highway to hell


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 highway to hell

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Anika Salinger
ANIKA HORDNAM

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MessageSujet: highway to hell   Mer 21 Juin 2017 - 17:49

S’il y avait bien une chose qu’Anika ne supportait pas, c’était bien les rendez-vous administratifs. Plus largement elle n’aimait pas avoir de responsabilités sur ses épaules et laissait les autres s’occuper des tâches ingrates. Elle était comme ça, depuis l’adolescence déjà, bien trop couverte par ses parents, bien trop chérie de tous. Ce n’était pas donc pas sa faute, on l’avait éduquée comme ça. Les coupables, c’était surtout ses parents. Aussi, quand elle reçut une lettre lui demandant de bien vouloir se rendre à telle horaire en tel lieu pour un charmant tête-à-tête avec son banquier, elle n’avait pas pris la blague. Pourtant la standardiste qu’elle eût au téléphone était précise : aucun mandat ne serait accepté. Elle pris donc son courage à deux mains et se présenta même une heure avant le rendez-vous. Elle voulait que cette histoire se termine au plus vite, mais la pauvre dût patienter jusqu’à l’horaire indiquée sur la feuille qu’elle tenait fermement entre les mains et pas une minute de moins. Quand elle ressortit du bureau, Anika était toujours furieuse d’avoir dû attendre une heure dans un couloir. Elle ne s’énervait que très rarement, mais là c’en était trop pour elle. Les trucs d’adulte, ce n’était vraiment pas sa tasse de thé.
Heureusement pour elle, l’ascenseur arriva en quelques secondes seulement et elle fut ravie ou du moins aurait été ravie de voir qu’il n’y avait que deux personnes à l’intérieur si elle n’avait pas été si concentrée sur sa colère et malchance. Elle appuya nerveusement à trois reprises sur le bouton « rez-de-chaussée » pourtant déjà allumé et se réfugia au fond de l’immense ascenseur digne de la carrure gigantesque du bâtiment. Le regard fixé sur le nombre d’étage, elle manqua de fermer les yeux tandis que l’ascenseur se mobilisa brusquement. Elle se redressa, échangea des regards inquiets avec les autres voyageurs. L’un appuya un bouton sur lequel était dessinée une cloche tandis qu’Anika regarda sa montre : il était 14h31, elle était en retard pour son cours de danse.
Elle ne réalisa pas du premier coup que la lumière de l’ascenseur venait brusquement de s’éteindre, mettant cela sur sa fatigue nerveuse qui lui jouait des tours. Ce ne fut que lorsqu’elle s’alluma de nouveau qu’elle comprit que ce n’était pas rien de tout cela : l’ascenseur était toujours immobile, les lumières s’étaient bien éteintes avant de se revenir et, la dernière chose mais la plus évidente, l’une des personnes qui étaient dans l’ascenseur avec elle venait de disparaître. Ni une ni deux, elle cria comme si elle avait vu un fantôme quoique le cri ressemblait davantage à celui d’une personne qui se faisait égorger. Elle continua de crier tout en se tournant vers le visage de l’homme toujours présent dans l’ascenseur. « Mais pourquoi vous ne criez pas ? » demanda-t-elle entre deux hurlements.

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Dernière édition par Anika Salinger le Jeu 22 Juin 2017 - 23:54, édité 1 fois
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Manfred Fisher

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MessageSujet: Re: highway to hell   Jeu 22 Juin 2017 - 22:16

Manfred commençait à avoir l'habitude d'être de corvée pour les rendez-vous à la banque et ne manquait jamais de s'en plaindre avant de quitter les locaux de Queer Nation Mount Oak, bien qu'avec le sourire. Il râlait sans réellement le penser, plus pour la forme qu'autre chose, et considérait que c'était le moins qu'il puisse faire maintenant que tout le monde savait que l'un de ses frères aîné travaillait comme conseiller financier. Manfred avait laissé échapper l'information en s'imaginant qu'elle pourrait leur être utile un jour ou l'autre et s'était finalement retrouvé à lui demander des rendez-vous quasiment toutes les semaines, que ce soit pour l'une ou l'autre des associations où il intervenait ou pour les gens qu'ils y aidaient. Terrence prenait à chaque fois le temps de l'accueillir et de tout lui expliquer en détail, laissant Manfred partir avec la conviction qu'il n'aurait jamais pu faire un boulot pareil. Il s'engouffrait dans l’ascenseur et envoyait par sms un rapide débriefing à l'un ou l'autre de ses pairs. Cette descente était à chaque fois entrecoupée de nombreux arrêts pour laisser monter et descendre toutes sortes de visages inconnus auxquels il ne prêtait pas beaucoup d'attention. Il leva bien les yeux de son portable en sentant la cabine s'agiter bizarrement mais laissa un autre passager appuyer sur le signal d'alarme, lui laissant ainsi le temps de finir la rédaction de son message. Il en était à se relire lorsque les lumières s'éteignirent, ne se rallumant qu'au son d'un hurlement qui lui arracha une grimace. Et pourquoi vous criez, vous ? Manfred recula le plus loin possible et réalisa alors que quelque chose n'allait pas. Tout en sachant que ça ne servirait à rien, il se retourna et constata qu'ils n'étaient plus que deux. Où est passé...? La fin de sa question sombra sous les nouveaux hurlements de sa voisine et il leva les deux mains pour lui faire signe de se calmer. Ok. S'il vous plait ? Il détacha bien chaque syllabe pour lui permettre de lire sur ses lèvres au cas où elle n'arriverait pas à l'entendre, prenant sur lui pour ne pas lui montrer cette brusque accélération que venait de faire son cœur.

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Anika Salinger
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MessageSujet: Re: highway to hell   Jeu 29 Juin 2017 - 13:45

La phrase qu’elle avait entendu le plus de fois dans sa vie était sans aucun doute : « arrête ton cinéma ». Enfant elle pleurait, criait et sursautait pour un rien. Oscar prenait un malin plaisir à lui faire peur en permanence, c’était si facile en même temps. Il profitait de ce qui était à son niveau, le pauvre. Cette habitude ne s’était pas effacée avec le temps, Anika s’y était faite et l’utilisait à présent à ses fins. Ça servait toujours de pouvoir pleurer facilement, rallonger le délai de remboursement de son crédit par exemple. Mais là, ce n’était pas un jeu. Elle aurait aimé être à l’origine de la plaisanterie dont elle était actuellement victime, ça devait être très drôle sans aucun doute. De sa position, tout ce qu’elle était capable de faire était crier. Elle ne se tut que pour demander à l’homme présent dans l’ascenseur pourquoi est-ce qu’il ne criait pas également. Il était beaucoup trop calme pour que ce ne soit pas louche. Anika se remit à crier, interrompue par sa respiration qui devenait de moins en moins limpide. « Je… J’en… J’en sais rien ! » répondit-elle difficilement. Il était marrant lui, avec ses questions à la con. Elle attrapa son bras et se faufila derrière lui, son dos contre les murs de l’ascenseur. Il lui dit certainement quelque chose, mais le bruit de son coeur résonnait sur les parois de tout son corps. Sa main rejoignit sa poitrine. Elle paniquait, c’était ridicule de paniquer aussi vite, mais elle ne pouvait rien y faire. Elle avait toujours tout exagéré. Dans la même lignée, elle ne put s’empêcher de penser que ce serait vraiment stupide de faire un arrêt cardiaque dans un ascenseur hanté. Et puis ça ferait bien trop plaisir à Oscar. Elle se concentra sur cette pensée, sur l’image de son frère n’ayant plus que leur mère malade à embêter. La pauvre méritait mieux, tant pis si Anika était condamnée à subir le courroux de son frère indéfiniment. Ca allait déjà un peu mieux, elle termina un cycle de vingt respirations par la bouche, insensible au spectacle ridicule qu’elle offrait à l’homme dont elle se dissimulait. Elle essuya le coin de sa bouche sur lequel avait coulé un peu de bave dans son excès et de la même main tapota le bras de l’inconnu pour le remercier. Mais sa main ne quitta le bras de l’inconnu qu’une secousse ébranla l’ascenseur qui s’immobilisa. Ni une ni deux, Anika ramena violemment vers elle le seul corps extérieur qu’elle trouva et sauta sur son dos. « BORDEL DE MER — cria-t-elle en encerclant le cou et fermant les yeux.  OSCAR JE TE HAIS ! » cria-t-elle. Des larmes roulèrent aussitôt tandis que chaque moment marquant de sa vie défilèrent devant ses yeux clos. Elle sentait l’ascenseur descendre à une vitesse folle, il s’écraserait et il ne resterait plus rien de leur corps. C’était trop affreux. « S’il vous plaît, s’il vous plaît, aidez-moi » se mit-elle à prier à l’adresse de qui le voulait bien. Elle ne raisonnait plus, ne respirait plus, n’était plus. Elle n’eut d’autre option que de se concentrer sur ses sens. Bientôt, elle observa qu’elle était allongée sur le sol. Son bras gauche lui faisait mal et ressentit une désagréable chaleur entre ses jambes. En ouvrant les yeux, elle remarqua plusieurs choses : l’ascenseur était toujours au même niveau que lorsqu’elle était montée dedans à la différence qu’il était immobile et la chaleur provenait de son urine qui formait à présent une tâche sur son pantalon.

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MessageSujet: Re: highway to hell   Jeu 13 Juil 2017 - 0:26

Manfred aurait volontiers paniqué avec la jeune femme s'il avait seulement eu une idée de ce qui était en train de se passer. Il lui avait vaguement semblé qu'une troisième personne s'était trouvée avec eux sans en être tout à fait sûr et préféra rejeter la cause sur un manque d'attention que sur un improbable phénomène surnaturel. Ce qui se passait à l'extérieur de cet ascenseur n'avait pour l'instant aucune prise sur lui et, étant coincé avec elle, se focalisa sur la jeune femme qui lui faisait face. Ou lui tournai autour pour être plus exact, puisqu'il eut seulement le temps d'essayer une première approche pour la rassurer qu'elle était déjà passée dans son dos et semblait ne pas vouloir en bouger. Manfred esquiva de manière à la garder dans son champ de vision, pas très rassuré de se retrouver dans un espace clos avec pareil phénomène mais essaya de garder son calme pour ne pas l'agiter davantage. Vous pouvez arrêter alors ? Il lui sourit, les mains bien ouvertes pour lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre de lui, quand une secousse le fit basculer vers elle, à moins qu'elle ne se soit entre temps jetée sur lui. Manfred avait l'impression de perdre pied, et il ne savait pas si c'était uniquement dû aux sursauts de l'ascenseur ou à la présence de cette femme qui le tirait dans tous les sens comme si elle était possédée. Il lui semblait que la cabine s'était stabilisée mais, à sauter sur son dos comme elle l'avait si bien fait, il perdit l'équilibre et manqua de les faire tous deux tomber. Se retenant comme il pouvait entre les différentes parois de l'habitacle, il se mit lui aussi à crier : Arrêtez de hurler, vous allez nous faire tomber ! Il lui sembla que cette demande paniqua plus qu'autre chose son interlocutrice qui se mit à donner des coups de pieds dans tous les sens, y compris Manfred qui se trouvait toujours désespérément collé à elle. Pris de court, il arracha les mains qui lui enserraient le cou et se dégagea de son emprise en la repoussa en arrière, même si les dimensions de la cabine ne permettaient pas de mettre beaucoup de distance entre eux. En la voyant à terre, il regretta aussitôt son geste et s'agenouilla à ses côtés. Il ne savait pas ce qui s'était passé pour la faire paniquer à ce point mais il n'aurait pas dû la pousser, pas aussi violemment. Je... Vous vous êtes fait mal ? La jeune femme ne répondit pas tout de suite, augmentant ainsi sa mauvaise conscience qui ne réclamait rien d'autre que justice. Tout va bien, vous voyez ? On ne bouge plus. Quelqu'un va venir nous sortir de là, n'ayez pas peur. Il essaya de se montrer le plus rassurant possible et afficha un sourire gêné en voyant qu'elle s'était laissée allée dans sa panique. Au moins, elle était maintenant à peu près calmée.

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MessageSujet: Re: highway to hell   Ven 8 Sep 2017 - 17:50

Le sourire qui se voulait sans aucun doute apaisant et gentil agaça Anika au plus profond de son être. Une femme venait de disparaitre de l’ascenseur, d’une seconde à l’autre, à quelques centimètres d’eux et l’homme lui demandait pourquoi est-ce qu’elle criait. Non, vraiment, elle ne voyait aucune raison de paniquer. Paniquer, elle, c’était tout ce qu’elle parvenait à faire. L’excès, c’était sa valeur marchande. Alors elle criait, criait, incapable de faire autre chose. Elle ignorait les demandes désespérées de son compagnon de fortune, visiblement plus courageux qu’elle. Elle sauta sur lui dans un élan incontrôlé et, de la même manière, ne put retenir son envie pressante. C’était de sa faute, à lui, parce qu’elle s’était laissée aller lorsqu’il l’avait balancée sur le sol, comme un malpropre. La face contre le sol de cet ascenseur, Anika se demandait bien ce que le sort avait contre elle. On ne recevait qu’après avoir donné quelque chose. De quoi le sort se vengeait-il d’elle ? Elle n’avait pas envie de le savoir. Tout ce à quoi elle était capable de penser, à cet instant, était Dieu. Comme les nombreuses fois où elle avait pris l’avion et crut qu’elle allait mourir, Anika répéta à voix haute des « je vous salus Marie pleine de Grâce » et des « Notre Père ». Elle n’avait jamais véritablement pratiqué, mais Il était là en dernier recours. Elle sentait la présence de l’homme près d’elle. Il s’inquiétait, sans aucun doute, mais il l’avait bien cherché. Il l’avait rejetée dans un moment de panique, un pique de désespoir. Elle n’avait pas envie de le rassurer à son tour, de lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle ne lui en voulait pas de l’avoir fait tomber. C’était dans les moments extrêmes tels que celui-ci que l’on accédait à la véritable personnalité des êtres, Anika n’en donnait pas cher à l’âme de cet homme. Mais cela avait le mérite d’être clair. « Rappuyez sur la cloche » dit-elle d’une voix à peine audible. Elle en avait marre. Marre d’être littéralement dans sa pisse, marre d’avoir le coeur qui battait à dix mille kilomètres heures, marre de ne rien comprendre à ce qui se passait. Il lui fallait sortir de là le plus vite possible. Pour l’heure, elle ne parvenait pas à se lever. Ce ne fut qu’avec beaucoup de difficulté qu’elle reprit son souffle et parvint à s’asseoir et s’adosser contre la paroi de l’ascenseur. La tête appuyée sur ses mains, Anika tenta de se remémorer ce qui était à l’origine de cette catastrophe. Ils étaient trois dans l’ascenseur. L’homme qui était actuellement à ses côtés, elle et une autre femme derrière eux. L’ascenseur s’était arrêté, elle s’était retournée et la jeune femme n’était plus là. Elle avait simplement… disparue. Volatilisée. Comment était-ce possible ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à se dire que ce n’était certainement qu’une mauvaise plaisanterie ? « Qu’est-ce qui vient de se passer selon vous ? » parvint-elle à dire, tandis que des larmes naissent aux creux de ses yeux.

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MessageSujet: Re: highway to hell   Sam 28 Oct 2017 - 22:48

Manfred s'en voulait d'avoir repoussé de la sorte la jeune femme mais ça avait plus fort que lui, ce qui l'en dérangeait d'autant plus. Cela ne lui ressemblait pas d'être violent et il n'aimait pas se dire qu'il avait pu l'être avec quelqu'un qui ne lui avait pourtant rien fait de mal, une crise de panique ne méritant en rien son comportement. Il avait été soulagé de voir qu'elle n'avait pas l'air blessée mais cela ne suffirait pas à lui faire oublier son comportement et ce qu'il avait révélé à son sujet. On lui avait toujours dit que c'était dans les moments de crise que l'on révélait sa véritable personnalité, et il n'aimait pas ce qu'il venait de découvrir. Il n'avait pas aimé sa lâcheté lorsque Duncan s'était fait agresser, et il n'aimait pas sa violence lorsqu'il aurait seulement dû se montrer rassurant avec cette jeune femme qui n'avait pas mérité son sort. Il s'empressa de s'exécuter lorsqu'elle lui demanda de rappuyer sur la cloche, incapable de dire si l'un ou l'autre avait déjà eu la présence d'esprit d'appeler les secours, et resta aussi loin d'elle qu'il le pouvait. C'est fait. Ça va aller, on va bientôt nous sortir de là. En réalité, il n'en savait rien. Manfred n'avait encore jamais été coincé dans un ascenseur et le peu d'expérience qu'il avait en la matière, essentiellement tiré de mauvais films catastrophe, n'était pas très encourageant. Il se voyait cependant mal dire qu'ils étaient bons pour passer les deux prochaines heures en tête à tête, en espérant bien sûr que la cabine ne se décroche pour s'écraser au sol avant qu'ils ne puissent être secourus. La jeune femme semblait avoir réussi à se calmer depuis sa grande crise mais, à la voir recommencer à pleurer, Manfred se demanda s'ils étaient complètement à l'abri d'une rechute. Je comptais sur vous pour me l'expliquer, vous vous êtes mise à crier sans que je comprenne pourquoi... Il avait pris une voix très douce et réconfortante, celle qu'il utilisait lorsqu'il fallait encourager quelqu'un à parler et se confier. Ce n'était pas toujours très efficace mais il n'avait pas mieux à sa disposition, surtout après la mauvaise impression qu'il avait dû produire sur elle en la rejetant lorsqu'elle avait tellement besoin que quelqu'un la rassure. L'odeur d'urine commençait à se propager jusqu'à lui et il réalisa à quel point elle devait encore se sentir mal, l'amenant à se sentir plus honteux qu'il ne l'était encore. Il y avait quelqu'un, c'est bien ça ? Une troisième personne ? Vous avez vu quelque chose ? Ca faisait beaucoup de questions d'un coup mais il voulait garder un contact avec elle, l'obliger à lui parler plutôt que se murer dans une forme de silence de laquelle ils ne tireraient rien. L'idée que quelqu'un ait pu se volatiliser de cet ascenseur lui paraissait hautement improbable mais il n'avait aucune autre explication à donner pour le comportement de la jeune femme, du moins pour l'instant.

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Anika Salinger
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MessageSujet: Re: highway to hell   Lun 8 Jan 2018 - 20:53

Elle avait toujours été dans l’excès. L’excès, c’était son truc. Anika agissait toujours sans réfléchir parce qu’elle savait que d’une manière ou d’une autre, elle retomberait toujours sur ses pattes. Sa famille était là et même, elle ferait sans si elle le devait. Elle avait tendance à se sentir invincible, la jeune demoiselle. Cet instant faisait exception à la règle. Elle avait eu profondément peur et avant même de penser à une mauvaise farce, à une hallucination, Anika en était venue à des conclusions hâtives et exagérées. Quelle idée de penser qu’une personne était montée en chair et en os dans cet ascenseur et avait disparu, tel un fantôme ? Les mots du jeune homme la rassurèrent quelque peu. Elle n’était pas certaine de ce qu’elle devait penser ou non, mais pour lors, elle comprit qu’il valait mieux croire au plus réaliste pour ne pas perdre la tête. Ce n’était pas en criant qu’ils sortiraient de ce pétrin et puis… c’était qu’elle commençait à avoir froid au niveau de l’entrejambe, sans compter de l’odeur… Ce n’était jamais très agréable. « Je suis désolée… J’ai tendance à être un peu… excessive ? » C’était peu dire. Elle avait si honte qu’elle n’osa pas repenser aux paroles qui avaient pu lui échapper. Elle en avait marre de toujours se retrouver dans ces situations où, après avoir tout retourné, elle regrettait pour finalement recommencer, l’exact même schéma, cela sans cesse. “Quand grandiras-tu enfin ?”tendit-elle son frère dire, inconsciemment.
Elle observa l’état de son pantalon et sentit ses joues rougir. « Et si l’on oubliait tout ça dès que les porte se rouvriront ? » Parce qu’elles allaient bien finir par rouvrir, n’est-ce pas ? « Je me ferai pardonner autour d’un café, comme vous voudrez. » Ce n’était là que pure politesse parce qu’en réalité, Anika avait l’intention de ne plus jamais croiser le jeune homme. Et comme si son voeux s’exauçait, comme si le sort avait suffisamment jouer avec elle, un bruit de moteur retentit et l’ascenseur reprit son chemin vers la descente.

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