some kind of déjà vu. (roswald)


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 some kind of déjà vu. (roswald)

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MessageSujet: some kind of déjà vu. (roswald)   Mer 21 Juin 2017 - 16:13


you don't get to choose if you get hurt in this world...but you do have some say in who hurts you. I like my choices.

jaime s'amuse à se balancer de droite à gauche dans son hamac qui fait grincer les murs. elle le trouve très confortable comparé à tous les autres qui se plaignent de douleurs au dos. elle y dort bien. elle essaye, du moins. le manque de sommeil est dangereux et le mal ne se vainc pas le corps fatigué. ni le ventre vide. elle sait les rations limitées, pour les gens comme eux (les pauvres, ceux qui triment et qu'on balaye d'un revers de main, oui ceux là ) mais rien ne pourrait l'empêcher de manger. jaime a toujours adoré la nourriture, elle pourrait passer sa vie à engloutir des kilos de pudding si ça ne lui tombait pas directement sur les hanches - ou si ça n'était pas tout simplement si mauvais pour la santé de se goinfrer autant. elle trouve du réconfort au bord de l'assiette, ça lui rappelle les bons petits plats que cuisinaient ses parents, quand on se débrouillait encore par soi-même sans faire appel à des esclaves (autrement dit les clones). ce temps là manque terriblement à la jeune femme, bientôt presque autant que sa mère. elle a appris à être forte et indépendante assez prématurément mais il est parfois encore difficile de se dire que tout cela est derrière elle et qu'il faut qu'elle avance sans se retourner. la jolie maison aux abords de la ville qu'ils occupaient alors était pour elle un doux foyer. malgré les factures impayées qui s'accumulaient, malgré les coupures de courant incessantes qui l'ennuyaient beaucoup, elle y trouvait sa place. tantôt dehors dans le jardin à jouer avec ses amis, tantôt devant la chaleur réconfortante d'un bon feu de cheminée. d'autres fois vagabondant seulement à la recherche de ses chaussures. le temps où la technologie n'était pas son quotidien. le temps où la guerre ne se dessinait qu'en coulisse et pas là, juste au-dessus de nos têtes.

elle n'a jamais été ignorante, elle savait très bien ce qui se tramait en coulisse. son père tachait ses journaux de toutes les conspirations existantes et possibles. elle savait que le gouvernement et ses médias manipulaient la population pour faire naître en eux des besoins qu'ils n'avaient pas jusque là. elle a aussi cru en des choses peut-être complètement fausses, elle aussi. on ne peut pas toujours détenir la sainte vérité, mais elle savait qu'il fallait bien se méfier de quelque chose. alors ses jours étaient heureux, elle restait sereine, mais ne se méprenait pas. elle ne faisait pas l'autruche en attendant que le monde finisse par ouvrir les yeux. elle aurait aimé que ce soit plus tôt, que les gens sachent quel serpent ce cache derrière le masque d'eron delenikas avant qu'il ne détienne autant de pouvoir. il fallait bien que ça arrive, à un moment ou à un autre. et qu'il les divisent. d'abord séparée de sa mère qui fut l'une des premières à se dresser contre le gouvernement et le traitement infligé aux clones (elle tremble un peu, ça lui fait toujours aussi mal de penser à elle), puis de tous les autres. son oncle, sa tante, ses cousins et cousines (elle espère qu'ils vont bien, aimerait souvent les contacter pour en avoir le coeur net mais, papa dit que c'est dangereux). elle se revoit au mariage de rosie (oh- rosie), un peu jalouse de sa cousine, mais très heureuse dans sa jolie robe qui virevoltait, qu'elle avait faite elle-même. elle repense aux petits fours, si délicieux. et ce sourire, dieu ce sourire qu'elle arborait ! quand les oswald étaient encore réunis, que sa mère n'avait pas disparue (ou plutôt, quand ils ne lui avait pas encore mis la main dessus, pour la faire taire), qu'ils étaient tous là bien apprêtées, jouissant d'un moment en famille, loin de tout soucis.

elle se lève pour aller chercher son gilet, elle veut sortir et vivre, manger, aimer. rien qu'un instant encore, oui. elle enfile son cardigan rose poudré qui la couvre entièrement, passe un bras dans une manche quand elle croise le regard de son père. - j'ai envie de pudding, tu veux venir ? - non, va y, il faut bien que quelqu'un tienne la boutique. - d'accord. près de la porte, jaime hausse les épaules et saisit la poignée. elle jette un coup d’oeil dehors par la fenêtre. et elle s’arrête. tout comme son coeur qui loupe un battement.
trou noir.


Dernière édition par Jaime Oswald le Dim 25 Juin 2017 - 23:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: some kind of déjà vu. (roswald)   Jeu 22 Juin 2017 - 21:28

Phoebe ne paradera au bras de personne ce soir, hormis de vieux clients libidineux et de potentiels prospects. Et non, pas ceux auxquels son rang pourrait la contraindre, on parle travail ici. Elle s'est spécialement rendue sur les lieux, pour remuer joliment du cul, battre des cils, flatter les philanthropes et essayer de leurs voler leurs codes banquaire. Elle déteste ce rôle, Phoebe. C'est une performance auquel elle ne s'adonne que rarement, et encore moins de son propre chef, là est toute la différence. Alors que ces imbéciles élitistes, du haut de leur tour d'ivoire, ne se gênent pas pour lui rappeler sa condition de femme de la plus gerbante des façons : elle est là pour séduire. Pour faire joli et aguicher ces connards qui pensent que tout s'achète, qui manient des milliards et des fusions-acquisitions comme des sommes anecdotiques. Cet abruti de Dale Sanders elle pourrait lui frire le cerveau rien qu'en parlant chiffres mieux que lui. Elle le sait Phoebe, et il le sait aussi sans doute, derrière ses blagues graveleuses déplorables et sa façon de l'exhiber comme un trophée alors que bientôt, elle lui aura prit tout son fric pour le redistribuer aux plus démunis. Phoebe déteste ce milieu. Elle déteste la finance qui asservit toujours plus les pauvres pour offrir aux puissants, méprise cette ambiance sexiste et délétère, qui pense que tout s'achète et se consomme. Que rien ne compte. Si ce soir elle se contente de s'en prendre discrètement à leurs bourses, Phoebe sait qu'un jour très proche, elle ne résistera pas au chant des sirènes, à commettre un impair à l'aide de codes qui ne lui appartiendront même pas pour ruiner leurs petits profits, pour assassiner leurs carrières qui ne reposent sur rien, du vent, des chiffres fantoches sur des écrans pixel. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle se plie joliment à l'exercice, ondulant des hanches dans une robe seyante qui tranche avec sa peau pâle. Phoebe rétracte les griffes et cache les canines, ne laissant apercevoir de la noirceur qui consume son âme que l'agressivité voilée qui luit toujours dans son regard, féroce. Juchée sur ses escarpins hors de prix, elle embrasse la salle de son regard conquérant et s'apprête à entamer la désastreuse ronde des mondanités forcées, elle qui les déteste tant lorsque les poils de sa nuque s'hérissent. Son épiderme, bien avant elle, a une conscience accrue de la présence derrière elle et se crispe lorsqu'une paume tiède s'invite contre sa peau brûlante et ose s'emparer de ses cheveux. Elle serre les poings et les dents dans une violence contenue, Phobe, tente de maintenir bien en place le masque étroit des apparences alors que son corps meurt d'envie de se cabrer, de bondir sur l'inconnue pur lui passer l'envie de la toucher sans son consentement. Mais bien vite, la rage est chassée par la mémoire sensorielle qui délie lentement ses muscles à mesure que le murmure d'une voix familière s'invite jusqu'à elle.  « Wryn ? Mais qu'est-ce que... » « On annule tout, faut se tirer d'ici et vite avant qu'ils se rendent compte qu'on est pas sur la liste des invitées. On a un imprévu. » Les explications sont remises à plus tard, y'a pas le temps pour ça. Ce n'est ni le moment, ne le lieux. Phoebe le sait, c'est pour ça qu'elle suit l'adolescente - sa complice grimée dans sa jolie robe dorée qui la fait paraître plus âgée, sans poser de questions.

Les rues se succèdent et ne se ressemblent pas. Il y a ses bras fins glissés sous une veste large en coton, la capuche remontée jusqu'au dessus de ses yeux. Elles se séparent, se jurent de faire attention et trace chacune leurs routes dans la nuit. Se dispersées pour mieux disparaître. Demain, elles se retrouveront, quelque part à l'abri des regards, là où personne ne viendra les chercher. Mais pas ce soir, c'est trop risqué. Elle sait exactement où aller, Phoebe. C'est un trajet emprunté dont elle pourrait reconnaître chaque pavé, chaque fissure. Oswald, bouquins & bibelot se trouve là, à quelques minutes de marche. Elle le sait, elle a l'habitude de s'y rendre, elle pourrait en retrouver le chemin les yeux bandés. C'est une danse orchestrée parfaitement qui se déroule dans un secret qu'elle seule détient. Elle s'avance d'un pas rapide, entre dans la ronde pour s'y abandonner encore, pour quelques minutes, pour quelques heures. Comme chaque jour qui passe depuis plusieurs mois, elle va s'y rendre, se postée non loin de là, juste assez pour voir les propriétaires de la petite librairie s'activer à l'intérieur, vacants à leurs occupations sans même remarquer sa présence. Là est toute la subtilité du jeu - pour le moins dangereux, qu'elle joue avec elle-même, avec son esprit, avec son corps, avec son coeur qui toujours, bat fort dans sa poitrine lorsqu'elle aperçoit au loin les écritures dorées de la vitrine. Boum, boum, boum. Et ça éclate de temps à autre. Dans un battement, un sursaut. C'est ce moment là qu'elle choisit pour s'en aller, pour redevenir ce qu'elle est ; une anonyme, tout au plus une criminelle, à milles lieux de l'univers dans lequel évoluent les Oswald, père et fille. Ça crache du venin dans le cœur un peu trop, ça déchire et ça glace. Phoebe n'entre pas, jamais. Elle ne fait qu'observer, l'observer lui un peu mais elle surtout. Et à chaque fois c'est pareil, ça hurle dans le ventre à la douleur, mais elle ne bouge pas, se tient droite, observe cette inconnue qui lui paraît à la fois si proche et si loin. Parfois, lorsque lutter devient trop dur, elle se surprend à vouloir entrer. Pour la voir de plus près, au-delà de la vitrine qui les séparent - toujours. Pour se rendre compte par elle-même, la voir - pour de vrai, et vérifier si elle est toujours aussi belle de près comme de loin. Et à chaque fois c'est pareil, y'a son coeur qui cogne fort dans sa poitrine lorsqu'elle s'approche un peu trop de la porte, comme si il allait explosé. Et à chaque fois c'est pareil, mais pas ce soir. Ce soir Phoebe la regarde, elle la regarde et ses traits se déforment un peu avec si peu de lumière, elle lui donne les mâchoires plus serrées, le visage plus tendu, les os qui ressortent. C'est un visage sombre, crispé, le visage d'un fantôme qui aimerait disparaître, là maintenant, se consumé entièrement plutôt que de mettre un pieds dans cette librairie.

Et pourtant.
Phoebe fonce jusqu'à la porte, l'examine, un peu avant de frapper trois fois. Et elle attend. Des pas résonnent à l'intérieur et des voix s'élèvent. Elle croit en reconnaître une. Et puis, au moment où elle s'apprête, la porte s'ouvre.
Elles se regardent, et puis plus rien.
L'inquiétude qui se lit sur les traits et le pouls qui s'accélère sans qu'elle ne sache réellement pourquoi. Est-ce à cause de cette parfaite inconnue qui s'est évanouie à sa vue, ou se pourrait-il que ce soit autre chose ? De plus profond, de plus déroutant aussi. Il y a son palpitant qui joue aux montagnes russes alors qu'elle se tient en retrait, spectatrice silencieuse de la scène qui se déroule sous ses yeux. Il y a ce père, inquiet qui guette le réveil de la jolie poupée, sa main dans la sienne. Et puis il y a la belle endormie, allongée sur un canapé de cuir qui semble doucement s'éveiller. Boum, boum, boum.  À nouveau, leurs regards qui se croisent et enfin la langue qui se délie « Est-ce que.... vous allez bien ? » et la voix qui tremble, si assurée d'habitude. Le feu reste au creux de son cœur quand l'esprit s'égare parmi l'espace et le temps.


Dernière édition par Phoebe Rowe le Mar 27 Juin 2017 - 14:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: some kind of déjà vu. (roswald)   Sam 24 Juin 2017 - 0:52

elle est si jolie.
non.
non, elle n'est pas jolie. elle est belle.

un instant, jaime est envahit par le souvenir de ses cheveux dorés, son sourire incroyable, la plus belle récompense du monde. le soleil. son soleil. si elle avait su qu'elle allait l'approcher, aujourd'hui. qu'elle allait la voir. oh, elle l'a déjà entraperçue dehors. elle la déjà observée de loin, quand elle-même l'observait. comme deux inconnues qui se jaugent. elles ne se sont jamais parlées. elles ne 's'étaient même jamais vues, jusqu'à aujourd'hui. pas vraiment. après le visage, il y a la voix. la chaleur qui émane de l'astre brillant. elle est réveillée par cette voix, mise en mouvement par cette voix. elle existe, désormais. l'inconnue l'a tirée du monde abstrait, remise dans la réalité – elle existe à nouveau par la force de son nom qu'elle entends de sa bouche. - jaime....   - elle reprends des couleurs. il y a ce coeur, qui bat comme un tambour. prêt à la guerre, d'habitude. prêt à se battre, d'habitude. aujourd'hui c'est pas d'habitude. et il y a ses yeux qui refusent de s'ouvrir. c'est plus fort qu'elle. elle sait qu'elle va la voir (là tout près d'elle, et non séparées par la vitrine de la librairie) et elle a plus peur que si elle allait mourir.

putain.

jaime a peur. elle a peur que quelqu'un le remarque, que quelqu'un sache que son palpitant est encore un peu mou pour quelqu'un. c'est pas de la mollesse ce qu'elle ressent pourtant, non c'en n'est pas, absolument pas. c'est tendu comme un élastique prêt à claquer. comme sa langue contre son palais. - jaime chérie, est-ce que tu vas bien ? - euh....oui....je vais bien papa. ses yeux s'ouvrent et elle retient son souffle. elle est devant elle, qui se tient à quelques mètres . elle est là. la chaleur envahit son cœur et son corps. comme si chaque cellule la composant se réveillait. ce long sommeil, cette longue léthargie, dans laquelle la souffrance l'a plongée. ça disparaît. elle peut presque sentir la crasse de l'inexistence quitter sa peau. elle est propre à nouveau. elle est en vie à nouveau. - jaime ! euh...je m'appelle jaime ! je suis désolée, j'ai rien mangé de la journée, j'allais justement sortir pour aller acheter du pudding et.... les mots se précipitent à sa bouche et ratent les marches, eux aussi, mais ils se reprennent vite, elle se relève et dans la précipitation elle heurte son père qui la regarde, abasourdi. - oh papa ! tu veux bien nous laisser moi et mon amie (elle se croque la joue, tant le terme lui paraît inapproprié) quelques instants ? - mais...jaime - hop hop hop, allez zou ! tu devrais aller faire un tour, tu passe trop de temps avec ces bouquins va t'amuser allez ! c'est le déluge hors de ses cordes vocales tandis qu'elle pousse le vieil homme hors de chez lui sans aucune forme de ménagement. il ne proteste pas, ça ne servirait à rien de toute façon. c'est qu'il connaît l'oiseau. la porte se referme derrière lui. - bon sang ! ah les parents ! on a beau grandir il faut toujours qu'ils continuent à nous materner ! et elle se tait enfin, elle la regarde, elle se repaît de ses traits fins et son nez droit, son cœur chavire, c'est une tempête si agréable. elle a envie de la toucher, la caresser, vérifier qu'elle est là. elle la voit enfin.

et elle est belle.
pas jolie.
belle.
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MessageSujet: Re: some kind of déjà vu. (roswald)   Mar 27 Juin 2017 - 19:14

Il y a le doute. Ça ne s'arrête pas le doute. Ça creuse des failles pleines de moisissures dans les coeurs, et ça les élargies. Ça se glisse, doucement, dans la fissure, colore d'un noir ténébreux l'âme lumineuse et autrefois si belle des innocents. Et c'est le doute, qui chatouille le bout de son doigt et se meurt au bord de ses lèvres. Et pourquoi. Et comment. C'est une prison délicieuse et pourrie que Phoebe s'est construite avec délicatesse, agençant chaque étage, chaque étape avec précision, peignant les murs d'immaculé en sachant pertinemment que tous finiraient par s'assombrir. Une prison de déni. Et elle lui offre à elle le spectacle d'un joli château en lui faisant découvrir uniquement les endroits les plus reluisants. Là cachée derrière ses certitudes, comme elle peut être certaine du soleil qui se couche à l'est et se lève à l'ouest. Et ça finira par se casser la gueule, sûrement. Par s'écrouler. Mais elle sourit. Comme on le lui a appris. Repeindre ce qui est pourri et ne jamais laisser le poison se glisser dans son coeur. Et pourtant. C'est un peu de ça qui coule dans ses veines.

Elles sont seules. Son regard s'arrête sur une flamme qui vacille et projette des ombres dansantes sur les murs. C'est elle, la passante de ses rêves. C'est elle, qui hante ses jours comme ses nuits. Leurs yeux se rencontrent. Oh, un vertige. Phoebe ferme les siens. Le cours du temps a changé. Il y a devant chaque œil un futur possible. A droite, le ciel ouvert, à gauche, la terre béante. A droite le rêve, à gauche, le cauchemar. Il suffisait d'un regard. Un seul regard, comme pour tomber amoureux. C'est ce qu'elle doit penser, puisqu'elle la fixe depuis quelques minutes sans pouvoir parler. Elle s'avance vers elle, sans trembler. Sans passer par quatre chemins. Elle va droit au but, pose une main contre cet organe qui palpite toujours plus vite, elle veut vérifier quelque chose. Elle est près d'elle cette fois, trop près d'elle, la joue contre la sienne, ses lèvres qui effleurent son oreille. Elle peut sentir le parfum doucereux qui repose dans le creux de son cou. Elle joue. Elle joue pour déstabiliser, elle joue pour gagner, pour oublier le bordel à l'intérieur et ce myocarde aveugle et sourd qui sonne l'alarme pour elle. Pour l'aimer ou la bousiller, elle ne sait pas trop. Et ça n'a aucune importance.

Jaimie est proche. Trop proche. Au point où ses sens aiguisés, prédateurs, meurent d'envie de briser la maigre distance qui les sépare pour s'emparer de ses lèvres. Phoebe ignore si elle rêve de les mordre jusqu'à les déchiqueter copieusement ou juste les unir à sa bouche désireuse, qui se mord la lèvre inférieure dans une posture de fausse ingénue, tentatrice. Ça l'énerve Phoebe. Son coeur, l'énerve. Son coeur, parlons en. Ou n'en parlons pas, plutôt. Agacée par les lois de l'attraction présente qui vient écraser ses épaules, Phoebe abat ses cartes. Elle aime la tension lorsqu'elle l'instille, pas lorsqu'elle la subit, définitivement pas quand sa peau dévoile ce qu'elle se tue à cacher, à son contact. C'est une réaction épidermique, qu'elle pense. Allergique. Et c'est tout. C'est tout, mais elle n'y croit pas tout à fait et ça suffit à Phoebe pour balancer une bombe qu'elle avait prévu de maintenir encore un peu au creux d'elle, une main flirtant malicieusement avec le détonateur. « Alors tu n'a pas envie de savoir pourquoi je passe mon temps à te regarder la dehors ? » Soyons honnêtes l'une envers l'autre. Jouons carte sur table. Ça fait des mois qu'on s'observent, que va t-ont faire avec ça ? « Au fait, moi c'est Phoebe. »  Et ça résonne en elle, c'est comme une impression de déjà vu.
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