TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH. - Page 3


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 TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.

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Tatiana Pond
TALLULAH POND

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Dim 9 Juil 2017 - 14:51

Tatiana garde la disparition de son frère pour elle, comme un secret si précieux que personne ne devrait le connaître. C'est ridicule, pourtant. Plus de gens seraient au courant, plus elle aurait de chance d'avoir quelqu'un qui aurait aperçu Tyler. Peut-être ne faisaient-ils pas partis des disparus – cela ne pouvait être qu'une malheureuse coïncidence. Elle partait du principe qu'il avait disparu comme tous les autres, mais peut-être qu'il avait simplement décidé de voyager un petit peu, sans téléphone, pour se libérer de tout. Nana soupire : elle déteste quand elle fait des ronds de jambes de la sorte. Elle ne sait que trop que ce n'est pas la vérité, que Tyler ne lui ferait jamais ça. Ils sont trop proches pour ça. Et puis, il sait combien elle a besoin de respirer à nouveau, de trouver un moyen de s’épanouir. De fuir New York aussi. Il ne serait pas parti sans elle, si cela avait été volontaire. Elle en était convaincue, sans pour autant savoir combien elle se trompait. Quand Jaime posa sa tête contre son épaule, Nana ne put s'empêcher de reposer sa tête sur la jeune femme et de poser sa main sur sa joue. C'est étrange d'avoir des gestes si familiers avec une parfaite inconnue, mais c'est réconfortant également. Elle a l'impression que son cœur se fait plus léger, pas beaucoup, quelques grammes. Mais l'air passe enfin un peu mieux dans ses poumons, malgré toutes les tracasseries qui semblent les noyer et à part attendre, Tatiana ne sait pas vraiment quoi faire. Alors, elle reste assise, Jaime blottie contre elle et elle attend. Quelqu'un finira bien par dire quelque chose, par prendre une décision, par suggérer quelque chose. Elle attend, parce qu'elle ne sait pas quoi faire d'autre. Parce qu'il paraît que le temps arrange tout, même les blessures les plus profondes, alors peut-être que si elles attendent ici, elles finiront par aller mieux, par sourire pour de vrai. Nana finit pourtant par se lasser de ce silence et finit par dire, que Phoebe reviendra. Elle ne sait pas trop quoi dire d'autre à son amie. Car oui, elles sont amies. Peut-être que cette amitié sera éphémère, s'arrêtant après cette rencontre, ou peut-être qu'elle durera des années mais lorsque l'on s'étreint de la sorte, face à une étape dévastatrice de notre vie, n'est-on pas amies, ne serait-ce que quelques minutes ? L'amitié, n'était-ce pas de se soutenir dans l'adversité, et de se mentir un peu parfois, pour faire mine que tout ira bien quand l'avenir est plus incertain encore que la possibilité de trouver un jour le dernier chiffre de Pi ? Ce n'est pas que ça, naturellement. A Jaime et Tatiana, il manque les fous rires, les soirées alcoolisées, les peines de cœur, les promenades en forêt, ou en ville, les virées shoppings, les siestes improvisées dans un parc, il manque l'historique, en somme. Mais qu'importe. Peut-être ont-elles l'avenir devant elles, ou peut être que non. Nana s'en moque. Elle n'est pas seule en cet instant, et c'est réconfortant. Jaime est probablement la seule raison pour laquelle Nana n'a pas encore été rejoindre la douce Ana, qu'elle aperçoit à nouveau. Ce n'est pas l'envie qui lui manque, peut-être simplement le courage. Nana, elle n'a jamais été très courageuse. Elle n'a jamais eu l'audace de ses idées, de ses envies. Elle s'est toujours contentée de vivre sa vie, en laissant croire aux autres qu'elle était celles qu'elle s'imaginait. Et si Yvana était déçue ? Nana ferma les yeux, pas prête à y penser. Mais ce fut le visage de Tyler qui se dessina devant elle, et ce n'était guère plus agréable. Elle laissa tomber la main qui caressait tendrement la joue de Jaime, sur le genou de celle-ci, et y exerça une légère pression. « Viens, on va prendre un remontant. » Reste à savoir si cela sera un Jagerbomb, ou une glace au chocolat. Mais Nana ne veut plus s'enfermer dans son malheur, dans ses excuses. Il faut qu'elle avance pas à pas, et ne s’apitoie plus sur son sort. Et Jaime devrait en faire autant. « Glace ? Alcool ? Crêpe ? Gauffre ? Ou tu es plutôt salé peut-être ? » demanda-t-elle, d'une toute petite voix, luttant contre les émotions qui menaçaient de faire flageoler ses jambes à l'instant où elle se leverait.

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Philae Prentis
PHILAE ROSE

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Sam 15 Juil 2017 - 13:15

Spoiler:
 

S'il y a bien une chose que Philae détestait, c'était de devenir obsessionnelle. Et elle se rendait bien compte qu'elle était en train de le devenir : depuis sa rupture, elle ne pensait plus qu'à sa cause, se concentrait sur elle et sur rien d'autre, et même aujourd'hui, en apercevant la colère et la tristesse des uns et des autres, elle regrettait que de tels rassemblements n'aient eu lieu pour les millions de vies noires qui avaient pris fin. Elle s'efforça cependant de se montrer plus ouverte, et d'être de couleur un peu plus elle-même. Philae était impliquée dans le mouvement Black lives matter, et y consacrait une bonne partie de son temps libre, mais elle n'avait jamais oublié qui elle était pour autant. Elle croyait sincèrement que tous les hommes devaient être égaux en droit, et ne souhaitait faire de différenciation entre les uns et les autres. Ainsi, elle était sincèrement attristée, bien qu'elle regretta qu'on ne parle pas de ses frères disparus eux aussi. La plupart des photos affichées était celle d'individus de couleur blanche – mais peut-être était-ce parce que personne n'était venu afficher les individus de couleur ? Elle secoua légèrement la tête, n'ayant pas envie de se lancer dans ce genre de considérations pour le moment. Philae avait beau ne pas être directement concernée, cette situation l'attristait vraiment. Elle ne peut que hocher la tête lorsque son voisin précisa qu'il ne croyait pas absolument pas à leur retour imminent. Elle ne pouvait qu'acquiescer mais une part d'elle-même refusait de perdre totalement espoir. Poussant un léger soupir, elle se demanda ce qu'allait faire tous ces gens. Il était déjà bien assez difficile de faire son deuil comme ça... alors sans même savoir comment et pourquoi ils avaient disparus... « Sûrement, mais personne de qui je sois très proche. » précisa-t-elle, ne voulant pas affirmer quelque chose dont elle n'était pas certaine. Mais elle connaissait forcément quelqu'un parmi les disparus – ou était-elle chanceuse à ce point ? « Et to-- ? » Elle s'apprêtait à lui retourner la question quand Manfred les interrompit. Elle sursauta légèrement en l'entendant, et se sentit tout de suite nettement moins à l'aise. Philae tenta cependant de faire mine que rien n'était, et répondit, de manière un peu plus laconique que d'ordinaire, toutefois. « Je montre juste mon soutien à ceux qui ont perdu quelqu'un. Et toi ? » Elle détestait ne pas être à l'aise en sa compagnie, mais elle avait l'impression de revivre l'après-« bêtise », et Arthur lui manqua encore plus que d'ordinaire. « Non, non. » Elle se tourna à nouveau vers le jeune homme avec qui elle discutait avant l'arrivée de Manfred, et se présenta : « Moi, c'est Philae et lui Manfred. Et vous ? »
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Wes Byrnes

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Dim 16 Juil 2017 - 21:37

Les minutes défilaient, et à chacune d’elle, une nouvelle personne s’ajoutait à la masse déjà bien compacte réunie devant la mairie en quête de réponses, mais surtout d’espoir. Lui ne l’avait plus, et se fichait pas mal de savoir si son père reviendrait. La question qui l’obsédait tenait davantage à la temporalité, et précisément à quand. Quand  est ce que le disparu allait-il faire son retour ? Une semaine ? Des mois ? Des années ? Jamais ? Il ne pu s’empêcher de frissonner à ce mot dans lequel il plaçait toutes ses espérances, sans toutefois en être totalement convaincu. Il aperçu sa mère, visage en larmes, ajouter la photo de son mari à celles déjà éparpillées un peu partout. Sa mauvaise foi le fit sourire, car Wes restait persuadé, qu’il était parti avec une autre femme refaire sa vie. Ils ne le verraient pas avant longtemps, à moins que sa dernière trouvaille ne décide de le mettre à la porte avec un gosse sur les bras. Il pensa aussitôt à Justine…. Où était-elle ? Sa soeur lui manquait atrocement, et il craignait ne plus retrouver cette complicité qui les liait autrefois. La cadette était une pièce rapportée chez les Byrnes (presque imposée), mais il s’était toujours montré accueillant et bienveillant à son égard. Ne pas être seul avait été une bénédiction pour lui qui avait toujours rêvé d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de pépin. Il aurait certes voulu un grand frère mais le destin en avait décidé autrement en lui attribuant le rôle d’ainé. Ils étaient différents en bien des choses, elle soleil, lui nuit sombre et glaciale. Et puis elle avait changé de façon radicale, à tel point qu’il lui semblait côtoyer une étrangère. C’était à croire qu’elle était en rébellion contre le monde entier, lui inclu. Ca lui passerait… du moins il le souhaitait, il avait besoin d’elle pour surmonter toute cette pagaille qui s’abattait sur eux « Sûrement, mais personne de qui je sois très proche. » Elle en avait de la chance, ça lui épargnait le discours mielleux et hypocrite de ceux qui fourraient leur nez partout, désireux de se rendre utile pour donner un sens à leur vie merdique. Il en avait vu toute une ribambelle débarquer à la maison pour épauler sa génitrice, lui prodiguant outre des conseils, des plats - comme si elle eut à coeur de se nourrir -, et une flopée de phrases condescendantes. En règle générale c’était là le signal pour s’enfuir et prendre l’air, mais il s’était osé à jeter un coup d’oeil la semaine précédente avant de déguerpir à toutes jambes. L’affaire ressemblait à une réunion d’alcooliques anonymes (tel qu’il l’imaginait ou l’avait vu à la télévision), et l’avait rebuté en plus de l’effrayer. « Et to-- ? » Il n’eut pas le temps d’évaluer la situation - avait il seulement envie de parler de ça à une inconnue - que déjà, un garçon les rejoignait. « Tu es venue finalement. En manque de jolis discours ? » Visiblement il s’agissait là d’un ami de sa nouvelle camarade à en juger par leur familiarité. Il nota toutefois une certaine gêne chez son interlocutrice dont les traits s’étaient fermés légèrement par gêne ou agacement. Il n’aurait su dire. « Je montre juste mon soutien à ceux qui ont perdu quelqu'un. Et toi ? » Wes se sentit de trop, et préféra fixer un point invisible au loin les laissant tout les deux discuter. Se fondre dans la masse faisait parti de ses habitudes au même titre que ces mensonges qu’il débitait à vitesse grand v pour masquer ce qui se passait là dessous dans son esprit. « Je vous ai interrompus ? » Il compris que l’homme s’adressait à eux, et reporta son attention sur la discussion. Wes le toisa rapidement d’un oeil morne, il ignorait son identité, si Mount Oak était de taille réduite, il ne possédait pas encore la faculté de mettre un nom sur chaque individu qu’il croisait. « Non, non. » La jeune fille lui fit face, et il croisa ses bras contre sa poitrine tandis qu’elle faisait les présentations. « Moi, c'est Philae et lui Manfred. Et vous ? » Il les nota dans un coin de sa tête, et ne pu s’empêcher de sourire à sa remarque. Il n’avait que vingt-quatre ans et on le vouvoyait déjà, il venait de prendre un sacré coup de vieux. « Je m’appelle Wes. » Le silence retomba aussitôt sur ce trio improbable, et la nervosité fit frémir ses muscles. « Vous pensez qu’ils vont bientôt sortir de leur planque pour parler ? » Se hasarda t-il à demander d’un ton neutre pour relancer la conversation. Il était plus que nul pour ce genre de choses, préférant largement la solitude et le calme à la compagnie de ses pairs. Il pria intérieurement pour qu'il se passe ne serait-ce qu'un truc dans les minutes à venir, histoire qu'il puisse filer en catimini pendant que les délaissés criaient au complot ou au jugement dernier. « Je crois que certains sont devenus cinglés. » Si quelques "victimes" étaient prostrées dans leur coin, d'autres au contraire affichaient leur souffrance à la vue de tous en hurlant à la mort.

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-when kids are walking 'round the hallway plagued by pain in their heart a world so hateful some would rather die than be who they are, no law is gonna change us strip away the fear underneath it's all the same love about time that we raised up, and I can't change even if I tried even if I wanted to; love is patient love is kind. | @ macklemore.
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Ahri Sozska

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Lun 17 Juil 2017 - 22:52

Ahri n'avait honnêtement aucune idée de pourquoi il avait été envoyé ici plutôt qu'un autre. En tant qu'agent, il avait beaucoup de qualités mais faire la causette n'était pas l'une d'elles et il avait comme l'impression qu'on avait cherché à l'évincer d'une mission plus centrale. Mount Oak n'avait rien de particulier. C'était une bourgade comme les autres, endormie, ennuyeuse, sans particularités spécifiques. Il en était parti aussi vite qu'il avait pu, se délestant de toute responsabilité. Cette distance voulue suffirait-elle à le protéger du passé qui surgirait inévitablement ? Sûrement pas. Mais chaque chose venait en son temps, et il aurait tout le temps de ruminer ses erreurs de jeunesse un peu plus tard. La greluche qu'il interrogeait était visiblement rompue aux méthodes d'interrogatoire standard et elle avait l'oeil un peu trop baladeur pour son propre bien. D'un coup sec, Ahri referma son calepin et darda un regard noir sur l'inconnue. « Toute information est classée confidentielle. Je n'ai pas la liberté d'en discuter avec la population civile. C'est pour votre sécurité que nous procédons ainsi. » répliqua-t-il. S'il croyait à ces mots, c'était là une toute autre histoire. Pour leur sécurité ? Ahri, plus que quiconque, savait parfaitement que personne n'avait aucune idée de ce qui se passait. Même à la NSA, certains agents avaient disparu sans aucune explication. L'heure était grave et il était là, à devoir interviewer les habitants mal dégrossis de cette petite ville perdue. Néanmoins, il écouta le reste du récit de la jeune femme et un détail attira son attention. « Vous ne regardiez pas... » répéta-t-il, les bras croisés, son crayon glissant d'un doigt à l'autre dans un geste expert. Il releva les yeux vers la jeune femme et la toisa avec attention. Finalement, elle pourrait peut-être lui être utile. « Votre collègue, Iain… Il a quelque chose de particulier ? A quoi il ressemble ? Vous m'avez l'air observatrice, je suis certain que vous pourriez m'aider. » S'il pouvait établir un lien entre les disparus, peut-être qu'une piste pourrait se révéler d'elle-même. Et il pourrait repartir aussi vite qu'il était venu de cette ville de malheur.

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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do, but I continue learning, I never meant to do those things...
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Jax Beauchamp

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 20 Juil 2017 - 15:49

Jax réalisa qu’il n’avait pas porté la réflexion bien loin. Il avait tant vécu au jour le jour, durant ces dernières années, qu’il n’était plus capable de voir le lendemain. Ç’avait longtemps été un mécanisme de défense comme un autre, car décompter les jours lui paraissait être une torture mentale insupportable. Il avait vu cette date fatidique qui annonçait sa libération comme un chiffre abstrait imprimé sur un calendrier, rien d’autre. Il n’avait même pas voulu imaginer ce que seraient les retrouvailles avec Skylar. Il avait fermé son esprit depuis si longtemps qu’il lui apparaissait comme rouillé, verrouillé. Il aurait dû, pourtant. Il aurait eu tout le loisir de peser les options durant son voyage jusqu’à Mount Oak. Au lieu de quoi, il avait dormi tout le long, chose qu’il pensait impossible. Il n’avait pas passé une nuit paisible depuis une bonne dizaine d’années mais il avait fallu qu’il pose la tête contre la fenêtre pour sombrer totalement. Il se maudit d’avoir été si faible, de s’être laissé aller si facilement, encore plus maintenant qu’il était face à ses responsabilités et qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il était censé faire. Et qu’il n’avait pas envisagé une seule seconde d’être confronté à Brandon Rose. C’était comme s’il avait rangé ce dernier dans un tiroir bien scellé, un tiroir qu’il n’avait aucune intention de rouvrir et qui venait de céder sous un choc trop violent, pour éparpiller son contenu sur un sol poussiéreux et branlant. Mais s’il y avait une chose que la prison avait apprise à Jax, c’était bien à dissimuler ses émotions, quelles qu’elles soient. A part la colère, peut-être, qui sourdait dans son regard d’acier. A moins que ça ne soit la présence de l’impudent qui ouvrait la porte de la cage du lion endormi. Jax préférait ignorer cette hypothèse.
Seul un grognement lui échappa à l’estocade du jeune homme et les paupières de l’ex-taulard se plissèrent encore davantage. S’il ne regrettait pas encore totalement sa venue à Mount Oak, les remarques acides de Brandon Rose n’allait pas tarder à le faire. Parce qu’il avait bien trop conscience de ses lacunes, de son absence, du trou béant dans son cv de membre de la famille de Mia. Elle n’était même pas née lorsqu’il avait été incarcéré. La dernière fois qu’il l’avait vue, elle ne formait encore qu’une petite boule informe sous la peau tendue du ventre de Skylar. Après, son évolution n’avait été marquée que par les photos que sa sœur lui envoyait et dont il avait gardé précieusement les clichés alors qu’il ignorait sciemment les courriers. Jax baissa les yeux sur la gamine puis les reporta sur son interlocuteur.
- Cesse ton char et va droit au but, gronda Jax qui n’avait pas la patience de l’écouter pérorer, encore moins d’être la cible de reproches qu’il ne savait que trop vrais.
Bran ne fit que lui confirmer ce qu’il craignait : que tout ceci n’était pas une farce stupide, qu’à peine libéré, il était bel et bien enchainé à un nouvel engagement. Il n’était cependant plus question de se contenter de purger sa peine. Un autre être humain entrait en ligne de compte et Jax n’avait aucune idée de la façon dont il devait la prendre en considération. On ne lui avait pas appris à prendre soin des autres. La question de Bran le prit au dépourvu et son regard se perdit un instant dans le vide, comme s’il cherchait la réponse à l’intérieur de sa tête et non dans ce décor envahi par des gens inquiets et bruyants.
- Je ne sais pas, lâcha-t-il distraitement avant de revenir au cœur de la situation épineuse, retrouvant une contenance. Peut-être que tu devrais être nommé tuteur, Monsieur Je-sais-tout.
Il était aigre, il n’avait pas à s’en prendre au jeune homme de la sorte. Qu’aurait-on fait de Mia s’il n’avait pas été là ? Mais c’était invariable, dès que le visage du trouble-fête s’invitait dans son univers, Jax se hérissait. Un vieux réflexe qui ne l’avait visiblement pas abandonné, malgré les années passées derrière les barreaux.

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But just because you bury something, that doesn’t mean it stops existing. Those feelings, they’d been there all along. All that time.
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Cherry Lofland
SANSA O'FAOLAIN

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 20 Juil 2017 - 16:17

Bon, elle devait se résoudre à l’évidence : elle n’était pas assez grande pour arriver à repérer qui que ce soit dans cette foule qui se densifiait à vue d’œil. Elle s’arrêta donc tout à coup et farfouilla dans son sac jusqu’à récupérer son téléphone portable. Elle pressa le bouton d’appel dès qu’elle tomba sur le nom de son frère et porta l’appareil à son oreille en se mordant la lèvre d’un air pensif. Connor ne répondit pas, même au bout d’une dizaine de sonneries et Cherry poussa un soupir exaspéré. Pourquoi fallait-il qu’il fasse la sourde oreille dans un moment pareil ? Par dépit, la jeune femme envoya un message sommaire à sa mère en lui demandant de la prévenir immédiatement si elle avait des nouvelles de Connor. Elle n’attendit pas la réponse maternelle et rangeait son téléphone au moment où Remus l’apostropha. Haussant les sourcils, Cherry se tourna vers lui et secoua la tête.
- Rien de rien. Je ne suis pas certaine qu’il se passera quoi que ce soit, d’ailleurs. Ils ont l’air de se terrer dans la mairie, comme si se cacher allait changer quoi que ce soit. A moins qu’un excité décide de lancer une pierre à travers la fenêtre pour les faire réagir. Mais je doute qu’on voie le moindre politique, dans ce cas.
Cherry soupira et porta un regard distrait sur les visages qui les cernaient puis reporta son attention sur Remus.
- Quelques minutes. J’espérais trouver mon frère mais il ne répond à aucun de mes appels et, non, ne me parle pas de l’éventualité qu’il puisse avoir disparu, ça me parait tout simplement inconcevable.
Mais l’était-ce tant que ça ? C’était surtout à sa mère qu’elle pensait, inquiète qu’elle puisse sombrer encore plus dans la dépression si son fils chéri n’apparaissait pas bientôt. D’un autre côté, Connor n’en avait toujours fait qu’à sa tête et Cherry n’aurait pas été surprise d’apprendre qu’il jouait de cet événement improbable pour échapper à l’attention d’indésirables. Mais elle, voyons, elle n’était pas une indésirable, tout de même ?

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We never made it, did we?

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Manfred Fisher

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Sam 5 Aoû 2017 - 0:02

Contrairement à la plupart des personnes présentes, Manfred n'était pas venu pour pleurer un disparu ou attendre une explication logique à toute cette histoire. Il aurait bien aimé que ce soit le cas et espérait que quelqu'un, quelque part, finirait par en trouver une, mais il ne se faisait pas vraiment d'illusions. Quelque chose en lui s'était comme résigné au fait que l'on ne saurait jamais ce qui s'était passé cet après midi et que ceux qui avaient disparu ne reviendraient jamais à leurs côtés. Il s'était pour l'instant gardé de le dire à qui que ce soit, conscient que ce n'était pas le moment d'être aussi sombre, mais cette conviction n'avait cessé de s'étendre en quelques jours et il en était désormais quasiment certain. Il espérait se tromper, sans arriver à y croire. A la place, il était là. Petit mouton docile, il était venu à l'appel des autorités pour un discours qui serait forcément décevant mais qu'il se voyait mal rater, comme tant d'autres dans son entourage. J'étais curieux. Et puis toute la ville sera là, c'était compliqué de trouver une alternative valable. Il aurait pu trouver, mais avec l'impression de rater quelque chose. Quitte à avoir l'esprit ailleurs, autant se trouver là où tout se passe, surtout si Philae en fait partie. Il était content de la retrouver, de savoir qu'elle était toujours là et semblait ne pas être trop touchée par toutes ces disparitions, mais n'avait pas besoin d'un dessin pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas aussi enthousiaste que lui. Pris d'un doute, Manfred pensa d'abord être arrivé au mauvais moment, interrompant la discussion qu'elle avait avec un autre que lui, puis soupçonna une autre cause qui le désola plus qu'autre chose. Il pouvait faire avec l'existence d'un hypothétique futur petit ami, beaucoup moins avec certains regrets qu'elle pouvait avoir et qu'il se voyait mal aborder pour l'instant. Il salua d'un hochement de tête Wes puis garda le silence, les yeux rivés vers l'hôtel de ville et ses pensées tournées vers Philae. Ainsi, il ne s'était pas trompé en ayant l'impression qu'elle l'évitait, même s'il ne comprenait pas pourquoi elle faisait toute une histoire de si peu. Les disparus ? Sûrement pas. Quant au maire, il doit encore chercher quoi dire. Un rictus accompagna sa réponse et il se demanda s'il était le seul à le penser. Il voyait mal comment des millions de personnes pourraient s'évaporer de la surface de la terre pour ensuite y revenir comme si de rien n'était et aucune des premières explications n'avaient pu le convaincre. Ils devaient bien être quelque part mais ni un rapt alien ni l'approche imminente du Jugement Dernier ne lui semblaient à même de rationaliser quelque chose qui ne pouvait l'être. Il y a de quoi le devenir en tout cas. J'arrive pas à imaginer ce que ça doit faire. Même s'il certains de ses proches manquaient désormais à l'appel, Manfred se savait chanceux de ne pas en avoir perdu plus. Sa famille était restée intacte et, de son entourage immédiat, seule Lauren n'avait pas encore répondu à ses nombreux appels, lui laissant l'espoir qu'elle soit en train de se cacher pour tenir à distance un phénomène qui l'aurait encore plus dépassée que les autres. Vous étiez où quand c'est arrivé ? Il avait l'impression que c'était devenu la question obligatoire, celle que l'on se devait de se poser après s'être assuré que l'autre existait toujours. C'était aussi le meilleur moyen de patienter jusqu'à ce que quelque chose se produise enfin.

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Well I don't love anyone ; oh you're not just anyone, to me.
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Reilly Sadler

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Lun 7 Aoû 2017 - 23:52

Spoiler:
 

Roman avait disparu. Ce qu'elle avait d'abord pris pour une nouvelle démonstration du comportement égoïste de son ex petit-ami avait fini par se transformer en une véritable boule d'angoisse nichée dans son estomac. Quand bien même ils s'étaient séparés (ou plus exactement qu'elle l'avait quitté, presque contre son gré), elle gardait pour lui une affection évidente, fruit d'un trop grand nombre d'années passées à deux pour le réduire à une simple histoire laissée dans le passé. Lorsqu'elle avait appris qu'une partie de la population de Mount Oak s'était purement et simplement volatilisée, son cœur avait manqué un battement. Il n'y avait rien de rationnel dans cette histoire, voilà au moins une chose dont elle était convaincue, si bien qu'elle n'avait pas eu la moindre hésitation à se rendre au City Hall où se rassemblaient l'autre partie de la population, celle qui restait bien présente et devait subir la perte inexplicable de leurs proches. Autour d'elle, la plupart des habitants gardaient des visages fermés, quand d'autres s'étaient lancés dans des questionnements sans fin – et bien inutiles, car Reilly doutait que qui ce soit soit au courant de ce qui se passait réellement – ou dans de longues discussions avec des connaissances. En retrait, prenant conscience de combien son couple et son travail avaient pris le pas sur sa capacité à créer des relations amicales, ou de bon voisinage, elle regrettait de n'avoir personne avec qui partager son incrédulité. Si borné et insupportable qu'il fût, Roman aurait géré la situation avec bien plus de brio qu'elle : sa capacité à se concentrer sur le rationnel aurait permis de la rassurer en un claquement de doigts, ou bien il aurait encore subi l'hystérie de Reilly lorsqu'elle se confrontait au comportement blasé de Roman. L'espace d'une seconde, elle se demanda comment il aurait réagi si la situation avait été inversée, si c'était elle qui avait disparu du jour au lendemain sans aucune explication pour le justifier. Le connaissant, il aurait micro analysé chaque détail de la situation sans jamais se concentrer sur l'émotionnel, l'affectif. Elle fut interrompue par la question d'une femme assise à côté d'elle, aussi seule que Reilly ne l'était. Son visage se détendit un peu pour ne trahir que son inquiétude. « Oui, mon ex petit-ami... Beaucoup de personnes auraient sûrement préféré ça à quelqu'un de leur famille ou je ne sais quoi, mais j'étais – je suis, se reprit-elle – très attachée à lui... Vous ? » La question était rhétorique, elle ne se serait pas trouvée là, carnet à la main, si elle n'était pas elle aussi victime de cette vague de disparitions.

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Remus Reed

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 10 Aoû 2017 - 23:30

Remus savait que paniquer ne servirait à rien. Il avait la chance d'être toujours là et de ne pas avoir perdu grand monde là où certains se retrouvaient complètement seuls, mais savoir qu'un pareil phénomène était possible et pourrait se reproduire à n'importe quel autre moment le rendait malade. Et si la prochaine fois c'était Moira qui disparaissait plutôt que la voisine d'en face ? Ou son père plutôt que Colin ? Ou Edme plutôt que... Ou... Il arrivait à penser des heures à ressasser toutes les choses horribles qui auraient pu se passer ou qui pourraient se produire à l'avenir, le plongeant dans un état plus lamentable encore que ce à quoi il avait habitué ses proches. Il n'était pas juste triste, il était dépassé par un événement qui le terrorisait et auquel il ne voyait pas de solution. Des gens plus malins que lui devaient probablement être à l'oeuvre pour essayer de retrouver les disparus, et Remus leur faisait confiance pour y parvenir, mais cet état d'entre eux lui était insupportable. Il se levait avec l'angoisse d'apprendre que ça s'était reproduit et passait ensuite ses journées figé derrière un écran ou l'autre, à écouter des témoignages d'anonymes ayant perdu une partie d'eux-même. Il avait néanmoins fait l'effort de se rendre jusqu'à la mairie et de se couper de ce flot constant de désespoir qui le faisait se sentir de plus en plus mal. A sa grande surprise, tout le monde n'était pas en train de se lamenter, bien au contraire. A la recherche de quelqu'un à qui se raccrocher, il entendit des rires et croisa bien plus de sourires qu'il n'en avait vu au cours des derniers jours. Il savait que les chaînes d'information avaient tendance à exagérer la moindre nouvelle, bonne ou mauvaise, mais il n'avait encore jamais cru qu'elles puissent avoir un effet aussi morbide que celui auquel il s'était confronté au cours des derniers jours. La présence de Cherry, au moins, saurait l'apaiser. Non, ils vont forcément faire quelque chose. Ils ont peut être pas une solution miracle mais ils doivent avoir des idées sur ce qu'on peut faire maintenant. On peut pas juste attendre... Remus avait besoin de le croire, besoin de croire que ceux qui les dirigeaient maîtrisaient un minimum la situation. Il ne leur en voudrait pas de se tromper mais ils ne pouvaient pas les laisser dans le doute, ce n'était pas humain. A la remarque de Cherry sur son frère, il secoua la tête avec conviction. Non, c'est sûrement rien. Y'a plein de gens qui ont du mal à contacter leurs proches en ce moment. Je regardais un reportage à la télé ce matin, où il disait que les réseaux étaient complètement saturés. On a tous envoyé des milliers de messages à tout le monde pour savoir qui était encore là, c'est pas étonnant qu'il y ait des bugs. Malgré ses efforts pour se montrer sûr de ce qu'il avançait, Remus n'était cependant pas aussi convaincu et espéra que Cherry ne s'en rende pas compte. Ce n'était pas le moment de l'inquiéter, surtout pas elle.

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Tess Henney
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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Ven 11 Aoû 2017 - 23:29

Même s'il n'était pas très bavard, Tess n'aurait changé d'interlocuteur pour rien au monde et essaya de se faire plus conciliante lorsqu'elle comprit qu'il n'aimait pas non plus qu'elle essaie de lire ce qu'il notait dans son carnet. Elle se redressa comme s'il s'était trompé sur ce qu'elle était en train de faire et prit un air des plus innocents, à peine déçue de n'avoir pas réussi à déchiffrer grand chose de ce qu'il avait pu noircie. Elle aurait aimé y découvrir un scoop mais il y avait peu de chance que la cause de toute cette agitation soit écrite dans le bloc note d'un agent quelconque, qui plus est juste sur la page qu'elle avait en face d'elle. Si Tess aimait se croire plutôt chanceuse, elle n'avait encore jamais assisté au moindre miracle et ce type de coïncidence en aurait relevé. Pour notre sécurité ? Eh bien, quelle responsabilité. Elle pencha la tête sur le côté avec un fin sourire démontrant qu'elle n'en pensait pas un mot. Que l'enquête soit confidentielle n'était pas une surprise mais, puisqu'il avait pris de notes sur ce que Tess avait daigné lui raconter, elle ne voyait pas en quoi les lire aurait présenté le moindre risque puisqu'elle en connaissait déjà plus ou moins le contenu. Ce qu'elle voulait savoir, c'était plutôt les petites annotations anexes que l'agent Sozska aurait cru bon d'ajouter. J'avais la tête tournée si vous préférez. Puisqu'il la prenait pour une idiote, il n'y avait pas de raisons pour qu'elle ne fasse pas la même chose en retour. Elle vit dans son regard qu'il n'appréciait pas et sourit avec malice. Voilà, s'il voulait bien la prendre au sérieux maintenant. Pas "Iain". C'est "Ian" qu'il s'appelle. Ian Ollivander. A peu près votre taille, maigrichon... Rouquin, les cheveux toujours coupés très courts même si je me suis tuée à lui dire qu'il serait mieux en les laissant pousser, une très mauvaise vue qui l'obligeait à porter des lunettes en permanence. Il ne paie pas de mine mais c'est le meilleur, tout le monde l'adore. S'il y a bien quelqu'un qui ne méritait pas de s'évaporer, c'est bien lui. Il était rare que Tess se montre si élogieuse, surtout sans arrière pensée, mais elle n'aurait pas pu faire autrement pour évoquer Ian. Qui lui manquait, même si elle avait jusque là refusé de l'admettre, et elle tourna la tête pour ne pas laisser voir ce trouble à l'agent Sozska.

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Eron Delenikas

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Mer 16 Aoû 2017 - 20:07

Eron Delenikas surgit de nulle part, comme à son habitude. L’hurluberlu, bien connu des habitants de Mount Oak, avait développé un don particulier pour apparaitre là on ne l’attendait pas et, surtout, là où il était le moins désiré. Ce ne fut donc pas une surprise de voir l’ermite au discours insensé s’inviter sur les marches de la mairie. Mais ce fut d’abord sa voix qui fit sursauter la foule amassée devant la vénérable bâtisse. Un cri fort, déterminé et empreint d’une sorte de folie inquiétante. Les conversations se turent un instant puis les murmures commencèrent à bruisser parmi les gens. Il ne manquait plus que lui, tiens ! Qu’est-ce qu’il va encore nous sortir comme âneries, cet idiot ? Qui est-ce ? D’où sort-il ? Vous l’avez vu arriver, vous ? Pas moi en tout cas. Les commentaires allèrent bon train tandis que l’homme a l’esprit dérangé se frayait un chemin parmi l’attroupement pour atteindre les marches. Même sa démarche trahissait un déséquilibre mental et son accoutrement – un long manteau bariolé, des cheveux sales et filasses, des vêtements qui furent blanc, en un autre temps – fit grimacer certains et sourire d’autres. Personne ne songea pourtant à l’arrêter et quand il atteignit le parvis de la mairie, une telle joie illuminait ses traits que cela en effraya plus d’un. Qu’allait-il encore fabriquer, cet énergumène qui perturbait régulièrement la douce harmonie de la ville ? Il était connu pour déranger les passants, lançant des prophéties ridicules qui n’avaient pour résultat que de faire légèrement dévier la trajectoire pour ne pas croiser ce bonhomme à la réputation bien piteuse.
Eron Delenikas se tourna vers la foule et prit le temps de se gorger de cette vue dont il avait rêvé toute sa vie. Tous ces visages tournés vers lui, une lueur méfiante dans la plupart des regards mais qu’importe, l’essentiel était qu’ils l’écoutaient et le fauteur de trouble se régala de toute cette attention. Levant soudainement les bras, comme pour réclamer un silence déjà à moitié gagné, il se redressa, comme pour impressionner encore davantage – parce qu’il fallait bien le dire, l’indésirable était de haute taille et il aurait pu séduire pas mal de gens sans ce regard fou et cette tenue improbable.
- Qu’espérez-vous tous, donc ? Qu’ils vous donnent une réponse ? Mais ils ne savent rien, ces mécréants. Ils sont aussi perdus que vous. Ils ne peuvent pas vous dire pourquoi vos proches ont disparu. Ils ne peuvent pas vous dire où ils sont partis non plus parce qu’ils n’en ont pas la moindre idée. Tous ces scientifiques de pacotilles feignent d’étudier la question mais ça n’est pas de leur ressort de trouver la réponse quand celle-ci est divine, tout simplement ! Ce n’est pas une catastrophe naturelle, c’est la preuve d’un pouvoir surnaturel, qui vous dépassent tous, qui que vous soyez. C’est un avertissement de l’au-delà, pour vous punir de votre prétention, à vous croire supérieurs, à penser que vous pouvez régner sur cette planète impunément. C’est le sort qui prend sa revanche. Alors pourquoi eux et pas vous ? Parce que c’est une roulette russe ? Parce qu’ils méritaient davantage de se volatiliser ? Peut-être sont-ils bien mieux lotis que nous qui sommes restés ici. Y avez-vous seulement songé ? Je suis venu vous le dire, moi, puisque personne d’autre ne daigne le faire : n’attendez plus de revoir ceux qui vous ont été enlevés, ils sont probablement morts ou dans un monde meilleur qui ne leur donnera pas envie de revenir. La fin est proche et ceci n’est que le commencement, je vous le garantis ! Il ne vous reste plus qu’à vous repentir ou à subir les conséquences de votre égoïsme et de votre bêtise !
Un silence de mort suivit les paroles du prédicateur, rapidement brisé par un brouhaha d’indignation. De quel droit les accusait-il de quoi que ce soit ? Qui était-il pour se croire au-dessus des autres ? Qui lui avait transmis ce prétendu savoir ? Fou, voilà ce qu’il était, ce satané Eron Delenikas. Fou et bon à enfermer.
L’ermite dut sentir que ses paroles avaient atteint leur but parce qu’il disparut presque aussi rapidement qu’il était apparu. Il fut bien bousculé par l’un ou l’autre manifestant vexé ou outré mais parvint, tel un chat errant habitué à esquiver les coups, à s’extraire de la foule pour se volatiliser dans les ruelles adjacentes. Si le but de son discours fut incompris par la plupart des gens qui l’avaient écouté, lui était plutôt satisfait de sa performance, persuadé d’avoir fait germer le doute et la crainte dans quelques esprits au moins.

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Nancy Flaversham

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Mer 16 Aoû 2017 - 21:36

Nancy était allée chercher Leah à son cours de danse et reprenait le chemin de la maison paternelle quand elle fut bloquée sur le carrefour principal par la foule qui s’était rapidement amassée devant la mairie. Une heure plus tôt, il y avait déjà un petit attroupement mais celui-ci se cantonnait à la pelouse qui s’étendait devant le large bâtiment. À présent, c’était comme si tout Mount Oak – moins les disparus, évidemment – s’était rassemblée dans un bourdonnement d’excitation et de frustration. Elle ne pouvait pas se douter, forcément, qu’Eron Delenikas venait de se donner en spectacle, prophétisant la fin du monde derrière un discours cryptique destiné à effrayer la foule, comme si elle avait besoin de cela. La ville entière était sur des charbons ardents depuis dimanche et elle remerciait chaque matin la chance qui lui avait permis de garder sa fille auprès d’elle. Elle ne savait pas ce qu’elle aurait fait si on lui avait arraché son enfant. Après, elle n’avait peut-être pas été épargnée par le phénomène puisque Rosie, sa sœur, était aux abonnés absents et ne donnait plus signe de vie. Mais les premières heures, son père et elle s’étaient convaincus que c’était dans les habitudes de Rosie de ne pas répondre immédiatement à leurs messages, elle mettait parfois plusieurs jours à leur envoyer un message en retour. Elle était partie à New York depuis des années et ne remettait les pieds à Mount Oak que contrainte et forcée. Alors il se pouvait qu’elle jouait de ce malheur mondial ou il se pouvait qu’elle avait été happée, comme tant d’autres, dans l’effroi du néant. Personne ne savait ce qui était arrivé aux gens et les théories étaient aussi variées qu’extravagantes. Mais pouvait-on traiter n’importe quelle théorie d’invraisemblable quand l’événement en lui-même était inexplicable ? Nancy s’efforçait de ne pas y songer, en tout cas et persistait, peut-être avec un peu trop d’entêtement, à continuer sa vie comme si rien de tout cela n’était arrivé.
À ce moment précis, cependant, elle ne pouvait ignorer l’évidence puisqu’elle lui bloquait le passage et elle pressa le centre de son volant pour donner deux coups de klaxon dans l’espoir d’écarter la foule comme la mer noire. En vain. Les gens l’ignorèrent et lorsqu’elle redémarra lentement, elle faillit percuter Eron qui passait, tel un spectre, devant son véhicule. Surprise, Nancy sentit le moteur avoir quelques ratés et caler. L’engin s’éteignit subitement et la jeune femme sut que ça n’était pas bon signe :
- Oh non ! Non non non !
La dernière fois que ça lui était arrivé, elle avait dû attendre une semaine que le garagiste ait le temps de réparer son moteur. Mais elle eut beau tourner la clé à plusieurs reprises, la voiture refusa de redémarrer.
- Merde ! gronda Nancy en pressant le front contre ses deux mains.
Elle fut reconnaissante à Leah de ne pas lui faire remarquer qu’elle avait dit un gros mot et, après une brève inspiration, elle se redressa :
- Prends tes affaires, Leah. On va prendre le bus.
Quelle autre option avait-elle, de toute manière ? La jeune mère célibataire attrapa son sac et sortit de la voiture tout en envoyant un message à son père pour qu’il contacte le garagiste. Elle indiqua où elle avait dû abandonner la voiture, consciente qu’une fois la foule diluée, elle serait dans le chemin. Mais pour l’instant, personne ne prêtait attention au pickup échoué et elle le verrouilla avant d’attraper la main de Leah.
- Bon, il va falloir traverser la foule pour atteindre l’arrêt. Tu ne lâches pas ma main, d’accord ? ordonna-t-elle en jetant un coup d’œil à sa fille, attendant que celle-ci hoche la tête avant de traverser la rue.
Elle prenait déjà une inspiration profonde, détestant la foule et le bruit qu’elle faisait mais son souffle fut coupé dans son élan alors qu’elle apercevait un visage douloureusement familier : Ahri Sozska. Et elle s’arrêta net, incapable de faire un pas dans quelque direction que ce soit. Même bousculée par les habitants contrariés, Nancy ne parvint pas à bouger, tant elle avait les jambes en coton et elle eut la sensation que sa main fondait dans celle de Leah.
- Ou—oui, ça va, mon ange, balbutia-t-elle en entendant Leah lui demander si elle allait bien. Allons-y, ajouta-t-elle, la voix rauque, alors qu’elle déviait légèrement sa trajectoire pour éviter le père de sa fille.

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Philae Prentis
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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 17 Aoû 2017 - 18:25

Philae nota l’absence de réponse à sa question de Wes, mais ne sut quoi en déduire. Il était difficile d’évaluer s’il n’avait pas pris la peine de revenir sur sa question parce qu’il n’était pas concerné, ou simplement parce qu’il ne souhaitait pas attirer l’attention sur lui. Dans un cas comme dans l’autre, la jeune femme prit le parti de ne pas insister ; peut-être auraient-ils l’occasion d’aborder le sujet à nouveau plus tard. Philae se contenta d’acquiescer d’un signe de tête lorsque Manfred expliqua que le maire devait être en train de chercher ce qu’il pourrait bien dire pour faire patienter les foules. Il était évidemment qu’il n’avait aucune réponse à apporter à ses questions ; les journalistes auraient au moins mentionné des pistes de réponse sur les causes de cette disparition et à les écouter parler, il apparaissait évident que personne ne savait ce dont il retournait. De plus, trouver une explication rationnelle mais tout à fait erronée s’avérait quasiment impossible puisque les témoignages indiquant que les disparus s’étaient évaporés dans la nature. Un simple clignement de paupière, et les voilà qui ne se trouvaient nulle part. De plus, quand bien même une explication pourrait être trouvée pour les adultes et adolescents, comment le maire pourrait-il expliquer que des bébés dans leurs poussettes ou leurs berceaux fassent partie des disparus ? « Il sait qu’il doit rassurer, tout en admettant qu’il ne comprend rien à ce qui se passe… Il n’y a personne à blâmer, aucun courage à saluer, simplement dire qu’on est désolé, mais qu’on ne peut rien y faire. Je n’aimerai pas être à sa place… » Ce n’était pas une façon de le défendre ; si Philae n’était pas la plus véhémente sur ce sujet, elle était loin d’être la dernière à critiquer sa façon de mener sa politique et notamment son talent pour oublier les minorités qui peuplaient Mount Oak. Mais pour avoir étudié la politique, et notamment la rhétorique des discours, que ce soit personnellement ou au cours de ses études, Philae avait conscience que le discours qui était attendu du maire serait probablement le plus difficile de sa carrière. Peu importe les mots qu’il emploierait, les tournures de phrase qu’il userait, personne n’approuverait son discours. Certaines personnes reconnaîtraient sûrement qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire, mais cela ne suffirait pas ; une carrière pouvait être brisée sur un événement comme celui-ci. Il n’y était pour rien, mais puisqu’il fallait toujours un coupable, il en paierait sûrement le prix. Peut-être que cela donnerait l’occasion à Mount Oak d’avoir un maire qui s’intéresserait enfin à tous ses habitants et non pas uniquement aux blancs cisgenres hétérosexuelles. Elle était en train de réfléchir à la réaction qu’elle aurait pu avoir, mais elle se contenta de hausser les épaules. A dire vrai, Philae n’avait envie de s’imaginer à la place de ces gens qui avaient perdu un proche. Ce n’était même pas une fugue ou la mort à quoi ils étaient confrontés. Ils devraient vivre avec une énigme qui les hanterait probablement jusqu’à la fin de leur jour. Certains perdraient sûrement la tête à chercher une réponse à cette question… Et dans des décennies, peut-être que quelqu’un trouverait enfin une réponse. L’idée que tout cela ne soit qu’une gigantesque mascarade avait bien traversé l’esprit de Philae, mais elle ne se faisait plus d’illusions : les témoignages étaient trop nombreux, la souffrance sur le visage des habitants de Mount Oak bien trop authentique. « Je dormais. » répondit-elle, simplement, quand Manfred lui demanda ce qu’ils faisaient quand il dormait. Wes et lui avaient peut-être des réponses plus profondes que cela, mais pas Philae. Elle était simplement occupée à vivre sa vie. Elle se rappelait que pour le 11 septembre, tout le monde se souvenait étrangement de ce qu’ils étaient en train de faire au moment où ils avaient appris la nouvelle. Probablement parce que les réseaux sociaux et internet n’étaient pas aussi développés à l’époque. Mais Philae n’avait pas non plus de souvenirs particuliers de ce moment (une chance, en quelque sorte). Mais avant que les garçons n’aient pu répondre à cette question, Eron Delenikas arriva et décida de prendre la place du maire. La passion du discours de ce fou était impressionnante, et son art de manier le vocabulaire courant tout en lui donnant un air brillant était fascinant, mais Philae sentit la foule s’agiter autour d’elle. Elle avait fait assez de manifestation et de rallye pour savoir que ce n’était pas une bonne chose : si les gens cédaient à la panique, cela pouvait même devenir dangereux de rester ici… Poussant un soupir, Philae fit signe à Wes et à Manfred de reculer un peu, mais la foule commençait déjà à s’agiter et ce fut en vain. « On devrait pas tarder. » précisa-t-elle, lançant un regard à Manfred. Ils savaient, eux, ce que cela donnait, quelque chose qui déraillait. « Quel abruti, de leur parler de cette manière. Ne pense-t-il qu’ils souffrent assez comme ça ? » Et puis, il y avait tous les gens qui étaient un peu plus fragiles que la moyenne et ceux qui croyaient en un jugement dernier. Comment osait-il comparer cela aux sept plaies d’Egypte ? Certes, l’événement était d’une ampleur inégalé, et son aspect inexplicable pouvait faire penser à une intervention divine, mais tout de même… Pourtant, en ayant ce fil de pensées, Philae réalisa que cette explication était aussi juste que n’importe quelle explication qu’on pourrait donner. Personne ne savait ce dont il s’agissait. La jeune femme était trop cartésienne pour se dire qu’il puisse s’agir de la fin du monde, mais en théorie, elle était également trop cartésienne pour croire en ce genre de choses… « Le maire va s’marrer pour rattraper ça… »
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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Sam 19 Aoû 2017 - 16:22

Pour obtenir ce qu'il voulait des Tess Henney de ce monde, Ahri savait ce qu'il fallait faire : les flatter, et les brosser dans le sens de ce poil qu'elles avaient toujours fort élégant et lustré. Pour quelqu'un d'aussi antisocial, il avait le don de lire les gens et ce qu'il voyait chez la jeune femme en lui, à défaut de lui plaire, aiguisait sa curiosité. Il n'avait pas besoin d'être aimable pour ça et c'est donc avec un regard sombre qu'il écouta les explications de la jeune femme. Ce Ian Ollivander avait l'air d'être banal au possible mais il nota tout de même les informations que Tess lui fournit avec la précision d'un bon petit soldat. « Merci beaucoup, Miss Henney. » fit-il en relevant la tête. Il allait ajouter quelque chose quand soudain, un brusque mouvement de foule attira son attention. Puis une voix, une voix puissante, sûre des paroles qu'elle semait comme des graines d'un blé empoisonné dans les sillons de la petite ville. Ahri ne laissait rien paraître sur son visage d'acier, mais son regard dardé sur l'ermite – que tout le monde semblait connaître sous le nom d'Eron – laissait supposer qu'il n'éprouvait aucun plaisir à voir le timbré du village essayer de terroriser la foule. « Excusez-moi. » siffla Ahri entre ses doigts, la voix glaciale. Il en avait terminé avec Tess de toutes façons et c'est avec une détermination toute renouvelée qu'il décida d'aller appréhender le dingo qui menaçait de saboter toute son opération. Qu'est-ce qui lui prenait, à ce vieillard ? Cependant, il ne pouvait pas être trop étonné : dans les situations de crise, il y avait toujours quelques illuminés qui en profitaient pour cracher leur idéologie. Jouant des coudes, Ahri cherchait à rattraper le vieillard mais ce dernier semblait s'être volatilisé. Interloqué, il regarda autour de lui et sa surprise redoubla. Point d'Eron Delenikas, mais à la place, une Nancy Flaversham des plus réelles. Et accrochée à sa main, une petite fille. Sa fille. Le monde s'éteignit autour d'Ahri qui sentit son ventre se nouer. Les regrets de Mount Oak vinrent déposer un goût amer sur sa bouche. Il n'aurait jamais dû revenir ici, et pourtant, la collision lui semblait inévitable. Il rattrapa la jeune femme en quelques enjambées et la contourna plutôt que de lui toucher l'épaule pour signaler sa présence. Jamais il n'aurait osé se montrer aussi familier avec elle désormais. « Nancy. » dit-il simplement, incapable d'élaborer. Son regard tomba sur la petite blonde accrochée à sa mère. La ressemblance était flagrante et une seconde fois, la culpabilité le submergea, sans qu'il ne sut l'identifier. « Bonjour, Leah. » Peut-être ne savait-elle même pas qui il était. C'était sans doute mieux ainsi. « Vous… Tout va bien ? » balbutia-t-il, tout à coup beaucoup moins assuré que devant Tess Henney.

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MessageSujet: Re: TC N°1 ~ QUESTIONS AND ANGUISH.   Jeu 24 Aoû 2017 - 14:04

Ce qui l’avait poussé à se joindre au groupe était non seulement la curiosité (mal placée) mais surtout une énergie soudaine, un pressentiment plus précisément, une nécessité d’être là. Elle avait pressenti que, quelque part, l’univers la voulait à cet endroit précis. Et Anika n’ignorait jamais les signes de l’univers. Elle fut persuadée d’être au bon endroit au bon moment lorsque l’excitation chatouilla le bas de son ventre. N’ignorant aucun signe, elle se rua sur une femme affectée, quelque peu en retrait. Reporter Anika ne passa pas par quatre chemins, mais plongea tête baissée sur le vif du sujet. Son ton n’était pas particulièrement rude, mais son peu de finesse lui aurait sans aucun doute valut un toisement dans d’autres circonstances. Mais peu encline à de telles futilités, Anika se contenta de la facilité avec laquelle la femme se confia à elle et commença à noter quelques informations sur son carnet. « Oui, mon ex petit-ami... Beaucoup de personnes auraient sûrement préféré ça à quelqu'un de leur famille ou je ne sais quoi, mais j'étais – je suis très attachée à lui... Vous ? » « Hésitation, était ou est ? » gratta-t-elle soigneusement. Elle s’arrêta toutefois dans sa lancée pour dire : «  Il n’y a pas de petites peines, vous savez. » Et elle en savait quelque chose, la jeune Salinger. Mais à peine eut-elle terminée son discours que la foule devint silencieuse. Toute l’attention était portée vers un homme bien connu de tous, tous sauf Anika qui ignorait de qui il s’agissait. Ce n’était pas surprenant, elle n’était jamais vraiment dans le coup. Elle passait toujours à côté des événements, des bons plans. Elle écoutait en boucle des hits des mois précédents. C’était son truc à elle.
Mais là, elle ne passerait pas à côté de l’actualité. Son calepin glissa de sa main, elle marcha dessus, captivée par la présence de l’homme. Ses mots résonnaient en elle. Elle ne pouvait s’empêcher de penser que les disparus n’étaient pas innocents, ils devaient forcément avoir fait quelque chose pour voir subi les sorts de la fortune. Anika n’était pas croyante, mais les mots d’Eron faisaient échos, faisaient sens. Elle se tourna vers la femme à laquelle elle parlait avant l’intervention de l’homme : « Vous le connaissez ? »

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