“ I can't save myself. ” (charlie)


Partagez | 
 

  “ I can't save myself. ” (charlie)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Kayden Genovese

avatar

CRÉDITS : ELOW ;

INSCRIT LE : 12/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 164


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: (charlie, libre) ∴ (thea, remus)

MessageSujet: “ I can't save myself. ” (charlie)    Sam 13 Mai 2017 - 16:04



I can't save myself

C’était comme une scène de film. Il était assis sur le trottoir, la pluie tombant à flot sur sa tête. Replié sur lui-même, tremblant. Il semblait être condamné dans l’attente. Il y avait dans la mélodie nocturne de cette intempérie, la musique lointaine joué dans un appartement un peu plus loin. Quelqu’un avait laissé la fenêtre ouverte, malgré le vent qui soufflait. Soupirant, Kayden ferme les yeux. Il se concentre sur la musique, seul lien avec la réalité. Jimmy Durante. Cette voix brisé, Kayden l’aurait connu parmi des centaines. Il aurait dû se sentir réconforté par ce rythme lent et tendre, mais ce n’était pas le cas. L’italien aurait aimé pouvoir se relever, partir de cette zone de danger, disparaitre dans l’obscurité, mais il était assis, comme coincé à cette endroit précis. Il était surtout blessé. Caché derrière une montagne de monstruosité abandonné. Camouflé derrière une odeur repoussante. Condamné à attendre que la voie soit libre de nouveau pour espérer sauver sa propre vie. La main droite sur une blessure à l’abdomen, il pouvait sentir le sang s’échapper. Ce n’est rien de nouveau pour lui. Le danger est une habitude dont il aimerait bien se débarrasser un jour. Mais c’était un Genovese et ce genre de chose, c’était comme une destinée que personne ne pouvait ignorer. Quand on lui donnait une tâche, il n’avait pas le choix. Il devait exécuter les ordres. Il devait accepter de pas avoir son mot à dire même lorsque c’était sa propre vie qui était en danger. Depuis qu’il a l’âge de six ans, il le sait. Il n’a aucun droit sur son corps, aucun droit sur son existence. Il appartient à d’autres.

Au bout d’une vingtaine de minute, la musique ayant disparue, les voitures s’en étant allé, Kayden se rend compte que c’est le moment. Il doit saisir cette opportunité pour bouger et fuir, trouver de l’aide aussi. Il ne peut pas retourner chez lui comme ainsi. Ça serait trop pathétique. S’aidant de sa longue veste pour se camoufler, il s’avance dans les rues jusqu’à se retrouver plus au centre de la ville. Malgré la pluie, les rues restaient animées. Des parapluies se bousculaient les uns des autres alors que Kayden semblait avoir passé toute sa vie sous l’eau tant il était trempé. L’avantage, c’était que personne ne faisait attention à sa sale gueule, peut-être parce que la pluie camouflé tout.

Il savait parfaitement où se rendre. Il n’avait pas prévu le coup, et celui qui s’occupait des Genovese était absent. Vacance improvisé qui s’éternisé. Quand il s’agissait de santé, cette grande famille de mafieux avait toujours un plan B, mais qui avait pris la peine de prévenir Kayden ? Personne. Alors après avoir fait quelques aller et retour clandestin à l’hôpital pour prendre ce dont ils avaient besoin, il avait eu le temps de repérer les médecins. D’essayer de graver dans sa mémoire qui pourrait lui être utile à lui, le moment venu. Il avait besoin de quelqu’un. De quelqu’un qui ne ferait pas de bruit, qu’il pourrait contrôler un minimum et qui serait enclin à l’aider vu la situation. Il sait exactement qui.

Il hésite un instant, mais il sait. Elle peut l’aider. Il l’a déjà croisé dans les couloirs. Elle doit être capable de refermer sa plaie, d’avoir les bons outils. Il sait ce que c’est d’improviser avec un kit de couture et franchement, il ne peut pas se permettre de recommencer. La cicatrice à son épaule est bien la preuve qu’il n’est pas médecin et que ça aurait pu être bien pire. De toute façon, sa main était trop tremblante pour qu’il réussisse à faire quoi que ce soit lui-même. Toussant, il se décide à entrer chez elle. Il n’a pas le choix, elle est la seule chose qui puisse l’aider ce soir. S’il ne veut pas se faire prendre, se retrouver entre les murs d’une prison. S’il ne veut pas rentrer et accentuer la réputation honteuse qu’il a sur le dos. Elle n’a pas l’air d’être chez elle. C’est étrange d’entrée dans un endroit qui n’est pas son monde, mais qui est celui d’une autre personne. C’est perturbant aussi.

La main toujours sur sa blessure, il est toujours trempé et son corps est froid. Il est debout depuis trop longtemps. La fatigue ne va plus tarder à prendre possession de lui et alors qu’il tente d’avancer, il se bouscule à un siège posait là, tente de se relever et s’y installe, soupirant. Il sait. Il ne peut plus faire plus d’effort pour l’instant. Pourtant, il resta en alerte quand il entendit un bruit. Etait-elle en train de rentrer ? Ou s'était-il trompé ? Peut-être qu'au final, elle était déjà là...



________________

you'll never change

il y a des routes qui changent,
mais des coeurs qui persistent.

Revenir en haut Aller en bas

Charlie Walker
THEA WALKER

avatar

CRÉDITS : lolitaes (<3) + tumblr

INSCRIT LE : 02/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 173


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★☆ / ★★★

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Dim 11 Juin 2017 - 0:36

D’une manière générale, il n’y avait que très peu de situation que Charlie était incapable de surmonter.  Elle avait cette faculté exceptionnelle qui lui permettait de garder la tête froide dans toutes les circonstances. Même à l’époque, où elle était devenue la risée de la presse people à s’être amourachée du réalisateur de « sa » série, elle n’avait pas montré la moindre once d’émotions à tous ses requins. Pourtant, à la voir dans la vraie vie, on pourrait croire que Charlie ne sait pas dissimuler ses émotions. Quand quelque chose la rend heureuse, son visage s’illumine, et elle ne peut s’empêcher de se déplacer à une allure plus légère, presque dansante. Sa bouche laisse même échapper des bruits étranges, pour exprimer sa joie, tant et si bien que cela peut en devenir embarrassant. Pourtant, placer la en situation de crise et vous ne verrez que des gens entraînés réagir comme elle. Avant d’esquisser le moindre mouvement, elle prend note de tout ce qui peut être utile, observant attentivement ce qui se déroule autour d’elle. Ensuite, elle agit, que ce soit en appelant à l’aide, ou en se débrouillant elle-même. Certes, pour l’heure, la dernière crise qu’elle avait dû gérer était une araignée qui bloquait sa porte d’entrée avec ses longues pattes velues et son regard vicieux. Mais Charlie avait eu l’occasion de gérer des crises plus graves et de s’en sortir. Cette fois, pourtant, elle se fit avoir comme une bleue en voyant la porte d’entrée s’ouvrir et poussa un hurlement. Elle secoua ensuite légèrement la tête : elle était ridicule. Peter venait d’entrer dans l’appartement mais Lisa était avec Mitchell, ce sexy policier qui saurait la protéger. Attrapant l’une des langues de chat posées sur sa table de nuit, Charlie la dévora sans quitter les yeux de son écran de télévision. Ce vieil épisode d’une série télévisée dont elle ne connaissait même pas le nom, était bien plus captivant qu’elle ne se l’était imaginée en début de soirée. Tant et si bien qu’elle ne se sentait pas en sécurité dans sa propre maison. Remontant les couvertures au maximum sur elle, elle attrapa son téléphone, regrettant que personne n’ait eu l’idée de lui envoyer un Snapchat amusant pour détendre quelque peu l’atmosphère. « Mais ne fais pas ça idiote ! » lance-t-elle-même à la télévision, en voyant que Lisa décide d’aller se promener seule (en réalité, elle va juste à la cuisine chercher de l’eau, mais c’est pas très malin !). Elle se redresse, comme pour mieux suivre la scène, et s’il lui semble bien entendre du bruit en bas des escaliers, soit à quelques pas de sa chambre, elle se convainc que ce n’est que le fruit de son imagination et se concentre sur son épisode. Posant une main devant sa bouche, Charlie n’arrive plus à détacher son regard dans l’écran quand tout à coup… c’est l’heure de la page de publicité. Agacée, elle soupire et décide d’aller se préparer une tisane « nuit calme » pour éviter les cauchemars.
Pas tout à fait rassurée pour autant, la demoiselle décide de s’armer de sa batte de baseball, qu’elle a sans aucune originalité nommée Lucille. Elle descend alors les escaliers deux à deux, et se dirige dans la cuisine quand d’un coup son sang se glace. Elle est pourtant tournée vers la cuisine et sur le point d’y entrer, mais il lui semble avoir aperçu une silhouette dans son salon. Elle s’arrête quelques secondes mais ne se retourne pas. C’est que si elle a raison, la situation était peu… effrayante, en plus d’être dérangeante. Seulement vêtue de sa petite culotte, elle se dit que c’est d’abord cette crise qu’elle doit gérer – bien que si elle doit mourir ce soir, elle aurait peut-être plutôt intérêt à courir. Elle attrape un tee-shirt qui était en train de sécher, frissonne en l’enfilant (pas tant parce qu’il est humide, que parce qu’elle s’apprête à devoir affronter la réalité) et enfin prend une grande inspiration avant de se retourner, avec Lucille prête à la défendre. Elle se rapprocha, et constate que ce n’était pas son imagination qui lui avait joué des tours. « Je sais que ce fauteuil est vraiment confortable mais si vous pouviez prendre la porte, j’apprécierais. » Son aplomb la surprenait elle-même mais elle savait pertinemment qu’il lui en faudrait peu pour paniquer. Par chance, la porte n’était pas loin. Pendant les quelques millièmes de secondes que le jeune homme prit pour répondre, elle l’observa attentivement. Constatant qu’il était blessé, Charlie ne put s’empêcher de lâcher un soupir de soulagement : il serait moins dangereux et plus facile à distancer si elle devait en arriver là. Un peu bêtement, elle nota qu’il allait tâcher son fauteuil, qu’elle avait longtemps hésité à prendre en cuir avant d’opter pour du tissu. Ce qu’elle regrettait amèrement à cet instant… « Je vais appeler une ambulance. » précisa-t-elle, sans demander son avis à cet inconnu. Elle ne tenait pas particulièrement à l’aider à tout prix mais il était hors de question que quelqu’un décède chez et devant elle sans qu’elle ne cherche à le sauver. Il était certes entré par effraction chez elle mais c’est quelque chose que la police pourrait gérer une fois qu’il serait soigné. Elle alluma alors son téléphone, composant son code et commença à entamer le fameux nine one one…

________________
American beauty / American psycho

Revenir en haut Aller en bas

Kayden Genovese

avatar

CRÉDITS : ELOW ;

INSCRIT LE : 12/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 164


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: (charlie, libre) ∴ (thea, remus)

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Dim 11 Juin 2017 - 20:54



I can't save myself

Son énergie avait disparu. Il le sentait bien. Il avait mal, il souffrait, il espérait que le temps passe si vite que tout s’échappe. Le sang, les minutes, elle. Il savait qu’il risquait énormément en venant ici, mais il risquait tellement plus en allant là-bas. Il ne peut pas laisser la loi le rattraper, lui coller une étiquette sur le dos, l’envoyer en prison alors qu’il a plus urgent à accomplir. Il est censé savoir courir, Kayden. Il est censé savoir quoi faire pour s’échapper, pour disparaitre. Le jeune italien n’est pourtant pas si bête que ça, alors il sait. Sans aide, il est foutu. Assis sur ce canapé, il aurait pu sursauter si l’énergie avait été là. Il pensait qu’il la surprendrait en train de rentrer, il ne pensait pas qu’elle serait déjà chez elle. Mais en même temps, que savait-il vraiment d’elle ? Rien. Il n’y avait que son instinct qui l’avait guidé à garder un œil sur elle.

Sa présence n’est pas désirée, on dirait presque un fantôme du passé qui décide d’hanter les innocents. L’ambiance n’était en rien propice à la confiance et à l’entraide. Il était entré comme s’il possédait l’endroit. Comme un voleur. Quelque part, c’était ça. Les Genovese étaient même bien plus que des voleurs. C’était comme si Kayden venait d’un autre monde et qu’il espérait trouver un refuge, ici. Chez elle.

Je ne peux pas. C’est tout ce qu’il arrive à dire. Il n’a pas la force d’argumenter, pourtant il doit faire vite. Il doit s’expliquer, réussir à faire ce qui doit être fait sans que personne ne le remarque. Il se déteste lorsqu’il est ainsi. Lorsqu’il saigne, qu’il est faible. Il a l’impression que durant toute sa vie, il a été faible, punie pour être comme il est. C’est comme si rien ne voulait lui autoriser d’être meilleur. Comme s’il était condamné à mourir bêtement, sur le tapis d’une inconnue.

Non ! Cette fois il tente un mouvement. Brusque et rapide, il se lève et s’approche. Sa main légèrement tendue, il espère s’emparer du téléphone, mais il se sait trop loin et trop ridiculement faible pour parvenir à faire quoi que ce soit. Le souffle fort, il est obligé d’ajouter quelque chose. De lui faire comprendre que ce n’est pas une option. Pas d’ambulance. S’il vous plaît. Pas d’ambulance. Son regard est presque suppliant. Il ne lui veut pas de mal, il ne veut de mal à personne. Ce qu’il est devenu, ça n’a jamais été son choix. Ses forces le lâchent soudainement et il chancelle. Il se rattrape de justesse, mais ne parvient pas à trouver un réel équilibre.

Aidez-moi… Sinon je suis un homme mort. Assis sur le sol, il regarde cette fille. Cette grande blonde. Il a sans doute interrompu sa soirée, sa vie même. Il vient de faire irruption dans son univers sans prévenir. Sans la préparer. Il est persuadé qu’elle est médecin, ou infirmière. Qu’elle travaille à l’hôpital, qu’elle doit l’aider, que c’est dans son devoir. S’il vous plaît.

Il sait ce qu’il doit faire si elle ne se décide pas. Fuir. Retourner souffrir dans la rue, comme l’être solitaire qu’il a toujours été. Il a beau essayer de rythmer sa respiration, tout indique qu’il n’est pas loin de l’évanouissement. De la perte de connaissance. Combien de sang avait-il perdu ? Un coup d’œil à sa main droite lui donna la nausée. Il pouvait sentir l’odeur du sang, mais le voir… c’était toujours tellement effrayant. Surtout quand c’est son propre sang à lui. Il a l’impression de vivre dans un cercle vicieux où il devait toujours sacrifier une partie de lui pour avancer. Son regard se relève vers la jeune femme. Finalement, quoi qu’il décide, il y a peu de chances qu’il puisse vraiment se relever.


________________

you'll never change

il y a des routes qui changent,
mais des coeurs qui persistent.

Revenir en haut Aller en bas

Charlie Walker
THEA WALKER

avatar

CRÉDITS : lolitaes (<3) + tumblr

INSCRIT LE : 02/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 173


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★☆ / ★★★

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Dim 25 Juin 2017 - 9:24

La souffrance est omniprésente sur le visage de l'intrus. Charlie avait toujours aimé particulièrement observer les visages des gens ; l'expérience de la vie lui avait appris qu'on pouvait en apprendre sur quelqu'un en observant son visage dans les moindres détails (et plus encore lorsqu'il n'avait pas conscience de cette étude). Au-delà de la souffrance, la jeune femme pouvait lire la peur, mais ce n'était même pas comme s'il cherchait à s'en cacher. Elle sursaute, lorsqu'il crie « non » au moment où elle s'apprête à appeler l'ambulance et la voilà qui recule de quelques pas, désemparée, déstabilisée. Elle a beau faire la fière, Charlie, elle sait Lucille si fort que sa main tout entière en est blanche. Elle a la chair de poule tant la peur s'est insinuée dans ses veines comme un poison. Elle n'arrive pas à réfléchir correctement, à peser le faux du vrai. Il n'a pas l'air méchant, c'est vrai mais peut-on avoir l'air si méchant que cela quand on était blessé ? Sûrement. Dans les films, c'était le cas. Elle soupira, bruyamment et essaya de peser le pour et le contre de la situation, une partie d'elle-même se demandant pourquoi elle n'avait toujours pas pris ses jambes à son cou. Mais il y avait du sang, pas mal de sang. Et Charlie avait un peu de mal à se dire que ce n'était pas si grave. « Je ne suis pas médecin. » finit-elle par lâcher, comme pour gagner du temps. Ce qui est loin d'être un mensonge à dire vrai : même si elle décidait de l'aider, elle ne voyait vraiment pas ce qu'elle pourrait faire pour lui. Elle soupire une fois de plus et tente de ne pas laisser la panique qui la gagne, guider ses actions. Elle ferme les yeux une seconde, même si tout son être lui souffle que c'est une mauvaise idée et compte sa respiration. Quatre inspirations, quatre expirations. Plusieurs fois. Comme yoga.Tout ce qu'elle peut se décider à faire, en ses quelques secondes, c'est d'attraper du linge en train de sécher et de lui balancer pour qu'il l'appuie sur sa blessure. « C'est mon tee-shirt préféré. » dit-elle, un peu bêtement. Cela ne changeait pas grand chose. Il serait désormais foutu. Mais encore une fois, elle n'est pas médecin alors que pourrait-elle faire pour lui ? Et pourtant, s'étonnant elle-même, elle repose sa batte, s'accroupit à son niveau pour le regarder droit dans les yeux tout en gardant ses distances : « Vous faites un mouvement brusque et c'est la police, pas l'ambulance que j'appelle. » Elle attend un instant, sans bouger. C'est qu'elle ne sait toujours quoi faire, la jeune Walker. Elle essaie de se décider, elle n'est toujours pas certaine de ne pas aller la police, ni les flics. Mais elle gagne du temps. « Il s'est passé quoi ? » dit-elle, toujours accroupie à trois mètres de lui, espérant presque qu'il finisse par défaillir, et qu'elle puisse appeler cette foutue ambulance. Il saigne de toute façon beaucoup trop pour qu'elle sache faire quoique ce soit. Etre bénévole à l'hôpital, c'est davantage faire le clown, jouer aux cartes et jouer les fausses infirmières pour faire rire les enfants qu'apprendre ce métier-là. Que pourra-t-elle faire pour lui, si elle décidait de l'aider, à part lui dire d'appuyer sur sa blessure avec ses tee-shirts préférés. D'ailleurs, il semble ne pas le faire très fort et sans réaliser ce qu'elle fait, la voilà qui s'approche et vient exercer une pression supplémentaire sur sa main pour qu'ils puissent arrêter ce sang qui est en train de ravager son parquet. Elle se retrouve alors à quelques centimètres de son visage et déglutit, se maudissant d'avoir tant tergiversé. N'avait-elle pas lu assez de faits divers ? Ni regardé assez de films ou séries télévisées ? Charlie savait pertinemment comment cela allait se finir : soit il finirait par la tuer, soit il reviendrait la voir chaque fois qu'il était blessé (et là, elle pouvait directement investir dans ses bâches pour son sol et ses meubles, ainsi que dans un diplôme de médecine, merci bien), soit ils tomberaient amoureux, vivraient heureux jusqu'à la fin de leur jour et auraient beaucoup d'enfants. Sinon, il pourrait aussi choisir de défier les clichés et les statistiques et ne plus jamais revenir dans sa vie. Ce serait même vachement cool.

________________
American beauty / American psycho

Revenir en haut Aller en bas

Kayden Genovese

avatar

CRÉDITS : ELOW ;

INSCRIT LE : 12/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 164


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: (charlie, libre) ∴ (thea, remus)

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Lun 17 Juil 2017 - 12:04



I can't save myself

S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était ça. Inutile, faible, un vrai fardeau difficile à ignorer. Devant cette fille il représentait cette chose dont on aimerait bien se passer. Cette chose qui s'incruste sans prévenir et qui ne compte pas partir. Il était épuisé et mentalement il n'était pas loin du black-out total. Pourtant, son instinct de survie le poussait à garder les yeux ouverts. À lui parler. Il devait la convaincre, mais il n'avait pas assez d'énergie pour trouver les bons mots. Il s'était persuadé qu'elle comprendrait, qu'elle accepterait. Que d'une certaine façon, les choses pouvaient pour une fois se passer comme il l'espérait. C'était sans compter sur le sang qui s'échappait de son corps. Sur ce même corps, tremblant. Il est incapable de faire quoi que ce soit. Il l'effraie, mais il est lui-même effrayé. Cette situation n'a rien de nouveau, mais jamais il ne s'était retrouvé si proche du néant. Jusqu'ici, il y avait toujours eu un plan B. Quelqu'un pour le sauver, quelqu'un pour l'aider à ne pas disparaitre. Si le médecin de la famille n'était pas parti, peut-être que sa nuit aurait été différente. Peut-être qu'il aurait pu laisser Charlie tranquille. Mais la vie était un condensé de surprise et de décision rapide. Son instinct l'avait guidé ici. Avait-il fait une erreur ? Allait-il le payer de sa vie ?

Peut-être. Ses yeux s'écartèrent sévèrement lorsqu'elle avoua ne pas être médecin. Ces souvenirs s'emballèrent dans son esprit. Il l'avait vu, à l'hôpital. Plusieurs fois. Elle était médecin… ou infirmière. Quelque chose. Il sent de la colère monter en lui. Soit elle était en train de mentir, soit il s'était trompé. Mais les médecins n'avaient-ils pas tous fait un voeux ? Quelque chose dans le genre qui les oblige à sauver des vies ? Assis par terre, adosser au fauteuil, il regarde la demoiselle avec un questionnement sans fin. Il ne sait pas quoi dire. Par contre, il a bien l'impression d'être un homme mort.

Désolé. Murmura-t-il alors qu'il prit le tee-shirt et qu'il appuya, grimaçant. Elle semblait plus profonde que d'habitude, cette plaie. Voilà quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout et qui ne lui indiquait rien de bon. Les bleues, il était habitué. C'était désagréable et parfois embêtant, mais son corps avait fini par accepter qu'il n'y échapperait pas.

Je ne suis pas là pour vous faire du mal. Ses mots avaient du mal à sortir et pourtant il essayait. Il était là parce qu'il pensait qu'elle l'aiderait. Qu'elle avait les compétences pour. Il se rendait compte qu'il allait probablement crever dans le salon d'une inconnue. En voilà une fin digne de l'abruti qu'il était. C'est sa famille qui allait être contente. Depuis quelques jours, la Cosa Nostra est dans la merde la plus totale. Les Gambino, sa famille biologique, sa vraie famille, avait décapité le chef suprême. Kayden avait représenté la paix pendant des années. Son propre près l'avait vendu et aujourd'hui il était de nouveau prêt à le sacrifier pour ses propres désirs.

Essayant de bouger, Kayden tâcha de retirer ses vêtements avec beaucoup de peine. Petit à petit, son torse se dévoila – il profita pour garder une partie de ces vêtements sur son abdomen. Il s'était fait tabasser, piégé, son visage commençait à dévoiler que tout n'était pas toute rose et qu'il était loin d'être dans un état correct. Par chance, il avait réussi à se faufiler à travers la ville et à se cacher. Il était encore en vie parce qu'il savait comment se défendre et comment fuir.

Ma tête a été mise à prix. Elle s'était rapprochée, appuyant un peu plus que lui. Il faut le dire, il n'avait pas de force. Plus d'énergie. Il a beau être trempé de la tête aux pieds, il se sent assoiffé, affamé. Je croyais… Je vous ai vus. Parler et respirer en même temps devenait une tâche encore plus difficile. À l'hôpital. Je vous ai vus et j'ai cru que vous pourriez m'aider. Il essaya de se relever un peu plus, de se tenir plus droit, d'avoir une position moins faible. Il sait ce qu'elle doit faire, si elle, elle ne sait pas. Il essaye d'ailleurs de réunir toutes ses forces pour ne pas fermer les yeux.

Il faut de l'alcool. Désinfecter. Et refermer. Vous... Vous avez un kit de couture ? Il sent ses paupières s'alourdirent, mais réussi à combattre la fatigue. Sinon il faut… De sa main libre, il semblait vouloir mimer un geste. Cautériser. Chauffer un couteau...


________________

you'll never change

il y a des routes qui changent,
mais des coeurs qui persistent.

Revenir en haut Aller en bas

Charlie Walker
THEA WALKER

avatar

CRÉDITS : lolitaes (<3) + tumblr

INSCRIT LE : 02/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 173


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★☆ / ★★★

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Sam 12 Aoû 2017 - 0:01

Peut-être était-ce le « désolé », et la sincérité qui s'en dégageait. A moins que cela ne soit l'effort qu'il avait du faire pour dire « Je ne suis pas là pour vous faire du mal » mais quelque chose se réveilla en Charlie. Elle voyait la crainte sur son visage, et si elle avait vu assez de films et de séries pour savoir que cela ne prédisait rien sur son avenir – si elle mourrait, elle ne doutait pas un instant que Camille serait à la hauteur et ferait condamner Kayden. En tout cas, le déclic fut là et Charlie se précipita rapidement auprès de Kayden lorsqu'il commença à retirer ses vêtements. « Attendez, je vais vous aider... » souffla-t-elle, consciente des risques qu'elle prenait. Et pourtant... comment pouvait-elle laisser cet homme mourir, alors qu'il ne voulait que de l'aide ? La situation n'était pas grisante. Charlie ne se sentait pas plus en vie parce qu'elle vivait quelque chose d'extraordinaire. Elle n'avait pas besoin de vivre des choses hors du commun pour vivre et être heureuse. Mais Charlie était ce qu'elle était. Si elle était bénévole au sein de l'hôpital, ce n'était pas un hasard. Il n'y avait rien qu'elle aimait plus au monde que de prendre soin des gens. Elle aurait préféré le faire dans d'autres circonstances ; apprendre à connaître Kayden dans l'hôpital, sans qu'il ne soit en train de se vider de son sang, et peut-être en train de crever dans son salon. Elle l'aida alors à retirer son tee-shirt et appuya comme elle le pouvait contre sa blessure. « Je... je suis désolée mais ça va faire mal. » dit-elle, alors qu'elle augmentait la pression. Etait-ce normal qu'il perde autant de sang ? Après tout, les doigts aussi, cela saignait beaucoup et ce n'était jamais bien grave. Elle l'a prévenue, avant de s'approcher, elle l'a menacée mais il aurait pu lui rire au nez – elle se serait quand même approchée. Charlie se rendait d'autant plus compte à ses cotés que la situation était grave. Elle n'aurait peut être pas dû tant tarder à venir le sourire. En entendant que sa tête avait été mise à prix, Charlie fit de son mieux pour rester impassible. Son visage ne bougea pas, mais la chair de poule qui se dessina sur tout son corps ne laisserait personne dupe. Par chance, Kayden avait d'autres chats à fouetter. Elle ne cacha pas sa peine cependant lorsqu'il expliqua qu'il l'avait vu à l'hôpital, et secoua la tête d'une mine désolée. « Non, non, non... Je... je suis simplement bénévole, je m'oc... » Elle s'apprêtait à lui raconter son poste mais était-ce vraiment le moment ? Elle s'arrêta net, et attendit. Que pouvait-elle faire d'autre ? Il ne voulait pas qu'elle appelle l'hôpital mais si elle ne le faisait pas... Charlie n'eut pas à se torturer la tête trop longtemps – Kayden lui expliqua la marche à suivre. Cette fois, elle ne dissimula pas sa réaction ; le mouvement de recul était explicite – elle n'avait aucune envie de faire ça. La demoiselle ne se laissait pas impressionner facilement, mais même pour elle, c'en était trop... Elle déglutit, les larmes lui montèrent aux yeux, et elle avoua : « Je... je ne peux pas, je ne sais pas faire ça. » lui expliqua-t-elle, priant le ciel pour qu'il trouve une autre solution. Il y avait forcément une autre solution. « Vous... vous pouvez le faire vous-même peut-être ? » dit-elle, alors qu'elle vérifia à son poignet que son pouls battait toujours à un rythme, relativement, régulier – ça, c'était dans son champs de compétence. Se rendant compte qu'il ne lui laisserait pas le choix, elle décida que c'était à elle de ne pas lui laisser le choix. Elle se redressa alors, après avoir pris la main de Kayden et lui avoir montré le point de pression qu'elle avait trouvé. « Je reviens. Je vais chercher ce qu'il faut. » Elle courra alors à l'étage, montant les marches trois par trois, et se précipita vers sa table de chevet, où elle attrapa son kit à couture. Elle se dirigea ensuite dans la salle de bain et attrapa toute sa trousse à pharmacie, et lui hurla au passage « Ne mourrez pas, s'il vous plaît. » sincèrement inquiète que cette situation puisse arrivée. Charlie n'avait jamais vu de cadavre et n'était pas prête à ce que cela arrive. Elle se dépêcha alors de redescendre, et attrapa la bouteille de vin qui traînait sur la table de la cuisine au passage – un détour plus nécessaire que cela en avait l'air. Elle déposa tout auprès de Kayden, et reprit son point de pression. « Je suis là. » annonça-t-elle, alors que ses yeux étaient clos. Elle laissa échapper un petit cri de soulagement lorsqu'elle vit sa poitrine se mouvoir au rythme de sa respiration, et attrapa la bouteille de vin. A lui l'honneur. « Vous en voulez quelques gorgées ? » De sa main libre, elle s'affaira à ouvrir sa boîte à pharmacie pour y trouver de l'alcool à 90°. Elle décida de ne pas perdre du temps, et en versa sur une compresse qu'elle venait d'ouvrir avant de l'appliquer sur la plaie. Elle grimaça de douleur à la simple idée de ce qu'il devait ressentir, et remis les vêtements au-dessus pour refaire pression. Elle l'observa ensuite, et ne le quittant pas des yeux, elle avala deux grandes lampées de ce vin blanc, qui n'était décidément pas aussi bon que dans son souvenir. « Je m'appelle Charlie. » Comme si cela avait la moindre importance. « Et je peux faire beaucoup de choses mais... je suis désolée mais je ne pourrai pas vous recoudre... C'est trop dangereux. » Et elle n'en était pas capable. Rien qu'à l'idée, tout son corps se mettait à trembler. Elle voulait aider Kayden, vraiment, mais Charlie n'était pas fait pour ce genre de vie. Elle n'avait peur de rien, mais de ça, si. Elle n'était pas cette fille de toutes les séries qui finissaient par trouver le courage de faire ce genre de choses. « Je vous enfile l'aiguille et je vous assisterai mais... » Sa voix tremble autant qu'elle, et c'est ridicule. Elle devrait être celle en train de rassurer Kayden. Ou d'appeler une ambulance. Oui, voilà. S'il refusait de se recoudre tout seul, elle appellerait une ambulance. C'était la meilleure chose à faire.

________________
American beauty / American psycho

Revenir en haut Aller en bas

Kayden Genovese

avatar

CRÉDITS : ELOW ;

INSCRIT LE : 12/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 164


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: (charlie, libre) ∴ (thea, remus)

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Lun 4 Sep 2017 - 20:06



I can't save myself

Kayden n’était pas autorisé à rêver. Depuis qu’il est en âge de comprendre la vie, il le sait. Les rêves, c’est inutile. C’est se faire mal à soi-même, pour rien. Bêtement. S’il le pouvait, il ferait en sorte de convaincre son esprit de ne plus penser à ce genre de chose stupide. De ne plus espérer tout simplement. Difficile pourtant de forcer un cerveau à réfléchir de cette façon, surtout après avoir succomber à la tentation. Il y a quelques années, Kayden avait imaginé un tout autre avenir. Il avait vu dans ces études une possibilité pour lui d’échapper à cette vie de violence, à cette vie guidée par la Cosa Nostra. Il y avait trop cru et malgré ses efforts, il avait échoué. Son échec était inscrit sur son front depuis et celui qui se faisait nommé Jupiter n’était rien de plus aujourd’hui qu’une brute sans cervelle. Un raté. Voilà, c’était tout. Il ne pouvait rien accomplir dans la vie. Il ne pouvait pas rêver, parce qu’il n’avait aucune chance de vivre une vie comme les autres. Il dédié son entière existence à ceux qui le torture depuis toujours et il n’a pas son mot à dire. Même alors qu’il se meurt chez une inconnue, il sait qu’il n’y aucune raison à sa survie. Si elle l’aide, s’il vit, il retournera dans les rues sombres à frapper les pauvres idiots qui doivent de l’argent aux Genovese. Il participera aux trafics riches et variés du clan et fera des aller et retour entre ce pays et le voisin. Kayden était dans une prison ouverte. La liberté était inexistante. Il ne pouvait pas fuir, il ne pouvait pas vivre autrement qu’en était ce raté que tout le monde connaissait si bien. S’il survit, il devra aussi retrouver son petit-frère, celui qui avait eu la belle vie. Celui qui n’a pas été vendu, comme lui. Et il devra l’assassiner. Alors non, il n’avait aucune raison de vivre et pourtant… et pourtant, malgré le sang qui s’échappé, il suppliait la vie de ne pas le laisser.

Il n’était pas là pour se cacher et mourir bêtement. Il était là parce qu’il croyait avoir des chances de survivre avec elle. S’il s’était trompé, alors il pouvait sourire. Sa fin serait aussi ridicule que son commencement.

Elle n’était peut-être pas infirmière ou médecin, mais elle semblait tout à coup vouloir l’aider. Comme si quelque chose avait fait éveillé sa générosité. Peut-être était-ce simplement qu’elle ne voulait pas d’un mort chez elle… Il grimaça de nouveau alors qu’elle appuya plus fort sur sa blessure. C’était comme une décharge. Un atroce décharge électrique prête à réveiller un mort. Il a l’impression qu’il doit s’expliquer, qu’il doit lui dire pourquoi il est là. Il perçoit le mot « bénévole » et sent la stupidité monter en lui. Chaque erreur semblait lui rappeler qu’il n’était qu’un crétin. Qu’il méritait l’enfer dans lequel il vivait. Passons, il savait ce qu’elle pouvait faire. Il se bat, férocement, pour ne pas s’évanouir. Pour ne pas éteindre la flamme qui reste en lui.

Il aimerait lui dire qu’il ne peut pas. Sa main tremble. Sa force est bientôt épuisée. Soudain il croise son regard. C’est comme si elle se débattait avec elle-même, comme si finalement une partie d’elle-même avait gagné, prête à faire ce qu’il faut. Sa propre main de nouveau sur la blessure, il tente de ne pas diminuer la pression.

Je vais essayer. Sans savoir pourquoi, il sourit. Un vrai sourire, il était amusé. Ses mots avaient forcé ses yeux à s’ouvrir, lui qui était sur le point de partir dans un autre monde. Ce « s’il vous plait », c’était comme si elle visait la mort elle-même et l’imagination de Kayden s’envola.

Vous êtes là. Répéta-t-il, comme pour rester debout. Il ouvrit de nouveau les yeux, péniblement. La bouteille de vin le surpris, mais tâcha d’attraper celle-ci pour en boire un peu. Voilà qui pourrait l’aider à tenir, à supporter la douleur aussi. Il grogna en sentant la compresse alcoolisé contre sa peau, manquant de peu de s’étouffer avec le reste du vin dans sa bouche. Il s’essuya la bouche puis serra les poings. Il observa alors Charlie, qui termina de boire aussi et se présenta. Elle n’avait pas le courage de le faire. De recoudre sa plaie. Il comprenait. De nouveau, il prend une grande respiration.

Faisons-le ensemble. Il essaye de se repositionne, comme pour mieux voir sa propre plaie. Le mouvement le fait presque hurler de douleur. C’est ignoble, mais ce n’est pas une première fois pour lui. Ce n’est vraiment pas la dernière non-plus. Il soulève le vêtement et sert les dents tout en essayant de dégageait le sang sur sa plaie. Ce n’est pas beau à voir. Il attrape le tee-shirt et le sert en bouche puis essaye de saisir l’aiguille que lui tend Charlie.

Kayden. Moi c'est Kayden. Il ne sait pas pourquoi, mais c’est sans doute important de le dire maintenant, même avec du tee-shirt dans la bouche. Il ferme puis ouvre les yeux, comme pour essayer de rassembler tout ce qui lui rester. D’une main, il sert sa plaie pour rassembler sa peau côte à côte, de l’autre il essaye de placer l’aiguille. Ce n’est jamais facile au début. Sa respiration est alors plus rapide. Il sait ce qui l’attend. Il sait…

Et il plante l’aiguille. La main tremblante, il parvient quand même à faire passer celle-ci de l’autre côté, mais lâche celle-ci par maladresse. Il tente de la ramasser, puis remarque la main de Charlie. Il remercie celle-ci mentalement avant de recommencer plusieurs fois. Parfois il a du mal à placer l'aiguille, parfois elle a du mal à traverser, parfois elle lui glisse entre les doigts... Il parvient cependant à aller jusqu'au bout. Il ne reste plus qu'à faire un nœud et à couper le fil.  



________________

you'll never change

il y a des routes qui changent,
mais des coeurs qui persistent.

Revenir en haut Aller en bas

Charlie Walker
THEA WALKER

avatar

CRÉDITS : lolitaes (<3) + tumblr

INSCRIT LE : 02/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 173


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★☆ / ★★★

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Dim 24 Sep 2017 - 11:42

Cette situation était ridicule. Charlie n'aurait jamais imaginé pouvoir se retrouver dans une telle situation, et ce, d'autant plus qu'elle savait ne pas être à la hauteur de la tâche qui aurait dû lui incomber. Lorsqu'elle avait capitulé et décidait d'aider cet inconnu, elle s'était presque attendue à ce que la panique s'envole, et que quelque chose se déclenche en elle, comme cela se passait tant de fois dans les films. Elle aurait aimé que son corps se mette en automatique, et que son instinct de survie lui dise exactement ce qu'il y avait à faire et comment le faire – comme savoir recoudre son blessé. Alors, quand il lui posa la question, la jeune femme n'eut d'autre choix que de lui dire la vérité – elle en était tout bonnement incapable. C'était probablement idiot de lui proposer de le faire lui-même, mais quelle autre solution avait-elle ? Elle pouvait bien appeler une ambulance mais il lui avait supplié de ne pas le faire, et voilà qu'elle était désormais coincée dans cette situation ubuesque. Affairée à l'étage à chercher ce dont elle avait besoin, elle n'entendit pas Kayden lui dire qu'il allait essayer de rester en vie, ce qui la poussa à accélérer la cadence pour le retrouver un peu plus vite. Peut-être était-ce idiot d'avoir pris le temps d'attraper une bouteille de vin ; après tout, chaque minute était précieuse. Mais elle n'avait rien de plus fort, et dans les films, prendre un peu de courage liquide semblait toujours aider tout le monde. Alors qu'il buvait, Charlie se mordit la lèvre quand il grimaça, murmurant un « je suis désolée ». Elle ne faisait pas du mal aux gens. Même involontairement, Charlie détestait faire du mal aux gens, et c'était bien la raison pour laquelle elle avait choisi d'être bénévole à l'hôpital plutôt que de chercher un véritable métier au sein de l'hôpital. Elle ne faisait qu'apporter des sourires, et des jolis moments aux patients et n'avait jamais à leur annoncer de mauvaise nouvelle. Ce n'était même pas qu'elle doutait d'en être capable, mais elle avait le luxe de pouvoir éviter de travailler pour quelques temps, alors pourquoi ne pas en profiter ? Mais au fond, elle savait pertinemment que si elle décidait de retourner dans la vie active, il était peu probable qu'elle se consacre à nouveau à sa carrière d'actrice. Au contraire, sa future vocation était déjà toute trouvée : elle serait infirmière. Mais pour ça, il faudrait qu'elle apprenne à recoudre des patients et elle en était bien loin. Elle esquissa un sourire gêné lorsqu'il affirma qu'il le ferait ensemble, et se redressa. Une grimace déchira de nouveau son visage, et une larme s'échappa de ses yeux. Charlie n'était peut-être pas si téméraire qu'elle le pensait finalement. Elle souffla, doucement, et hésita à dire quelque chose mais préféra le laisser se concentrer sur sa tâche. Au moins, il semblait savoir ce qu'il faisait. Elle acquiesce lorsqu'il dit son nom, et comme une apprentie face à son maître, l'accompagne dans son geste, et maintient l'aiguille lorsque sa main faiblit. Dans un silence presque religieux, la demoiselle s'efforce de rester concentrée pour ne pas défaillir, ou le pousser à planter l'aiguille à un mauvais endroit. A chaque fois qu'il sert la peau et la répare, Charlie a l'impression qu'il perd un peu plus d'énergie, et se demande s'il parviendra à fermer sa blessure mais par elle ne sait quel miracle, ou quel instinct de survie, plus probablement, il y parvint, et n'abandonne l'aiguille dans la main de Charlie que lorsque le plus dur est fait. D'un air un peu bête, Charlie observa tour à tour Kayden, sa blessure, et l'aiguille. Elle a des centaines de questions en tête, mais n'est pas certaine de vouloir la réponse à une seule d'entre elle. Elle n'est pas idiote, et comprend que c'est dangereux. Elle ferme les yeux une seconde, soupire comme pour expier tous les sentiments éreintants qui l'ont envahie, et se remet au travail : il lui a laissé le plus facile, et elle ne peut l'abandonner maintenant. Elle se concentre, et entend presque la voix de sa gouvernante, qui lui avait appris comment faire un nœud sans abîmer l'ouvrage que l'on venait de réaliser. D'un mouvement délicat, presque expert, elle fait le nœud, puis cherche de quoi couper le fil. Malheureusement, elle ne sait où sont passés les ciseaux de sa trousse – elle devrait être plus organisée et se promet donc de remédier rapidement à la situation. Se penchant doucement vers l'abdomen de Kayden, elle attrapa le fil entre ses dents et le sectionne comme elle peut, tentant de n pas tirer sur le fil. « Je vais nettoyer le contour de la plaie, et je vous mets une compresse » dit-elle, avant d'attraper doucement sa main. « Vous avez été courageux, reposez-vous. » Voilà, là, Charlie est plus dans son domaine. Prendre soin des gens, leur dire de se reposer, leur apporter du réconfort moral, réajuster les oreillers... ça, elle sait faire sans souci. Elle se dirige alors dans la cuisine, et fait bouillir un peu d'eau avant de le verser dans une saladier. Elle attrape également quelques linges, et rejoint enfin Kayden. Après avoir vérifié que son abdomen bougeait toujours au rythme de sa respiration, elle se rapprocha de ce dernier, et déposa le saladier et le linge sur le sol, avant d'attraper un cousin sur son canapé. « Levez la tête. » souffla-t-elle doucement, glissant sa main pour sa nuque. Elle la soulève légèrement et glisse le coussin pour qu'il soit installé plus confortablement. Sans un mot de plus, elle nettoie, aussi délicatement que possible, le sang qui tâche sa peau. Elle commence par son visage, puis ses doigts avant de caresser sa blessure du linge humide, n'osant exercer plus de pression. L'espace de quelques secondes, Charlie se perd sur les autres cicatrices qu'elle observe et ses doigts glacés viennent dessiner les traces de celle-ci. Qui est cet homme ? Et à quel point est-il dangereux ? Elle soupire. Qu'importe, pour l'heure, il est inoffensif. Elle se redressa, et va chercher de quoi faire un lit fortune, et après avoir installé le tout dans le salon, elle pose doucement sa main sur l'épaule de Kayden, pour le réveiller. « Vous pouvez dormir ici... vous serez mieux. » Il n'était de toute façon pas en état d'aller nul part. « Vous avez besoin d'autre chose ? » proposa-t-elle, espérant qu'il répondrait par la négative. Epuisée, elle ne rêvait que de s'endormir, pour pouvoir se réveiller et se rendre compte que tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Ou en tout cas, qu'il serait parti à son réveil.

________________
American beauty / American psycho

Revenir en haut Aller en bas

Kayden Genovese

avatar

CRÉDITS : ELOW ;

INSCRIT LE : 12/01/2017
MESSAGES POSTÉS : 164


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: (charlie, libre) ∴ (thea, remus)

MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    Mer 25 Oct 2017 - 21:44



I can't save myself

Quel était les probabilités pour vivre un moment comme celui-ci ? Blessé, au bord d’une mort certaines, aidé par une pauvre fille qui n’avait rien demandé et qui finirait sans doute par appeler les policier une fois qu’il serait inconscient ? Kayden savait que la vie ne pouvait plus le surprendre. Il savait que rien dans ce monde ne pouvait le surprendre. Il était prêt à accepter les échecs plus que les réussites, les douleurs plus que les joies. Les retournements de situation ne l’impressionnaient même plus, tout comme sa capacité à mal interpréter les choses. Il avait vu en elle un espoir, un médecin ou une infirmière. Elle n’était que bénévole. Quelque part, ça voulait aussi dire qu’elle était prête à aider, qu’elle pourrait l’aider lui. Même dans cet état, même malgré sa carrure et cette impression qu’il était du mauvais côté. L’étiquette de méchant lui collait sans doute à la peau. Pourtant Kayden n’était pas effrayant comparé à ses frères d’adoptions. C’était simplement parce qu’il était le plus torturait. Son âme toute entière se tourmentait en lenteur dans une vie ridiculement affreuse. Il n’avait rien demandé, il avait tout encaissé. Et le voilà désormais, face à la mort. Le voile sombre lui sourit, se moque, ricane même. Mais quelque part, Charlie l'empêche de trop s’approcher. Comme si elle rayonnait d’une lumière destructrice. Qu’elle formait un bouclier qui l’entourait paisiblement. Elle ne pouvait pas faire grand chose pour lui, mais elle faisait au moins ça. C’était largement assez.

Elle lui a donné la force aussi, la force de faire ce qu’il ne pensait pas faire. Faible, il ne sent plus rien désormais. Plus aucune douleur, plus aucun souffle. Il se perd, doucement. Il est à deux doigts de ne plus ouvrir les yeux. De rester dans un sommeil profond. Mais elle est toujours là, Charlie. Il refuse de la laisser seule et compte ses respirations comme pour se tenir éveillé. Il ne dit plus rien par contre, trop effrayé de ne pas réussir à prononcer quoi que ce soit. Il l’observe faire, tout d’un coup serviable et d’une douceur sans faille. Il se laisse complètement, désormais complètement allongé. Le temps file désormais. Elle prend soin de lui, elle éponge son sang, elle le maintient en vie plus qu’elle ne le crois. Finalement, elle pose sur Kayden une main rassuré et rassurante. Il bouge faiblement la tête. Non, il n’a besoin de rien. Le jeune homme se surprend lui-même lorsqu’il arrive à lui attraper le poignet avant qu’elle ne part complètement.

M… Merci. Ses doigts délaissent son poignet avec douceur, glissant lentement jusqu’à retomber à terre. Cette fois, il tente de sourire. Par courtoisie, parce que quelque part il est persuadé qu’il serait sans doute mort sans avoir été secouru ici. Et ses paupières tombent, lourdement.

Il ne pensait pas se réveiller si vite et pourtant, les heures ont filés. Trop vite, c’est certain. Le soleil se lève juste alors que ses yeux s’ouvrent. Il est terrassé, sans savoir pourquoi. Une montée d’adrénaline le surprend et le réveil. Etait-ce un cauchemar ? Que s’était-il passé ? Ses muscles sont douloureux, sans parler de ses blessures. Petit à petit, tout revient. Les images, la fille. Kayden se lève alors, doucement, posant une main sur son abdomen. Il ne peut pas rester là plus longtemps et se décide à bouger. Il chercher sa veste surtout, il s’en fiche du reste. Il a juste besoin de se cacher et de retourner chez lui. Quand il se lève, il tangue un peu. Il est encore faible. Il a besoin de manger, de dormir plus aussi. Sa vue se trouble et il se rattrape de justesse avant de souffler. Respire, Kayden. Respire.

Finalement il chercher la sortie des yeux et se cogne à un meuble pour mieux jurer en italien...


________________

you'll never change

il y a des routes qui changent,
mais des coeurs qui persistent.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: “ I can't save myself. ” (charlie)    

Revenir en haut Aller en bas
 
“ I can't save myself. ” (charlie)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: REALITY #1 (ORIGIN) :: NEW TOWN :: Habitations-
Sauter vers: