I had a goldfish once...


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Zephyr Roch

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CRÉDITS : Whorecrux

INSCRIT LE : 02/01/2017
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MessageSujet: I had a goldfish once...   Dim 25 Juin 2017 - 12:16

I had a goldfish once...


Zephyr était fier comme un coq en recevant les félicitations de son client préféré pour l'élevage de son chien. Il connaissait bien son métier, et son asperger faisait que Zephyr n'aurait accepté de le faire que s'il maîtrisait le tout à la perfection mais un compliment était toujours le bienvenu. D'une certaine façon, cela donnait tort à tout ceux qui l'avaient regardé d'un air septique – du moins, c'est ce qu'il entendait parfois ses parents se chuchoter tard le soir quand ils pensaient qu'il dormait. Zephyr, lui, n'était pas affecté par tout ça. Il était immunisé face aux émotions négatives de ce genre. Quand il s'agissait de voir le bonheur de quelqu'un, il ne le loupait jamais. Le moindre petit sourire, il le décelait. Il n'y a rien qu'il aimait plus que ça, et à dire vrai, il aurait aimé être capable de faire naître ce genre de sourires sur les visages des gens. Zephyr aurait aimé être un clown ou un humoriste. Mais ce n'était pas facile, ce genre de choses, pas pour lui, en tout cas. S'il voyait un visage triste, il avait envie de consacrer son temps à cette personne pour remettre un peu de chaleur dans son cœur, ou au moins, gommer un peu de ce bleu dans son cœur. Alors, imaginez devant une salle entière, le dilemme que ça aurait pu être... Non, finalement, être éleveur canin, c'était une bonne solution. Il avait même obtenu de Beth le droit de garder des chiens de temps à autre du moment que ce n'était pas plus de deux jours de suite. Ces derniers temps, Zephyr jouait légèrement avec les règles et ne laissait qu'une journée espacer ces gardes, et au final, il se rendait bien compte que Beth exagérait la situation : il était bien capable de garder un chien. Il serait même capable de garder deux chiens, il en était convaincu ! Alors, qu'à cela ne tienne, il commencerait petit pour lui prouver qu'il était bel et bien un adulte responsable. Il avait vingt-sept ans, soit neuf ans de plus que la majorité ! Il n'était même plus un adulte débutant. En sortant du travail, Zephyr se dirigea alors vers l'animalerie, décidé à acheter un joli poisson rouge. De toute façon, Beth ne pourrait pas le forcer à le rendre une fois qu'il l'aurait acheté. Surtout que c'était avec son argent. Qu'il gagnait tout seul, comme un grand. Zephyr se trouvait parfois trop infantilisé par sa maman, avait l'impression qu'il aurait largement pu vivre tout seul, et s'en sortir autrement. Mais ce n'était pas bien grave, parce qu'il l'aimait plus que tout et si cela lui faisait plaisir qu'il soit toute sa vie un petit garçon, eh bien, il serait toute sa vie un petit garçon. Il se dirigea vers le rayon où était stocké les chiens et décida d'y traîner un peu. Depuis qu'il avait lu l'histoire d'une animalerie à Paris qui stockaient les animaux par dizaine dans de toutes petites cages, il ne pouvait s'empêcher de vérifier les traitements qui étaient infligés aux animaux dans chaque partie de la ville. Mais là, les animaux avaient l'air en grande forme, et Zephyr eut presque envie de féliciter le propriétaire de l'animalerie – mais bon, il n'avait pas que ça à faire aujourd'hui. Il se dirigea vers le rayon « poissons » et choisit un joli poisson rouge. Il acheta un petit bocal en plastique et commanda un aquarium de un mètre sur un mètre, ayant lu que les poissons rouges pouvaient mesurer jusqu'à cinquante centimètres. Il lui en achèterait un plus grand, quand il serait adulte ! Conscient de faire ce que l'on pourrait appeler une « bêtise », il partit aussi discrètement que possible avec son poisson dans l'eau, et paniqua quand on l'appela : « Zephyr ! » Convaincu qu'il s'agissait de Beth, il paniqua, attrapa le poisson et le mit dans sa bouche. Il arriverait sans aucun doute à le garder assez longtemps pour qu'elle ne se doute de rien. Il se retourna, sourit et se rendit compte qu'il avait besoin de déglutir pour saluer la personne devant lui – qui n'était pas du tout Beth... « Salut ! » dit-il, avant de réaliser qu'il venait d'avaler un poisson rouge vivant. Il ne lui en fallut pas plus pour se retourner et tout régurgiter sur le pavé. Peut-être pouvait-on encore sauver ce poisson ?

Spoiler:
 

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Edme Carlson

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MessageSujet: Re: I had a goldfish once...   Mer 20 Sep 2017 - 22:01

Les Carlson avaient eu un chien, autrefois. Seulement voilà, ce chien était celui de la mère d’Edme et le départ de celle-ci sonna le départ de lui également. Fin de l’histoire. Ca lui avait fait drôle, à Edme, de repenser à cette époque qui lui semblait terriblement loin. A la fois très loin, tant cet événement l’avait changée, intrinsèquement bouleversée, mais aussi très proche, elle se remémorait sans trop de difficulté la sensation de ses doigts se promenant dans les longs poils de la bête. Le plus ironique dans cette histoire était sans aucun doute qu’elle se souvenait davantage des moments de tendresse échangés avec ce chien avec lequel elle avait fait les quatre cents coups - n’avait-il pas failli l’envoyer valser par la rambarde de l’appartement une fois ? - que ceux lui reliant à sa mère. C’était comme si la décision d’un instant t, en l’occurrence celle de laisser son mari, ses deux enfants et toute sa vie pour des raisons toutes aussi obscures que la forme employée pour la mettre en actes, avait changé toute l’image que ses enfants avaient d’elle. Non, l’aîné ne pouvait pas raisonner ainsi. Elle ne pouvait engager que sa parole, ses pensées, son ressenti. Elle ne pouvait pas parler pour sa soeur, pour son père - même si la perte de sa femme l’avait rendu plus muet qu’il ne l’avait jamais été et qu’il n’aurait jamais cru l’être un jour. Edme était terriblement en colère, l’avait toujours été et le serait jusqu’à la confrontation. Parce qu’elle espérait que ce jour viendrait. Elle espérait croiser le chemin de cette femme qu’elle ne considérait plus comme sa mère, mais comme une lâcheuse. Une lâcheuse égoïste.
Mais elle ne souhaitait plus penser à sa marâtre qui ne l’était plus que de nom. Elle était là pour trouver un cadeau d’anniversaire pour sa soeur. Cette idée même la mettait mal à l’aise : un animal n’était pas une « chose » et elle détestait les voir enfermés ainsi, même s’ils étaient dans des conditions de vie luxueuses comparées à d’autres. La jeune femme fit virevolter ses cheveux comme pour se donner un peu de prestance et éloigner les mauvaises pensées. Elle devait se concentrer pour Sasha. Son anniversaire arrivait à grand pas et rien ne lui aurait plus plaisir qu’un chiot. Ce n’était pas l’idée du siècle, une bouche en plus à nourrir et un être à s’en occuper - parce qu’elle n’avait pas hérité du gène de sa mère porteur de la bougeotte et de l’égoïsme, elle s’engagerait à prendre soin de lui même si Sasha en serait la maîtresse, évidemment. Et puis elle se rassura en se laissant la possibilité de lui offrir un poisson rouge. Oui, Edme parvenait à se manipuler elle-même : ce n’était qu’un moyen pour entrer dans l’animalerie, elle ne ressortirait qu’avec un chien.
Elle se mit alors à véhiculer dans les allées, persévérant dans sa bêtise en admirant les poissons rouges. Elle passa aux rats et souris, une idée qui plairait sans aucun doute à sa petite soeur. «  Zephyr ! » cria-t-elle à l’adresse du jeune homme, dès qu’elle l’aperçut entre les « rayons ». Pourquoi n’avait-elle pas pensé à lui ? Elle avait décidément besoin de repos pour oublier qu’une de ses connaissances était éleveur canin. Elle s’approcha d’un pas vif vers lui, craignant qu’il ne l’entende pas. Ses mouvements, à lui, étaient rapides. Elle crut dans un premier temps qu’il tentait de la fuir puis assista à un événement qui la laissa bouche bée. Courbé, Zephyr sortit un poisson de son gosier. «  Mais… S’il te plait, dis-moi qu’il y a une explication rationnelle et qui ne te vaudra pas la prison derrière tout ça. » Elle rigola, à demi inquiète d’une réponse négative.

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