Baby did you forget to take your meds ; Lauren


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Manfred Fisher

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INSCRIT LE : 04/06/2017
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MessageSujet: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Sam 1 Juil 2017 - 23:05

Manfred ne s'inquiétait pas, pas encore, mais il ne trouvait pas ça normal. Lauren avait le droit de ne pas répondre dans la minute, d'accord. Il avait à peine relevé l'absence de réponse de son premier message mais l'avait un peu mal pris pour le deuxième avant de comprendre que quelque chose n'allait pas pour le troisième. Peut être qu'elle était partie en voyage sans penser à le prévenir, ou qu'elle était très occupée par son boulot, mais Manfred n'aimait pas ne pas savoir. Il se doutait bien qu'il n'y avait pas de grand mystère à percer derrière ce silence, mais il l'intriguait assez pour l'obséder. Il en avait même parlé avec Remus, lui infligeant chaque théorie l'une après l'autre alors que son colocataire se montrait particulièrement disponible. Il l'avait écouté avant de lui donner son avis, lui conseillant de ne pas trop s'en faire ou, s'il n'y arrivait pas, de se rendre directement chez Lauren. C'était tellement évident que Manfred n'alla pas chercher plus loin.
Lauren n'était pas la seule à avoir un comportement bizarre en ce moment, une phénomène sur lequel personne ne semblait être s'être penché. La voisine du dessous était la première que Manfred avait surpris à errer en bas de chez eux comme si elle n'avait aucune idée de qui elle était et où elle se trouvait, et il n'était pas le seul à en avoir fait l'expérience. Peut être qu'une partie de l'humanité était en train de devenir folle, qui sait. Manfred espérait seulement que ce ne soit pas le cas de Lauren et qu'il la trouverait dans son état normal. Il ne pouvait pas la considérer comme une amie proche, ni même comme une amie tout court, mais elle lui rendait bien service. L'expression n'avait pas eu l'air de plaire à Remus lorsqu'il lui avait parlé d'elle, mais son colocataire était probablement trop coincé pour apprécier la beauté de la chose. S'il le voulait, Manfred pourrait très bien avoir une petite amie. Il en avait déjà eu par le passé et ne voyait pas ce qui l'empêchait de recommencer à par l'envie. Dans l'immédiat, Lauren lui convenait. Il suffisait que l'un appelle l'autre ou lui envoie un message pour savoir où et quand se retrouver, et rien d'autre. Simple et efficace comme on dit. Elle lui racontait parfois sa journée, se plaignait d'une chose ou d'une autre, puis l'écoutait faire de même. Il n'était pas sûr que ça l'intéresse vraiment mais leur donnait l'impression d'avoir une vraie relation humaine, une donnée à laquelle on accordait de plus en plus d'importance.
Manfred n'en avait pris conscience que récemment, lors d'une discussion avec Remus. Jusqu'à présent, la question du clonage n'en avait jamais vraiment été une, et voilà qu'il se mettait à philosopher sur l'éventuelle humanité d'une créature qu'il ne savait plus comment considérer. Au moins, Lauren était à 100% humaine, réglant au moins la question la concernant. Même sans avoir eu besoin de lui poser la question, il avait suffisamment eu l'occasion de parcourir son corps pour savoir qu'elle ne cachait pas de tatouage révélant une origine artificielle, ce qui l'arrangeait. Sans trop savoir pourquoi, il préférait la compagnie humaine et arriva jusqu'à l'appartement de Lauren en étant très content d'avoir réussi à échapper à celui qui habitait en face de chez Remus et avait la manie de vouloir lui parler d'il ne savait quoi.
- Hey Lauren, c'est moi !
Il avait entendu du bruit derrière la porte peu après avoir sonné et fit son plus beau sourire en direction du judas en se disant que ça la convaincrait de lui ouvrir. Ce qu'elle fit d'ailleurs, bien qu'avec un air épouvantable. Manfred fit un pas un arrière avant de se reprendre.
- T'as l'air fatiguée, ça va ? Je peux rentrer quand même ?
Il fit semblant d'attendre une réponse dont il n'avait pas grand chose à faire et entra tout en regardant autour de lui. Il connaissait suffisamment bien la pièce pour savoir que quelque chose avait changé mais n'arrivait pas à trouver quoi

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Lun 24 Juil 2017 - 0:14

Lauren Prescott n'était pas une jeune femme armée de certitudes. C'était même plutôt l'inverse. Elle se laissait aller à tous les doutes possibles et imaginables et il n'y avait qu'une seule chose, en réalité, dont elle ne doutait jamais : Dieu. Tout le reste est sujet à des remises en question régulières. Pourtant, une fois n'était pas coutume, cette fois, Lauren était certaine d'une autre chose : le monde dans lequel elle évoluait n'était pas le sien. Jay avait beau lui avoir expliqué en long et en travers qui elle était sensée être, Lauren savait que trop que tout cela n'était pas vrai. Ce n'était en tout cas pas sa vérité. Que se passait-il ? Eh bien, naturellement, la rouquine n'était certaine de rien mais avait plusieurs idées sur la question. Premièrement, elle était actuellement dans le coma, suite à une agression très probablement, mais histoire d'être de bonne foi, elle accepte de ne rejeter l'hypothèse d'une simple mauvaise chute. Deuxièmement, Nate ne l'a jamais libéré de l'asile dans lequel l'un de ses soit-disant amis l'avait envoyé, et elle a réellement sombré dans la folie. Tout cela n'est qu'une chimère, ce qui aurait au moins le mérite d'expliquer pourquoi elle n'y comprenait rien. Troisièmement, elle était dans un autre monde, mais voyait difficilement comment cela était possible. A moins que cela ne soit une épreuve que Dieu choisisse de lui faire passer pour s'assurer de sa foi. Lauren était malheureusement plus convaincue par la deuxième option, mais décidait d'ignorer les suées froides qui s’abattaient sur elle à cette idée. Il était déjà assez compliqué comme ça de ne surveiller ce nouvel appartement qu'elle ne connaissait pas – les vérifications diurnes et nocturnes prenaient une éternité, et Lauren ne dormait guère plus de deux heures d'affilée, s'assurant sans cesse qu'elle était en sécurité. Heureusement que Jay était là, même si Lauren ne savait pas ce qui la poussait à donner tant de confiance en cette personne qu'elle ne connaissait pas. Lorsque la sonnette retentit dans l'appartement, elle était occupée à consigner précieusement dans un carnet toutes ses réflexions, et tout ce qu'elle apprenait sur ce nouveau monde qu'elle découvrait – ha oui, Lauren, jeune femme qui ne sortait jamais de chez elle, ou presque, se retrouvait désormais policière, et devait donc défendre la ville de ses attaques. Quelle ironie du sort ! Lauren sursauta, et fit tomber sa tasse sur le sol, avant de tenter de se ressaisir. Elle ne pouvait craindre chaque bruit de la sorte. D'ici quelques jours, les vacances du personnage qu'elle était sensée incarner travaillerait de nouveau, et Lauren ne pourrait pas rester coincée chez elle et prendre peur au moindre bruit si elle voulait garder un minimum de crédibilité. Elle devait être forte, comme elle savait qu'elle pouvait l'être. Plus que tout autre chose, la jeune femme devait apprendre à mieux dissimuler ses peurs, à trouver comment les annihiler plutôt que de les laisser envahir son espace vital. Elle se dirigea alors vers la porte, d'un pas mal assuré, se répétant son nouveau mantra : « Lauren, tu es forte. Tu peux le faire. Tout va bien se passer. » Elle avait pris l'habitude de se le répéter chaque matin et chaque soir devant le miroir, jusqu'à ce qu'elle y croit sincèrement. Ou plutôt jusqu'à ce qu'elle se lasse, dès la deuxième répétition. Lauren n'y croyait pas encore, bien loin de là, mais c'est ce qui la poussa à ouvrir la porte – doucement, et en laissant la chaînette accrochée à l'encadrement de la porte n'exagérons rien – sans même regarder par le judas de qui il s'agissait. Toute la tension qui s'était acculée sur son corps pendant le temps qu'elle traverse l'appartement – sept pas, c'était extrêmement long quand la peur vous vrillait l'estomac, quand elle était si forte que seule votre courage vous permettez d'avancer – s'évapora quand elle aperçut le visage familier de Manfred. Elle écouta à peine ce qu'il disait, et referma la porte pour mieux l'ouvrir ensuite et se jeter à son cou. Dieu que c'était bon de revoir une tête familière, un allié, un vrai. Le serrant de toutes ses forces, elle lui sauta dans les bras alors qu'il entrait chez elle, comme s'il n'avait pas besoin d'invitation. « Que c'est bon de te revoir. » L'étreinte ne dura pas bien longtemps – il fallait absolument refermer cette porte. Elle lissa ensuite comme elle put le tee-shirt tout froissé qu'elle portait, et regretta de n'avoir qu'un legging et non un vrai jean. « Désolée, j'suis pas franchement présentable... » dit-elle, ne se doutant pas un seul instant qu'il s'agissait de la tenue favorite de son alter ego. Lauren était si heureuse de voir Manfred ici, qu'elle en oubliait le principal : il ne la connaissait pas sûrement pas telle qu'elle était vraiment, mais se souvenait uniquement de la Lauren que Jay connaissait. « Comment tu m'as trouvée ? » demanda-t-elle, l'adrénaline l'empêchant de se souvenir du rôle qu'elle était sensée jouer.

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Manfred Fisher

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Mer 9 Aoû 2017 - 23:56

Manfred aimait bien Lauren, et pas seulement parce qu'elle était un bon coup. Elle était marrante, toujours de bonne humeur lorsqu'il l'appelait, et absolument pas prise de tête contrairement à la plupart des filles qu'il connaissait. Il mettait ça sur le compte de son métier, une explication comme une autre dont il se satisfaisait et qui lui semblait pleine de bon sens. Elle était quand même policière, quelqu'un qu'on avait embauché pour sauver des vie et arrêter des criminels, bien loin des autres choix de carrières de ses amis, du moins pour ceux qui avaient réussi à en arrêter un. Manfred le premier avait été incapable de prendre la moindre décision en la matière, se contentant d'entamer et abandonner toutes sortes d'études qui ne lui avaient rien appris de plus qu'à savoir demander son chemin lorsqu'il était perdu. Il y avait bien cette formation en pâtisserie qu'il envisageait de suivre et dont il avait accroché la date limite d'inscription sur le frigo pour se pousser à prendre une décision, mais il n'était pas assez sûr de lui pour savoir si ça valait ou non le coup de se lancer. Il aimait bien cuisiner, plus encore que manger, mais se voyait mal se lever à cinq heures du matin tous les jours pendant quarante ans, entre autres choses. Cinq heures, c'était plutôt l'heure où il avait l'habitude de se coucher, pas celle d'éteindre son réveil et de commencer une journée de travail. Il ne savait pas comment faisaient ces gens qui s'activaient, jour après jour, et ce sans jamais se plaindre. Depuis qu'il vivait avec Remus, il ne l'avait pas entendu se plaindre de ses horaires une seule fois alors qu'il aurait eu toutes les raisons de le faire. Non vraiment, Manfred ne se voyait pas dans pareille routine. Comment est-ce qu'il ferait pour voir Lauren sinon ? A voir sa façon de l’accueillir, il lui manquerait forcément et cette seule évidence le dissuadait de s'engager dans une formation aussi contraignante. T'exagère, ça fait quand même pas six mois. Il la serra à son tour dans ses bras, les mains baladeuses mais bien vite frustrées de la voir se précipiter vers la porte pour la refermer. Il la regarda faire sans comprendre ce qui lui prenait et haussa les épaules. C'est pas grave, t'es chez toi. Comme tu répondais pas à mes messages je me demandais si tout allait bien. Il lui fit un clin d'oeil et réalisa tout à coup ce qui n'allait pas : l'appartement de Lauren manquait de lumière, ce qui n'était pas étonnant puisque tous les rideaux et volets étaient tirés. Il se dirigea vers la première fenêtre tout en lui répondant, puis remonta le premier store. Une habile déduction : sachant que tu es en vacances mais que tu n'avais pas prévu de partir et que personne ne t'a vue depuis une bonne semaine, c'était facile d'imaginer que tu devais être chez toi. Il sourit en voyant la lumière du jour entrer dans l'appartement et s'attaqua ensuite à la deuxième fenêtre. Qu'est-ce qui t'est arrivé ? T'étais malade ? Il se tourna pour la regarder. Il n'y avait pas que la pièce qui avait l'air changée, Lauren aussi avait un truc bizarre qui ne l'inspirait pas.

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Mer 16 Aoû 2017 - 17:55

La façon dont les mains de Manfred tentèrent de s’attarder sur son postérieur fit réaliser à Lauren qu’il n’était pas l’homme qu’elle connaissait. Elle fit de son mieux pour ne pas paniquer, repensa à ce que Jay lui avait dit et referma la porte le plus calmement possible, afin de donner le temps à son visage de se récompenser. Ne sachant pas vraiment comment agir pour autant, elle continua alors de se comporter comme la Lauren qu’elle connaissait, autrement dit : elle-même. Elle s’excusa de ne pas être présentable, et si la Lauren de Reflexion n’y incarnait peut-être pas la même importance qu’elle, c’était un véritable sacrilège pour la demoiselle. Elle détestait se montrer dans une position de faiblesse, et sans une jolie robe et un minimum de maquillage, elle n’était pas à son avantage. Ce n’était pas qu’elle pensait que cela suffirait à éloigner tous les fous de ce monde, elle n’était pas si bête. Mais aussi ridicule que cela puisse paraître, son maquillage et ses tenues lui donnaient un peu de force. Force dont elle avait désespérément besoin ; force que son homologue avait naturellement. « C’est gentil. » dit-elle, rougissant légèrement. Elle était contente que le Manfred de ce monde étrange s’inquiète quand même pour elle. Lauren était tellement habituée à ce qu’il prenne soin d’elle, qu’elle n’était pas certaine qu’elle aurait été capable de vivre dans un monde où il ne se préoccupait pas d’elle. Elle fronça cependant les sourcils lorsqu’il se dirigea vers ses fenêtres, craignant ce qu’il voulait faire. Elle lutta, comme elle pouvait. Elle serra les dents, ferma les poings, se mordit la langue, enfonça ses ongles dans sa chair, mais rien n’y faisait : la sensation de terreur qui s’emparait d’elle ne voulait pas disparaître. « NON ! » cria-t-elle, plus fort qu’elle ne l’aurait voulu. « Laisse les voler fermés. » Son ton était sans appel, et pour le coup, Lauren n’avait que faire de ne plus être crédible dans le rôle de la femme, officier de police, qui n’avait peur de rien ni de personne. Ayant stoppé Manfred dans son geste, elle se détendit quelque pu – à peine, en réalité – et se justifia, après la première excuse bidon qui lui vint à l’esprit : « J’ai une sacré gueule de bois, et mal aux yeux en ce moment. Donc la lumière naturelle, on va éviter. » Lauren pouvait-elle se montrer aussi suffisante ? La belle craignait que son alter ego ne soit pas aussi ferme d’ordinaire ; il faudrait qu’elle pense à demander à Jay son avis. Mais en réalité, si la Lauren de Reflexion aurait trouvé d’autres moyens, plus joueurs, d’arrêter Manfred dans son jeu, elle n’en était pas moins une femme autoritaire qui finissait toujours par obtenir ce qu’elle désirait. Elle ne se serait probablement pas arrêtée sur quelque chose d’aussi trivial que l’ouverture des volets, cependant… « J’suis partie quelques jours à l’improviste. » inventa-t-elle. De ce qu’elle avait compris, cette nana était quelqu’un de très sociable qui aimait beaucoup sortir. Lauren doutait donc qu’elle aurait choisi de passer sa semaine de vacances cloitrée chez elle ; elle ne savait vraiment pas ce qu’elle perdait… « Et oui, j’suis un peu patraque depuis quelques jours. J’me suis dit que boire un peu tuerait peut-être les microbes, mais visiblement… ça n’a fait qu’empirer mon état. » Une bonne crève, voilà ! Cela expliquerait probablement son teint palot et le fait qu’elle ne soit pas sortie de chez elle. Pourtant, l’excuse de l’alcool avec les microbes paraissait peu crédible… Lauren n’avait jamais été la dernière à mentir, et s’était même montrée experte en la matière pendant l’adolescence. Mais quand elle n’avait pas toutes les cartes en main, c’était quand même une autre histoire… « Tu veux boire un truc ? » proposa-t-elle, réalisant qu’elle n’avait aucune idée du genre de boisson qu’elle avait chez elle. Recluse dans la chambre de cette fameuse Lauren, elle s’était nourrie exclusivement de gâteaux et de trucs secs cette dernière semaine…

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Lun 28 Aoû 2017 - 23:04

Si Manfred sentait que quelque chose avait changé chez Lauren, il lui semblait que ce n'était pas important au point de faire demi tour et revenir une autre fois. Peut être qu'elle avait passé une mauvaise journée, ou une mauvaise nuit, ou avait des problèmes qui l'empêchaient de profiter pleinement de la présence de Manfred à ses côtés. La seule chose dans le jeune homme était sûr, c'était que son appartement était bien trop sombre pour pareille heure de la journée et il entreprit d'en ouvrir chaque volet lorsqu'elle l'interrompit d'un cri qui le fit sursauter. Il s'arrêta et se retourna d'un même mouvement un peu brusque. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?! Il s'attendait à une menace sérieuse, une vraie mauvaise nouvelle, et se demanda si elle n'était pas devenue folle lorsqu'elle précisa qu'elle ne voulait rien d'autre que garder les volets fermés. Lentement, il hocha la tête pour montrer qu'il avait compris et qu'il allait obéir, même s'il trouvait la réaction de son amie pour le moins disproportionnée. L'excuse qu'elle lui donna eut néanmoins le mérite de lui paraître convaincante et il se détendit. T'aurais dû le dire tout de suite ! Tu m'as foutu une de ces peurs... Aussitôt, il referma un à un les différents volets qu'il avait si amoureusement ouverts puis retourna auprès de Lauren. La gueule de bois, il connaissait. Il savait comme ça pouvait être pénible et n'allait pas l'embêter avec un truc aussi stupide qu'un peu de lumière. Bien sûr, le fait qu'elle ne soit pas en forme contrariait ses plans. Il était venu pour prendre de ses nouvelles, d'accord, mais en espérant qu'elle serait suffisamment en forme pour qu'ils puissent coucher ensemble. Le faire avec une gueule de bois n'était peut être pas l'idéal mais ça n'avait jamais empêché qui que ce soit de le faire quand même. Il s'approcha d'elle, passa la main dans ses cheveux tandis qu'elle lui expliquait être partie, puis avoir été malade. Il l'écoutait distraitement, trouvant qu'elle n'avait pas de chance de tout enchaîner comme ça et lui non plus de venir la rejoindre juste à ce moment là. T'as l'air plutôt remise là, comme quoi c'était la bonne méthode. Il lui sourit, très content de savoir qu'elle n'était pas aussi mal qu'elle l'avait laissé croire et l'attira vers lui lorsqu'elle se déroba pour lui proposer à boire. Un peu surpris, il éclata néanmoins de rire à sa question. T'as une gueule de bois monstrueuse et la seule chose que tu trouves à me demander c'est si je veux boire ? T'es pas croyable ! Allez ma belle, une tisane et au lit ! Il lui claqua les fesses, soudain plus enjoué, et la suivit en direction de la cuisine alors qu'elle n'arrêtait pas de se retourner pour s'assurer qu'il la suivait bien. T'as peur que je me perde ? Elle était pourtant bien placée pour savoir qu'il connaissait par coeur chacune des pièces de son appartement tant ils l'avaient exploré ensemble.

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Dim 17 Sep 2017 - 14:40

Lauren aurait voulu que ce soit son Manfred qui soit là, et pas cette version délurée de son ami. Il n’y avait guère que lui qui ne s’était pas lassé de prendre soin d’elle, et faisait preuve d’une patience sans pareille à son égard. Ainsi, ne part de Lauren aurait préféré que Manfred ne mette jamais les pieds chez elle. Certes, cela lui faisait, malgré tout, du bien de voir un visage familier mais la jeune femme était encore plus triste de ne pas se trouver chez elle en constatant les changements de caractère chez Manfred – changements qui risquaient de nuire à leur amitié… « Ah bon ? » lança-t-elle, sincèrement étonnée. Se pouvait-il que Jay se soit trompée ? Peut-être que la relation qui unissait la Lauren de ce monde à son ami était bien différente de ce que la clone lui avait raconté. Après tout, de ce qu’elle comprenait des relations de ses amis, et des séries télévisées dont elle raffolait, les plans culs ne s’inquiétaient pas franchement des états d’âmes des personnes avec qui ils couchaient, et au contraire, préféraient éviter tout contact qui pourrait donner cette impression. « Qu’est-ce que tu allais donc t’imaginer ? » tenta-t-elle de lancer d’un air détaché, sans grand succès. En effet, Lauren n’avait jamais été une très grande actrice, et encore moins quand elle n’était pas en forme. Elle soupira légèrement, aussi intriguée par cette visite qu’elle était pressée qu’elle se finisse et attendit une réponse du jeune homme. Peut-être avait-il des informations sur cette jeune femme qu’elle incarnait désormais, qu’elle n’avait pas, et surtout, peut-être étaient-ils un peu amis. Lauren rêvait d’avoir quelqu’un sur qui comptait… En plus de Jay, bien évidemment. Mais, ce Manfred avait cette fâcheuse manie de toujours vouloir la toucher, la prendre dans ses bras, lui caresser le bras, et Lauren détestait ça… surtout de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas vraiment. Ce n’était pas parce qu’il ressemblait à l’ami qu’elle chérissait le plus, qu’elle n’était pas sur ses gardes. Bien au contraire, Lauren avait très rapidement calculé qu’elle pouvait être trompée dans ce monde, et s’il ne semblait pas, pour l’instant, souhaiter lui faire du mal, la présence de la rouquine ici montrait bien qu’il n’y avait aucun moyen de savoir ce que l’avenir pouvait nous réserver. « C’est pas encore ça, j’ai très mal à la tête. » précisa-t-elle, pour ne pas l’encourager à se montrer trop exubérant. Il était un peu trop à l’aise chez elle, enfin chez Laurette (surnom affectueux qu’elle donnait à son homologue), et Lauren détestait cela. Il envahissait son espace personnel et si la demoiselle n’avait pas encore pris la peine de réorganiser l’appartement de Laurette, c’était simplement parce qu’elle s’était imaginée rentrer chez elle – son vrai chez elle, cette fois – incessamment sous peu. Maintenant qu’elle n’était pas si sûre, Lauren se rendait compte de l’étendue du travail qui l’attendait… surtout si des « amis » ou « plans culs » venaient l’importuner, se conduire comme s’ils étaient chez eux, et tout déranger – Manfred n’avait encore touché à rien, mais cela ne saurait tarder ! Elle le sentait – il n’y avait qu’à regarder la façon dont il avait ouvert les volets sans même lui demander son avis. « Je ne te permets pas, Manfred. » le réprimanda-t-elle, fermement, lorsqu’il claqua ses fesses. Sincèrement choquée, la demoiselle mit de la distance entre elle et profita de l’ilot central pour être à l’opposé de où il se trouvait. « Je te proposais une boisson non-alcoolisée, mais si c’est pour te comporter comme ça, tu sais où se trouve la porte. » Pour ne pas totalement perdre en crédibilité, elle se retint d’ajouter « il te suffira d’ouvrir les treize verrous ! » et lui tourna le dos pour mettre de l’eau dans la bouilloire. En réalité, la jeune femme était désormais à l’affut du moindre bruit, pour mieux pouvoir s’éloigner s’il s’approchait à nouveau. Nerveusement, la demoiselle passa la main sur la joue qui avait été mutilée par un couteau de cuisine, il y a quelques années de cela… Elle souffla doucement et tenta de se rassurer : Manfred, aussi différent soit-il dans cette vie, ne pourrait jamais être un bourreau. « Camomille ou verveine ? » proposa-t-elle, d’un ton un peu plus doux mais néanmoins agacé. La rouquine était si perturbée, qu’elle n’avait même pas pensé à vérifier qu’elle avait ce genre de tisanes dans « ses » placards…

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Mer 1 Nov 2017 - 0:08

Quelque chose n'allait pas chez Lauren, il en était de plus en plus convaincu même s'il n'arrivait pas à l'expliquer. Manfred comprenait qu'elle ait une mauvaise gueule de bois dont elle avait du mal à se débarrasser, chose qui arrivait même à des gens très bien, mais pas qu'elle le repousse comme elle était en train de le faire. C'était ça qui lui apparaissait le plus bizarre, cette impression qu'elle était en train de lui couler entre les doigts sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Il n'avait pas l'impression d'avoir ses changé ses habitudes avec elle, du moins pas avant qu'elle ne se mette à faire son petit numéro d'hystérique, et hésita même à la laisser toute seule le temps qu'elle se calme. Il s'était assuré qu'elle était toujours bien en vie mais sa compagnie n'avait pas l'air de lui faire plaisir et il ne voulait pas s'imposer. Il était venu avec une idée en tête, idée sur laquelle il était sur le point de faire une croix, et il n'était peut être pas trop tard pour qu'il aille frapper à la porte de quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus agréable et compréhensif qui le traiterait mieux que ce que Lauren était en train de faire. C'était la première fois qu'il la voyait dans cet état là et, sil n'avait pas eu l'impression d'aussi bien la connaître, il aurait abandonné en moins de deux. Sauf que c'était Lauren, sa Lauren, et qu'elle lui manquerait s'il la perdait, et pas qu'un peu. Elle était cool et fiable, une nana marrante et un bon coup en plus du reste. Manfred se lassait vite, en matière de filles comme du reste, mais il ne s'était pas encore lassé de Lauren. J'en sais rien. T'aurais pu avoir vu une bête, ou alors un truc qui allait m'arriver dessus et me faire tomber, ou t'aurais pu avoir ton deuxième amant préféré caché derrière... Il appuya chacun des mots de cette dernière phrase par un sourire pas très innocent, qu'il espérait susceptible de faire craquer Lauren. C'était d'ailleurs à ce moment là qu'il comprit qu'il y avait vraiment un truc pas net chez elle, parce que sa Lauren aurait forcément réagi à ce genre de sourire. Soit elle l'envoyait balader, soit elle lui sautait dessus, mais elle n'aurait pas pu l'ignorer. Et Manfred en était un peu vexé, même s'il le serait d'autant plus par sa réaction lorsqu'il essaya de la tripoter un peu. Il la regarda avancer sans oser combler l'espace qui venait de se créer entre eux, puis fixa sa main en se demandant ce qui n'allait pas. D'habitude, quand il faisait ça, ça avait l'air de lui plaire. Il y avait bien quelques filles qui n'aiment pas qu'il leur touche les fesses, en particulier s'il ne les connaissaient pas très bien, mais Lauren ne pouvait pas faire partie de cette catégorie, ce n'était juste pas possible. Comme elle ne pouvait pas être en train de le menacer de le virer pour si peu, pas elle. Sérieux ? Tu vas me mettre à la porte ? Tu veux, tu veux que je parte ? Il l'aurait probablement fait si elle le lui avait demandé, pas de gaité de coeur mais il l'aurait fait. Il savait qu'il agissait parfois comme un idiot mais Philae lui avait fait comprendre que non voulait dire non, et qu'il n'avait pas le droit de forcer quelqu'un qui n'avait pas les mêmes envies que lui. C'était frustrant, mais c'était ce qu'il fallait faire et il avait toujours suivi les conseils de Philae pour ce genre de choses. Il y avait des choses qu'elle savait mieux que lui, et comment se comporter avec le sexe opposé en faisait partie. Par chance, Lauren sembla se radoucir et il s'enhardit à faire quelques pas dans sa direction. Verveine. Merci. Il la regarda s'agita et essaya de voir si quelque chose d'autre avait changé. Il la vit ouvrir les différents placards les uns après les autres avant de trouver ce qu'elle cherchait, comme si elle avait oublié où ses affaires étaient rangées, et Manfred sentit un doute l'envahir. Euh, Lauren ? Tout va bien dans ta vie sinon ? A part la gueule de bois. Rien de particulier, ça va ? La coiffure de son amie l'empêchait de voir si un tatouage était apparu sur sa nuque et il se voyait mal aller vérifier sans y être invité, mais l'idée lui était venue qu'il était peut être en présence du clone de Lauren et non de celle qu'il avait toujours connue. Sans être une solution très réjouissante, elle aurait au moins résolu son mystère.

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Dim 14 Jan 2018 - 22:28

Lauren ne répondit pas lorsqu'il lui demanda si elle désirait qu'il parte. Elle ne souhaitait pas dévoiler trop de son jeu, ni même lui laisser l'opportunité de tenter quoique ce soit d'autre si elle suggérait qu'elle souhaitait qu'il reste. Elle lui proposa alors du thé, ne répondant qu'indirectement à sa question. La rouquine entreprit par la suite de fouiller dans ses placards, mais le regard de Manfred rivé sur elle, l'empêchait de se concentrer. Le cœur battant la chamade, la jeune femme pouvait sentir la température de son corps augmenter de minute en minute, et quelques gouttes de sueur commencèrent d'ailleurs à perler sur son front. Elle qui avait l'habitude de se sentir persécuter, était désormais épiée par cet homme qu'elle avait cru pouvoir considérer comme un ami. Elle le sentait, la suivre du regard à la recherche de... A dire vrai, elle ne savait pas ce qu'il recherchait. Elle avait simplement que son regard irradiait sa peau, comme pour lui faire sentir qu'elle n'était pas en sécurité. Tâchant de trouver le placard dans lequel son alter ego avait caché ses infusions, Lauren fit mine que ces gestes soient les plus naturels du monde, alors qu'ils ne lui ressemblaient simplement pas. Même à Manfred, Lauren ne tournait pas le dos, et elle était désolée, sincèrement désolée de ne pas pouvoir mieux dissimuler qui elle était vraiment, mais lorsque Manfred esquissa un mouvement vers elle, elle ne put s'empêcher de refermer précipitamment le placard et de se retourner pour pouvoir suivre du regard ses moindres faits et gestes. Elle souffla doucement, et avec discrétion – du moins, l'espérait-elle avant de préciser : « Je n'ai plus d'infusion. Prends ce que tu veux dans le frigo. » d'un air qu'elle voulut assurée. Sa volonté ne suffit pourtant pas à réduire les trémolos dans sa voix. Manfred se demandait ce qu'il se passait, c'était évident. Lauren, elle, attendait de se réveiller. Ses résolutions s'étaient envolées – elle était endormie, et allait se réveiller d'une seconde à l'autre. C'était évident. Ce monde n'existait pas et Lauren était simplement en train de faire un rêve particulièrement angoissant. Il ne pouvait en être autrement : pourquoi Manfred aurait-il eu une attitude aussi déplacée sinon ? Elle ne répondit pas tout de suite à sa question. Une part d'elle mourrait d'envie d'avouer ce qu'elle ressentait, et de dire à Manfred que non, rien n'allait. Qu'elle n'avait pas la gueule de bois, et qu'elle ne comprenait pas pourquoi soudainement il lui mettait la main aux fesses. Elle aurait aimé lui dire qu'elle voudrait qu'il lui explique pourquoi son monde ne ressemblait pas à celui qu'elle connaissait. Etait-ce une mauvaise blague ? Etait-elle devenue folle, pour de bon ? Où l'avait-elle toujours été et la vie qui lui manquait tant en cet instant, était-elle une vie qu'elle s'était inventée ? Elle poussa un long et profond soupir, cherchant à expier la paniquer qui l'envahissait, mais ce fut en vain. Lauren laissa sa main s'aventurer vers le tiroir, cherchant inconsciemment la douceur réconfortante du chêne qui était chez elle, mais ce ne fut qu'une épaisse touche de peinture qui rencontra ses doigts, accroissant son anxiété. « Je... » Elle ferma les yeux, par réflexe, mais les rouvrit aussi tôt, paniquée à l'idée qu'il puisse s'en prendre à elle. Pourtant, au lieu de la rassurer, ce geste ne fit que l'inquiéter d'avantage. Il y avait quelques secondes à peine, elle se sentait à peu près capable de jouer un rôle devant ce Manfred, faire mine d'être celle qu'il pensait qu'elle était (sans pour autant exagérer – la Lauren de ce monde, avait l'air d'être une vraie Marie-couche-toi-là au plus grand désarroi de la rouquine d'Origin), et voilà que maintenant elle se retrouvait au même point que si elle avait tenté de mettre un pied en dehors de chez elle – ce qu'elle avait fait d'une certaine façon. Au lieu d'essayer de se raisonner, la jeune femme se mit alors à chercher frénétiquement du regard ce que son cerveau avait pu voir qu'elle avait loupé, elle s'efforça également de revivre les dernières minutes à discuter avec cette inconnu pour comprendre pourquoi elle était en train de paniquer de la sorte. Son cerveau avait compris quelque chose bien plus vite qu'elle et Lauren ne parvenait pas à mettre la main sur ce que cela pouvait bien être. Elle soupira une nouvelle fois, mais à chaque nouvelle inspiration qu'elle prenait, c'était comme si la panique s'emparait d'elle un peu plus, l'enveloppant dans sa couverture glaciale. Alors qu'elle se faisait de plus en plus petite sous le poids des manières dont Manfred pourrait lui faire du mal, elle parvint enfin à articuler : « Va-t-en, s'il te plaît. » avant de se retrouver recroquevillée sur le sol, attendant que la tempête passe.

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— This is the first thing I remember. Now it's the last thing left on my mind. Afraid of the dark, do you hear me whisper ? An empty heart replaced with paranoia. I'm so lost ; I'm barely here. I wish I could explain myself, but words escape me. ✕✕
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Manfred Fisher

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MessageSujet: Re: Baby did you forget to take your meds ; Lauren   Sam 24 Fév 2018 - 21:09

Manfred était déçu de la façon dont sa visite s'était déroulée mais, plus encore, voir Lauren le rejeter de la sorte l'avait rendu triste. Il aurait compris qu'elle le repousse si sa visite tombait à un mauvais moment, elle n'avait pas toujours été très tendre avec lui lorsque c'était le cas, mais il voyait bien que ce n'était pas ça le problème. Le problème ne venait pas de lui, mais d'elle. Ce n'était pas la Lauren qu'il connaissait qui était sous ses yeux mais seulement quelqu'un qui lui ressemblait, en partie. Physiquement, il n'y avait rien à redire, tout était au bon endroit et à priori dans de bonnes proportions, quant au reste... Jamais encore il n'avait senti son amie si tendue, comme si elle avait redoutée l'arrivée imminente d'un danger ou si elle l'avait considéré, lui, comme un danger. Pour autant, elle l'avait reconnu. Elle avait même eu l'air contente de le voir au départ, c'était après que ça s'était gâté et Manfred ne voyait pas comment arranger la situation. Il était tenté d'appeler Philae à la rescousse mais il n'était pas sûr que son amie accepte une nouvelle fois de le tirer des griffes d'un plan cul qui avait mal tourné, surtout si rapidement. Quoi que, en l'occurrence, ce n'était pas lui qu'il fallait sauver mais Lauren. Peut être que la carte de la solidarité féminine serait plus convaincante mais il n'eut pas le temps de la jouer. Son regard deshabillait une nouvelle fois Lauren, à la recherche d'un dernier indice qu'il aurait raté, en vain. Ses doutes quant au fait qu'elle ait été remplacée par un clone s'intensifiaient au fur et à mesure, même s'il ne comprenait pas comment elle avait pu changer à ce point à son égard. Quelqu'un avait dû passer par là et bidouiller mais le résultat était loin d'être satisfaisant pour le coup, et la perspective d'avoir perdu sa Lauren à tout jamais le rendait plus malheureux qu'il ne l'aurait cru. Il avait l'habitude de voir aller et venir ses relations, regrettant parfois quelques amitiés qui avaient dérapé, mais ce n'était pas de cet ordre là. C'était pire. Il la perdait sans avoir rien fait pour le mériter et sans trop d'espoirs de retour. Et, s'il la fixait comme il le faisait, c'était pour se rattacher à l'espoir qu'un miracle pourrait se produire. Lauren allait se retourner et éclater de rire. Lauren allait parler d'un truc qu'elle avait pris et qui aurait fait mauvais ménage avec l'alcool. Lauren était en plein bad trip et allait en sortir d'un instant à l'autre. Manfred guettait le moindre changement, le moindre signe qui aurait confirmé l'une ou l'autre de ces théories, mais rien. Ne restait que ce malaise à l'idée qu'il ne pouvait rien faire de plus pour elle.
- C'est bon, t'embête pas pour ça.
Il aurait volontiers plaisanté en ajoutant que ce qu'il voulait se trouvait à côté du frigo mais il avait bien compris que ce n'était pas le moment de faire des blagues salaces. Cet effort ne fut cependant pas suffisant pour lui permettre d'arriver à quoi que ce soit et, à la place, il vit Lauren se liquéfier sous ses yeux. C'était la première fois que Manfred assistait à pareil spectacle et il réalisa la justesse de l'expression avec une horreur qu'il ne parvint pas à cacher. Un instant elle était là, à lui reprocher son comportement, et le suivant elle avait semblé se réduire jusqu'à vouloir disparaître dans le sol. Il s'approcha, tendit la main en sa direction, puis s'interrompit. Clairement, elle ne voulait pas de lui, et da présence lui donnait d'ailleurs l'impression de faire empirer les choses. Il resta figé à la regarder et acquiesça lorsqu'elle lui demanda de partir. Il ne fit rien, du moins pas tout de suite, et eut le temps de la voir se recroqueviller sur elle même avant de prendre lq moindre décision. Il deglutit et se demanda s'il était le seul à avoir conscience du bruit que ce simple mouvement avait imposé autour d'eux.
- D'accord. Je- . D'accord.
Il ne pouvait cependant pas la laisser comme ça, seule et sans défense. Il s'approcha doucement et s'agenouilla à ses côtés.
- Je vais partir mais tu m'appelles s'il y a quoi que ce soit, hein ? Appelle moi pour me dire quand ça ira mieux, ou même si ça va moins bien. Juste... Tiens moi au courant, d'accord ? Manfred. N'oublie pas d'appeler Manfred, de m'appeler moi.
Il se redressa lentement, dans l'attente d'une réponse qui ne vint pas, puis s'éloigna. De la pièce d'abord, puis de l'appartement de Lauren. Ou de ce qui restait de Lauren.

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Baby did you forget to take your meds ; Lauren
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