the beginning of the end


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MessageSujet: the beginning of the end   Mar 27 Juin 2017 - 14:15

Yvan est fou, c'est le bruit qui court en ville. Ou plus raisonnablement, un grand enfant. Et à cet instant, il ne fait que le leur prouver alors qu'il a terminé son travail pour la journée depuis deux heures, mais que pour lui cela n'a, non pas été l'heure de rentrer chez lui, mais celle de jouer au cochon pendu dans ce parc. La tête en bas et les jambes accrochées à cette branche, il s'amuse à essayer de frôler l'herbe fraiche de ses mains avant de se laisser retomber au sol sur ses quatre pattes et de rebondir jusqu'à se pendre de nouveau à l'arbre mais par la force de ses mains cette fois-ci. Puis, il se hisse sur cette branche pour faire de même sur la branche suivante, jusqu'à atteindre le haut de l'arbre. Il est tard, et alors ? Il a eu cette humeur enfantine qui l'a envahit et comme toujours, il n'y résiste pas. Il aurait bien pu aller chercher Elsa, sa nièce, pour trouver une raison à jouer comme un gamin, mais il n'a pas besoin d'un prétexte comme celui-là car il ne peut se soucier moins du regard des autres sur sa personne. Et puis quels regards pourraient se poser sur lui à une heure pareille ? Excepté les maîtres qui promènent leurs chiens et les escapades romantiques, il n'a pas d'inquiétude à se faire – surtout qu'il ne comptait pas s'en faire.
Yvan, il ne s'ennuie jamais. Il adore avoir un ou des camarades de jeu comme Elsa, son acolyte favorite, mais s'il doit se retrouver seul ce n'est pas cela qui va l'arrêter pour parvenir à se distraire. C'est qu'il a toujours une idée, pour faire des âneries. Et avant de se pendre puis de grimper à cette arbre, il s'est amusé dans le parc à jeux voisin : il a fait du toboggan (la tête la première, sur le ventre, ou il l'a remonté du mauvais côté), du tourniquet, ou encore de l'escalade (mais ses jambes étaient trop grandes pour ces courtes distances entre les prises). A présent, il a la tête ailleurs, en haut de cet arbre. Il pense au prochain jeu qu'il pourrait inventer, et il se dit que finalement il aurait bien l'envie de la compagnie de sa nièce pour ça et que donc il ne va pas tarder à rendre visite à sa sœur même si la petite sera couchée à cette heure-ci. Oui, bientôt il sauterait de branche en branche tel un Tarzan digne de ce nom – ou presque – pour mieux rejoindre la terre ferme.

C'était sans compter sur une compagnie inattendue, puisqu'Yvan ne tarde guère à entendre les bruits caractéristiques d'une présence à proximité, avant d'apercevoir une jeune femme faire les cent pas sous son arbre. Elle aussi sautille comme il a pu le faire plus tôt avec une corde à sauter égarée dans le parc à jeu, mais cela ne semble pas être un jeu pour l'inconnue qui échappe parfois même des sons gutturaux. Alors si Yvan n'a pas grand chose d'un fin observateur, il peut pourtant conclure que l'étrangère n'est pas bien, voire pas bien du tout. Et puis il remarque aussi qu'elle est très réchauffée face aux températures modérées lorsqu'il lui manquerait bien une veste pour être à l'aise.
Un instant, Yvan se demande bien ce qu'il devrait faire, et il n'est pourtant pas de ceux à se poser des questions avant d'agir. Doit-il resté sur son perchoir jusqu'à ce qu'elle s'en aille pour mieux la laisser tranquille, ou plutôt descendre la rejoindre en espérant lui être d'un quelconque secours ? En tout cas, il a perdu toute envie de jouer les filous, quand c'est pourtant ce qu'il fait le mieux. Néanmoins, s'il se décide finalement à descendre de branche à branche, il s'efforce de le faire en silence de peur d'effrayer l'inconnue. C'est vrai que cela n'a rien de commun, d'avoir une compagnie inattendue là-haut plutôt qu'en bas. Mais ne risque-t-il pas de l'effrayer malgré tout, à signaler sa présence en se laissant tomber à ses côtés ? Alors assis sur la dernière branche la plus solide, il dévoile sa présence intruse.
- Bon... Bonsoir. Le voilà hésitant à présent, incertain de ce qu'il devrait dire et faire, ou ne pas dire et ne pas faire. Je... je peux descendre ?
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Tallulah Pond

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MessageSujet: Re: the beginning of the end   Lun 24 Juil 2017 - 21:55

« NON. » hurle-t-elle, avant de s'échapper de la maison plus vite qu'elle ne l'a jamais fait auparavant. D'habitude, Tallulah est silencieuse. Elle accepte les coups, attends que l'orage s'arrête, et surtout, prit pour que Tyler ne rentre pas. Mais pas cette fois ; Tyler ne rentrera plus, pas avant des semaines en tout cas. Est-ce pour ça que Tally ouvre enfin les yeux sur ce qu'il se passe ? Est-ce pour cela qu'elle réalisé à quel point le coup de pied qu'elle reçoit à l'estomac est violent ? Sa joue est-elle plus enflée que d'ordinaire, pour qu'elle lui semble si incandescente ? Les propos de son père sont-ils toujours empreint de cette haine qu'elle sait viscérale ? Elle ne s'explique pas pourquoi les larmes coulent plus abondamment, pourquoi elle n'arrive pas à accuser les coups en silence. Elle sait si bien le faire d'ordinaire, mais pas cette fois. Tallulah, elle pourtant si impétueuse, sait se laisser faire comme personne. Elle ferme les yeux et se détache de la situation. Mais pas cette fois. Elle serre les dents aussi forts qu'il le peut mais à part une affreuse douleur – une de plus – à la mâchoire, cela ne rend pas les choses plus supportables. Elle se redresse, se voulant fière mais elle est plus chancelante qu'autre chose. Est-ce l'absence de son frère qui lui a tant fait perdre sa force ? Elle n'a pas le temps de trouver réponse à sa question que son père glisse une main sous son tee-shirt en lui ordonnant de l'enlever. Mais pas cette fois. Sans même qu'elle ne se rende compte, le fameux « non » jaillit de ses poumons, comme une délivrance, et surprit d'une telle réaction, le criminel lui laisse une seconde pour fuir, ce qu'elle fait. Tallulah se met à courir comme elle n'a jamais couru. Elle déteste courir sans but, sans savoir où elle va, sans savoir quoi faire et pourtant, elle ne parvient pas à s'arrêter. Le froid lui gifle les joues, mais le froid endort la douleur – physique, en tout cas – et elle ne peut qu'être heureuse que la nuit soit fraîche. Au bout de longues, longues minutes (une demi-heure, en réalité), elle commence à sentir ses poumons lutter de plus en plus contre le manque d'oxygène, et alors qu'elle cherche un endroit familier où se calmer quelques instants, elle aperçoit le Rosecrown Botanic Garden. Elle sait désormais exactement où aller. Elle ralentit alors le pas, jetant pourtant un œil régulièrement derrière elle. Il serait capable de la suivre... Tally ferme les yeux et cherche dans sa mémoire la location des chênes incandescents. Elle ne sait si c'est un vrai souvenir, mais elle a souvent rêvé de sa mère et elle en train de s'y promener – sa mère lui confiait ses plus jolis secrets aux pieds de ces chênes. Pourtant, la mémoire de la demoiselle lui joue des tours, et la mène au pied d'un arbre tout ce qu'il y a de plus normal. Epuisée, elle capitule et s'y laisse tomber le temps de retrouver ses esprits. Mauvaise idée, c'est comme si toutes les larmes qu'elle retenait depuis le décès de sa mère (depuis ses huit ans, donc) avaient décidé de se frayer un chemin jusque ses yeux... Une véritable avalanche d'émotions. Alors, ni une ni deux, Tallulah qui est bien trop fière de ne jamais pleurer, se redresse et commence à faire les cent pas en attendant que ce mauvais moment passe. Ce n'est plus tant une histoire de fierté, que de pouvoir respirer – des sanglots l'étouffent régulièrement. Elle semble doucement retrouver son souffle, et ses esprits, ce qui ne l'empêche pas de continuer à arpenter les quelques mètres entourant l'arbre en long et en travers. Son corps s'est calmé, mais pas son esprit. Tallulah ne comprend pas sa réaction, et s'en agace. Elle veut rester immuniser face à tout ça ; cela ne lui a jamais gâché la vie, cela ne va tout de même pas commencé maintenant. Elle sursaute légèrement en entendant une fois, se tourne à droite et à gauche mais ne voit rien. Il lui semblait bien avoir entendu quelque chose, mais avait mis cela sur le compte du vent. Quand la voix parle à nouveau, Tally comprend qu'il faut lever la tête. Elle se dépêche de retirer les résidus de larmes sur ses joues et s'apprête à lancer un désinvolte : « Bien sur, c'est un jardin public. » mais sa voix se casse à « jar » et est quasiment inaudible à « ic ». Elle acquiesce alors d'un signe de tête, lui fait signe de descendre et espère qu'il partira vite. Tally veut simplement être seule ; elle n'a besoin de personne pour s'en sortir. Elle recule légèrement, pour le laisser passer mais aussi pour profiter du manque de lumière des yeux – elle ne se doutait que trop du bleu qui s'était installé sur sa pommette. Tallulah hésite à reculer un peu plus, puis se ravise. Elle ferme les yeux, déglutit et se concentre : « Les chênes incandescents ? » murmure-t-elle, de peur que sa voix ne se transforme cette fois en sanglot. Incapable de dire un mot de plus, Tally regrette que cet homme la voit dans cet état, pour elle surtout mais aussi un peu pour lui. Elle est d'ordinaire d'une compagnie bien plus agréable.

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