☑ number one freak


Partagez | 
 

 ☑ number one freak

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Ian Holstein

avatar

CRÉDITS : songbird

INSCRIT LE : 11/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 98


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: ☑ number one freak    Jeu 4 Mai 2017 - 10:15

Colin avait passé une sale journée et il avait bien besoin de se détendre un peu. Un clone défectueux  avait provoqué un mouvement de panique général dans les bas quartiers (ceux qu'il ne fréquentait jamais) et il lui avait fallu étouffer l'affaire, c'est-à-dire mettre la main à la pâte. Quelques associations avaient menacé de faire grand bruit ce dont Colin avait dû se charger personnellement. C'est fou à quel point les pauvres ont toujours besoin de se plaindre. Le plus fou dans cela était sans aucun doute que l'argent marchait à chaque fois : deux billets avaient suffit à taire leur ambition naïve. Colin détestait avoir à faire aux civils. Les pauvres, n'en parlons pas.
Il n'avait pas attendu son chauffeur mais sauté dans son bijoux dernièrement acquis, un pure diamant de technologie. En soi il n'avait même pas besoin de chauffeur puisque sa voiture était autosuffisante. Pas besoin de toucher le volant. Oui, une pure merveille. Mais, voyez-vous, Colin avait ses habitudes, une routine dans laquelle il se complaisait tout à fait et qu'il n'aurait perturbé pour rien au monde. Seul l'inattendu le poussait à agir démesurément à son tour, c'était du moins l'excuse qu'il se donnait. Cette histoire de clone défectueux l'avait épuisé, il lui fallait donc nécessairement un puching ball. Façon de parler, évidemment. Aussi, il se dirigea tout droit chez son amie Penny qui, il n'en doutait pas, saurait apaiser ses nerfs.

— Bonjour ma belle, ça fait un petit moment dis donc !

Il posa un baiser sur sa joue, sans attendre que la porte ne soit complètement ouverte. Jamais ne lui serait venu à l'idée de demander la permission d'entrer. C'était sa Penny, à lui, il la connaissait comme le fond de sa poche (qui, en l'occurence, était vide, mais ça n'enlevait rien à la comparaison). Et c'était si vrai qu'il devança la question qu'elle avait sans aucun doute au bout des lèvres.

— J'ai fini plus tôt et tu me manquais, d'où ma présence.

Il était vrai qu'il devait avoir une bonne raison pour se pointer chez Penny dans la mesure où il n'y avait pas mis les pieds depuis sacré bout de temps. Généralement, ils se voyaient chez Colin. Aussi, il venait de lui servir un petit mensonge. Colin avait une conception relative du vrai, du faux, du bon et du mauvais. Il était un véritable sceptique convaincu, ce qui expliquait sans aucun doute son métier actuel.

— Ce n'est pas très gentil de ta part de ne pas donner de nouvelles comme ça.

Un sourire malin se propagea sur ses lèvres. Le meilleur moyen de dissiper la colère était la culpabilité. C'était parce qu'elle ne lui avait pas donné de nouvelles qu'il s'était senti forcé de passer à l'improviste. Le pauvre diable. Seul et abandonné. Pour lui prouver à quel point elle lui avait cruellement manqué, il attrapa ses mains et la tira doucement contre lui. Il posa quelques doux baisers au creux de son cou tout en murmurant :

— Je t'ai manquée ?

Il se délectait déjà de l'entendre lui dire à quel point il lui était indispensable. Du moins, ce ne serait pas ce qui sortirait de la bouche de la jeune femme, mais précisément ce qu'il interprèterait.
Revenir en haut Aller en bas

Alexis Henney
PENNY UNSCHULD

avatar

CRÉDITS : lux aetera + tumblr

INSCRIT LE : 18/07/2016
MESSAGES POSTÉS : 939


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★★(★) / ★★☆

MessageSujet: Re: ☑ number one freak    Ven 5 Mai 2017 - 22:57

Lorsque ses rétines emmagasinèrent la silhouette de Colin, puis transmirent l’information à son cerveau, Penny se demanda si elle n’était pas en train de rêver. Elle n’imaginait pas une seule seconde que ce jour arriverait. Cela faisait des semaines qu’elle faisait tout son possible pour ne pas lui écrire, pour ne pas passer le voir. Et voilà qu’enfin, il faisait un pas vers elle. Comme s’il n’était pas si indifférent à sa présence, après tout… Penny ferma les yeux et souffla légèrement, tentant de ne pas se laisser aller vers cette dangereuse direction. Colin ne s’en rendit probablement compte : il venait de déposer un baiser sur sa joue, puis de lui forcer légèrement le passage. Elle reste quelques secondes, tentant de se remettre de sa surprise. Il avait réussi son coup, le salaud. Penny s’était promis de ne plus le laisser entrer dans sa vie, et il avait fallu environ huit secondes pour qu’elle le laisse entrer chez elle. Elle n’ouvrit pas plus la bouche lorsqu’il lui dit qu’elle lui avait manquée. Ne voyait-il donc pas le mal qu’il lui faisait ? Il n’en avait sûrement rien à faire. Penny n’était pas dupe. Et pourtant, elle se faisait complètement avoir. « Ce n’est pas très gentil non plus de me donner rendez-vous et d’embrasser une autre femme sous mes yeux, tu sais. » Cette phrase sortit plus vite qu’elle ne l’aurait souhaité de sa bouche. Elle voulait rester détachée, indifférente à tout ce qu’il pouvait lui dire. Mais Penny ne supportait pas l’idée qu’il puisse remettre la faute sur elle. Mais le plus intolérable n’était-il pas plutôt l’idée qu’il lui en veuille ? Dieu qu’elle se détestait d’être si faible. Penny aurait aimé se targuer qu’elle était simplement folle de son cœur, auquel elle ne pouvait pas résister. Mais ce n’était pas le cas. Sans savoir pourquoi ni comment, elle avait développé des sentiments par celui qui n’était à l’origine qu’un très bon coup. Il était imbu de lui-même, et l’utilisait, sans même prendre la peine de réellement le dissimuler, mais il n’était pas non plus désagréable. Il savait dire à Penny ce qu’il avait besoin d’entendre, mais il y avait tout le reste aussi. Colin était la personne la plus détestable de l’entourage de Penny, mais il était aussi si adorable. Parfois.
Si Penny avait été ferme dans son phrasée, elle n’était pas mauvaise. Colin et elle ne s’étaient jamais rien promis. Ce n’était qu’une histoire de sexe à l’origine. N’avait-elle pas fauté, d’ailleurs, en développant des sentiments à son égard ? Secouant légèrement la tête, elle poussa un léger soupir lorsqu’il lui demanda s’il lui avait manqué. Elle n’avait pas envie de répondre à sa question. Penny n’avait aucune envie de confirmer ce fait. Elle ne pouvait le nier, et ne cherchait pas à se mentir dessus. Mais elle ne voulait pas donner ce pouvoir à Colin. Elle ne voulait pas lui dire qu’à chacun de ses baisers dans son cou, elle avait l’impression que c’était un peu d’oxygène qu’on lui insufflait. Evidemment qu’il lui avait manqué, plus qu’elle ne s’en était rendue compte. Ces derniers jours, Penny avait eu l’impression de se retrouver, d’avoir enfin commencé à tourner cette lourde page. Et voilà qu’elle était à nouveau à sa merci. C’était une lutte de chaque seconde pour ne pas se coller un peu plus à lui, pour ne pas l’enlacer. « Il faut que tu t’en ailles, Colin. » dit-elle, alors qu’elle sentait sa main faiblir, et s’approcher dangereusement du but de son amant. « J’attends quelqu’un. » C’était un mensonge, évidemment. Mais elle devait essayer. Elle n’en pouvait plus de ses déceptions à répétition. Tout ce qu’elle voulait, c’était un peu de répit. Du temps, pour réparer son cœur meurtri. Et ne plus tomber sur des gens comme Colin, jamais. Penny eut à peine le temps de le repousser et d’ouvrir à nouveau sa porte d’entrée, qu’elle sentait déjà toute sa volonté s’envoler. Même s’il le fallait, elle ne voulait pas que Colin parte. Et il ne faudrait probablement pas grand-chose pour la convaincre de capituler et refermer cette porte…

________________


LIGHTNING BEFORE THE THUNDER
Revenir en haut Aller en bas

Ian Holstein

avatar

CRÉDITS : songbird

INSCRIT LE : 11/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 98


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: ☑ number one freak    Jeu 18 Mai 2017 - 12:53

Penny avait toujours eu tendance à tout exagérer et à se faire des films, Colin avait fini par comprendre que c’était son truc. Se faire du mouron pour un rien. Peut-être était-ce un truc de femme, finalement, parce que chacune de ses fréquentations prenait un malin plaisir à se faire du mal en l’imaginant en couple avec toutes les femmes qu’il avait à son bras alors que, parfois, il ne s’agissait que de relations de travail… Même si cela ne l’avait jamais empêché à rien, c’était un fait. C’était différent avec Penny. Il ne cherchait pas volontairement à lui faire de mal, là où il prenait un plaisir fou à rendre jalouse ces femmes qui se pensaient imperméables à la jalousie. Il était parvenu à convertir contre leur gré quelques une de ces femmes, mais jamais il n’avait voulu faire de même avec Penny. Non qu’il lui offrait un certain traitement de faveur, mais ça ne lui avait juste pas passé à l’esprit. Il aimait la rendre folle, la faire tourner en bourrique sans utiliser des méthodes archaïques. Elle était facile, Penny, il n’avait jamais eu besoin de déployer les grands moyens. Mais voilà qu’elle lui reprochait exactement le contraire, Colin n’y comprenait plus rien. Etait-ce encore l’imagination débordante de la jeune femme qui s’exprimait ? Ou bien avait-il gaffé et, inconsciemment, joué à l’enfoiré ? S’il s’agissait de cette dernière option, alors il s’était foutu dans un sacré merdier et envisagerait à consulter parce qu’il n’avait aucune idée de ce qu’évoquait Penny.

— De quoi tu me parles au juste ? demanda-t-il d’un ton volontairement désinvolte et désintéressé.
Ca aurait été suspicieux qu’il donne une trop grande attention aux insinuations peu subtiles, lui qu’il avait tendance à n’entendre et ne répondre qu’à ce qui l’arrangeait.

Il l’aimait bien, Penny. Elle avait ses désavantage, mais dans chaque produit se cache un retour négatif à son utilité. Colin était le mieux placé pour le savoir puisqu’il était en connexion directe avec les clones, ces instruments si utiles mais parfois si capricieux. Au moins Penny avait du coeur, si Colin se mettait à pleurer dans la seconde, elle accourait pour le réconforter tandis qu’un clone se contenterait d’aller chercher quelques mouchoirs. Ces foutues machines. Et puis elle était mignonne, la petite, à tenter de la repousser tout en lui faisant les yeux doux. Elle ne s’en rendait probablement pas compte, mais son regard exprimaient exactement l’inverse de ce que ses mots lui demandaient. Ses yeux verts légèrement grisés le suppliaient de la prendre de ses bras et de ne plus la lâcher. Mais Colin avait un certain ego et refusait de la laisser gagner aussi facilement. Elle ne pouvait pas lui parler sur ce ton et espérer qu’il agisse tel le chiot qui accoure après le jouet qu’on lui balance le plus loin possible comme pour lui compliquer la tâche.

— Si c’est comme ça que tu le prends.

Son ton sec accompagna ses pieds qui se tournèrent en direction de la porte. Il irait se consoler ailleurs de sa journée épuisante et ne manquerait pas de lui rappeler cet accueil chaleureux lorsque ce serait elle qui serait dans le besoin. Plus rancunier que Colin fut inimaginable. Décidé, ses pas robotiques volontairement insistants sur le parquet marquèrent un instant. La main sur la poignée, il n’attendit pas qu’une petite voix derrière lui se supplie de ne pas partir. Avec le temps il avait comprit que cela n’arrivait que très rarement. Les femmes ne faisaient jamais le premier pas. Et après l’on osait parler de l’égo masculin. Il se retourna et fonça sur Penny, tel un lion sur sa proie et l’entoura de ses bras. L’étreinte, puissante et violente, se transforma en un câlin doux. Il passa la main entre ses mèches ondulées, posa un doux baiser sur son front et approcha ses lèvres des siennes tout en veillant à ne jamais les effleurer. Il n’était pas un homme facile. Le regard plongé dans le sien, il murmura :

— Tu ne préfère pas que je reste ? Il n’était pas certain que Penny attendait véritablement un invité, mais il voulait s’assurer qu’elle avait autant envie que lui d’être ici. Il ne se serait pas vu autre part, à vrai dire.

— J’ai tant envie de rester avec toi, ma Penny. murmura-t-il en effleurant ces lèvres qu’il avait tant envie de faire sienne, là, tout de suite.
Revenir en haut Aller en bas

Alexis Henney
PENNY UNSCHULD

avatar

CRÉDITS : lux aetera + tumblr

INSCRIT LE : 18/07/2016
MESSAGES POSTÉS : 939


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: ★★★(★) / ★★☆

MessageSujet: Re: ☑ number one freak    Dim 11 Juin 2017 - 22:49

« Je suis beaucoup de choses, Colin. Mais je ne suis pas une idiote. » répondit-elle, sincèrement agacée. Pour une fois, son agacement n’était pas teinté d’une légère compassion, ou tendresse. Il pouvait être aussi détaché qu’il le souhaitait et faire mine de n’avoir jamais embrassé d’autres femmes devant elle, mais Penny savait ce qu’elle avait vu. Qu’il sorte avec d’autres femmes ne lui posait pas particulièrement problème : Colin ne lui avait jamais rien promis, et Penny avait d’ailleurs commencé à le fréquenter parce qu’elle souhaitait simplement se changer les idées. Evidemment, Penny étant ce qu’elle était, elle avait fini par développer une affection sincère pour le jeune homme mais gardait assez la tête froide pour ne pas se faire complètement avoir : elle ne pouvait et ne pourrait jamais lui faire confiance. Colin utilisait les gens pour parvenir à ses fins et se moquait bien du mal qu’il pouvait faire sur son passage. Tout l’inverse de Penny, en somme. Elle ne comptait pas le nombre de fois où il s’était montré blessant à son égard, ni même le nombre de fois où elle s’était retrouvée à pleurer à chaudes larmes par sa faute. Elle détestait être tombée sous son emprise, parce que Penny n’était pas cette femme-là. Elle n’avait pas besoin d’un homme pour exister, et certainement pas de quelqu’un qui la traitait de la sorte. Pourtant, chaque fois qu’il pointait le bout de son nez, elle n’avait qu’une envie : passer le reste de sa journée en sa compagnie. Ce n’était pas purement sexuel, contrairement à ce dont elle essayait de se convaincre. Il y avait des fois où Colin était réellement agréable avec elle. Parfois, elle le soupçonnait de lui laisser voir une facette de sa personnalité qu’il ne laissait pas voir à grand monde. Penny se doutait bien que derrière cette façade de connard fini se cachait de nombreuses blessures, mais elle faisait tout son possible pour ne pas s’y intéresser. Son attirance débile pour les causes perdues finirait par avoir raison des dernières barrières qu’elle s’était fixée avec cet imbécile heureux. « Je ne te demande pas grand-chose, mais fais au moins semblant de me respecter. » Elle ne cherchait même pas à obtenir son respect, sachant pertinemment que c’était une notion que Colin Belfort ne maitrisait absolument pas. Elle voulait simplement lui faire comprendre qu’elle n’était pas dupe, et qu’il ne la traiterait pas comme il se permettait, apparemment, de traiter les autres.
Pour ne pas craquer et finir par le retenir, Penny se concentrait sur la réaction que Sebastian avait eu quand elle lui avait annoncé qu’elle ne voyait plus Colin, qu’elle s’était enfin débarrassée de cette mauvaise habitude. Il avait cent pour cent raison sur toutes les critiques qu’il formulait à son égard, et n’avait pour volonté que de protéger Penny. Alors pourquoi ne parvenait-elle pas à l’écouter ? Il n’y avait personne à qui elle faisait plus confiance et pourtant, elle ne parvenait pas à tirer un trait définitif sur Colin. Mi-soulagée, mi-déçue, elle le regarda s’éloigner, clairement vexé de s’être fait rejetée par la jeune Unschuld. « Au revoir, Colin. » dit-elle simplement pour l’encourager à enfin appuyer sur cette poignée et partir de chez elle pour qu’elle retourne à ses occupations, comme si de rien n’était. Pourtant, Penny n’eut même pas le temps de tourner les talons qu’elle se retrouvait prisonnière d’une étreinte aussi désirée que détestable. Droite comme un pique, elle fit de son mieux pour maintenir ses yeux clos et contrôler les réactions de son corps. Il ne fallait pas capituler, pas maintenant. Elle souffla, ne cherchant même plus à cacher combien elle luttait contre ses propres envies quand il déposa un baiser sur son front avant de se diriger dangereusement vers ses lèvres. Ouvrant les yeux à nouveau, Penny s’efforça de ne pas ciller, et hocha de gauche à droite la tête lorsqu’il lui demanda si elle préférait qu’elle reste. Elle en crevait d’envie, mais il fallait à tout prix qu’il parte. Son corps se pressa pourtant bien malgré elle contre lui, et alors qu’il l’achevait avec ses déclarations à deux francs cinquante, elle succomba et déposa un doux baiser sur ses lèvres. L’étreinte dura plusieurs secondes, mais n’était probablement pas aussi passionnée qu’il l’aurait espéré. Il lui avait manqué pendant ces deux semaines et si elle l’aurait volontiers conduit jusqu’à sa chambre, c’était sa compagnie qui lui avait le plus manqué. Et elle comptait bien en profiter. « Alors reste. » souffla-t-elle contre ses lèvres avant de l’embrasser à nouveau. « J’allais justement faire un fraisier. Tu n’auras qu’à jouer les commis. » Son ton, bien qu’agréable, était sans appel. S’il voulait rester, cela ne serait pas pour sauter Penny puis rentrer chez lui. Elle s’éloigna alors de lui, et attrapa son téléphone pour faire mine d’annuler le rendez-vous qu’elle avait prétexté avoir puis se dirigea vers la cuisine, ne jetant pas un regard de plus à Colin. Ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait, mais quitte à succomber, elle ferait tout pour qu’il n’ait pas la tâche facile. « Ha oui, une dernière chose qui doit être claire » lança-t-elle, pendant qu’il la rejoignait, « Je ne suis pas ta Penny. Je ne serai jamais ta Penny. ». Si elle était ferme, Penny n'était pas agressive pour autant. Elle lui avait énoncé cela comme si elle lui avait demandé d'attraper le lait dans le réfrigérateur. Se détacher de ses sentiments était quelque chose qu'elle avait rapidement appris, et qui lui permettait de paraître aussi détachée que Colin quand il avait fait mine de ne s'être jamais comporté comme un parfait connard en sa compagnie. Penny n’en était peut-être pas encore au stade où elle était capable de lui claquer la porte au nez sans aucun regret mais elle n’était pas non plus idiote au point de vouloir un jour être sienne. Son besoin d’affection et d’amour n’était pas assez grand pour cela. Dieu merci.

________________


LIGHTNING BEFORE THE THUNDER
Revenir en haut Aller en bas

Ian Holstein

avatar

CRÉDITS : songbird

INSCRIT LE : 11/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 98


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: ☑ number one freak    Jeu 29 Juin 2017 - 13:59

Lorsqu’il affirme n’avoir aucun souvenir d’avoir embrassé autre femme que celle en face de lui, Colin ne ment pas. Il a réellement oublié ce moment d’égarement où toute son attention était portée sur une autre que Penny. On aurait pu véritablement le qualifier d’égarement si Belfort n’avait jamais réussi — ni même essayé— de ne plus en faire une habitude. Mais il était comme ça, un séducteur né. Est-ce que Penny aurait la prétention de vouloir le changer, elle aussi ? Il lui ferait volontiers croire que c’est dans ses capacités s’il s’agit du seul moyen de l’avoir rien que pour lui. Il n’aime pas lui mentir, il n’aime pas mentir tout court, ce sont les autres qui l’obligent à trop en vouloir. S'ils se contentaient tous de ne pas trop en exiger à son image, ils vivraient tous en harmonie. Mais non, les hommes veulent toujours plus qu'ils n’ont déjà. Colin a presque honte d’être de la même espèce que ces rapiats qui ne méritent pas leur humanité.

Il la regarde utiliser de grands mots, un mince sourire se pose sur ses lèvres le temps de quelques secondes quand elle évoque le respect. Ce grand mot que les hommes aiment tant mélanger à toutes les sauces, qu’ils utilisent pour pimenter leurs discours. L’un de ses employés l’avait même utilisé pour exiger une augmentation. Les humains, les ingrats.

— Bien sûr que je te respecte, Penny. Je t’interdis de dire ça.

Sa voix se veut douce et subtilement blessée. Comment ose-t-elle affirmer qu’il est capable de ne pas respecter un être-humain ? Les animaux, il peut comprendre, ça lui arrive de donner des coups de pied à un chien qui traine un peu trop, mais jamais les humains.  Presque jamais.

Chacun de ses pas résonnent à mesure qu’il réduit la distance qui le sépare de Penny. Sa petite et si douce Penny. Il frissonne rien qu’en frôlant ses lèvres et sourit pleinement quand il l’embrasse franchement. Elle ne répond pas à son baiser mais, franchement, il s’en ficherait presque. Il aime la sentir immobile sous lui, il sait qu’elle lutte pour ne pas passer ses doigts entre ses cheveux toujours emmêlés malgré son apparence en permanence soignée. Il aime jouer avec elle et entend un « oui » derrière le «  non » mimé. Il lui dit des mots qu’il ne pense pas, sous-entend qu’il n’y aurait pas meilleur endroit où il pourrait être — tout en ignorant les milliers de jambes autour de son cou qu’il aimerait tout autant embrasser. Elle succombe, mais le doux baiser qu’elle pose sur ses lèvres est incomparable à celui qu’il lui a volé. Elle s’éloigne de lui, marquant expressément l’écart entre leur corps. Elle ne lui donnerait pas ce qu’il voulait. Si cela ne l’effraye pas d’habitude (il serait capable de lui faire changer d’avis en quelques minutes), Colin n’a pas envie de jouer. Il veut qu’on le serve tout de suite, il la veut maintenant ou pas du tout. Que s’imagine-t-elle ? Qu’il a envie de faire de la cuisine ? Le confondrait-elle avec les pauvres habitants de Jericho ? Dieu, Colin sait exactement où il n’a pas envie d’être à présent. Pendant qu’elle lui tourne le dos, il attrape son téléphone. Il le trifouille pendant qu’elle semble dire quelque chose.

— Je dois y aller.  annonce-t-il quand il reçoit un « je te retrouve chez toi dans dix minutes ». Il aurait ce qu’il veut, tant pis pour Penny. C’est elle, qui perdait quelque chose.

— Un travail m’attend au boulot. On se voit plus tard — Il ne prend pas la peine de poser de l’embrasser en guise d’au revoir et d’excuse, il tient déjà la poignée de la porte de sa main gauche. Il marque un temps d’arrêt, se retourne et dit avec un sourire diabolique : ma Penny ». Et il claque la porte, fier de lui. Il l’appellerait dans les prochains jours pour qu’elle se fasse pardonner.


fin.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ☑ number one freak    

Revenir en haut Aller en bas
 
☑ number one freak
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: THE GRAVEYARD :: TURNING INTO DUST :: A Walk Down Memory Lane-
Sauter vers: