TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH. - Page 4


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 TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Lun 28 Aoû 2017 - 14:42

En vérité, elle n’avait pas vraiment de raison d’éviter Ahri. Il ne lui avait rien fait, à part un gosse. Mais la décision de garder Leah ou non lui était revenue, elle n’avait même pas songé une seule seconde à intégrer le jeune homme dans ce choix. Il était pourtant aussi jeune qu’elle – et aussi irresponsable, en un sens – mais n’avait-il pas eu le droit d’avoir son opinion ? Ça  n’était pas seulement sa vie à elle qui avait été à jamais bouleversée, il devait l’être aussi, sûrement, de savoir qu’une fillette grandissait à Mount Oak et partageait la moitié de sa génétique. Elle n’avait pas eu le droit de le blâmer lorsqu’elle était aussi fautive : ils n’étaient pas un vrai couple, ils étaient juste guidés par leur instinct et par l’attraction pour l’autre. Rien de dramatique, en somme, si ce n’est que là où bien des jeunes arrivaient à vivre leur vie sexuelle de façon épanouie, il avait fallu qu’elle tombe enceinte par mégarde. Et décide de garder l’enfant, quoi qu’en pense Ahri. Elle avait fait la forte tête, avait voulu lui prouver, pour quelque sombre raison, qu’elle était capable de gérer sa situation sans son aide. L’avait-elle conduit à s’éloigner, alors ? Auraient-ils fini ensemble si elle ne s’était pas efforcée de convaincre le monde entier – et elle la première – qu’elle pouvait s’en sortir sans l’aide du garçon ? Nancy ne le saurait jamais et ne tenait pas spécialement à le découvrir. Elle était de ceux qui estiment qu’il leur arrive quelque chose pour une bonne raison et s’accommodait de la tournure qu’avait pris sa vie. Et puis, au fond, ne lui avait-il pas fait le plus beau cadeau de son existence, sans le savoir ? Leah faisait naitre chez elle un amour fort, indélébile, inextinguible. Le seul bémol, dans tout ça, c’était qu’en étant fille mère, ses relations post-Ahri s’étaient révélées aléatoires et vouées à l’échec.
Perdue dans la trame insensée de ses regrets et aspirations avortées, Nancy ne réalisa pas immédiatement que l’objet de son trouble venait de se matérialiser juste sous ses yeux. Pilant net, le cœur battant à un rythme infernal, elle contempla Ahri avec de grands yeux interloqués, avant de les tourner vers l’endroit où elle l’avait aperçu un instant plus tôt, comme si elle s’imaginait qu’il n’avait pas pu faire le déplacement autrement qu’en se téléportant d’un point à un autre. En l’entendant prononcer son prénom, Nancy reporta son attention sur lui et cilla, comme si elle avait cru, bêtement et naïvement, qu’il n’aurait aucun souvenir d’elle, encore moins de son prénom. Elle capta le regard qu’il posa sur Leah et tira machinalement la fillette derrière elle, comme si elle cherchait à cacher quelque chose qui pouvait encore passer inaperçu. Le seul lien qui les unissait encore. Ahri s’adressa cette fois à sa fille et Nancy sentit son cœur s’effilocher et tomber en boule informe dans son estomac. Il lui fallut faire appel à toute sa force pour détourner les yeux du garçon qui lui avait volé sa jeunesse et offert son avenir pour poser à son tour son regard sur la gamine blonde comme les blés qui, légèrement penchée, observait Ahri d’un air grave.
- Bonjour, dit-elle simplement, alors qu’elle devait se douter de son identité, Nancy ayant toujours gardé une unique photo en souvenir du jeune homme, pour les fois où sa fille l’interrogerait sur son père.
Nancy se sentit mal, surtout parce qu’elle était soulagée de ne pas l’entendre l’appeler Papa, comme si c’était tout naturel. Peut-être devinait-elle la tension chez sa mère et, en solidarité, se conformait-elle aux bases strictes de la politesse.
Décontenancée par la gêne évidente de leurs retrouvailles, Nancy sentit ses joues rosir et elle chercha un peu d’air, avant de répondre, le ventre et la gorge noués, avec l’impression qu’elle était redevenue l’adolescente d’il y a une décennie, quand s’adresser à celui pour lequel elle avait le béguin relevait de l’exploit :
- Oui… Enfin non. Ma voiture est tombée en panne, nous devons traverser la place pour aller prendre le bus, lâcha-t-elle d’une voix mécanique, désignant la direction opposée d’un geste vague.
Elle aurait pu se contenter d’un oui. Peut-être d’un et toi ? Mais ça aurait donné le champ libre à une conversation banale et elle n’était pas certaine d’avoir la force de prétendre que ça l’était. Après tout, elle avait été amoureuse de cet homme, elle avait eu une relation, même brève, avec lui, et puis il y avait eu Leah. Sans elle, ils n’auraient probablement eu aucune raison de se parler aujourd’hui. Alors non, tout ça n’avait rien de banal pour Nancy Flaversham.
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Brandon Rose

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 31 Aoû 2017 - 15:50

Ce qu'il y avait peut-être de plus indésirable dans ce nouvel état de choses, c'était bien la présence de Jax dans son périmètre vital. Bran ne pouvait s'empêcher de le scruter de bas en haut. Il ne savait même pas par où commencer : la barbe, les fripes, l'incapacité notoire à prononcer plus de deux mots dans le bon ordre. Et encore, l'apparence lamentable de Jax « je n'ai pas vu un peigne depuis dix ans » Beauchamp n'occupait qu'un dixième des récriminations de Bran à son encontre. Non, ce qui le hérissait comme si on s'amusait à faire grincer des ongles contre un tableau, c'était qu'il avait parfaitement conscience de la raison de sa venue ici. Mia devait lui être confiée et Bran se sentait l'âme d'une mère-tigre, prêt à trancher la gorge de cet inconnu si jamais il ne faisait que se tromper sur les céréales préférées de la petite fille. Mia n'était peut-être pas sa gamine, mais il l'avait vue grandir et il ne pouvait s'empêcher de la considérer un peu sienne. Et puis, c'était la fille de Skylar. Ca éclipsait le reste. « Peut-être, en effet. » rétorqua Bran, péremptoire, conscient qu'il jouait avec le feu. Ses yeux bleus avaient l'apparence d'un lac glacial et il espérait bien que Jax se torde la cheville et tombe dedans. Furtivement, il repensa à leur dernière entrevue, quinze ans plus tôt. Là aussi, il y avait eu un lac, mais les circonstances avaient été bien différentes. Le seraient-elles aujourd'hui, si jamais ? Jamais quoi ? Jamais rien, trancha Bran et il reporta son attention sur Jax, les sourcils froncés. « Mais ce n'est pas ce que Skylar voulait… veut. » concéda-t-il de mauvaise grâce. Il s'était rattrapé au dernier moment, à un espoir ténu qui lui écorchait pourtant les mains et le coeur. Bran jeta un bref regard à Mia, et Dieu merci, elle ne semblait pas prendre conscience ce que ce défaut de conjugaison impliquait. Mais il la connaissait assez bien pour savoir qu'elle écoutait tout, curieuse et vive comme elle l'était. Bran allait ajouter quelque chose quand une voix de stentor retentit un peu plus loin. Il se tourna brusquement et haussa des sourcils dubitatifs alors qu'Eron Delenikas livrait son flot d'inepties à la foule qui buvait ses paroles comme du petit lait. Consterné, Bran se retourna vers Jax et secoua la tête. « Et voilà un exemple de la stupidité que cette ville doit endurer quotidiennement. » Il jeta un regard à la foule inquiète et se mordit la lèvre, soudain beaucoup moins fanfaron. Il n'en fallait pas beaucoup pour affoler les masses et il avait comme l'impression qu'un orage allait exploser. « On ne devrait pas rester ici. Ce timbré va créer un mouvement de panique et il est hors de question que je termine piétiné. » souffla-t-il en regardant Jax. Là était le moment de lui prouver qu'il pouvait prendre soin de Mia.

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Jax Beauchamp

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Ven 1 Sep 2017 - 15:46

Il n’avait plus qu’une envie : se dépêtrer de cette situation absurde. Il aurait voulu avoir le temps de poser un pied à Mount Oak, de se promener un peu en ville, de se fondre dans ce décor qui l’avait accueilli de nombreux étés avant que sa vie bascule dans le néant. Il aurait voulu avoir le temps de savourer la brise sans qu’on lui cale des responsabilités qui le dépassaient. Et puis, surtout, il maudissait celui qui avait mis Brandon Rose sur son chemin, comme s’il avait besoin des jugements empoisonnés de ce dernier, comme s’il avait besoin qu’on lui rappelle qu’il n’était qu’un incapable qui venait tout de même de passer plus d’une décennie en prison pour le meurtre de son propre père. Bran n’aurait-il pas dû se rappeler ce détail ? Se souvenir que l’homme qui lui faisait face pouvait être capable du pire, si on le poussait dans ces derniers retranchements ? Skylar avait dû forcément en parler à Bran, il ne pouvait pas ignorer l’endroit où le frère de sa meilleure amie avait passé presque un tiers de sa vie. Si ? Se pouvait-il que, honteuse, Skylar n’ait jamais mentionné son incarcération, qu’elle ait inventé une histoire bidon pour expliquer son absence et si tel était le cas : quelle histoire avait-elle pu lui sortir ? Ça n’était pas tant qu’il avait honte de ce que pouvait penser cet énergumène à son encontre que le fait qu’elle ait pu lui raconter des choses personnelles que Jax n’avait aucune envie qu’il sache.
La réponse de Bran ne fit qu’accentuer la colère qui rongeait les prunelles de l’ex-détenu. Le pire, c’était qu’il n’avait pas tort. Pourquoi l’administration irait-elle confier une gamine à un type qui sortait tout juste de taule plutôt qu’à quelqu’un qui avait sûrement toutes les bonnes notes pour être jugé tuteur idéal. Un job, pour commencer. Et un logement. Jax n’avait ni l’un ni l’autre. Tout ce qu’il possédait se trouvait dans le sac qu’il transportait depuis qu’il avait quitté sa cellule. Rien d’autre. Il aurait probablement persisté à défier l’impudent du regard si l’autre n’avait pas fait preuve d’un peu plus de maturité en déclarant que ce n’était pas ce que Skylar aurait voulu. Jax ne manqua pas la confusion et serra les mâchoires. L’était-ce seulement, ce qu’elle voulait ? Après le silence radio qu’il lui avait obstinément opposé ? Ne le détestait-elle pas d’avoir refusé catégoriquement de la voir quand elle en avait besoin ? De ne pas avoir écrit ? Qu’aurait-il pu faire, de toute manière, du trou où il était enfermé ? C’était par égoïsme, par instinct de préservation qu’il l’avait évincée mais l’avait-elle compris, seulement, ou avait-elle été aveuglée par la blessure provoquée ? Il n’aurait pas pu le lui reprocher, en tout cas.  
Le trouble de leur discussion fut perturbé par l’élévation soudaine d’une voix et, machinalement, Jax leva le nez vers le haut des marches où un type à l’allure étrange invectivait la foule. Son discours était zélé et trahissait une certaine folie mais Jax ne parvint pas à se détourner des exclamations hargneuses, les absorbant comme s’il était hypnotisé par l’orateur qui, aussi bizarrement qu’il était apparu, se volatilisa. Jax n’aurait pas été étonné de voir un souffle de fumée violette surgir comme s’il s’agissait d’un magicien et il se rabroua. C’était une pensée digne de l’enfant qu’il avait été, lorsqu’il était obnubilé par le spectacle qui passait une fois par an en ville et qui le subjuguait. Il fallut que la voix de Brandon Rose vienne le tirer de sa torpeur pour lui rappeler où il était et pourquoi.
- Qui est ce taré ? grogna Jax qui se maudit d’avoir été aussi facilement abasourdi par un hurluberlu qui aurait mieux fait d’être enfermé dans un asile psychiatrique.
Jax reporta son attention sur Bran et le considéra un instant, les sourcils légèrement froncés, une lueur perplexe dans le regard. Un bruissement de colère agita la foule et Jax comprit que l’impudent n’avait peut-être pas tort.
- Très bien, trouvons un endroit plus calme pour voir comment on s’arrange.
Il avait dit cela sur un ton neutre, comme s’il s’agissait d’un départage équitable quand, en vérité, il était question qu’il récupère Mia et s’en charge jusqu’au retour de Skylar. Malheureusement pour lui, cela ne pourrait pas se faire dans le quart d’heure qui suivait et il y avait de grandes chances que Jax doive demander à Bran de garder sa nièce le temps qu’il trouve de quoi les loger. Il aurait largement préféré échapper au regard scrutateur et aux remarques assassines du trouble-fête.

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Reilly Sadler

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Lun 4 Sep 2017 - 23:09

Reilly prit le temps de réfléchir à la réponse de la jeune femme à côté d'elle. Elle n'était pas certaine de partager son avis, il y avait des peines plus grandes que d'autres, qui prenaient plus d'espace dans l'esprit des gens, qui les déboussolaient, les blessaient, les détruisaient. Pourtant, elle se contenta de hocher les épaules et d'un bref signe de tête. « Si vous le dites » répondit-elle d'une voix douce. Elle n'avait aucune intention de contredire la jeune femme, pas plus qu'elle ne comptait se faire plus inquisitrice en constatant qu'elle n'avait pas retourné la faveur en lui en disant plus sur son compte et ceux qu'elle avait perdus. Reilly songea que cela n'avait finalement pas grande importance, tout le monde n'était pas destiné à partager ses chagrins avec des inconnus, il n'y avait que des filles comme elle, trop spontanées pour se retenir d'ouvrir la bouche, pour donner des détails insignifiants de leur vie. Non que Roman en fut un, de détail insignifiant. Un homme d'un certain âge s'avança alors, comme un comédien sur une scène de théâtre, avant de prononcer un discours qui fit écarquiller les yeux sombres de Reilly. Elle n'en croyait pas ses oreilles – et à en juger par les regards interrogateurs des personnes autour d'elle, elle ne devait pas être la seule. Son intervention prit fin aussi rapidement qu'elle avait commencée et il disparut avant même qu'elle n'ait eu le temps de le regarder plus attentivement. Déjà, des murmures choqués s'élevaient au cœur du Town Hall, beaucoup y allant de leur petit commentaire agacé. Qui était-il pour leur dire ça, pour les traiter d'égoïstes, pour dénigrer les scientifiques qui tentaient d'expliquer l'inexplicable ? La voix de sa voisine résonna à côté d'elle et elle hocha la tête à nouveau. « Oui, c'est Eron Delenikas » affirma-t-elle en sachant qu'elle avait raison, même sans l'avoir jamais rencontré auparavant. Elle avait entendu parler de cet homme excentrique et étrange, orateur doué mais aux propos provocateurs, voire choquants. « Mais si j'étais vous, je n'écouterais pas un mot de ce qu'il raconte, il a l'habitude de raconter n'importe quoi pour se faire remarquer. »

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Wes Byrnes

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Mar 5 Sep 2017 - 18:52

Il avait envie de rentrer, tout ça, c’était trop pour lui. Entre les cris de sa mère, ces étrangers qui le bousculaient leur visage reflétant des conflits intérieurs, et l’atmosphère pesant qui régnait, il était mal à l’aise. Pourquoi avait-il accepté de l’accompagner d’ailleurs ? Elle pouvait très bien se débrouiller toute seule, c’était déjà suffisamment égoïste de l’avoir forcé à rentrer à Mount Oak. Il se détesta aussitôt pour avoir pensé ça, il était injuste. C’était son devoir de fils ainé de venir s’occuper d’elle et de Justine par la même occasion. Il priait juste pour que l’affaire ne s’éternise pas et qu’il puisse retourner vaquer à ses occupations. Il y avait trop de souvenirs ici, trop de souffrance, et ça devenait contagieux. À force de trainer dans les parages, il craignait de devenir cinglé lui aussi. « Les disparus ? Sûrement pas. Quant au maire, il doit encore chercher quoi dire. » Y avait-il seulement quelque chose à dire ? Si eux n’avaient pas les réponses, il y avait fort à parier que le maire non plus. Il ne détenait pas la science infuse à ce qu’il sache. « Il sait qu’il doit rassurer, tout en admettant qu’il ne comprend rien à ce qui se passe… Il n’y a personne à blâmer, aucun courage à saluer, simplement dire qu’on est désolé, mais qu’on ne peut rien y faire. Je n’aimerai pas être à sa place… » Il haussa des épaules, personne ne voulait être à sa place, mais il fallait bien que quelqu’un la prenne. Les hommes avaient en permanence besoin d’être rassuré par une figure d’autorité, si ce n’était pas Dieu, c’était les représentants étatiques, etc. C’était aussi vieux que le monde, et ça coulait dans leur sang, même lui était dans cette situation et cherchait une certaine forme de consentement à ses actions où il pouvait. Ses semblables étaient une espèce grégaire qui appréciait vivre en communauté (à de rares exceptions prêtes), et à chaque fois quelqu’un se dégageait du lot pour prendre le dessus sur le reste du groupe. « Il faudrait déjà qu’il sorte, il semble oublier qu’il a des responsabilités. » Se contenta-t-il d’ajouter comme pierre à l’édifice. Si le maire ne pouvait pas faire grand-chose, il était de son devoir de se montrer pour prétendre rassurer la population, c’était le minimum syndical. Lui s’en foutait, mais il voyait bien que la foule avait besoin de l’entendre déclamer un discours écrit à la va vite, qui vanterait la solidarité tout en affirmant qu’ils feraient tout en leurs moyens pour résoudre le problème. La même sérénade pour chaque occasion avec plus ou moins de réussite en fonction de l’audience. « Il y a de quoi le devenir en tout cas. J'arrive pas à imaginer ce que ça doit faire. » Rien, absolument rien souhaitait-il lui répondre, mais il ne voulait pas qu’on le juge pour de pareils sentiments. La disparition de son père ne regardait que lui et sa famille, qui plus est, il ne souhaitait pas déblatérer sur le sujet alors qu’il ne ressentait absolument que dalle. C’était même un soulagement pour son cas. « Vous étiez où quand c'est arrivé ? » Loin, très loin d’ici, dans son exil forcé. « Je dormais. » Un mince sourire se dessina sur ses lèvres, la simplicité de sa réponse était amusante. Il l’aimait bien cette Philae, elle ne passait pas par quatre chemins et avait le mérite d’être directe et sincère. Toutefois il ne pouvait décemment pas avouer ce qu’il faisait lorsqu’une partie de la planète s’était volatilisée dans les airs. C’était trop personnel. « Je travaillais, et toi ? » Un mensonge mais tant pis, ils n’avaient pas à connaitre la vérité. Il étouffa un soupire plus par fatigue que par ennui, et ses prières précédentes furent exaucées. Il se passait quelque chose devant eux, et ça ne venait pas des victimes. Un homme s’était lancé dans une diatribe revendicatrice ponctuée de références bibliques, et assimilant l’évènement mondial à une action divine. Wes ne croyait pas en tout ça, mais l’illuminé avait de quoi effrayer, il donnait l’impression d’être habité par une force irréelle. Ou était-ce une histoire de charisme ? Une chose était sure : il faisait froid dans le dos, et la masse attroupée à ses pieds oscillait entre la réflexion et la perplexité. Il incitait – volontairement ou non – à l’insurrection en déclamant ce genre de propos. « On devrait pas tarder. » Il approuva et se rangea à ses côtés, il y avait fort à parier que les prochaines minutes seraient catastrophiques, avec les jérémiades, les cris et les larmes. « Quel abruti, de leur parler de cette manière. Ne pense-t-il qu’ils souffrent assez comme ça ? » Instinctivement il se retourna pour chercher sa mère du regard  mais il ne la voyait pas, il y avait trop de monde, et les gens s’étaient massivement attroupés pour former une entité compacte. Avec un peu de chance, elle était partie avant que la tirade de l’autre fou, qui, s’était déjà éclipsé parmi eux. « Le maire va s’marrer pour rattraper ça… » A son humble avis, le maire était présentement en train de se faire dessus, pleutre jusqu’au bout et bien décidé à ne pas montrer le bout de son nez de la journée. « Je pense que le pire reste à venir. Ce qu’à dit l’autre type…. C’est dangereux. Je vais y aller, je vais... Chercher ma mère.» Il fallait – si elle trainait encore dans les parages – qu’elle échappe à tout ça,  il craignait trop qu’elle ne fasse une bêtise, et précipite le destin en se jetant sous les roues d’une voiture.

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Anika Salinger
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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Ven 8 Sep 2017 - 17:36

L’entrain qu’elle avait jusqu’alors mis dans sa collecte d’informations, de détails croustillants s’évanouit en l’espace de quelques minutes. Ce n’était, certes, pas très étonnant de la part d’Anika Salinger qui avait successivement tenté le rugby, le piano, le violon, le rugby à nouveau, sans jamais y rester plus de quelques semaines. La seule passion stable était la danse, elle l’était tant que la plus jeune de la fratrie en avait fait son métier. Elle ne faisait jamais les choses à moitié, non, jamais. Aussi toute son intention se porta sur les paroles furtives et brouillons de l’homme qui venait de prendre place face à la foule. Ce qu’il fallait être courageux et certainement un peu fou pour oser faire une telle chose. Jamais elle ne pourrait en faire autant, se dit-elle. Elle ne remarqua pas l’air particulièrement intéressé qui s’afficha sur son visage, la bouche légèrement entrouverte, les sourcils froncés. En un rien de temps, cet homme était parvenu à captiver non pas seulement son attention, mais tout son être. Quelque part, Anika sentait ses mots résonner en elle. Une lumière apparut quelque part au fond d’elle. Elle sut, à cet instant, que sa vie ne serait plus jamais la même. Il lui fallu donc connaître le nom de cet homme qui venait de disparaitre aussi vite qu’il était apparu. «  Eron Delenikas » répéta-t-elle suite à la jeune femme. «  Eron. Delenikas. » accentua-t-elle comme si elle s’entraînait à prononcer un enchantement.   « Mais si j'étais vous, je n'écouterais pas un mot de ce qu'il raconte, il a l'habitude de raconter n'importe quoi pour se faire remarquer. » L’interruption la sortit de ses rêveries. Elle lui en aurait presque voulu si son intervention ne lui avait pas permis d’en apprendre davantage sur l’homme en question. Sa curiosité était des plus attisés lorsqu’elle appris qu’il était dans ses habitudes de faire des choses comme celles-ci. Anika aimait les personnalités différentes, Eron correspondait parfaitement à ses critères. «  Vous pensez vraiment que c’était juste pour se faire remarquer ? Je veux dire… il n’a pas tord quelque part… Ces disparitions sonnent comme une vengeance de la nature ou que sais-je sur l’homme qui se pense si supérieur…» Elle ne s'était jamais véritablement intéressé aux théories du complot, mais ces disparitions étaient un signe que l'homme ne pouvait ignorer sans aller droit vers sa fin. Et qu'un homme de la carrure d'Eron partage son avis la rassurait.

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Brandon Rose

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Mar 12 Sep 2017 - 15:51

Bran n'avait qu'une envie et c'était de déguerpir. Avoir espéré recevoir de l'aide de cette bande d'incompétents léthargiques était au mieux ridicule, au pire stupide. Non, s'il voulait trouver Skylar et récupérer sa vie, il avait comme l'impression qu'il allait devoir agir seul. Du moins, c'était ce qu'il pensait jusqu'à ce que sa route croise celle de Jax. Comme s'il n'avait pas assez de problèmes. Entre la disparition de sa meilleure amie, Serena qui n'avait visiblement pas compris le principe de rupture et maintenant, ça… Bran n'aspirait qu'à rentrer chez lui, mettre Mia devant Game of Thrones (pour une raison qui lui échappait, le show l'hypnotisait pendant des heures) et se servir une quantité déraisonnable d'alcool pour faire disparaître le bourdonnement qui vrombissait contre ses tempes. L'arrivée inopportune d'Eron Delenikas le décida, en quelque sorte, à se mettre en route et il darda un regard perçant sur l'épouvantail acariâtre qui lui faisait face et qui venait d'émettre la seule suggestion censée de toute son existence. « Oh, c'est tout vu. » répliqua Bran d'une voix onctueuse et avec un sourire, ce qui ne présageait généralement rien de bon. Il jeta un regard à Mia et reconnut sur son visage les signes de la fatigue. Pas question qu'il la laisse aux mains d'un inconnu, quand bien même cet inconnu partageait avec elle le même sang. « Je prends Mia avec moi le temps que tu… reprennes tes marques. Tu n'auras pas besoin de faire durer le plaisir, crois-moi. » Après tout, ce n'était pas comme si Jax arrivait en terrain inconnu. Il avait suffisamment terrorisé les rues de la petite ville pour en connaître les moindres recoins et Bran ne doutait pas de sa capacité à s'adapter, surtout dans le chaos ambiant. Il sentit Mia s'appuyer contre sa jambe et il lui jeta à nouveau un bref regard avant de revenir à son oncle. La connexion entre eux se faisait lentement dans l'esprit de Bran, il voyait la vague ressemblance, les grands yeux clairs surtout. Et à ces visages se superposait celui de Skylar. Perdu. Disparu. Il lui fallait néanmoins continuer à espérer qu'elle revienne, aussi brusquement qu'elle était partie. Bran se passa la main dans les cheveux et poussa un soupir. « Je te montrerai l'appartement de ta soeur. Il est vide depuis qu'elle est… partie, alors... » Le reste de sa phrase resta en suspens, comme s'il n'osait pas formuler l'idée qui lui passait par la tête. Puisque l'appartement de Skylar était vide, qu'est-ce qui empêchait son frère de l'occuper ? L'idée semblait logique, mais quelque part, c'était comme effacer la disparue. Comme si son absence créait un concours de circonstances favorables, et Bran refusait d'envisager cet angle. Pour mettre fin au malaise, il tira son porte-feuille de sa poche, en sortit une carte de son cabinet d'avocats et la tendit à Jax. « Tu peux m'appeler à ce numéro. Le second, pas le premier. Ma secrétaire a eu le mauvais goût de disparaître elle aussi, personne ne te répondra. » Il n'était pas devenu danseur finalement, c'était ce que ce rectangle de carton avait l'air de dire surtout et l'ironie n'échappait pas à Bran. Il avait en face de lui l'une des seules personnes qui connaissait son secret et pouvait saisir ce que tout ça représentait pour lui. Mais il doutait que Jax se souvienne de ça. Qu'il se souvienne de quoi que ce soit, en vérité. Bran ne lisait rien sur ce visage impassible, et c'était tant mieux. « Bref. On va y aller. Tu dis au revoir, Mia ? » Bran la prit dans ses bras, la connaissant assez bien pour savoir qu'elle résisterait à une marche forcée à travers la foule, et Mia adressa un sourire et un petit geste de la main de son oncle. Puis elle laissa sa petite tête reposer sur l'épaule de Bran, qui adressa un bref signe de la tête à Jax. Entre eux, un excès de mots n'avait jamais été de mise et il lui tourna le dos, le coeur lourd, l'esprit éparpillé en un millier d'interrogations sans réponse.

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Wyatt Ansley

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Dim 17 Sep 2017 - 10:23

Wyatt, il ne fit qu’une apparition au rassemblement qui occupait la place devant l’Albermale Jr City Hall. Il n’avait aucune intention de se joindre à l’attroupement. Lui, il n’aspirait pas à avoir des réponses, il aurait même souhaité faire partie des disparus dont le sort était pourtant nébuleux. Oh oui, quel rêve cela aurait été de se volatiliser, sans laisser la moindre trace. Ne plus avoir à vivre avec les souvenirs, marqué par l’expérience, aussi bien physiquement que mentalement. Ne plus avoir à vivre avec ce poids sur ses épaules, ces regards sur lui, tous pleins de jugements, convaincus qu’il était fautif, qu’il avait fait ce dont on l’accusait. C’était ça, le pire. Ce frisson qui persistait à lui parcourir l’échine à chaque fois qu’il songeait au fait que, quoi qu’il arrive, il serait catalogué comme un violeur, quand bien même il était innocent. Seule sa famille semblait consciente qu’il était incapable d’avoir pu faire le moindre mal à quiconque. Mais que valait l’avis d’une famille contre une population entière qui le condamnait ? Il n’y avait que chez lui qu’il se sentait à l’abri, et encore. Il n’était à l’abri que du monde extérieur, pas de son propre esprit. Or, y avait-il bourreau plus implacable que lui-même ? Alors, quand le jeune homme quitta un énième rendez-vous (un fiasco total, il en était convaincu, sans savoir que ce serait précisément cette rencontre qui lui permettrait d’obtenir un poste de concierge dans une petite école de danse, quelques semaines plus tard) et traversa la ville à pieds, la tête basse, le regard vissé au sol, il fut contraint de passer à proximité du rassemblement. Eron venait d’avoir terminé son discours perturbateur et provocateur et avait laissé dans son sillage une foule anxieuse et furieuse. Wyatt perçut immédiatement la tension qui régnait et s’il s’arrêta quelques secondes, stupéfait de voir tous ces gens agglutinés sur la pelouse et devant les marches, il ne le fit que le temps de reprendre ses esprits avant de s’éloigner à toutes jambes. Les foules, ça n’avait jamais été son truc, encore moins depuis qu’il était sorti de prison. Et encore moins quand cette foule bouillonnait et menaçait d’exploser à tout instant. À ce moment précis, le jeune homme n’aspirait qu’à mettre autant de distance que possible entre lui et les habitants de Mount Oak. Ce qu’il fit sans demander son reste.

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I know I'm not the only one who regrets the things they've done. Sometimes I just feel it's only me who can't stand the reflection that they see. I wish I could live a little more, look up to the sky not just the floor. I feel like my life is flashing by and all I can do is watch and cry.
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Manfred Fisher

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CRÉDITS : lux

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Lun 9 Oct 2017 - 21:51

Tout le monde avait besoin de se raccrocher à un semblant d'espoir, Manfred le premier, mais il devenait de plus en plus compliqué d'en trouver après la désolation qui avait suivi toutes ces disparitions. Par chance, si l'on pouvait dire ça comme ça, il n'avait pas eu à y être directement confronté, et ne pouvait donc qu'imaginer le vide qu'elle pouvait causer chez certaines personnes. Ce n'était pas comme une rupture ou un décès, un acte violent mais rationnel, et c'était bien là tout le problème. Il n'y avait rien à traiter, rien à expliquer, juste un vide à essayer de combler en attendant de trouver une explication valable à un phénomène que personne n'avait vu venir. Bizarrement, Manfred avait très vite tranché en considérant que toutes ces personnes ne reviendraient pas. Il n'avait aucun argument en sa faveur mais la radicalité de sa position la rendait plus facile à accepter, du moins de son point de vue. Si les disparus revenaient, tant mieux. Dans le cas contraire, il n'aurait pas de mauvaise surprise. Il acquiesça au petit discours de Philae, convaincu qu'il aurait pu en prononcer le moindre mot. Et ensuite ? Ce n'est plus une question de responsabilités, il n'est rien dans cette histoire, juste un pantin qu'on agite pour essayer de rassurer ceux qui peuvent l'être... Lui non plus n'aurait pas aimé être à la place du maire, encore moins que d'ordinaire, et préféra revenir à des choses plus prosaïques. Il sourit lorsque Philae admit être en train de dormir au moment des disparitions, l'envia même un peu, puis eut une réaction similaire à la réponse de Wes. Il s'apprêtait à raconter ce qui avait été son grand moment lorsque la voix d'Eron s'éleva et réduisit l'assemblée au silence le plus complet. Comme tous les autres, Manfred l'écouta religieusement, non sans un malaise. D'un signe de tête, il fit signe à Philae qu'il avait comprit et recula très lentement, suivi de Wes qui semblait avoir trouvé sa place au sein de leur petit groupe. Tu va voir, d'ici quelques jours il y en aura des milliers pour lui manger dans la main et prétendre que c'est lui qui est dans le vrai. Il secoua la tête d'un air désolé et observa déjà plusieurs personnes chercher des yeux Eron pour se rallier à sa cause avant qu'il ne soit trop tard. Les faux prophètes n'avaient que trop tardé à se mettre en route et il était temps pour eux de rattraper ce contre-temps. C'est seulement dangereux si on y donne du crédit. C'est qu'un illuminé qui veut faire parler de lui, rien de plus. Manfred se montrer plus rassurant qu'il ne l'était réellement mais ce n'était pas le moment de laisser la moindre place au doute, ni chez lui, ni chez ceux qui pourraient écouter. Sois prudent. Les mots étaient graves, au moins autant que son air, et Manfred n'apprécia pas cette solennité nouvelle en lui. Pourtant, il leur fallait être prudent. Ne pas laisser ces illuminés profiter du trouble ambiant pour s’immiscer parmi les plus faible et ne pas crier au loup alors que tout restait à définir. Et toi, tu restes avec moi ? La question, adressée à Philae, n'appelait qu'une seule et unique réponse à laquelle Manfred était tenté de se raccrocher de toutes ses forces. Maintenant qu'elle était de nouveau à ses côtés, il était hors de question qu'elle disparaisse de nouveau...

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Well I don't love anyone ; oh you're not just anyone, to me.
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Eron Delenikas

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CRÉDITS : Alaska

INSCRIT LE : 23/05/2016
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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Mer 8 Nov 2017 - 14:50

Eron a écrit:
Oyez, oyez, braves gens  love
Il vous reste quelques jours (jusqu'à dimanche) pour clôturer vos posts à ce premier TC.
Celui-ci sera ensuite archivé.  hey you

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(MASTERMIND)
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TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.
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