Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow


Partagez | 
 

 Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Ven 24 Fév 2017 - 23:50

On pouvait vite se perdre dans un univers virtuel, mais Remus ne boudait pas son plaisir dès qu'il passait les portes de l'Impulse Arcade. Il entrait en réglant les paramètres d'alarme de son portable et oubliait ensuite tout ce que la réalité avait à lui offrir, comme le faisaient tant d'autres personnes avec lui. Pendant quelques heures, il se dévouait à une quête quelconque, chasseur de primes à la recherche d'un extraterrestre en fuite dans les plus sombres confins de la galaxie ou cow boy affrontant des tribus indiennes furieuses. Ce qui était un luxe quand il était petit était maintenant devenu suffisamment courant pour que la plupart des gens s'y adonnent et il ne comptait pas le temps passé dans l'une ou l'autre de ces salles avec ses amis, à refaire le monde un joystick à la main. Remus avait toujours adoré les jeux vidéos, ce n'était pas nouveau, et l'Impulse Arcade les lui offrait tous sur un plateau. A force il était presque connu de tout le personnel, humains comme clones, ce qui faisait aussi partie du plaisir. Il se sentait chez lui dans l'établissement, prêt à conseiller les débutants et enchaîner les parties avec d'autre habitués comme sil n'avait que ça à faire de sa vie. Il n'était pas rare qu'il croise certains de ses élèves ici mais s'y était fait et cloisonnait suffisamment les deux domaines pour ne plus voir en quoi ça pouvait être gênant. Il leur adressait un sourire et ne refusait jamais une partie avec eux, conscient que ses collègues ne seraient pas tous d'accord avec ce genre de pratiques, ce qui lui était bien égal. Remus suivait leurs règles lorsqu'il était au lycée, interprétant son rôle de "Mr Reed, professeur respectable" avec soin, et suivait les siennes dès qu'il en sortait. Il n'avait pas envie de rentrer dans un moule qui ne lui convenait pas, et vivre sa vie seulement à moitié, préférant profiter de chaque instant réel et virtuel avec la même force.
Sa victoire éclatante à "Picture Show" le laissa d'excellente humeur. Desmond et lui avaient choisi d'intégrer le contexte d'un vieux film en noir et blanc pour le partie du jour, et avaient réussi à résoudre le mystérieux crime qui leur avait été soumis en moins de deux heures, bien moins que ce qu'ils avaient prévu. Remus désactiva l'alarme de son portable et en profita pour aller boire un verre avec son meilleur ami, leur rapidité au jeu leur permettant de s'attarder un peu sur place avant de rentrer chacun de leur côté. Ils bavardèrent de tout et de rien, surtout de leur partie, et Desmond finit par s'en aller, laissant Remus aller saluer celle qu'il avait qualifiée de "vieille amie" quelques instants plus tôt. En réalité, cela faisait un petit moment qu'il avait aperçu Harlow à l'autre bout de la pièce mais s'était contenté d'un signe de tête pour ne pas attirer l'attention de Desmond. Maintenant que le champ était libre, il s'approcha dans son dos et posa les mains sur ses épaules. Ah Harlow, mon petit Arlequin... Tu as l'air bien malheureuse, c'est d'une tristesse... Il surjouait mais lui offrit un sourire complice tout en lui massant les épaules, comme il le faisait souvent pour elle.

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas

Harlow Walsingham

avatar

CRÉDITS : valtersen

INSCRIT LE : 02/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 57


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Dim 26 Fév 2017 - 14:37

Harlow adorait l’Impulse, contrairement à la plupart de ses amies qui retroussait le nez dès qu’elle suggérait d’y passer un moment. Elles trouvaient cela puéril, il n’y avait que des gamins et des geeks qui y allaient, arguaient-elles. Et Mr Reed, se retenait-elle de répliquer quand ses comparses dénigraient l’endroit. Mais elle gardait cette information pour elle, en fine stratège. Elle, elle appréciait les néons lumineux, les musiques électroniques, les cris de joies ou les grognements de frustration qui concluaient une partie de jeu vidéo. Elle y associait bon nombres de souvenirs, quand elle suivait ses frangins et les regardait, en complète adoration, s’adonner à leurs jeux favoris. Elle était leur plus grand fan, leur plus grande supportrice et elle se fichait pas mal qu’ils n’acceptent sa présence que parce qu’elle exécutait la moindre de leurs demandes. Elle courait chercher les boissons demandées, elle mentait effrontément à leur mère pour assurer qu’ils n’avaient pas passé la journée à dépenser leur argent de poche sur des machines programmées pour les faire perdre, elle inventoriait les points respectifs lors des compétitions avec d’autres garçons de leur âge. Alors, certes, l’univers était très masculin mais les temps changeaient et l’arcade avait dépensé, innové, pour offrir aux demoiselles des attractions à leur goût. Mais ça ne semblait toujours pas intéresser les amies d’Harlow qui refusaient d’y passer ne serait-ce que la tête pour se faire leur propre idée. Tant pis pour elles, tant mieux pour Harlow qui pouvait se comporter comme bon lui semblait, délivrée des jugements que n’auraient pas manqué de porter ses copines sur elle. Parfois, la jeune femme se demandait ce qu’elle fichait avec ces nanas, tant elles étaient différentes – elle plutôt garçon manqué et aux anges quand elle était cernée par des garçons, les autres obnubilées par le dernier potin et les achats impulsifs – puis elle se rappelait qu’elle les connaissait depuis l’enfance et que, par conséquent, les liens du passé prévalaient sur le reste. Cela ne l’empêchait pas de se rendre seule à l’Impulse Arcade, comme cet après-midi là, alors qu’elle avait retrouvé une troupe d’adolescents contre lesquels elle bataillait ferme, bien décidée à leur prouver qu’elle n’avait rien à leur envier dès qu’il était question de course de voitures ou de vaisseaux spatiaux.
Elle avait aperçu Remus dès son arrivée, évidemment. Son radar n’avait jamais cessé de fonctionner, même après leur rupture qui avait été amicale. Il avait été déclenché dès qu’il avait fait ses premiers pas au lycée où elle était en dernière année et avait toujours marché dès que Remus se trouvait dans un certain périmètre. Harlow aurait toujours un point faible pour le jeune professeur, elle le savait. Il avait été sa première véritable histoire et si cela n’avait duré que quelques mois, en toute discrétion, pour ne pas mettre en péril son statut au sein de l’école, il revêtait un sentiment particulier pour la jeune femme. Elle ne s’était dès lors pas formalisée du petit signe qu’il lui avait adressé, comme il était accompagné. Un sourire de connivence avait suffi à leur échange et elle s’était reconcentrée sur la course effrénée des deux garçons qui jouaient, installés dans un modèle réduit de vaisseau spatial. Lorsque le plus petit des deux arriva le premier à la ligne d’arrivée, un torrent d’exclamations ponctua la fin de la partie et Harlow avait félicité le gamin rougissant d’une bise sur la tempe puis s’était dirigée vers le bar pour se commander un cocktail. Son abandon soudain de la petite bande de joueurs coïncidait à peu près avec le départ du compagnon de Remus et c’est sans grande surprise mais avec un sourire radieux qu’elle accueillit le jeune professeur lorsqu’il la rejoignit.
- Que veux-tu ? C’est dur de se faire laminer par des petits jeunes, répliqua-t-elle en prenant une pose dramatique. Les temps changent, je ne suis plus la reine des courses folles, tu oses y croire ?
Elle lui adressa un clin d’œil et lui passa un bras autour du cou pour l’étreindre brièvement et ajouter :
- Tu me paies un autre verre pour me consoler ? Et toi ? A quoi as-tu joué ? Tu as fait un bon score ?
Elle tapota le tabouret voisin pour l’inviter à s’asseoir puis attrapa la paille de son cocktail entre ses lèvres pour en aspirer une longue gorgée.
- Pourquoi tu ne m’invites jamais quand tu viens jouer ? Je suis certaine qu’on ferait une équipe d’enfer, pourtant. Je suis douée pour les casse-têtes, un peu moins pour les jeux de combat mais je me défends. J’ai même battu Heath, un jour, mais c’est parce que c’est le moins doué de mes frangins, confia-t-elle avec un petit rire moqueur.

________________

Everybody's talking about exponential growth and the stock market crashing and their portfolios while I'll be sitting here with a song that I wrote, saying love could change the world in a moment but what do I know?


Dernière édition par Harlow Walsingham le Dim 23 Avr 2017 - 11:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Ven 14 Avr 2017 - 0:15

Le fait de jouer avait mis Remus de bonne humeur, ce que des retrouvailles avec Harlow n'atténuait en rien. Face à Desmond, il s'était contenté d'un simple signe de tête pour ne pas avoir besoin de rentrer dans les détails. Il aurait pu lui raconter avoir vu une ancienne élève dans la salle, ce qui était vrai, mais il préférait éviter de s'aventurer sur un terrain aussi glissant que celui-là et se contenta de l'explication la plus neutre possible. Il se rappelait encore les questions de certains de ses amis lorsqu'il avait commencé à travailler au lycée, à lui demander s'il ne craquait pas sur certaines de ses élèves et si d'autres n'essayaient pas de jouer de leurs charmes sur lui pour obtenir de meilleures notes. A les écouter, ses cours ne pouvaient qu'être débordements d'hormones et poitrines dénudées à son attention, ce que Remus avait cru bon de devoir nier sans trop de conviction. Pour cette raison comme pour tant d'autres, il ne leur avait jamais parlé d'Harlow et de leur histoire, pas même à Desmond qui aurait adoré en connaître le moindre détail croustillant. On ne pouvait pas dire que les secrets soient son fort mais il avait tenu bon pour celui-là, le chérissant toujours autant aujourd'hui qu'à l'époque, même s'il n'avait plus autant de raisons de le faire. Le fait de voir Harlow le mettait toujours de bonne humeur, comme si tout allait pouvoir redevenir simple pendant quelques heures, et il ne s'était pas fait prier pour la rejoindre une fois sûr qu'elle soit bel et bien seule.
- Des petits jeunes ? Ouch, ça doit faire mal ça. La vieillesse c'est plus dur que ce qu'on croit.
Il hocha la tête très sérieusement et la laissa l'étreindre avant de suivre son invitation et s'assoir à ses côtés.
- "Picture Show", tu connais ? On a explosé notre record de presque vingt minutes donc je crois qu'on a assuré. Ça faisait longtemps que j'y avais pas joué mais ça fait du bien de changer un peu, j'en avais marre de me prendre pour un cow boy intergalactique !
Tout en parlant, il fit pivoter son fauteuil de gauche à droite, et ce sans jamais lâcher Harlow des yeux.
- Hum, j'en sais rien. Ça aurait été bizarre au début, non ? Je veux dire, on l'a pas fait au début parce que ça aurait été franchement bizarre, et puis après on n'en a jamais eu l'occasion... Mais je veux bien ! De toute façon tu peux pas être plus mauvaise que Desmond et je joue avec lui toutes les semaines !
Il éclata de rire à la pensée de son meilleur ami en train de se faire battre, partie après partie, mais qui en redemandait toujours davantage. Les victoires de Remus n'étaient jamais totales mais au moins il passait un bon moment.
- Qu'est-ce que tu bois, équipière d'enfer ? C'est ma tournée !

Spoiler:
 

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas

Harlow Walsingham

avatar

CRÉDITS : valtersen

INSCRIT LE : 02/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 57


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Dim 23 Avr 2017 - 11:42

Harlow était bien contente de pouvoir continuer à discuter avec Remus, même après que leur histoire se soit finie. Elle n’avait pas eu droit à la rupture déchirante ou inopinée qui détruisait continuellement ses amies. Elle assistait toujours avec une certaine stupéfaction à la façon dont ses amies géraient leurs histoires de cœur. Il y avait celles qui restaient avec leur mec par dépit, parce qu’elles n’arrivaient pas à se figurer une vie où le célibat était très bien vécu – Harlow affichait toujours un sourire légèrement vexé lorsqu’elle les entendait débattre sur le sujet, ne le vivait-elle pas parfaitement, son célibat ? – à attendre qu’une meilleure opportunité se présente, il y avait celles qui passaient leur temps à rompre et se rabibocher et Harlow imaginait qu’elles devaient aimer ce drame constant sinon pourquoi subiraient-elles ces pleurs incessants ? Il y avait celles qui se faisaient larguer sans qu’elles s’y attendent et la discussion devenait systématiquement une suite de remarques désobligeantes à l’égard du gars – à quel point il était aveugle, que c’était un connard fini, qu’il allait regretter son erreur, elle allait voir, et il allait revenir la queue entre les jambes – et à laquelle Harlow assistait d’un œil hagard, ne sachant comment ajouter son grain de sel sans que ça paraisse surjoué. Après tout, ses copines connaissaient son mode de fonctionnement. Et puis il y avait celles dont la vie de couple semblait complètement épanouie et tellement exagérément parfaite qu’Harlow avait parfois envie de leur demander qui elles essayaient de convaincre. Mais elle n’en disait jamais rien. Elle observait les comportements avec un sourire un peu moqueur et trouvait la plupart du temps un moyen d’échapper à ces conversations interminables qui l’ennuyaient ferme. Avec Remus, elle avait vécu une belle histoire et celle-ci s’était terminée. Point. Pourquoi aurait-elle épilogué dessus quand, tout ce qui l’intéressait, c’était pouvoir continuer à parler à Remus quand bon lui semblait ? Bon, d’accord, elle n’avait jamais pu parler de leur relation à ses amies, pour des raisons évidentes, et celles-ci avaient donc probablement une vision erronée de ce qu’était la vie amoureuse d’Harlow Walsingham mais, de toute manière, la jeune femme aurait détesté se trouver sous le microscope de son cercle d’amies. Elle n’aurait pas aimé qu’elles analysent son couple, elle aurait eu la sensation qu’elles la salissaient d’une certaine manière. Et puis, contrairement à elles, Harlow pouvait échanger normalement avec les hommes et c’était tout ce qui comptait à la cadette d’une famille essentiellement masculine.
- Non, ça consiste en quoi ?
Harlow ne put s’empêcher d’émettre un petit rire moqueur en l’imaginant coiffé d’un chapeau de cow boy et affublé d’une tenue aux couleurs improbables et qui clignotait dans le noir. Indéniablement, cela lui aurait parfaitement été, elle en était certaine.
- D’accord, peut-être qu’au début ça aurait été bizarre mais l’eau a coulé sous les ponts, non ? Et à nous deux, vieux que nous sommes, on pourrait faire voir à ces gamins de quel bois on se chauffe et qu’il n’est pas encore arrivé le temps où on sera détrônés !
Et comme pour affirmer ses dires, Harlow tapa un poing résolu sur le comptoir avant de grimacer à la mention de Desmond et de ses talents inexistants.
- Eh bien merci, on voit que tu ne m’as jamais vue à l’œuvre ! J’ai l’impression qu’à toi aussi, je vais devoir montrer que je suis la reine de cette arcade. D’ailleurs, je te le prouve quand tu veux !
Son air faussement vexé ne dura qu’une poignée de secondes avant qu’elle laisse son sourire habituel revenir garnir ses lèvres et elle haussa une épaule :
- Pour la peine, je vais prendre le cocktail le plus cher, l’avertit-elle en levant le nez vers le menu. Un Cosmic Freedom, tiens ! Je ne sais pas ce qu’il y a dedans mais il me tente bien !
Elle lui tira la langue et s’accouda au bar, ravie de cette compagnie plus que bienvenue.
- Alors, quoi de neuf, Monsieur Reed, comment se passe l’école, sinon ?
Si Harlow fut tentée de lui demander s’il avait séduit une autre élève, elle n’en dit rien à haute voix mais peut-être que son sourire en coin en disait plus long que prévu.
- Je peux te dire une chose, en tout cas, les professeurs à l’université sont tellement ennuyeux ! Parfois j’aimerais retourner au lycée, juste pour être délivrée de toutes ces attentes que l’on me fout sur les épaules. Mes parents s’attendent à ce que je sorte bientôt diplômée alors que ça fait trois mois que je n’ai pratiquement plus fichu un pied sur le campus et je n’ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie.
Elle ne savait même pas pourquoi elle lui confiait cela. Peut-être parce qu’il était le seul qui pouvait l’entendre ou l’écouter. Ses parents ne comprendraient pas, ses frères se fichaient pas mal de son désarroi, ils avaient leurs propres problèmes et ses amies… eh bien, elle n’avait plus vraiment grand-chose en commun avec elles et plus les années s’égrenaient, plus elle se demandait par quel miracle elle faisait encore partie du groupe.

________________

Everybody's talking about exponential growth and the stock market crashing and their portfolios while I'll be sitting here with a song that I wrote, saying love could change the world in a moment but what do I know?


Dernière édition par Harlow Walsingham le Ven 26 Mai 2017 - 21:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Dim 21 Mai 2017 - 0:25

Remus n'avait plus à faire semblant en compagnie de Harlow et prétendre que leurs échanges se cantonnaient bel et bien à un domaine purement pédagogique, mais les habitudes étaient tenaces chez lui. Malgré les années, il continuait à se montrer réservé là où il n'avait plus aucune raison de le faire, du moins en public. Il n'arrivait pas à se défaire de cette idée qu'il leur fallait cacher le fait qu'ils se connaissaient, qu'ils étaient amis et qu'ils aimaient passer du temps ensemble. Leur relation n'avait plus rien d'inconvenant maintenant qu'elle avait quitté à tout jamais son statut de lycéenne mais il n'arrivait pas à s'y faire, pas encore. Il la voyait changer d'une fois à l'autre, gagner en sérieux et en assurance, et pourtant n'arrivait pas à se défaire de l'image qu'il avait eu d'elle pendant si longtemps. Il se rappelait sa façon de venir le voir à la fin des cours, son bloc note et un crayon à la main, un sourire qui en disait long aux lèvres. Il sentait sa présence à côté de son bureau alors qu'il saluait le flot sortant d'élèves, pressant les plus lents pour enfin profiter d'un instant d'intimité avec elle. Ce n'était jamais beaucoup mais Remus s'en contentait. C'était de la folie, mais cette folie lui avait permis de tenir le coup lorsque tout ne se passait pas comme il le voulait et qu'il rentrait chez lui en se demandant s'il avait bien fait de se tourner vers l'enseignement. Chaque moment de doute était contrebalancé par tout ce que ces ados pouvaient lui apporter, et Harlow se trouvait bien évidemment en tête de liste. Il lui arrivait d'y repenser, maintenant qu'il était un peu plus établi dans sa carrière, et de se demander s'il serait capable de recommencer. Sortir avec une élève. Non, cette folie ne pourrait qu'être unique, il en était persuadé. Il laissait parfois certaines de ses élèves flirter avec lui mais gentiment, sans leur laisser croire qu'il pourrait être intéressé. Harlow était forcément unique, comme l'avait été sa première année, et l'un n'allait pas sans l'autre. Les habitudes, cependant, commençaient à se défaire, et Remus n'hésita pas à rejoindre la jeune femme une fois Desmond parti.
- Tu te retrouves plongé dans l'univers d'un film, comme un nouveau personnage qui rejoint l'intrigue, et tu as une mission à accomplir. Ou des missions, ça dépend du film que tu choisis. Il faut absolument que tu essaies, je suis sûr que tu adorerais !
Voilà qu'il s'animait, les yeux brillants au souvenir de la partie qu'il venait de terminer. Remus aurait été bien en peine de définir quel était son jeu préféré de toute l'arcade, le seul et l'unique, mais "Picture Show" faisait forcément partie du top cinq.
- La reine de l'arcade, rien que ça ? Peut être que c'est pour ça qu'on n'a jamais joué ensemble, trop prétentieuse pour voir les autres joueurs qui ne demandaient qu'à te rejoindre...
Il haussa les épaules, tout sourire, puis se tourna vers le menu pour voir à quoi correspondait le fameux Cosmic Freedom. Remus n'avait pas besoin de préciser qu'il plaisantait, bien au contraire, même s'il n'avait pas vraiment d'explication à donner au fait qu'ils n'aient encore jamais fait de partie ensemble. Il y avait bien évidemment cette interdiction quasi morale au début, mais depuis ? Ils s'étaient parfois croisés, avaient échangé un signe de tête ou un sourire, mais c'était la première fois qu'ils s'y retrouvaient vraiment et Remus le regrettait presque.
- Rassure moi, tu as le droit de boire de l'alcool du haut de ton grand âge ou pas encore ? Parce que j'en vois dans la composition et je ne voudrais pas t'inciter à la débauche... Deux Cosmic Freedom s'il vous plait !
Le barman se mit aussitôt à l'oeuvre et Remus le regarda faire quelques instants, admiratif quand à sa dextérité. Il serait d'ailleurs bien resté à l'admirer jusqu'à ce qu'on les serve mais la question de Harlow le fit se retourner vers elle. Il sourit en l'entendant l'appeler "Mr Reed", un nom qui était le sien mais qui avait une sonorité différente venant d'elle.
- D'un ennui mortel depuis que tu es partie...
Il se pencha vers elle de manière à ce qu'elle soit la seule à entendre la suite :
- Les nouvelles générations sont beaucoup plus difficiles à pervertir, c'est presque trop de travail.
Il se redressa en voyant leurs boissons arriver et fit un clin d'oeil à Harlow. D'un signe de tête, il lui retourna la question de sa vie à l'école et l'écouta tandis que son sourire se défaisait progressivement. Ils ne s'étaient pas parlés depuis quelques semaines, quelques mois même, et voilà qu'il avait complètement perdu le fil de ce qu'était sa vie.
- Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Quelque chose clochait et Remus ne savait pas quoi, si ce qu'il pouvait faire pour y remédier. Pour lui, Harlow savait où elle allait et y arriverait sans encombres, précisément ce qui lui avait plu en elle. Elle avait bien le droit de changer mais il ne s'était pas attendu à autant de gravité, ni même à des aveux alors qu'elle sirotait son cocktail. Remus était presque vexé qu'elle ne l'ait pas averti plus tôt de cette grande remise en question et tapota contre le rebord de sa chaise.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire, je te vois mal tout plaquer sur un coup de tête et le garder secret en attendant qu'une meilleure solution tombe du ciel... Qu'est-ce que tu fais depuis ?
Sa petite Harlow avait décidément bien grandi, et il commençait à comprendre cet air triste qui l'avait tant étonné. Il ne lui plaisait pas, mais il commençait à comprendre.

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas

Harlow Walsingham

avatar

CRÉDITS : valtersen

INSCRIT LE : 02/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 57


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Sam 27 Mai 2017 - 19:44

Bien sûr, il lui était arrivé de se demander où elle serait si son couple avec le jeune professeur avait tenu la distance. Aurait-elle trépigné d’impatience à l’idée d’être diplômée pour enfin vivre son histoire au grand jour ? Aurait-elle encore attendu quelques mois supplémentaires, juste pour être certaine que Remus n’aurait pas de problèmes si les gens montraient des signes de suspicion ? Elle aurait menti effrontément, de ça elle était sûre. Elle n’aurait jamais voulu mettre le jeune homme dans l’embarras. Après, la question ne se posait pas vraiment puisqu’ils s’étaient séparés au bout de quelques temps, sans éclaboussures, sans déclaration dramatique. Au point qu’elle se demandait s’ils avaient un jour été véritablement amoureux l’un de l’autre ou si c’était leurs personnalités respectives qui les avaient rapprochés, parce qu’ils étaient voués à être de très bons amis, plutôt que des amants. Elle ne diminuait en rien leur complicité, ne rendait pas moins leur relation valide. Elle s’interrogeait, voilà tout, ça allait de paire avec l’introspection générale qu’elle faisait : sur son passé, sur son présent et ce qu’elle attendait de son avenir. La question était épineuse et lui trottait dans la tête depuis un moment déjà, c’était juste la première fois qu’elle pensait à voix haute. D’habitude, elle gardait pour elle ses réflexions un peu moroses parce que les gens la considéraient comme une fille nature, souriante, qui n’avait pas sa langue dans sa poche mais, étrangement, qui ne semblait pas entrer dans la case de la nana qui est embourbée dans une sorte de marécage. La trouvaient-ils trop simple ? Trop bruyante ? Parlait-elle trop vite à leur goût pour paraitre un minimum réfléchie ? Ou son comportement parfois un peu garçon manqué lui ôtait-il toute capacité de douter d’elle-même ? Il n’y avait que ses frères à qui elle pouvait se confier mais même eux n’avaient pas eu droit à l’aveu qu’elle fit à Remus et elle ne sut même pas pourquoi elle se sentait plus à même de lui confier sa lassitude. Peut-être justement parce qu’ils avaient été un couple, à un moment, et que ça comptait, même si ça n’avait pas eu une issue dramatique comme la plupart des histoires. Mais après, sur quoi pouvait-elle se baser ? Sur ses amies ? Sur les déboires amoureux de ses frangins ? Etaient-ils seulement représentatifs de tout ce qui pouvait arriver à un homme et une femme qui se séparent ? Harlow en doutait. La preuve, elle était une femme, Remus était un homme et ils n’avaient pas eu besoin de s’entredéchirer pour constater que leur relation tenait davantage de l’amitié que de l’amour et que cela ne servait à rien d’insister s’il était évident qu’ils seraient de toute manière plus heureux avec quelqu’un d’autre, un jour ou l’autre. Bon, certes, ce jour n’était pas encore arrivé mais c’était peut-être demain ou la semaine prochaine.
- D’accord, j’irai jeter un coup d’œil à Picture Show la prochaine fois, alors, déclara-t-elle. Hé, il faut parfois se donner des airs pour obtenir ce que l’on veut. Cela s’appelle de l’ambition et tant pis pour ceux qui étaient trop lâches pour se frotter à moi.
Elle avait surtout appris – merci l’enfance entourée de garçons – qu’il fallait parfois exagérer les traits et carrer les épaules pour ne pas se faire expédier ou bousculer. Elle en faisait peut-être trop, parfois, surtout à l’Impulse, mais cela compensait largement toutes les fois où elle n’était finalement qu’une suiveuse qui écoutait ses amies sans broncher. Si Harlow ne se considérait pas comme quelqu’un de malléable, elle devait bien concéder qu’elle s’adaptait à son public et que, face à des filles, la rivalité ne l’attirait pas vraiment, trop consciente qu’elle était des chipies que pouvaient être ses copines avec des filles qu’elles considéraient comme indignes de leur cercle.
- Je parie d’ailleurs que tu ne m’aurais jamais remarquée si je n’avais pas fait mon cinéma, à cette époque lointaine où je n’étais que ton élève. Tu n’as pas des frères et sœurs ? Les miens m’ont vite appris que si j’avais envie d’avoir quelque chose, il valait mieux que j’y mette toute mon énergie parce qu’on ne me l’offrirait pas sur un plateau. Eux, en tout cas, ne m’ont jamais rien donné par bonté, il y avait toujours un motif caché. À part peut-être Heath mais ce devait être l’exception qui confirme la règle. Et, oui, j’ai l’âge de boire. Non mais quel âge tu me donnes ? Je sais que je fais jeune malgré ma vieille âme mais cela s’appelle de la sagesse, mon cher monsieur.
Comme c’était bon de pouvoir dire tout ce qu’elle voulait, de ne pas devoir réfléchir et tourner la langue sept fois dans sa bouche avant d’émettre un avis de peur qu’on la dévisage d’un air impatient – c’était souvent arrivée avec son cercle d’amies. Elle avait su à peu près dès le départ qu’elle aurait toujours cette liberté avec Remus, même lorsqu’il était son professeur. Il était le seul avec qui elle s’était permis quelques plaisanteries qui avaient été comprises. Elle avait su, dès qu’elle avait vu son sourire en coin, qu’elle tenait là un homme capable de saisir son esprit vif et taquin, là où les momies qu’étaient les autres professeurs fronçaient les sourcils, dubitatifs, lorsqu’elle s’essayait à un petit trait d’ironie qui tombait la plupart du temps à plat, sauf pour quelques camarades de classe. Aussi, quand Remus lui confia que c’était mortel depuis son départ et qu’il fit une allusion à leur complicité de toujours, elle eut un sourire ravi et elle se redressa légèrement sur son tabouret.
- Je m’en doutais !
Les cocktails leur furent servis et Harlow attrapa le sien pour absorber une gorgée à la paille multicolore. Elle eut une légère grimace en devinant la dose d’alcool qu’il contenait mais ça n’était certainement pas ça qui allait la rendre ivre. Quand on était la cadette et qu’on était la seule fille, forcément, ça laissait des traces.
Elle nota immédiatement l’incrédulité puis l’inquiétude du jeune homme et se sentit presque coupable d’avoir évoqué ses doutes avec tant de désinvolture. Cela faisait plusieurs mois qu’elle vivait avec, ce n’était plus une nouveauté pour elle mais elle oubliait que personne d’autre n’était au courant et elle haussa les épaules, une moue incertaine sur le visage :
- Je ne sais pas. Qu’est-ce que tu pouvais y faire ? C’est venu tout à coup. J’ai réalisé que je faisais ce que ma famille attendait de moi sans me poser de questions et cela ne m’a pas plu. Cela fait si longtemps que je suis cette voie toute tracée que je n’avais même pas envisagé autre chose. Et puis, sur le campus, tu rencontres des gens avec des horizons tellement différents, des styles de vie opposés, que ça te pousse à revoir tes perspectives et j’imagine que c’est ce qui est arrivé. Le problème, c’est que j’ai mis tellement de temps à m’en rendre compte que je me sens un peu… désorientée, maintenant. Je ne sais pas comment me recentrer et mettre les choses à plat et, surtout – surtout ! – je n’ose clairement pas le dire à mes parents. Alors j’ai continué à prétendre que je faisais ce qu’il fallait, tout en sachant qu’il faudra bien que j’avoue un jour ou l’autre, je ne vois pas comment je vais expliquer que je ne serai pas diplômée à la fin de l’année… Pour l’instant, du coup, je travaille comme serveuse dans un bar. Ça m’occupe et je mets un peu d’argent de côté, ça pourra toujours servir quand je découvrirai enfin ce que je veux faire de ma vie.
Harlow força un sourire sur ses lèvres, un sourire qui se voulait rassurant, un sourire un peu coupable, puis elle ajouta, pour rassurer son ancien petit ami :
- Mais ne t’inquiètes pas, j’imagine que je ne suis ni la première ni la dernière à qui cela arrive. Je finirai bien par me remettre sur les rails. Si on parlait d’autre chose ? Est-ce que tu vois quelqu’un ? Ou est-ce que c’est un sujet trop bizarre pour être évoqué entre nous, vu notre passé ?
Elle eut un petit froissement de nez mutin et avala une autre gorgée de Cosmic Freedom pour faire passer ce moment de vérité un peu embarrassant.

________________

Everybody's talking about exponential growth and the stock market crashing and their portfolios while I'll be sitting here with a song that I wrote, saying love could change the world in a moment but what do I know?
Revenir en haut Aller en bas

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Jeu 13 Juil 2017 - 23:39

Remus appréciait suffisamment Harlow pour se sentir comme trahi de ne pas avoir été informé des nombreux doutes qui la tiraillaient, bien qu'il ne puisse pas complètement l'en blâmer. Il le regrettait bien sûr, mais ne pouvait que s'en prendre à lui même pour ne pas avoir été plus présent à ses côtés et l'avoir tant négligée au cours des derniers mois, se contentant de vagues nouvelles de temps en temps. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais il ne s'était jamais fait à l'idée qu'il puisse la considérer comme une amie à part entière, et puisse donc la traiter comme tel. L'un comme l'autre ne risquaient rien, et ce n'étaient pas les regards désapprobateurs de ses collègues qui lui faisaient peur, et Remus était obligé de reconnaître qu'il avait échoué. La spontanéité de leur histoire passée lui manquait, et avec elle la simplicité de leurs échanges. A l'époque, ils n'avaient pas de temps à perdre en non dits et silences gênants, gagnant au passage en efficacité. Depuis, ils s'étaient comme perdus de vue, se contentant de retrouvailles aléatoires et généralement bien trop brèves pour qu'ils puissent y trouver leur compte. Remus pensait souvent à elle, mais beaucoup moins qu'avant, la place ayant entre temps était prises par d'autres qu'il finirait peut être par négliger à leur tour. Ce n'était pas un calcul ni une volonté particulière, juste un défaut qu'il avait du mal à gommer. La perspective qu'ils se retrouvent à l'avenir pour jouer ensemble lui semblait être une merveille alternative, tellement évidente qu'elle ne lui avait jusque là jamais traversé l'esprit. De cette façon, ils n'auraient pas d'autre choix que de se voir plus souvent, et Remus n'aurait plus à s'en vouloir autant de la négliger comme il venait de le faire.
- Oups, je crois que j'ai vexé la reine de l'arcade ! Mes excuses mademoiselle...
Il esquissa une petite courbette depuis sa place, essayant de ne pas trop attirer l'attention sur lui en laissant croire qu'il puisse être en train de tomber. Les cours d'improvisation qu'il suivait l'avait rendu quasi imperméable au ridicule mais il ne tenait pas à gâcher son tête à tête avec Harlow aussi bêtement.
- Probablement, oui. On est très content d'avoir des élèves qui ne font pas d'histoires et qui se contentent de suivre le cours dans leurs coin mais ce n'est pas eux qu'on remarque. Toi je t'avais repérée dès le premiers cours. Je ne sais plus ce que tu avais fait ou dit, mais j'étais rentré chez moi en me disant qu'il fallait que je me méfie et ça n'a pas manqué. Je dis pas que je regrette, mais j'avais compris que s'il se passait un truc ce serait avec toi... Et ma chère demoiselle, je vous donne l'âge que vous aviez en Senior Year. Pour moi, tu auras toujours dix-sept ans. Et non ce n'est pas aussi glauque que ça en a l'air.
Dans sa tête, Remus avait lui même toujours vingt ans et quelques, et avait encore un peu de mal à se faire à l'idée qu'il entrerait dans la dizaine suivante d'ici peu. Ce n'était pas un cap qu'il redoutait, il lui semblait seulement mathématiquement impossible que le temps ait défilé à ce point sans qu'il ne s'en rende compte. Il plaisantait avec Harlow sur le changement qu'il pouvait observer d'une promotion à l'autre alors qu'il n'en avait que peu remarqué, si ce n'est au niveau des têtes qui changeaient d'une année à l'autre. D'extérieur, il y avait du renouveau. De l'intérieur, il n'en était pas aussi convaincu. Sa remarque, si elle n'était pas aussi vraie qu'il le laissait croire, avait au moins eu le mérite de l'amuser, peut être même de la rassurer, et il n'en demandait pas plus. Il goûta à son cocktail et le trouva meilleur que ce que son apparence lui avait laissé penser. Il se retrouva cependant à le reposer en apprenant qu'Harlow avait déserté les bancs de la fac et prit cet air sérieux qu'il ne sortait que lorsque l'heure était grave.
- Tu aurais dû m'appeler, pour discuter. Je vois ce que tu veux dire mais ça t'aurait peut être aidé d'en parler avec quelqu'un, quelqu'un d'extérieur à tout ça avant que ça ne prenne des proportions pas croyables. Je suis sûr que tes parents comprendront, surtout qu'il n'y a rien de grave, mais tu étais pas obligée de garder tout ça secret.
Remus ne voulait pas lui donner de leçons et se serait senti bien bête d'avoir à le faire. Tout ce qui était en son pouvoir pour l'instant, c'était de l'écouter, compatir et lui proposer son aider s'il en avait besoin. Ils avaient amis maintenant, et c'était bien ce que les amis faisaient, non ? Et puis elle n'était pas la seule à chercher sa voie, il n'avait qu'à regarder du côté de son colocataire pour trouver un autre exemple même s'il préférait éviter de l'évoquer pour déculpabiliser son amie. Comprenant qu'elle préférait d'ailleurs ne pas s'attarder sur le sujet, il la laissa prétendre que tout allait bien se passer et acquiesça pour lui montrer à quel point il y croyait pour elle. S'il ne pouvait s'empêcher de se demander comment Manfred allait se débrouiller pour faire quelque chose de sa vie, il n'avait pas les même inquiétudes concernant Harlow.
- Oh je crois qu'on n'est plus à ça près en bizarreries... Et non, je ne vois personne. Et toi ? Avec ton travail tu dois avoir l'habitude qu'on te tourne autour, non ? Et ne me dis pas que tu les repousses tous, je sais que tu n'es pas aussi cruelle !

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas

Harlow Walsingham

avatar

CRÉDITS : valtersen

INSCRIT LE : 02/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 57


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Mar 25 Juil 2017 - 22:01

Remus était son secret le mieux gardé et il valait probablement mieux pour lui. Harlow n’était en effet pas certaine que l’issue lui ait été favorable si elle avait dû ne serait-ce que sous-entendre qu’elle avait eu une histoire avec l’un de ses professeurs. Car c’était là l’un des autres (dés)avantages à être cernée de frères : leur instinct protecteur les rendait parfois très bêtes et, à eux tous, ils pouvaient aisément se chauffer les nerfs jusqu’à avoir envie d’aller faire la tête au carré au mec qui avait profité de l’innocence de leur petite sœur. Pfff ! comme si elle avait été un jour innocente ! Dès son plus jeune âge, elle avait été habituée à vivre au contact des garçons avec ce que ça avait de bien et de mauvais. Elle les avait vu danser, culs nus sur leur lit, à agiter leur petit oiseau imberbe et ridicule, si ça, ça n’était pas un tableau qui ôtait toute naïveté chez une fillette ! Après il y avait eu le temps des premières copines – puis des premiers chagrins chez ses amies – et ça n’avait pas du tout donné envie à Harlow d’expérimenter la chose. Aussi, c’était peut-être pour cela qu’elle avait été attirée par Remus et le côté interdit qu’il représentait, mais pas seulement, elle en était persuadée. Ils avaient eu une véritable connexion, quoi que puissent dire les gens si elle devait évoquer cette histoire tenue secrète et dont personne n’avait jamais eu vent. Parfois, elle trouvait dommage de ne pas pouvoir partager ce petit bout de jeunesse mais, avec le temps, elle s’y était fait et, à présent, elle voyait sa relation avec Remus comme une belle expérience, un joli souvenir accroché au mur immense de sa mémoire.
- Excuses acceptées, déclara-t-elle d’un air magnanime avant de lui donner un petit coup sur l’épaule, de son poing fermé.
Voilà ce qu’elle avait toujours souhaité : une complicité digne de celle qu’elle partageait avec ses frères, mais avec quelqu’un d’autre que ses frangins. Maintenant, elle aurait aussi aimé que ce quelqu’un ravisse son cœur, que ça ne se borne pas à une amitié aléatoire, au fil de l’emploi du temps de chacun. Bon, ‘borner’ n’était peut-être pas le mot adéquat mais Harlow aurait souhaité retrouver les élans des premiers émois, quand la nouveauté rendait le tout excitant, et pas seulement l’aspect dissimulé de leur histoire. Harlow voulait pouvoir s’afficher, embrasser au vu et au su de tous si elle le désirait, tout en partageant cette connexion profonde. Elle ne voulait pas de drames et d’escalades émotionnelles comme ses amies. Elle n’aspirait pas à rendre tout le monde de jaloux grâce à des gestes romantiques qui perdraient forcément de leur saveur avec le temps. Elle voulait un tout, un truc qui se suffise à lui-même. L’aurait-elle un jour ou y avait-il quelque chose de dysfonctionnel chez elle qui l’empêchait de trouver ce compagnon ? Était-elle vouée à être la bonne copine ou la frangine ? Celle qui n’inspire rien d’autre qu’une bonne bourrade amicale ? Harlow préféra chasser cette idée de son esprit. Le reste la déprimait suffisamment pour qu’elle se laisse, en plus, submerger par ces doutes-là aussi.
Un gloussement lui échappa à la tirade de son ex petit ami, surtout les derniers mots, et elle secoua la tête avec une légère grimace.
- Heureusement que tu as choisi les sciences, parce qu’avec ta prose, tu finirais tout droit derrière les barreaux ! plaisanta-t-elle, ignorant sciemment la première partie de sa remarque.
Elle aurait aimé le croire sur parole mais elle connaissait parfaitement sa place, dans un groupe : elle n’était pas la première sur laquelle on jetait son dévolu, elle n’était jamais la plus jolie qui aimantait les regards masculins. Elle était celle que l’on découvrait par la suite, à cause de sa répartie acérée ou de sa stabilité émotionnelle. Ses amies blondes et rousses avaient toujours l’art d’épingler leurs camarades, la différence c’est qu’une fois l’attrait de la découverte écaillé, elles passaient à autre chose et, alors seulement, les gens semblaient remarquer cette fille pas très féminine, cette brune peu maquillée, aux vêtements confortables plutôt que seyants. Là où elle croyait Remus, par contre, c’est qu’avec lui, elle n’avait jamais eu le sentiment d’être éclipsée par quelqu’un d’autre. Et si son œil de mâle avait été spontanément attiré par les filles plus pulpeuses de sa promo, il avait au moins le mérite de l’avoir mieux dissimulé.
- Mais je t’en parle maintenant, non ? soupira-t-elle, regrettant déjà de s’être aventurée sur ce terrain glissant.
Elle n’avait pas du tout prévu de confesser quoi que ce soit mais comme toujours quand elle discutait avec Remus, elle laissait la spontanéité prendre le dessus. Alors, certes, il était peut-être un peu tard pour étaler ses déboires, surtout que l’heure fatidique des aveux approchait, mais elle ne voyait sincèrement pas ce qu’il aurait pu faire plus tôt. Tant qu’elle ne remettrait pas de l’ordre dans sa tête, elle ne voyait pas comment on pourrait l’aider.
- Ils seront bien forcés de comprendre, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont apprécier, ironisa-t-elle avant de conclure d’un haussement d’épaules comme si elle se fichait pas mal de la suite de ses mésaventures et de dévier de sujet, prétextant n’importe quoi pour ne plus avoir à parler du brouillard opaque qu’était son avenir.
Mais peut-être y avait-elle été un peu fort, du coup. La preuve, ne venait-elle pas de souligner distraitement leur éloignement ? N’allait-elle pas accentuer le malaise en empiétant sur un terrain encore méconnu, qu’ils n’avaient jamais exploré ? D’accord, ils s’étaient quittés sans éclaboussures, gardant un bon contact, mais pouvaient-ils tout de même franchir cette limite-là ? Ou était-ce hypocrite de croire qu’ils pouvaient tout surmonter ?
- D’accord, tu ne vois personne mais est-ce que tu as quelqu’un en vue ? Tu ne peux pas avoir que les jeux vidéo dans la vie, le taquina-t-elle avant de pousser une exclamation dégoûtée en levant les yeux au ciel, à la mention de son propre emploi et de ce qu’il impliquait. Crois-le ou non, je suis assez invisible, en général. Les gens sont là pour boire, ils ne font pas vraiment attention à moi mais il faut toujours une exception pour confirmer la règle…
Kenneth. Kenneth et son regard narquois. Kenneth et son sourire dégoulinant qui lui donnait froid dans le dos.
- Tu me fais penser que je devrais en toucher deux mots à mes frangins, qu’ils aillent un peu lui faire passer l’envie de me reluquer dès que je lui passe sous le nez.
Là où elle aurait précieusement protégé Remus de toute confrontation avec les Walsingham, elle se sentait beaucoup moins encline à dispenser Kenneth de ce traitement. N’était-ce pas à nouveau la preuve que les gars bien ne s’intéressaient pas à elle – ou pas longtemps en tout cas – alors qu’elle semblait abonnée au célibat ou aux personnages horripilants et envahissants ?

________________

Everybody's talking about exponential growth and the stock market crashing and their portfolios while I'll be sitting here with a song that I wrote, saying love could change the world in a moment but what do I know?
Revenir en haut Aller en bas

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Lun 14 Aoû 2017 - 22:56

S'il faisait l'effort d'être honnête envers lui-même, Remus était obligé de reconnaître qu'Harlow avait eu une place à part dans ses histoires passées et pas uniquement parce qu'ils avaient du en garder le secret. Il lui était arrivé de sortir avec d'autres filles qu'il n'avait jamais présenté à personne, n'en ayant ni le temps ni le besoin, mais ça ne lui avait jamais manqué comme cela avait été le cas avec Harlow. Il comprenait toutes les raisons qui les obligeaient à se montrer discrets, lui le premier, mais regrettait de ne pas l'avoir rencontrée une année plus tard, ou qu'elle n'ait pas été un tout petit peu plus âgée que ce qu'elle l'était. A quelques mois près, ils n'auraient pas eu à se poser la moindre question. Peut être que certaines personnes auraient trouvé à redire du jeune âge de sa petite amie, comme certaines trouvent toujours quelque chose à redire quoi qu'il arrive, mais ça n'aurait pas eu autant d'importance. Remus avait apprécié sa compagnie et chacun de leurs rendez-vous, et se demandait parfois s'il aurait un jour la chance de revivre quelque chose d'aussi fort avec quelqu'un d'autre. Il était loin d'être défaitiste ou de chercher à tout prix à se caser, mais la question lui traversait l'esprit aux moments les plus inopinés et il ne pouvait s'empêcher d'y accorder toute son attention. Il ne s'agissait pas de chercher à la reconquérir ou à la pleurer comme le grand amour perdu de sa vie, seulement de se demander si cela se reproduirait un jour, et quand. Il y avait bien la Fille du Planétarium mais...
- Doucement, tu as failli me déboiter l'épaule !
Il la massa d'ailleurs consciencieusement, sans cesser pour autant de rire. Harlow l'amusait, elle l'avait toujours amusé. Il se rappelait ces journées horribles où il avait l'impression d'être le pire prof de toute la ville et de ce don qu'elle avait pour lui redonner le sourire lorsqu'il n'y croyait plus. Il lui suffisait d'un regard pour voir son humeur et ne le quittait qu'une fois sûre de l'effet qu'elle avait eu sur lui. Ce n'était pas de la magie, mais presque.
- Et tu viendrais m'en sortir, non ? Avec ta force herculéenne.
Il sourit tout en faisant tourner ce qui se trouvait encore dans son verre. Harlow n'avait pas tort de souligner la maladresse de ses mots mais il avait été sincère en lui racontant comme elle l'avait marqué dès le premier jour. Il ne la revoyait pas tout à fait, mélangeant les mois et les visages qu'elle lui offrait derrière son bureau d'élève, mais il se rappelait la sensation qu'elle avait engendrée. Un malaise et un soupçon d'excitation. Il s'était méfié dès son entrée en classe, se rappelant les railleries de Desmond qui lui avait rappelé comment ils traitaient les profs les plus jeunes à l'époque où ils étaient eux mêmes élèves. On le testerait, on essayerait de le faire craquer, on flirterait peut être avec lui, on essayerait de le faire parler de tout et n'importe quoi du moment qu'il s'éloigner du cadre strict du cours qu'il avait préparé. Ce qui avait à l'époque était un jeu pour eux devenait désormais une épreuve dont il devait triompher et il avait fini sa première année avec la satisfaction de s'en être plutôt bien sorti. Il n'avait pas été parfait, loin de là, mais avait mené à bien son programme sans se faire chahuter et avait la sensation d'avoir fait bonne impression. S'il ne s'était pas mis à coucher avec l'une de ses élèves en plein milieu ça aurait été une réussite complète aux yeux de son tuteur qui, par chance, avait toujours ignoré ce détail. Le secret était resté secret, mais Remus avait du mal à se montrer aussi enthousiaste sur celui que Harlow venait de lui révéler.
- Si, bien sûr.
Il voyait à quel point cette discussion lui déplaisait et préféra ne pas insister. Elle avait probablement pesé le pour et le contre de chaque micro décision une bonne centaine de fois et ce n'était pas lui, qui venait à peine de l'apprendre qui lui offrirait la solution miracle dont elle rêvait.
- Ils s'y feront. Tu trouveras ta voie et ils s'y feront.
Remus voulait se montrer rassurant mais n'était pas sûr d'être très efficace et la laissa changer de sujet lorsqu'elle se décida à le faire. Il lui avait signifié qu'il serait là pour elle si elle en avait besoin et il ne doutait pas qu'elle s'en rappellerait si jamais l'occasion se présentait, et c'était tout ce qui était dans son pouvoir dans l'immédiat. Il but une gorgée de son cocktail et le laissa couler tout en se demandant ce qu'il pouvait répondre à sa question. Evidemment qu'il n'avait pas que les jeux vidéos dans la vie, mais les choses avec la Fille du Planétarium étaient encore trop infimes pour qu'il se soit décidé à en parler avec quiconque jusqu'à présent.
- Il y a bien quelqu'un mais c'est compliqué. Et idiot. Il marqua une pause, puis enchaîna avant qu'Harlow ne s'emballe. Je ne lui ai jamais parlé, c'est juste une fille que je croise de temps en temps et... Tu vois, c'est idiot. Je ne sais même pas pourquoi je t'en parle...
Il eut un rire un peu triste, convaincu que cette histoire n'aboutirait jamais et qu'il se faisait du mal pour rien. En parler à haute voix lui fit prendre conscience du ridicule de la chose et il se félicita de ne pas l'avoir fait plus tôt. Avec Harlow, au moins il savait que ce ne serait pas mal interprété.
- A ce point ? Je plains ce type si tous tes frères lui tombent dessus ! Enfin il l'aura sûrement mérité vu ta façon d'en parler mais il risque de le sentir passer...

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas

Harlow Walsingham

avatar

CRÉDITS : valtersen

INSCRIT LE : 02/06/2016
MESSAGES POSTÉS : 57


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP:

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Sam 19 Aoû 2017 - 11:17

Gamine, Harlow avait regretté de ne pas avoir de petite sœur. Elle avait même tanné ses parents pour qu’ils essaient d’avoir un dernier enfant, juste un, mais il fallait que ça soit une fille, sinon ça ne servait à rien. Amusés, les Walsingham avaient tenté, à l’aide de paraboles, de lui expliquer que ça n’était pas si simple, qu’on ne choisissait pas d’avoir une petite fille ou un petit garçon, que c’était une surprise et que, sinon, ils auraient été heureux de la lui offrir, cette petite sœur dont elle rêvait tant. Le temps qu’elle atteigne l’âge de découvrir et comprendre la magie de la procréation, Harlow avait depuis longtemps oublié ses souhaits enfantins. À ce moment-là, elle était ravie d’être entourée de garçons, avec qui elle se sentait plus proche que n’importe quelle fille de son entourage. Et c’était un point que lui enviaient bon nombre de ses amies, dont la plupart bavait sur l’un ou sur l’autre de ses ainés. Harlow s’était complu dans ce rôle de cadette qui ne voit vraiment pas ce que ses amies trouvaient à ses frères mais c’était un mensonge puisqu’elle les adorait tous, avec leurs caractères opposés et leurs petits défauts masculins. Elle n’en aurait échangé aucun, même pour tout l’or du monde – même si, elle devait l’avouer, elle avait une légère préférence pour Heath.
À présent, ce qu’elle aurait surtout voulu, c’est un modèle féminin qui ne lui donne pas envie de grincer des dents. Elle adorait sa mère mais elle n’aspirait pas à terminer comme elle, mère d’une fratrie trop nombreuse, écartelée entre les désirs et besoins de chacun de ses enfants et de son mari. Quant à ses amies, elles ne semblaient pas se soucier de grand-chose à part elle-mêmes et leurs histoires de cœur, ce qui avait l’art de profondément ennuyer Harlow. À la place, elle aurait voulu quelqu’un avec qui partir à l’aventure, même sur un coup de tête, quelqu’un qui n’ait pas besoin d’avoir tout planifié trois semaines à l’avance, quelqu’un qui ne la regarderait pas d’un œil consterné quand elle émergeait de chez elle avec un pull trop grand et à peine coiffée. Était-ce si compliqué ? Était-ce pour cela qu’elle s’entendait mieux avec les garçons ? Parce qu’ils se fichaient pas mal de ces détails ? Ou s’en fichaient-ils uniquement parce qu’ils ne la considéraient pas comme une nana normale et que, par conséquent, peu importait ce qu’elle portait ou si elle n’était pas maquillée ? Elle aurait pu demander à Remus, évidemment, mais dès que les mots auraient franchi ses lèvres, elle le savait, ils perdraient de leur sens ou sembleraient complètement ridicules. Et puis, il ne pouvait pas être très objectif puisqu’ils avaient été ensemble, même si ça n’avait pas duré longtemps et que c’était fini depuis un moment.
- Tu n’as pas du tout le sens de l’exagération, se moqua-t-elle lorsqu’il se massa le bras comme si elle venait de lui asséner un coup qui allait provoquer un hématome de la taille de l’Australie. Ça dépendrait du policier qui est de garde, ajouta-t-elle avec un sourire malicieux. Je te rappelle que la plupart de mes frères sont dans les forces de l’ordre. Ça serait mal vu que leur sœur vienne aider un hors-la-loi à s’évader.
Oh, elle aurait peut-être simplement eu à leur faire ses yeux de chat implorant pour que l’un ou l’autre daigne faire disparaitre la paperasse mais elle n’était pas certaine qu’ils soient si enclins à intervenir si l’homme enfermé était accusé de pédophilie ou d’abus sur mineur. L’image n’empêcha pas Harlow d’esquisser un sourire en coin. Elle fut tentée d’ajouter qu’elle ferait son possible, évidemment, parce qu’on n’oubliait pas son premier amour mais elle s’en abstint, jugeant la plaisanterie un peu trop poussée. Elle n’avait pas envie de créer un malaise inutile. Ils savaient tous deux ce qu’ils avaient partagé et si c’était définitivement terminé, le souvenir intact subsistait. Qui pouvait en effet se targuer d’avoir eu une histoire aussi douce et naturelle, sans heurts ? Parce que Remus et elle ne s’étaient jamais disputés. Était-ce là un symptôme de la mort prédestinée de leur couple ? songea Harlow. Cela présageait-il du fait qu’ils étaient davantage faits pour être amis qu’amants ? Comment aurait-elle pu le savoir quand son expérience en la matière ne se résumait pas à grand-chose – quand ça se résumait à Remus, en réalité. Elle n’irait pas avouer au jeune homme qu’il avait été pratiquement le seul homme avec lequel elle avait été, incertaine de la façon dont il interpréterait la chose.
Harlow lui adressa un sourire reconnaissant. Reconnaissant de ne pas insister, de sentir que c’était un sujet qu’elle ne tenait pas spécialement à approfondir, préférant largement se concentrer sur ses problèmes à lui, bien plus excitants qu’une perte de contrôle de son avenir à elle. Aussi, quand il commença à évoquer l’existence de quelqu’un, Harlow laissa un large sourire éclairer son visage. Voilà qui était bien plus intéressant ! Haussant les sourcils d’un air impatient, elle hocha la tête pour l’inciter à poursuivre, pour lui prouver qu’il avait toute son attention.
- Pourquoi tu ne lui as jamais parlé ? Tu la croises où ? C’est certain que si tu la vois tous les jours dans les transports, c’est plus délicat, concéda-t-elle. Qu’est-ce que tu sais d’elle ? Y a-t-il le moindre élément qui pourrait te permettre d’ouvrir la conversation ? Je pourrais t’aider à trouver des moyens de lui adresser la parole, tu sais. Je suis plutôt douée pour lancer une discussion.
Parler à des étrangers n’avait jamais fait peur à Harlow. Cela lui était toujours venu naturellement. Après, c’est certain, la plupart de ces discussions mouraient au bout d’une heure ou deux et rares étaient ceux avec qui elle créait un véritable lien mais il fallait bien commencer quelque part, non ? Et, contrairement à elle, Remus avait un objectif : gagner l’intérêt de cette inconnue pleine de mystère.
- En tout cas je ne trouve pas ça idiot, je trouve ça même plutôt romantique, ajouta-t-elle avec un sourire rêveur.
Ce même sourire qui se mua légèrement vers un arc amer lorsque Remus plaignit Kenneth du sort funeste qui l’attendait s’il persistait à l’importuner.
- Oh, ne t’inquiètes pas pour lui, je parie qu’il s’en sortirait très bien, malgré un bon passage à tabac. C’est le genre de parasite dont on ne se débarrasse pas aussi facilement, maugréa-t-elle avec un frisson dont elle n’aurait pu déterminer l’origine, entre irritation de penser à cet énergumène et dégoût d’elle-même d’éprouver la moindre once d’attirance pour celui-ci.
Non, vraiment, elle aimait beaucoup mieux parler de Remus et de sa mystérieuse proie.

________________

Everybody's talking about exponential growth and the stock market crashing and their portfolios while I'll be sitting here with a song that I wrote, saying love could change the world in a moment but what do I know?
Revenir en haut Aller en bas

Remus Reed

avatar

CRÉDITS : lux ◇ @kenziresources

INSCRIT LE : 15/02/2017
MESSAGES POSTÉS : 268


LOOK IN THE MIRROR
RELATIONS:
DISPONIBILITÉ RP: dispo (james, zephyr, tc, * / lou, gloria, harlow, *)

MessageSujet: Re: Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow   Sam 4 Nov 2017 - 0:27

Remus pensait rarement à ses histoires passées et à celles qui les avaient peuplées, même s'il gardait un doux souvenir de la plupart d'entre elles. A de rares exceptions près, il ne se souvenait que du meilleur de chaque histoire, les détails qui avaient le plus compté et ce qu'elles lui avaient apporté. Il ne pouvait pas dire qu'elles l'avaient changé, dans un sens ou dans l'autre, mais il en avait toujours conservé quelque chose qui faisait qu'une phrase, un tableau ou une odeur lui rappelait brusquement telle ou telle de ses ex à qui il envoyait un message dans la foulée pour prendre des nouvelles. Il pouvait ainsi passer des années sans le moindre contact, puis raviver la flamme sans se demander ce que cela pourrait impliquer de chaque côté. Il lui était arrivé de ne pas recevoir de réponse, ce qu'il avait à chaque fois trouvé assez triste, mais la plupart du temps les destinataires semblaient plutôt contentes de cet échange surprise où, le temps de quelques messages, tout redevenait simple. Remus était incapable de quitter quelqu'un sur un éclat, surtout quelqu'un qu'il avait suffisamment apprécié pour lui consacrer quelques semaines ou mois de sa vie, et il trouvait toujours étonnant d'entendre certaines de ses proches lui raconter à quel point ils pouvaient se déchirer ou détester l'être qu'ils avaient auparavant tant aimé. C'était son côté romantique comme Desmond disait, et Remus ne pouvait pas vraiment lui donner tort. Il ne savait pas si le terme était le plus approprié mais, à ses yeux, il faisait l'affaire. Dans le genre pénible, Remus était loin d'être en tête de liste, bien au contraire.
- Moi ? Jamais !
C'était tellement simple d'être avec Harlow, tellement simple que Remus avait retrouvé en l'espace de quelques minutes toutes les habitudes qui avaient autrefois été les leurs.
- Un dangereux hors-la-loi, n'oublie pas cette partie là. Et je suis sûr qu'ils fermeraient les yeux, déjà parce que tu es leur petite soeur et qu'ils ne te refusent rien, et ensuite parce je suis sûr qu'ils m'adoreraient.
Là dessus, Remus s'avançait un peu, mais l'idée l'amusait assez pour qu'il la soumette à Harlow. Il n'avait jamais eu la chance de rencontrer l'un ou l'autre des frères Walsingham, ou du moins pas dans son souvenir, mais il était prêt à parier qu'ils n'auraient pas été ravis d'apprendre ce qu'avait pu être leur relation par le passé. Tous les deux pouvaient en parler sans problème, s'en moquer même, mais inclure d'autres personnes dans la confidence était nettement plus délicat, aussi bien maintenant qu'à l'époque. Tout le monde n'aurait pas forcément désapprouvé, et encore moins condamné, mais Remus ne voyait toujours pas l'intérêt de révéler quoi que ce soit. Ce n'était pas vraiment un secret, et encore moins quelque chose de honteux, mais il préférait en chérir le souvenir de son côté plutôt qu'avoir à le déballer et le laisser lui échapper. Il en était d'ailleurs de même avec la Fille du Planétarium et, en parlant d'elle pour la première fois, il sentit quelque chose s'en détacher.
- C'est bon, plus de questions ?
Il comprenait la curiosité d'Harlow, l'aurait même partagée si leurs rôles avaient été inversés, et se laissa quelques derniers instants en tête à tête avec la Fille du Planétarium avant d'en partager l'idée.
- Je la vois au Planétarium, quand j'y vais en sortie avec le lycée. Je crois pas qu'elle travaille là bas mais elle y est souvent et, comme tu t'en doutes, je me vois mal laisser les élèves vivre leur vie pour aller lui parler. Donc non, je ne sais rien sur elle et dans l'immédiat je vois pas trop comment l'aborder sans avoir des dizaines d'yeux en train de nous surveiller, prêts à raconter à tout le monde que le prof profite des sorties pour draguer.
Il haussa ensuite les épaules lorsqu'elle lui affirma qu'elle trouvait ça plus romantique qu'idiot.
- C'est pas incompatible. Romantique mais idiot.
Remus trouvait que ça définissait d'ailleurs bien cette histoire, où la raison avaient été bien vite reléguée au second plan. Il grimaça légèrement, se demandant s'il finirait par aller écrire de la poésie, les cheveux au vent, à défaut de pouvoir un jour aborder celle qui hantait tant de ses pensées, puis éclata de rire en voyant qu'Harlow n'en menait pas plus large que lui.
- Ok, là je suis curieux d'en savoir plus. Raconte-moi, qu'est-ce qu'il t'a fait de si affreux pour mériter ça ? Je suis même prêt à rejoindre la ligue des frères Walsingham s'il le faut.
La proposition, toute théorique, ne tiendrait bien évidemment pas s'il fallait compter sur Remus pour être d'une quelconque efficacité physique, mais Harlow était bien placée pour le savoir.

________________

We're doing a sequel. All we need now is a half decent plot.
Revenir en haut Aller en bas
 
Cause we're lovers, and that is a fact ◇ Harlow
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BROKEN MIRROR :: REALITY #2 (REFLEXION) :: ACHAERON :: Impulse Arcade-
Sauter vers: