a little corner of heaven we make ours


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 a little corner of heaven we make ours

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Arthur Faraday

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MessageSujet: a little corner of heaven we make ours   Dim 2 Juil 2017 - 12:12




C’est fou, comme il est un autre avec elle. Un autre qu’il n’a plus été depuis des années déjà. Ce fut long, quand bien même il s’est plongé dans le travail pour lâchement l’oublier. Mais peut-être que si cela n’avait pas été le cas, il ne l’aurait jamais rencontré. Il n’en serait jamais venu à faire d’elle sa maîtresse à son insu, tout comme il n’aurait jamais fraternisé à nouveau de béatitude. Il devrait se sentir coupable, mais en sa présence il en est incapable tant elle est un remède à ses maux. Il doit avoir l’air idiot parfois, cet air d’idiot amoureux. Il voudrait la projeter sur ce nuage de félicité autant qu’elle l’enchante, seulement n’est-ce pas que perdu d’avance ? Lorsque l’omettre ne fait pas disparaître l’issue fatale de leur histoire à deux. Et il reviendrait dès lors à ce qu’il mérite, la parenthèse enchantée se refermerait, pour laisser place à l’impasse qui le piégeait avant ça. Excepté qu’il aurait perdu davantage qu’auparavant, et que son mépris de lui-même n’en serait que plus vil. De toute évidence c’est là ce qu’il sait faire de mieux, se blâmer sans détour pour ses indénombrables faux pas, plutôt que d’oser le courage de les éviter en premier lieu.
Lâche. Lâche, et amoureux. Lâche, amoureux, et marié.
Arthur, il est censé être son médecin. Son chirurgien. Elle est sa patiente. Il devrait être celui qui la soigne. Et malgré tout, d’eux deux, elle est celle qui a pansé ses plaies. Elle, qui le fait revivre. Son cœur est mal en point, et c’est le sien qui bénéficie de ce traitement de faveur. Il en a conscience, lorsque ses battements ont retrouvé une vigueur qu’ils n’avaient plus. Ils vivent de sa proximité, ils s’intensifient sous ses baisers. Elle a dû creuser profondément, et pourtant sans efforts, pour le déterrer. Comme si, dès qu’il l’apercevait, ses épaules oubliaient le poids de ses soucis. Pourtant, peu indulgent envers lui-même, Arthur ne manque jamais de s’alourdir de problématiques épineuses. Et malgré tout, elle l’allège immanquablement, si bien qu’il essuie tout juste encore les effets de la pesanteur. Sa belle libraire rayonne tant, qu’elle l’englobe de sa lumière par la même occasion. Et s’il lui suffit d’un battement de paupières pour se retrouver ébloui, lui aussi pourrait à son tour éblouir les paires d’yeux aux alentours seulement parce qu’elle sait faire naître ce large sourire sur ses lèvres. Il devrait en avoir des crampes, à force. Et pourtant, il y prend délicieusement goût. De là à penser qu’il mérite cette précieuse chance portant le prénom de Nancy, il y a un gouffre infranchissable. Mais pour autant, il est bien incapable de s’en priver. Car s’il s’est souvent trouvé le courage illusoire de bonnes résolutions, elles ne sont que néant dès l’instant où elle est son centre d’attraction. Elle lui fait ce bien, la jolie Flaversham. Bien que jolie est un euphémisme. Tant de bien, que ça devrait être mal. Mais il a l’esprit déraisonné, Arthur, dès lors que ses réflexions sont à la merci de cette force impétueuse et implacable qu’elle lui suscite. En sa présence salvatrice, le cardiologue n’est que l’heureux pantin de son palpitant. Ils sont palpables, les à-coups désordonnés de ce muscle asservi à la plus enivrante des fièvres. Il l’aime, cette fièvre qui s’impose à lui, il lui est dévoué. Il l’aime.

Les bras de Morphée sont salvateurs comme rarement, lorsqu’il l’encercle des siens. Lentement, bride par bride, il trace son chemin hors de ses songes. L’esprit encore ensommeillé, il accueille néanmoins son réveil d’un sourire lorsqu’il se rappelle qu’elle est là, contre lui. Avec un plaisir criant, il perd un peu plus son nez, avec douceur, dans ses cheveux de blé. Il l’aime plus que de raison, cette odeur-là, qui enveloppe sa demi-conscience d’un bien-être enviable. Il voudrait en dérober davantage, des matinées comme celle-ci, si précieuses mais trop rares. Ce n’est pourtant pas la première, lorsque sa vocation prenante peut justifier (à tort) qu’il ait à s’absenter une nuit entière de son logis. Il faut croire qu’il a cette malhonnêteté-là, de laisser sa femme esseulée dans un lit trop grand pour son corps frêle, afin de partager une étreinte avec cette femme qu’il abandonne lâchement à l’ignorance quand bien même il la presse tout contre lui. Son esprit s’égare, lorsqu’il s’est déjà perdu. Il se souvient, pourquoi il s’extirpe de son sommeil salvateur. Un automatisme qui est sien depuis aussi loin qu’il s’en souvient, de se réveiller peu de temps avant que la sonnerie ne retentisse, et de priver ainsi ce réveil de sa fonction première. Délicatement, son bras quitte la chaleur de son épiderme jusqu’à se tendre pour éteindre l’appareil avant qu’il n’éveille sa libraire. Il apprécie bien trop ces instants-là, qui lui semblent volés, alors que Morphée la fait encore sienne. Il le devine, à son souffle lent et profond. Il est heureux, de si peu. De sa seule présence à ses côtés, de son étreinte. De ce qui ne saurait être indéfiniment sa chance. Il chasse cette pensée.
Ce matin, il a cette envie égoïste, d’être seulement heureux. Les violentes remontrances de sa culpabilité, il les garde pour plus tard, quand tôt ou tard elles le rattrapent. Son esprit sait trouver le chemin pour terrasser sa conscience, en songeant à l’enthousiasme qu’il n’avait osé espérer de Nancy. De cette allégresse communicative, lorsqu’elle lui avait sauté au cou à la seule perspective d’un week-end à deux. Ses baisers, et ses oui par milliers. Il y songe souvent Arthur, car il n’a pas encore réalisé sa chance, et c’est tout comme s’il redécouvrait ce plaisir euphorisant à chaque fois. Ce souvenir, il le garde précieusement dans un coin douillet de son esprit, il le chérit, quand il dévore à chaque fois ses lèvres d'un sourire. Car ce fut l’un de ces instants-là, auxquels il peut raccrocher l’espoir qu’elle l’aime en retour. Et quand bien même l’aimer est un délice à préserver, savoir cette affection partagée est un trésor qu’il ne saurait estimer. Mais il n’en a que l’espoir, quand il ne saurait s’en octroyer l’assurance.
Il aime ces heures passées à l’hôpital, le chirurgien, et pourtant les jours suivants ne s’étaient écoulés que trop lentement, les heures trop gourmandes tardaient à laisser place aux suivantes. Et enfin, le temps de la retrouver. Enfin, Baltimore, et un week-end rien qu’à eux. Il devrait être professionnel, Arthur. Il devrait déjà être parti, pour arriver en temps et en heure sur les lieux voisins. Mais il en est incapable, pauvre de lui. Pauvre d’eux. Le colloque va tout juste débuter, et lui n’ose se défaire de la véritable raison justifiant son exaltation à sa venue ici. Une heure passe délicieusement. Arrivés la veille au soir, il vient pourtant de s’offrir une nuit entière à ses côtés, dans cette chambre d’hôtel impersonnelle qui l’a pourtant charmé par sa seule présence. Mais il n’en a pas assez. Il n’en aura jamais assez, d’elle. Il lui faut bien ce trop qu’elle lui suscite, pour vaincre son éthique professionnelle. Il ne saurait le regretter, lorsqu’il manque de retrouver paisiblement le sommeil.

Il y a ce tressaillement, entre ses bras. Cette main qui, un instant, oublie l’immobilité. Morphée la libère, pour qu’il puisse pleinement la retrouver. Alors Arthur, il s’éprend un peu plus de son effluve, il se perd parmi ses cheveux jusqu’à déposer un baiser sur le haut de sa tête. Il la serre un peu plus contre lui, aussi. Il n’a plus cette crainte de la réveiller, pour le refréner.
- Bonjour qu’il dit, simplement. Bêtement. Et il laisse filer le temps, bien assez occupé d’un sourire sur ses lèvres. Ses paupières sont toujours closes, là-haut. De sa joue collée contre sa tête, il se demande, toujours avide d’en savoir un peu plus d’elle. Quels héros romanesques ont pu te tenir compagnie cette nuit ? Car à son humble avis, il ne fait pas de doutes que ses songes sont si riches, lorsqu’elle a l’esprit si fortuné de ses lectures. Lentement, il aventure le bout de ses doigts le long de son bras, de haut en bas, encore et toujours. Il n’y a que ce gargouillement, pour jouer les trouble-fêtes. J’ai faim, tu n’as pas faim ? On pourrait aller au coffee bar, juste en bas. C’est étrange, comme son sourire résonne dans le ton de sa voix. Le colloque ? Oublié. Il est souffrant, de toute évidence, et bien incapable de sortir du lit. D’ailleurs… Ou on pourrait appeler le room service, et déjeuner ici. Qu’importe, lorsque seule sa proximité compte. C’est là leur week-end. Mais c’est surtout son week-end à elle, alors qu’il tient à ravir nombre de sourires de ses lèvres.

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MessageSujet: Re: a little corner of heaven we make ours   Jeu 13 Juil 2017 - 20:33

L’air qu’elle fredonnait était presque aussi léger que son cœur. Presque, seulement, parce que rien ne pouvait égaler la sérénité qui l’habitait. Un sourire se dessinait sur ses lèvres, où qu’elle aille, quel que soit le moment de la journée. C’en était à un point où rien ne semblait pouvoir ébranler sa bonne humeur. Et ça durait. Ça n’était pas l’effet d’un jour ou deux, d’un moment de bonheur inopiné. C’était un bien-être qui s’était insinué en elle, se concoctant un nid douillet dans le creux de son estomac. Ça faisait des semaines, des mois, qu’elle perdurait, cette douce torpeur. Elle l’accompagnait partout, l’enveloppait dans ses bras quand elle fermait les yeux, lui murmurait à l’oreille lorsqu’elle les rouvrait. Elle n’avait pas besoin d’être stimulée. Il n’était pas question de croiser un objet familier, d’inspirer un parfum qu’elle connaissait. C’était là, devant ses yeux, constamment. Nancy n’y aurait jamais cru, pourtant. Adolescente, elle se serait moquée de la jeune femme qu’elle était devenue. Toujours aussi rêveuse, toujours aussi désinvolte, elle était désormais marquée par autre chose, un sentiment qu’elle ne pouvait décrire, qu’elle ne pouvait nommer. Les mots auraient manqué de substance, elle le savait. Et puis, elle n’avait pas envie de l’expliquer. C’était à elle, un point c’est tout. Et si cette félicité la caressait à tout moment de la journée, elle avait toutefois atteint son paroxysme lorsque les jours avaient enfin cessé de s’égrener lentement pour atteindre ce fameux jour J. Cette date qu’elle avait soigneusement entourée sur le calendrier et vers laquelle elle tournait son regard dès que l’impatience se faisait sentir. Plus que sept jours. Plus que trois. Demain. Et puis, enfin, il était là. En s’éveillant, Nancy avait constaté que sa hâte était telle qu’elle lui gonflait la poitrine, qu’elle lui étreignait l’estomac et qu’elle jouait avec ses nerfs. Cela l’avait fait rire. Elle avait l’air d’une gamine pressée d’ouvrir ses cadeaux de Noël. Or, les deux jours qui s’annonçaient étaient bien mieux qu’un parterre de cadeaux parce qu’ils étaient emplis d’une seule et même constante : Arthur Bledsoe. À l’évocation du nom du médecin, Nancy sentit les papillons s’agiter, effleurer les parois de ses organes. Qu’elle était ridicule ! N’était-elle pas supposée avoir passé ce stade ? Cette étape où la simple pensée de son amant la rendait toute nerveuse ? Non. Elle ne voulait d’ailleurs jamais la quitter. Même lorsqu’ils emménageraient ensemble, même lorsqu’elle pourrait se lover tous les soirs entre ses bras, même lorsqu’elle pourrait s’asseoir trop près de lui à table pour lui faire partager une bouchée de son plat. Elle ne voulait jamais abandonner ce chapitre essentiel, elle voulait qu’il dure toujours. Et ce week-end n’en serait qu’un avant-goût. Elle avait bien eu un doute, un instant, mais ça n’avait eu aucun rapport avec le bon fonctionnement de leur tête-à-tête. Au contraire, elle avait douté pouvoir le laisser repartir après tant d’heures passées à ses côtés. Puis elle avait chassé cette perspective de son esprit. À quoi bon se figurer la fin quand cela n’avait pas même pas commencé ? Au lieu de ça, elle préféra préparer son sac avec un soin tout particulier, un soin qu’elle n’aurait jamais apporté auparavant. Elle glissa distraitement ses affaires dans sa valise puis se tourna vers sa garde-robe qu’elle ouvrit d’un geste large, un peu empressé. Elle se mordilla la lèvre inférieure en posant les yeux sur le vêtement tout neuf qu’elle avait acheté pour l’occasion. Ses doigts coururent sur l’étoffe douce puis remontèrent vers le cintre pour extraire la robe. Elle la contempla encore une fois dans son ensemble puis se posta devant son miroir de plain pied pour admirer l’effet qu’elle lui donnait, ravivant son teint. Elle n’eut pas besoin de la réessayer pour savoir que le léger décolleté dévoilait juste ce qu’il fallait de peau pour accentuer ses formes. Elle sut aussi que les pans retomberaient juste à la bonne hauteur pour effiler ses jambes et la rendre plus femme. Convaincue de son choix, elle plia avec application la robe et la disposa dans sa valise, dissimulant des sous-vêtements en dentelle entre ses plis. Elle cala ensuite ses quelques produits de beauté et aspergea son poignet d’une touche de parfum avant de le ranger à son tour avec ses compatriotes. En couvant sa petite valise du regard, Nancy émit un soupir. Un soupir de bonheur pur et simple.
Un soupir semblable à celui qu’elle allait émettre en ouvrant les yeux, en cette douce matinée. Mais pour l’heure, son corps était encore plongé dans une semi-inconscience. Il n’était question que de la chaleur délicieuse qui émanait du corps voisin pour s’inviter sur sa peau et la pénétrer. Un échange constant qui lui donnerait l’impression, au réveil, d’être une pile pleinement rechargée. Comme si, par ce transfert, c’était bien plus qu’une température élevée qui se déversait en elle. Avec un peu d’imagination, Nancy pouvait presque voir les élans de son âme qui réclamaient la proximité de celle d’Arthur et elle ne se sentait jamais aussi proche de lui que lorsqu’elle pouvait partager plus d’une poignée d’heures avec lui. Or, ce n’étaient pas trois ou quatre heures qu’ils venaient de passer ensemble mais une nuit entière. Le soupir lui échappa, comme si son esprit se reconnectait lentement avec la réalité. Une nuit complète à se repaitre de sa présence, à se nourrir de ses lèvres, à frissonner à son contact. Comme toujours, elle s’était totalement abandonnée à lui. Elle avait ouvert la porte de la cage dans laquelle elle tentait vainement d’enfermer son cœur. Elle l’avait laissé bondir, frémir, défaillir. Elle n’avait retenu aucun geste, savourant les caresses, dénudant sa peau, redessinant les contours de son corps. Elle avait dû lui sembler bien hâtive, incapable de gestes lents. Il lui avait trop manqué pour ça, elle l’avait trop attendu, trop espérer, pour savourer pleinement leurs retrouvailles. Mais elle se rattraperait. Et l’image de la robe, toujours secrètement dissimulée dans la valise vint danser devant ses yeux au moment où elle ouvrit les paupières. Il suffit du contact des lèvres d’Arthur pour que ce qu’elle craignait momentanément être un rêve retrouve ses racines dans cette dimension. Instinctivement, elle répondit à son étreinte en se lovant un peu plus contre lui. Son éternel sourire vint se loger sur ses lèvres et si elle fut tentée de relever la tête, elle s’en abstint toutefois, consciente que cela risquait d’enclencher la nouvelle journée. Or, elle voulait à tout prix repousser ce moment, parce que ça signifierait que leur première nuit était définitivement terminée et qu’il ne leur en restait que trop peu devant eux. Aussi se contenta-t-elle d’un nouveau soupir.
- Aucun, ronronna-t-elle en glissant l’index sur son torse, perdue dans sa contemplation. J’avais le mien.
Ah, quelle devait sonner bien niaise ! Mais elle s’en fichait. Elle n’avait pas tort, après tout, il lui avait sauvé la vie et il était donc devenu son héro. Son héro et bien plus encore.
- Je meurs de faim, lui confirma-t-elle.
Et comment ne pouvait-elle pas l’être quand, absorbée par leur conversation, la veille, elle n’avait pas su se concentrer sur ce qui encombrait son assiette. Elle n’avait eu, alors, qu’un seul désir : celui de retrouver l’intimité de leur chambre. Ce matin, cependant, il en allait tout autrement.
- Excellente idée !
Tout à coup bien éveillée, elle se délogea du bras d’Arthur et se redressa à quatre pattes. Se penchant par-dessus le médecin, elle attrapa le téléphone et prit un air professionnel en commandant le room service.
- Oui, chambre 573, confirma-t-elle avant de raccrocher promptement. Maintenant, il va falloir que tu te rhabilles un peu, tu ne vas pas pouvoir aller leur ouvrir dans cette tenue…, le taquina-t-elle.
Elle contrecarra cependant toute idée qui puisse lui passer par la tête de lui obéir. S’allongeant sur lui, un air mutin sur les lèvres, elle ajouta :
- Enfin, si je parviens à te libérer…
Car, comment aurait-elle pu vouloir le laisser s’éloigner, ne fût-ce que deux mètres, quand leurs corps étaient en parfaite symbiose, sous les couvertures. Ils voguaient encore dans cet entre-deux, où la température du lit est idéale, ainsi que tous les éléments qui les entouraient. Machinalement, Nancy vérifia l’heure qu’il était et, constatant qu’il était beaucoup plus tard que ce qu’elle pensait, elle poussa une exclamation étouffée :
- Ton colloque ! Tu vas le manquer !
Elle n’était pas venue pour gâcher son emploi du temps ! Horrifiée par cette découverte, elle se redressa, cherchant ses vêtements des yeux.
- Vite, il faut que tu te prépares !  
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