when life becomes a nightmare all you have are your dreams


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Ophelia Darmody

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MessageSujet: when life becomes a nightmare all you have are your dreams   Dim 25 Juin 2017 - 12:23

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Ophelia hoqueta et balbutia une excuse avant de couper la conversation. Ça n’était pas à Matthew qu’elle voulait parler mais à Daniel. Les yeux gonflés, Ophelia renifla et essaya de se calmer et de se concentrer sur l’appareil qu’elle tenait à la main. Par instinct, elle en devina le fonctionnement mais elle n’avait jamais vu un modèle pareil. S’il avait une vague allure de téléphone, l’engin ne possédait pourtant aucun bouton, ni pour allumer ni pour éteindre, ni pour baisser ou augmenter le volume. On aurait dit un écran tactile seul, sans l’outillage qui allait généralement de paire. Les gestes fébriles, la jeune femme ferma les yeux pour tenter d’apaiser les battements fous de son cœur mais les cris lointains de l’enfant lui vrillaient l’esprit et il lui fallut plusieurs longues respirations pour arriver à cesser de trembler de tous ses membres. Péniblement, Ophelia se redressa et approcha d’une fenêtre pour jeter un œil dehors mais quand elle écarta le rideau, ce fut pour constater que le décor ne lui disait absolument rien. Hébétée, la demoiselle secoua la tête, une boule ne cessant de grossir dans sa poitrine. Quel était ce cauchemar plus vif que n’importe quel rêve ? Comment avait-elle pu s’endormir alors qu’une minute plus tôt, elle s’approchait en catimini de Daniel ? Ou bien dormait-elle à ce moment-là aussi et ceci n’était qu’une continuité illogique de son sommeil ? Comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une illusion d’optique, Ophelia ouvrit le battant de la fenêtre et se glissa à l’extérieur, sur le balcon minuscule où deux plantes mal en point trainaient. Les immeubles étaient collés les uns aux autres et lui rappelaient un peu les quartiers pauvres des films. Partout, des banderoles colorées – des vêtements suspendus à des fils, en réalité – virevoltaient dans le vent et des coups de klaxons troublaient l’effervescence de la rue. Désorientée, Ophelia se pencha pour observer les trottoirs qui passaient sous la fenêtre et les ruelles qui s’écartaient en éventail, comme une toile d’araignée.  C’était à n’y rien comprendre et elle aurait probablement pu rester là à contempler cet environnement incroyable si elle n’avait pas aperçu Daniel qui s’éloignait d’un pas rapide. Le cœur de la jeune femme fit un bond et l’appel s’échappa avant même qu’elle ait pu le contenir, tant il était désespéré et soulagé.
- DANIEL ! DANIEL ! REVIENS, JE T’EN SUPPLIE, NE ME LAISSE PAS !
Elle agita les bras lorsqu’il sembla enfin entendre ses cris et, instantanément, Ophelia sentit son cœur peser bien moins lourd dans sa poitrine. Peu importe, qu’il s’agisse d’un rêve ou d’un cauchemar, tant que Daniel s’y trouvait, elle pourrait le traverser sans peine et serait heureuse de retrouver son petit ami à son réveil. Elle s’empresserait de lui raconter l’étrangeté et la vivacité de ses songes et il la rassurerait d’une étreinte apaisante, comme seul lui pouvait en donner.
À cette hauteur, elle ne décela pas le changement radical. À cette hauteur, et avec son soulagement, elle ne fut que ravie de le voir faire demi-tour et elle s’empressa de retourner à l’intérieur. Elle en avait presque oublié l’enfant qui persistait à hurler et elle se força à retourner dans la chambre. Les pleurs se calmèrent quelque peu à sa vue et quand l’enfant tendit les bras vers elle, Ophelia ne put résister. Son instinct la poussa à saisir la petite chose sous les bras et à la soulever. Automatiquement, le bambin glissa son visage trempé de larmes dans son cou et cessa de pleurer pour se contenter de gémissements épuisés. Voilà qui était déjà plus supportable pour la jeune femme qui revint vers le salon et s’arrêta sur le seuil au moment où la sonnette fonctionnait. Approchant l’écran près de l’entrée, elle entrevit la silhouette de Daniel dans le hall d’entrée et elle chercha comment déverrouiller la porte sécurisée. Par chance, elle frôla la bonne partie de l’écran et elle vit l’image du portique qui s’ouvrait pour laisser son petit ami entrer.
- Voilà, tout va aller mieux, souffla-t-elle contre les cheveux de l’enfant, même si elle se parlait plus à elle-même qu’autre chose. J’imagine que tu as faim, ajouta-t-elle en lui caressant le dos.
Ophelia entrebâilla la porte pour permettre à Daniel d’entrer et partit en quête de la cuisine pour faire chauffer une purée et nourrir l’enfant. Elle avait beau ne pas être mère, elle avait fait suffisamment de baby-sitting pour pouvoir cerner les besoins d’un bambin de 3 ans. Elle l'installa donc dans une chaise haute et chercha de quoi le nourrir dans les armoires. Au bout de quelques instants, cependant, elle entendit la porte d’entrée grincer et elle se précipita dans le hall pour se jeter au cou de Daniel. Son corps chaud et rassurant, c'était tout ce qu'elle désirait, à cet instant et elle se pelotonna contre lui en soupirant.
- J'ai cru que je devenais folle, souffla-t-elle comme si elle lui confiait un secret.
Oui, tout irait mieux maintenant que Daniel était là.

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Daniel Runshell

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MessageSujet: Re: when life becomes a nightmare all you have are your dreams   Ven 30 Juin 2017 - 14:20

Danny n'est plus du tout de la même humeur que lorsqu'il a pénétré dans l'immeuble. Les voisins qui l'ont vu de leur fenêtre ont pu l'apercevoir souriant et complètement gaga d'une fillette de trois ans, et ils le voient à présent ressortir les mains dans les poches et le pas nerveux. Certains peuvent même l'entendre échapper un juron. D'autres en ont peut-être entendu la raison, de ce changement d'humeur. Peut-être est-ce la première fois qu'ils l'ont entendu se disputer avec Ophelia puisqu'elle vient d'emménager dans l'immeuble, mais ça ne serait certainement pas la dernière fois. Depuis son coma, c'est ce qu'ils font de mieux, se disputer, autant qu'ils ont su s'aimer. Quel talent ils ont eu, pour se chérir et s'honorer. Aujourd'hui, tout n'est plus que reproches et incompréhension. De l'incompréhension, et de ce fait des reproches. Danny n'avait pourtant pas besoin d'un grief supplémentaire à son encontre, mais le vagabond n'est pas de ceux qui prêtent attention, à l'heure ou à tout autre chose. Alors il est arrivé en retard, et cela a suffit pour tout déclencher. Un rien suffit, entre eux, pour déclencher la flamme d'un différend, et non plus le feu d'une passion. Ils ont encore ça qui les lie, ça et Elsa. Et Danny s'en réjouit tristement, d'avoir encore cette ombre de relation avec celle dont il est toujours fou amoureux. Il préférera toujours le pire, plutôt que le néant. Tout est mieux que l'absence absolue. Au moins, s'il a encore réussi à contrarier sa mère, il a passé un joli moment avec sa fille. Mais ce n'est guère un lot de consolation pour le bon à rien, car s'il a un penchant certain pour les tensions et les provocations, il ne l'a jamais souhaité entre lui et son ange blond. Il ne saurait l'expliquer, mais elle est la seule avec qui il aurait voulu que rien ne change. Et pourtant, elle est celle avec qui tout a changé.
Quoiqu'il en soit, Danny est bel et bien déterminé à déguerpir le plus loin possible de leur dernier coup d'éclats. Mais c'est sans compter sur Ophelia qui le rappelle à l'ordre. C'est la dernière chose à laquelle il s'attendait, qu'elle le rappelle et l'appelle ainsi. Daniel ? Depuis combien de temps ne l'a-t-elle pas appelé ainsi ? Qu'elle le supplie de ne pas la laisser ne l'a guère frappé, tant il est davantage étonné par l'emploi de son prénom. Danny s'est aussitôt immobilisé à l'entente de sa voix, qu'importe si elle ne s'adressait pas à lui. Mais ses mots lui sont bel et bien destinés, et heureusement qu'elle l'a interpellé de son prénom pour lui en donner l'assurance, car autrement il n'y aurait jamais cru. Ophelia, son ange perdue, qui lui demande de revenir auprès d'elle ? Qui redemande à passer du temps avec lui, lui avec qui elle vient d'échanger nombre d'invectives ? C'est à n'y rien comprendre, et Danny ne cherche pas longtemps, voire pas du tout, à le comprendre. Il la dévisage, lorsqu'il se retourne et la voit secouer des bras pour attirer son attention. Quel mouche l'a donc piqué ? Lorsqu'il ne l'a pas vu manifester autant d'entrain à son égard depuis nombre d'années ? C'est un regard suspicieux qu'il lui jette, avant d'obtempérer et de rebrousser chemin. Quel pantin il est, à accourir à ses pieds dès que sa belle siffle. Brave Danny, qui pour une fois fait ce qu'on lui dit. Et c'est bientôt par trois qu'il monte les marches de cet immeuble, mais ce n'est pas un signe d'impatience lorsqu'il ne s'attend pas à monts et merveilles une fois qu'il se trouverait dans son appartement. Et pourtant, il vient de passer la porte entrebâillée, lorsque l'impensable se produit.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. Enfin, Danny se rappelle de respirer. Combien de temps cela fait-il depuis la dernière fois qu'Ophelia s'est blottie ainsi tout contre lui ? Des années. Cela justifie-t-il qu'il ne sache comment y répondre en retour ? Il parait bien idiot, à brasser l'air de ses bras incompétents. Et finalement, il abandonne, et ne cherche pas à l'étreindre en retour. Pourtant, cela ne signifie pas qu'il n'est pas retournée par cette démonstration d'affection. Lui qui s'apprêtait à l'interpeller d'un quoi ? revêche, le voici réduit au silence. Il ne saurait dire ce qu'il se passe en lui exactement, comme à la fois interloquée et apaisée par son corps contre le sien, qui semblent toujours autant fait pour s'accorder lorsqu'ils daignent enfin taire les reproches. Les secondes s'écoulent toujours. Dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-et-un. Et comme toujours, l'incompréhension finit par reprendre le dessus, et avec elle une franchise abrupte dont il ne saurait se débarrasser.
- A quoi tu joues ? De deux mains fermes, il vient de repousser le haut de son corps pour qu'il puisse s'emparer de ses yeux. L'incompréhension le gagne toujours plus, et de ce fait il se place sur la défensive, comme il le fait toujours depuis qu'elle l'a quitté. Tu m'prends la tête pour un rien, et maintenant tu m'prends dans tes bras ? Qu'est-ce qui t'prends au juste ? Etonnamment, le ton de reproche de sa voix s'apaise à mesure qu'il constate ses yeux gonflés. Il l'avait fait pleuré, l'idiot !

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MessageSujet: Re: when life becomes a nightmare all you have are your dreams   Sam 8 Juil 2017 - 21:11

Tout son corps sembla se détendre au contact de Daniel. Il avait ce pouvoir magique, cette capacité à apaiser Ophelia, quelles que soient les circonstances. Il suffisait qu’elle se blottisse contre lui ou lui tienne la main pour se sentir bien, de ce bonheur doux et rassurant qu’il avait toujours fait naitre. Daniel n’était peut-être pas une force de la nature mais il était son héro, son tout, et Ophelia n’avait pas besoin de davantage. Elle n’avait même pas besoin d’une maison, d’être riche ou de partir en vacances dans des contrées exotiques, tout ce qu’elle voulait, c’était être près de Daniel, de pouvoir lui entourer la nuque de ses bras, de se hisser sur la pointe des pieds et de plaquer ses lèvres roses contre celles du jeune homme. Ophelia avait conscience de sa chance, d’être aussi aisément contentée, de ne pas aspirer à des choses folles parce que le bonheur quotidien lui suffisait amplement. Avec Daniel à ses côtés, la jeune femme avait la sensation de pouvoir affronter n’importe quel obstacle – quand bien même elle était parfaitement consciente de n’avoir jamais eu à traverser de période vraiment difficile ou d’être confrontée à une situation inextricable. Elle était d’ailleurs si heureuse qu’elle ne remarqua pas immédiatement la raideur de Daniel, ni l’odeur légèrement différente qui émanait de lui. Elle était si soulagée de le voir qu’elle n’avait pas noté les éléments inhabituels, de sa façon de marcher, lorsqu’il s’éloignait de l’immeuble, quelques minutes plus tôt, aux habits qu’il portait et qui ne correspondaient pas au jeune homme auprès duquel elle avait grandi. Elle était trop heureuse de pouvoir sentir contre corps contre elle pour se soucier de quoi que ce soit d’autre. Et comme à son habitude, elle mit un temps interminable à relâcher son étreinte. Elle n’y pouvait rien, elle aimait tant savoir Daniel près d’elle qu’elle ne résistait jamais au besoin de le toucher, de lui passer la main dans les cheveux, de lui caresser les doigts, de le taquiner, de son sourire mutin, en plongeant ses grands yeux dans les billes caramel de son petit ami. Elle ne prêta pas attention aux bras ballants de Daniel, elle se savait parfois trop spontanée, même pour lui, surtout pour lui, si réservé et discret. Elle comblait son manque d’assurance avec son énergie débordante, ça avait toujours été ainsi entre eux, ils se complétaient parfaitement.
- À quoi tu joues ?
Le ton était si brusque et si étranger à Daniel qu’Ophelia sursauta et relâcha son étreinte, retrouvant la terre ferme d’un air décontenancé. Elle ne sut ce qui l’interloqua le plus : le visage de marbre qui lui faisait face et qu’elle n’avait jamais vu chez Daniel, ou les mains qui l’écartaient avec une sècheresse glaçante. Décontenancée, elle ne parvint pas à répondre et ce n’est qu’à ce moment-là, alors que Daniel la dévisageait durement, qu’elle réalisa à quel point il était différent, à quel point il n’était pas… lui. Les prunelles d'un bleu d’eau claire détaillèrent l’accoutrement du jeune homme puis remontèrent vers le regard déterminé qui la pulvérisait, plein de reproches, mais c’est sa façon de lui parler, sentencieuse, glaciale, qui la laissa pantoise.
- Mais…mais… Daniel, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi tu parles comme ça ?
Sa main s’était instinctivement tendue pour caresser la joue du jeune homme mais elle se ravisa rapidement et fixa son petit ami d’un air hagard.
Quelque chose n’allait pas, elle ne comprenait rien à cette divagation mais le garçon qui la fixait était si loin de celui qu’elle connaissait. Pourtant, c’était indéniable, physiquement, c’était Daniel, qui pouvait-ce être d’autre ? Déglutissant avec peine, Ophelia recula d’un pas et jeta un coup d’œil autour d’elle, comme si elle se rappelait soudainement l’environnement étranger qui la cernait. En pleine confusion, elle secoua la tête et pressa ses paumes contre ses tempes comme si elle était soudainement victime d’une migraine foudroyante.
- Ce n’est pas possible, je dois encore rêver. Comment dois-je faire pour me réveiller ?
Son esprit essaya de se remémorer un moyen d’émerger d’un rêve mais rien ne lui vint même si elle fut tentée de se pincer la peau au niveau du poignet. Elle était si focalisée sur la question qu’elle se détourna de Daniel – à moins qu’un instinct de survie lui ait dicté de ne plus regarder ce garçon si semblable et si différent de son doux Daniel – au moment où un vagissement dans la pièce voisine lui rappela la présence de l’enfant.
- Oh non, l’enfant ! s’exclama-t-elle en réalisant qu’elle avait déjà oublié son existence.
Elle s’empressa de retourner dans la cuisine et elle commença à ouvrir tous les tiroirs en quête d’ustensiles.
- Mais où sont donc ces cuillers ? souffla-t-elle avant de finalement les débusquer.
Ce n’est qu’en saisissant un manche rose pour enfant qu’Ophelia constata qu’elle tremblait. Les éléments s’étaient engouffrés dans son esprit avec une telle vivacité qu’elle n’avait pas remarqué à quel point son corps réagissait mal. Son souffle était court, ses yeux piquaient encore d’avoir pleuré et maintenant sa main refusait de lui obéir. Quand elle voulut revenir vers la fillette, toutefois, Ophelia vit que Daniel l’avait suivie et elle se sentit traquée, un sentiment qui jamais ne l’avait étreint jusqu’ici et encore moins en présence de son petit ami.
- Je pense qu’elle a faim, dit-elle fébrilement en brandissant l’ustensile en plastique.
Et une nouvelle fois, cette sensation ressurgit, cette horrible et terrifiante sensation d’être face à un étranger qui avait les traits de Daniel.
- Qu’est-ce qu’il y a, Daniel, pourquoi me regardes-tu comme ça ? finit-elle pourtant par demander, la gorge nouée, le regard implorant teinté d’appréhension.
Pourquoi ne pouvait-elle donc pas se réveiller et retrouver Daniel ?

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Daniel Runshell

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MessageSujet: Re: when life becomes a nightmare all you have are your dreams   Mar 24 Oct 2017 - 21:40

Qui a bien pu un jour dire que tout devient plus facile avec le temps ? Que les rancœurs et les blessures finissent par s'apaiser, à défaut de disparaître, si seulement du temps est donné au temps ? Danny ne sait certainement pas ce qu'il en sera dans dix ans, tout ce dont il a en tête est le ici et maintenant. Ici, à l'entrée de cet appartement qui aurait pu être le leur si seulement il n'était pas devenu cet autre. Maintenant, face à sa belle Ophelia, qui est si proche et à la fois si éloignée de lui. Quelques secondes plus tôt, elle était physiquement aussi proche de lui que deux êtres peuvent l'être, logée contre son torse, entre ses bras rendus soudain trop encombrants. Des années ont passé depuis leur dernière étreinte, une éternité. Et tout ce dont il a conscience, après ce bref avant-goût du passé, c'est qu'elle le trouble toujours autant. Daniel, Danny, qu'importe toutes ces conneries-là : il est toujours aussi amoureux d'elle, et il serait bien incapable d'imaginer comment il pourrait en être autrement. Il aurait voulu la serrer, fort, fort contre lui, mais il n'a pu que garder ses bras ballants. Pourquoi est-il comme ça, incapable de se contenter avec bienvenue d'une proximité tant désirée et regrettée ? Il sait qu'il devrait savoir se satisfaire de ce qu'elle lui donne, qu'importe si c'est trop peu à son goût, mais il en est de toute évidence incapable. Pourquoi, elle, peut le prendre dans ses bras quand l'envie lui prend, et pas lui ? Peut-être parce qu'il est trop sur la défensive pour s'y risquer. Il n'ose pas, celui qui pourtant se freine si peu de scrupules habituellement. Mais avec Ophelia, c'est différent. Il n'y a qu'elle, qui compte vraiment. Qu'elle, dont il se soucie plus que de raison de ce qu'elle pense. Et il déteste se sentir comme ça, Danny. Impuissant, frustré. Esseulé. Et bêtement, il peut si souvent être amené à en rejeter la faute sur Ophelia. Il l'a fait pleuré de toute évidence, et pourtant il n'est guère capable de se montrer particulièrement tendre. Pourquoi tout est rendu si complexe dès lors que c'est elle et lui ?

Elle sursaute, et lui la dévisage malgré lui. Elle paraît foncièrement surprise, mais surprise de quoi ? N'a-t-elle pas une idée d'à qui elle fait face depuis le temps ? S'attend-elle encore à ce qu'il la couvre de baisers et de mots doux ? Elle détaille sa personne, et lui cherche toujours à percer un regard qui n'est plus posé sur son visage. Qu'est-ce qu'il lui arrive, à lui ? Il pourrait bien lui retourner la même question, tant qu'il fronce les sourcils et la dévisage davantage encore.
- T'as un problème avec comment j'parle ? C'est pas nouveau, ça. Tu vas m'le reprocher encore longtemps ? Et décidément, elle s'obstine. Elle tient à l'appeler Daniel, autant qu'elle l'a appelé Danny ces dernières années. Mais doit-il seulement s'en plaindre ? Et tu m'appelles bien Daniel quand ça t'arrange. Danny ne peut pas s'en empêcher, il faut qu'il en fasse la remarque. Fût un temps où il aurait été bien incapable de lui reprocher quoi que ce soit, mais les ressentiments sont trop chaotiques en lui pour qu'il se rappelle à chaque instant de l'essentiel : rendre Ophelia heureuse. Ou, à défaut, ne pas la rendre malheureuse – ce qui, de toute évidence, semble être devenu un exploit pour lui. Pour autant, il ne l'aime pas moins. C'est parce qu'il l'aime toujours, qu'il est incapable de s'en foutre, et que, blessé, il expie son chagrin frustrée sur d'autres.
Danny aperçoit cette main s'approcher de lui, puis se raviser, et cela ne fait que renforcer sa contrariété, sans savoir pourquoi exactement. Pourquoi paraît-elle tant en quête de proximité, elle qui a pourtant tenu à se séparer de lui ? Et enfin, elle semble s'en rappeler, si bien qu'elle recule, elle s'éloigne de lui. Rêver ? C'est à n'y rien comprendre. Il la regarde se presser les tempes, comme si la réponse est là, dans le moindre de ses gestes.
- L'enfant ? qu'il souffle, surpris qu'elle désigne ainsi Elsa. Il peine à la suivre dans la cuisine tant ses pensées décontenancées le clouent sur place, mais il finit par s'y plier. Les sourcils toujours froncés à l'encontre d'Ophelia, il la regarde se perdre dans sa quête des cuillères. Elle pense que leur fille a faim, et aussitôt, la défensive revient au galop. J'aurais dû la nourrir, c'est ça ? Non seulement il l'a ramené en retard, mais en plus affamée ? Le vaurien déteste avoir le sentiment de n'être rien de moins qu'une épine dans son pied, et pour y remédier il a l'idiotie de ne l'être que davantage. Si bien que lorsqu'elle l'interpelle à nouveau, il se montre à nouveau trop sensible et susceptible à sa question. Quoi, c'est encore moi l'problème ? Tu m'engueules un instant parc'que j'ai ramené la p'tite trop tard et tu m'fais rappliquer à tes pieds l'instant d'après, et c'est encore moi qu'ait un truc qui cloche ? Mille excuses princesse, mais j'suis toujours le même, que tu l'aimes ou non. Il soupire, et il reprend, plus posément. Qu'est qu'y'a au juste ? Tu m'as appelé, j'suis là. Pour sûr, Danny se demande bien ce qu'elle peut lui vouloir, pour aller jusqu'à lui demander d'embarrasser à nouveau son chez elle de sa présence. Non pas qu'il nourrit tant d'espoirs sur le pourquoi, il doit bien y avoir une explication logique derrière tout ça – et certainement en sa défaveur. Tu m'as pas fait assez de reproches comme ça ? T'sais, j'vais finir par croire que t'aimes me... sa voix s'évanouit à mesure qu'il voit qu'elle tremble, et au lieu de la dévisager encore, il la regarde vraiment. Il oublie d'être sur la défensive, il oublie qu'elle est celle qui ne veut plus être avec lui, il s'oublie pour ne la regarder qu'elle, et non plus ce passé qui les piège et parasite le moindre de leurs échanges. Cette fois-ci, c'est lui qui avance d'un pas, et son ton se fait soudain plus soucieux. Qu'est-ce qui n'va pas, Ophelia ?

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