côté, goutant à la dureté de la pierre sur sa joue tiédie. En bas, l’arbre au tronc biscornu pliait sous le vent, qui emportait dans ses tourbillons des feuilles aux reflets verts presque dorés. Si il plissait davantage les yeux, Theo pouvait même voir les stries sur l’écorce, et les affres des saisons dernières. Dans l’entremêlas des branches, il y avait cette brindille fine et fragile, qui menaçait de rompre si les bourrasques devenaient plus intenses, plus violentes. Et cette brindille c’était lui; Finley était sa tornade. A nouveau il roula légèrement son cou pour se retrouver face à ce visage si familier et pourtant étranger. Il avait toujours cru connaitre Fionn dans ses moindres détails mais c’était un leurre. Oh bien sur il était capable de définir avec une précision effrayante où était situé chaque grain de beauté, chaque cicatrice, la forme de ses courbes, la couleur de ses yeux lorsqu’il était énervé, mais son esprit quant à lui était cadenassé dans sa plus grande partie. Le gamin s’était ouvert comme un livre, en se dépouillant de toutes ses possessions auprès de sa moitié mais il ne pouvait pas en dire autant de son ainé. Pourquoi ? Il ne le savait pas, et n’avait pas daigné poser la question. Il en avait déjà beaucoup qui fusaient malgré lui, pour ne pas en rajouter une énième qui ne trouverait sans doute pas de réponse. Parce que c’était ce que faisait Finley : le maintenir dans l’ignorance, en invoquant des prétextes tous aussi foireux les uns que les autres. Mais Theo était gentil, Theo était docile, Theo se taisait, Theo lui passait tout. Un cycle parfait, qui fonctionnait depuis des années, sans que quiconque ne vienne y trouver quoi que ce soit à redire avant aujourd’hui. Comme la roche s’érodait avec les intempéries, la soumission du cadet s’effilochait, remplacée par une flamme brûlante aux extrémités dangereuses qui venaient chatouiller des sentiments indésirables. Ainsi, son indolence avait-elle été remplacée par un courage vivace et une insubordination obstinée. C’était d’ailleurs cette soif de rébellion qui avait poussé cette demande explicites dans cette petite bouche innocente, maintenant entrouverte pour chercher de l’air salvateur. Mais il ne cilla pas en croisant ces immenses billes noires, ni ne bougea, en l’entendant gronder. Même si son acolyte était agacé par sa désobéissance, il doutait qu’il puisse lui faire plus de mal, que celui qui empoignait déjà son cœur, lorsqu’il le voyait quitter leurs draps en pleine nuit. La douleur physique ne l’effrayait pas, il y était étrangement habituée, c’était une ombre, un compagnon de fortune qui tantôt l’abandonnait pour finalement revenir plus puissante et l’engloutir tout entier. Son corps amaigri gémit cependant sous le poids de Fionn, et de ses griffes acérées autour de ses poignets frêles. Était-ce donc ça de devenir l’objet du désir de Finley ? Entravé et sans défense ? Et lui, Theo, aimait-il seulement ça ? Impossible à dire, il ne voyait qu’un bout du tableau à défaut de voir l’ensemble. Il était conscient de ce qu’il souhaitait ardemment, et de ce qu’il ne voulait pas. A commencer par LE partager avec tout ces anonymes dont il apercevait parfois les traces sur sa peau blanchâtre. Tous autant qu’ils étaient, n’avaient pas le droit, ils ne le méritaient pas. Et quel supplice de ne pas comprendre pourquoi eux et pas lui. Theo qui ne demandait que ça et qui n’obtenait que des caresses et le privilège de dormir à ses côtés. De quoi le rendre fou, et c’était précisément cette folie qui l’avait guidé jusqu’à cet élan de désobéissance sur ce toit. Un mince rictus se dessina soudainement sur ses traits, en constatant qu’un truc infime venait de bouger dans l’apparence de son bourreau. Et sans qu’il n’y prenne garde, leurs hanches se rencontrèrent dans une friction qui envoya une décharge électrique dans sa colonne vertébrale. Un choc court et intense, à peine descriptible.

Puis en rien de temps il fut debout, emporté par l’ouragan Finley. « Viens. » Ensemble, ils glissèrent à travers la fenêtre, et regagnèrent cette maison qu’il haïssait, pour atterrir dans une de ces innombrables pièces où il ne mettait pas les pieds d’ordinaire. Leurs doigts se séparèrent, et Theo se retrouva seul en plein milieu de la chambre, tandis que le voyou s’installait sur le canapé. Il avait la sensation que quelque chose d’important était sur le point d’arriver, mais il ne laissa pas la panique l’envahir, et ferma les poings. « Tu me veux ? » Sa mâchoire se contracta, il était agacé par la tournure que prenait la situation, et cette façon qu’avait Finley de le rabaisser comme un professeur faisant la lecture à un enfant. N’avaient-ils pas dépassé ce stade ? Theo n’était plus le bizut d’autrefois, celui sur lequel on donnait des coups par amusement; il avait grandit, il s’était rendu plus fort, moins friable. Il détestait que Fionn n’ait pas compris ça. « Demande-moi encore. » Des mèches mal coupées tombèrent sur son front, et il ne broncha pas, véritable statue de marbre, il refusait pour l’instant de se plier aux ordres. « Montre-moi que tu le veux vraiment. » Il frissonna et suivit de ses prunelles brillantes cette main coquine qui s’aventurait plus bas qu’il n’était allé; le seul endroit inaccessible. Il fit un pas timide dans sa direction, le torse soulevé par sa respiration irrégulière, et enfin il parla. « Pourquoi suis je toujours celui en position de faiblesse, quand c’est toi qui n’est pas capable de me dire clairement ce que tu veux ? Pourquoi refuses tu de comprendre que je suis à toi sans concession ? » Il ne le lâchait pas du regard, perturbé par sa posture équivoque et tout ce qu’il s’était évertué à refouler. Second pas. « Je t’ai demandé de me prendre Finley. De faire ce que tu fais avec les autres mais que tu ne veux pas me donner. » Sa voix assurée s’était fait plus hésitante alors qu’il lui donnait satisfaction en répétant ces paroles tant réclamées. Et puis il rompit les derniers mètres pour arriver à sa hauteur, à juste deux centimètres de lui. Dans une lenteur infinie - calculée ? - il descendit pour se mettre à genoux devant lui, pile entre ses jambes écartées qui semblaient n’attendre que sa minuscule silhouette. Ses paumes se posèrent sur les genoux de Finley, remontèrent doucement vers ses cuisses, jusqu’à son entrejambe, et s’arrêtèrent. Il soupira, les joues rougies : tout ça était nouveau, il n’avait pas les facilités de son partenaire ni même son expérience. Il entreprit dès lors de lui retirer ses vêtements ou du moins de faire tomber son pantalon sur ses chevilles, sans jamais le quitter des yeux. Il n’arrivait pas à lire les sentiments de son camarade, ce qui le frustrait, bien qu’il tâcha de ne pas en tenir compte; les ordres viendraient surement palier à ses gestes si il se trompait. Sa main s’immisça aux côtés de la sienne sous son slip, effleurant son extrémité au passage, qui déclencha un ras de marré dans son estomac. Il le força à retirer ses doigts, qu’il leva entre eux, et joua une minute avec ces derniers, avant de les mettre dans sa bouche un par un. Il gouta à lui et à son odeur, en léchant sa peau du bout de sa langue. Ce n’était pas comme d’habitude lorsqu’il se mourrait dans ses étreintes et son effluve rassurante, c’était plus bestial, plus réel. Il s’arrêta, et se redressa, pour le tirer par son teeshirt afin de l’embrasser avec passion. Une chaleur délicieuse s’empara de lui, et il s’abandonna à la sensation de leurs lèvres qui se rencontraient pour la deuxième fois. Et c'était si bon, si addictif, pourquoi n'avait-il pas quémandé plus tôt ? A bout de souffle, il s'écarta, retournant sur ses articulations. « J'ai... Je n'ai pas peur que tu me fasses mal. » Lâcha t-il pour clore ces débats interminables sur sa virginité, et la douleur éventuelle qui l'attendait. Comme pour précipiter la suite, il s'attela à ôter son teeshirt, qui dévoila son torse aux bleus innombrables et où les côtes saillantes menaçaient de transpercer son abdomen. « S'il te plait Finley, c'est ce que je veux. » Et voilà qu'en dépit de son assurance nouvellement acquise, le naturel revenait au galop : il se courbait face à son ainé.

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Finley Durham
FINLEY COVO

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MessageSujet: Re: feels like a long way down so don't leave me now - finley.   Dim 4 Mar 2018 - 15:19

Theo parlait trop et Finley avait tout un tas d’idées pour le faire taire. Installé comme un prince sur le canapé, en position de domination bien qu’il soit assis, Fionn se surprenait à imaginer cette petite bouche bien trop occupée à d’autres activités pour pouvoir esquisser autant de réclamations qu’il n’avait aucune envie d’entendre. Tout ce que disait Theo était parfaitement vrai, certes, mais cela ne signifiait pas que Fionn assumait d’un iota l’inégalité de leur dynamique. C’était comme ça, un point c’est tout. Il était le plus fort, le plus malin, le plus débrouillard des deux et cette liberté d’aller voir ailleurs si ça lui chantait lui revenait de droit. Plus Theo parlait, plus il avait des velléités de rébellion, moins Finley avait de patience. Il n’en avait jamais eu, surtout pas quand son corps était en feu. Sa peau frottait contre le tissu bon marché de ses vêtements et il n’avait qu’une envie : c’était tout retirer et faire de même avec Theo. Mais il attendait patiemment, comme le loup qu’il était, curieux de la stratégie de l’agneau qui tremblait face à lui. Et quelle exquise douceur, quel tendre sursaut que celui de son Theo. Il était irrésistible, avec ses cheveux en pagaille et sa mine agacée. « Tu parles trop, Theo. » se contenta-t-il de dire, alors que chaque mot était absorbé, acquis – et dans certains cas, rejeté. A lui sans concession… Oh ça, Theo n’avait pas besoin de lui dire. Jamais Finley ne tolérerait qu’un autre puisse être témoin d’un tel spectacle. Jamais il n’accepterait que Theo puisse s’agenouiller, aussi digne et raide, devant un autre que lui. Il ne voulait même pas y penser, même pas à se dire que c’était possible. Finley le laissa approcher, le regard dévorant et sa respiration se hacha progressivement, une souffrance exquise naissant dans son ventre alors qu’il ne quittait pas Theo des yeux. Pas une seule seconde n’allait-il se détourner de ce spectacle délectable, pas une seule seconde n’allait-il manquer le visage de Theo se parer de ce rose innocent et suivre sa descente. Le voir à genoux devant lui, si confiant, si désireux, provoqua un électrochoc qui gonfla son corps déjà arqué de convoitise et il arrêta de respirer lorsque Theo posa les mains sur lui. Cette fois, il avait mal, réellement mal, mais il retint l’envie de se lever, de plaquer Theo par terre et d’oublier toutes ses belles promesses de douceur. Et pourtant, Dieu seul savait que son cadet ne lui rendait pas la tâche aisée. Ils s’emboîtaient parfaitement, le frêle corps de Theo parfaitement accueilli, parfaitement à l’abri entre ses jambes et Finley serra les poings, se mordit la lèvre même pour s’empêcher de l’attraper. Au fur et à mesure que les mains de son comparse remontaient, Finley sentait sa propre respiration se hacher et quelque chose de brûlant, de liquide se mit à couler lentement, goutte à goutte dans son ventre, quelque chose qui remplissait un vide jusqu’à le faire éclater. Il ne faisait rien, pourtant. Il restait là, assis, et laissait faire Theo. Il ne l’aida pas pour faire glisser son pantalon sur ses chevilles, profitant plutôt de cette vue douloureusement parfaite de sa moitié agenouillée face à lui, toute occupée à le vénérer. Cette réalisation lui fit l’effet d’une morsure brûlante. Theo le vénérait, Theo l’aimait, il était son tout, son un et il était prêt à se sacrifier, à tout sacrifier, pour ne serait-ce qu’un seul contact éphémère. La main du cadet vint glisser sur la sienne, la déloger de l’endroit chaud et confortable sur laquelle elle s’était installée et ses doigts se retrouvèrent autre part, soudain humides et moites. Tout son corps se tendit et un bruit sourd jaillit du fond des âges, bestial, primaire, presque un grondement tant il était rauque. « Theo. » gronda-t-il tout bas, la mâchoire contractée, ses prunelles voilées plongées dans celle de son ange tombé du ciel. Sans transition, les lèvres du chérubin vinrent s’écraser contre les siennes et Finley l’attrapa violemment par la nuque, tirant, pinçant la peau, ne voulant pas le laisser partir. Sa langue prit âprement le dessus, pénétra sans ménagement la bouche de Theo, rappelant qui était en position de force et qui était à genoux ici. Mais était-ce encore vrai ? Leur rapport de force était-il encore le même, ou les inégalités venaient-elles de se creuser encore plus ? Plus ils avançaient sur ce terrain glissant, plus Finley sentait ses responsabilités grandir vis-à-vis de Theo, tout l’inverse de ce qu’il avait souhaité au début. Il était le plus vieux, le plus expérimenté : il aurait dû être celui qui prenait les devants et pourtant c’était Theo qui menait la danse. Il fallait que cela cesse. Leurs bouches ne se séparèrent que lorsqu’ils furent à bout de souffle tous les deux et Finley contempla Theo revenir à sa position initiale. Il était si frêle, si anguleux. Un coup de trop et il était cassé, désarticulé. L’affection inonda le cœur de Finley et l’ombre d’un sourire naquit sur ses lèvres avant de mourir aussitôt. « Je te ferai jamais de mal. Je t’aime trop pour ça. » murmura-t-il, sa voix écorchée croassant comme le cri d’un corbeau. Oui, il l’aimait, pas comme Theo aurait voulu qu’il l’aime, mais il l’aimait quand même, d’un amour dévorant, exclusif et absolu, un amour fraternel, charnel, il ne savait pas mettre des mots sur ce qui l’animait quand Theo était impliqué. Il était son tout. La personne autour de laquelle il avait bâti son existence. Sans Theo, sa vie n’avait aucun sens, il en était parfaitement conscient. Tout comme il était parfaitement conscient que ce qui les liait clochait, n’était pas normal. Mais comment aurait-il pu s’en empêcher ? Comment résister à son compagnon, quand ils se connaissaient si parfaitement et qu’ils s’acceptaient pour ce qu’ils étaient, deux êtres bousillés, cabossés, anormaux et bizarres ? Il n’y avait qu’avec Theo qu’il était capable d’être lui-même et cela terrifiait Fionn autant que cela l’enivrait. « Viens là. » Doucement, Finley se redressa et sa main vint épouser la mâchoire de Theo, la serrant légèrement pour le faire avancer vers lui et ce qu’il avait en tête, ce dont il rêvait depuis que sa moitié avait amorcé leur rapprochement. Il se tortilla et fit descendre son caleçon sur ses chevilles. Ce qu’il voulait était clair et il pressa gentiment ses doigts sur la mâchoire de Theo. « Je suis avec toi. Je te dirais quand arrêter. » souffla-t-il, et il laissa son pouce caresser les lèvres entrouvertes dont il rêvait de retrouver la douceur timide. « C’est ce que je veux, Theo. » murmura-t-il d’une voix caverneuse, sur le point d’éclater, faisant écho aux suppliques précédentes de son compagnon.

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