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Sebastian Bacigalupo

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MessageSujet: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Dim 29 Jan 2017 - 20:14

Le paquet était là, comme prévu, coincé sous le siège arrière du véhicule qu’on avait amené au garage ‘pour réparation’. C’était un nom de code plutôt bateau, selon l’avis de Sebastian, mais à quoi bon chercher des inventions alambiquées quand le plus simple était le mieux. S’ils avaient dû venir avec un phrase magique, la curiosité aurait été rapidement attisée et la curiosité, c’était tout ce que ses compagnons de l’ombre et lui voulaient à tout prix éviter.
Sebastian détacha la boite scotchée au siège et s’installa, une jambe dehors et toujours sur le qui-vive, pour ouvrir le colis. Il s’efforça de ne pas abimer l’emballage et écarta précautionneusement les coins du papier pour découvrir le contenu mystérieux. Il s’agissait d’un petit appareil à la fonction inconnue et Sebastian la retourna pour en deviner l’utilité. Il décela les boutons sous la pulpe de son pouce mais, à première vue, on aurait pu croire l’appareillage lisse comme du métal. Conscient qu’on n’attendait pas de lui de décrypter le mode d’emploi, Sebastian retourna l’emballage et lut les quelques lignes sibyllines qui lui étaient destinées : il devait remettre l’engin à quelqu’un qui saurait parfaitement quoi en faire. Le plus compliqué, dans l’affaire, serait d’arriver à transmettre le cadeau empoisonné à cette personne en sachant qu’il était déjà dans la ligne de mire des autorités.
Toutefois, Sebastian étant curieux de nature, il ne put s’empêcher de manipuler le colis, cherchant un moyen de l’ouvrir ou de l’enclencher. À l’intérieur devait sûrement se trouver une puce ou une clé contenant des informations confidentielles. Ça n’était pas de son ressort, Sebastian le savait. Si leur réseau fonctionnait si bien, c’était parce que chacun tenait une place primordiale, détenait un talent utile à la mise en œuvre de leurs missions. Cette étape dans l’envoi de la machine ne le concernait pas vraiment, il n’était qu’un moyen pour arriver à une fin et il allait refermer l’emballage avec attention, pour ne pas trahir sa curiosité, quand des bruits de pas lui parvinrent.
Il n’avait fallu qu’une poignée de secondes d’inattention pour que le danger surgisse et Sebastian se maudit d’avoir fait preuve de tant d’amateurisme. Il enroula l’appareil dans l’emballage avec précipitation et se pencha pour glisser le colis suspect sous le siège, se redressant juste au moment où une brunette entrait dans le garage.
Penny, évidemment.
Sebastian poussa un soupir de soulagement en fermant les yeux. Il avait été ridicule, pour le coup, et il ne chercha même pas à dissimuler l’angoisse qui l’avait momentanément étranglé quand Penny vint à sa rencontre.
- J’avais oublié qu’on se retrouvait, prétexta-t-il pour anticiper toute interrogation de la part de son amie. J’ai cru que c’était mon vieux qui venait me tanner pour accélérer la cadence.
Il décocha un sourire qui sonnait faux et ferma la portière d’un coup sec pour éviter que sa maladresse ne s’étende encore davantage.
- Thé ? Café ? On peut s’installer dehors, il fait bon.
Sebastian manœuvra de telle façon qu’à peine entrée, Penny revint sur ses pas pour quitter le garage. La jeune homme sortit des sandwiches du frigo et les apporta près de la petite table où ils s’installaient quand Penny venait lui tenir compagnie durant sa pause. Il ne dissimulait pas grand-chose à son amie mais ses activités illégales lui avaient toujours été soigneusement soustraites. Parce que c’était la règle au sein du réseau, évidemment, mais surtout parce qu’il ne voulait pas lui attirer des ennuis s’il devait un jour se trouver dans le pétrin. Moins la jeune femme en saurait, mieux ce serait, avait estimé le jeune Bacigalupo.
- Alors, quoi de neuf ? s’enquit-il avant de mordre avidement dans son sandwich et de soupirer d’aise, une pause déjeuner étant plus que bienvenue après la matinée qu’il avait eue. On ne t’a pas trop vomi dessus, aujourd’hui ?
Il eut un sourire en coin, sachant pertinemment qu’avec le métier qu’elle faisait, Penny ne serait pas dégoûtée pour si peu, elle en avait vu d’autres.

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Alexis Henney
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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Mar 25 Avr 2017 - 23:38

Spoiler:
 

Infirmière depuis maintenant cinq ans, la jeune Unschuld avait très rapidement compris qu'elle ne pourrait pas passer l'intégralité de ses journées à l'hôpital. Elle avait beau être quelqu'un de très joyeux, et qui ne laissait jamais abattre, passer la journée à s'occuper d'enfants malades et à s'attacher à eux alors qu'ils pouvaient partir (dans le bon, comme dans le mauvais sens du terme) du jour au lendemain pouvait s'avérer nocif pour la santé mentale de tout le monde. Ainsi, Penny avait très rapidement pris pour habitude de sortir de l'hôpital pour sa pause déjeuner, ou pour toute pause qu'elle prenait. Même si elle ne disposait que d'un quart d'heure, elle préférait faire le tour du pâté de maison que de risquer de ressasser les injustices qui s'attaquaient au corps des petits anges qui occupaient son service. Son métier était lourd, surtout pour un cœur aussi peu protégé que celui de la demoiselle. Elle vivait tout à 100%, avait son cœur brisé plusieurs fois par jour, mais fidèle à elle-même, elle avait fini par trouver le moyen de ne pas se rendre malade, ni se noyer dans les émotions négatives qui hantaient certaines de ses journées. Penny se focalisait sur ce qu'elle vivait de positif, et c'était probablement pourquoi, pas même son histoire difficile, n'avait pu ébranler sa foi d'éternelle optimiste. Ainsi, à l'heure actuelle, même si sa matinée avait été teintée de mauvaises nouvelles, Penny les avait chassées de son esprit et était entièrement focalisée sur le bon moment qu’elle s’apprêtait à passer en compagnie de Sebastian (preuve en était, comme vous le découvrirez, qu'elle ne prendrait le temps que de se souvenir des moments cocasses plutôt que de ceux qu'elle n'oublierait pourtant jamais).

Les pauses-déjeuners que Sebastian et elle s’organisaient régulièrement étaient toujours un véritable plaisir. La compagnie de son ami était toujours plus qu'agréable (même lorsqu'il était de mauvaise humeur, Penny trouvait toujours comment l'amadouer), mais elle l’était d’autant plus que l'infirmière était ravie de ne pas être interrompue sans arrêt par des enfants qui voulaient des jeux, ou réclamaient leurs parents. La demoiselle les comprenait et ne manquait jamais d’être présente pour eux. Elle n’avait même pas besoin de se forcer à le faire, sa patience était sans limite. Mais c’était aussi agréable d’être en compagnie d’adultes parfois. Et celle de Sebastian faisait partie de celles qu’elle affectionnait un peu plus que les autres. Il était un ami fidèle, sur qui elle avait toujours pu compter.
Abandonnant ses écouteurs, Penny rejoint son ami d’un pas décidé, et ne put réprimer un sourire amusé lorsqu’elle remarqua la surprise sur le visage de son ami. Elle lui avait pourtant demandé ce matin de confirmer qu’ils déjeunaient toujours ensemble, mais Sebastian n’avait probablement pas vu l’heure filer. Elle eut vaguement l’impression qu’il ne disait pas tout la vérité, mais s’il s’agissait de quelque chose d’important, il lui aurait probablement dit. Penny haussa alors les épaules. Elle était curieuse, mais pas envahissante. Et en toute honnêteté, elle oublia la surprise sur le visage de son ami encore plus vite qu'elle ne l'avait remarquée. Cependant, elle ne manqua pas une occasion bien trop facile de le taquiner avec toute l’affection qui la caractérisait : « Pas la peine de cacher ta copine du moment, tu sais ! » Sans même attendre de réponse, elle suivit son ami qui l’emmenait vers la table où ils s’installaient dès que le soleil pointait le bout de son nez.  « Café, steup’ ! » précisa-t-elle, secouant le paquet qu’elle tenait dans la main. « J’ai amené le dessert ! » et évidemment, cela venait de la meilleure pâtisserie de la ville. Pourquoi changer de si bonnes habitudes ?
Une fois assise, Penny étala ses jambes et posa délicatement ses lunettes de soleil sur son nez poussant un soupir de plaisir. Le moment de détente pouvait vraiment commencer. Profitant de la chaleur sur son visage, la demoiselle n’entama pas toute de suite son déjeuner mais fut bien forcée de s’intéresser de nouveau à son ami quand il l’interrogea sur les aventures qui avaient bien pu faire sa matinée. « Non, mais j’ai eu l’excellente idée d’essayer de rassurer un enfant en lui montrant comme une prise de sang, ce n’est rien. » Elle attrapa l’un des sandwichs préparés par son ami, et continua « Donc, je lui ai fait faire une piqûre à une peluche, pour lui montrer. » Elle mordit dans son sandwich, puis le reposa afin de remonter sa manche. « Et tadam ! Il s'est dit qu’il pouvait me faire la même chose. » expliqua-t-elle, montrant l’ecchymose sur son bras, et la trace de la piqûre. Elle secoua légèrement la tête, et croqua gaiement une deuxième fois dans son sandwich. La bouche pleine, elle ne put s’empêcher de commenter : « Ch’vach’ment chbon ! » Elle avala sa bouchée, et but un peu de son café pour faire passer le tout. « Et toi, alors, à part ton père qui est toujours sur ton dos, qu’est-ce que tu racontes de beau ? »

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Sebastian Bacigalupo

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Sam 29 Avr 2017 - 15:12

Des amis, Sebastian n’en avait pas beaucoup. Il avait un caractère un peu trop ombrageux pour donner envie qu’on s’intéresse à lui, ses quelques relations durables, elles s’étaient construites au fil du temps, avaient acquis une base solide sur laquelle il savait pouvoir reposer. Il n’appréciait pas réellement les rassemblements où les gens étaient nombreux, préférait de loin un tête-à-tête dans un endroit tranquille qu’un lieu surpeuplé et survolté. Et son désir de garder les autres à distances n’avait fait que s’accentuer depuis qu’il était entré dans la clandestinité du réseau. À présent, il se méfiait encore plus – si c’était possible – de ceux qui s’intéressaient tout à coup à lui, gardait un masque poli mais déterminé n’invitant pas à la confidence et cela ne le dérangeait pas plus que cela. Il était content avec ce qu’il avait, avec ceux qu’il avait. Dont Penny. Elle était cette bouffée de fraicheur bienvenue dans la monotonie de son quotidien, l’ancre qui le maintenait à la réalité lorsqu’il était lancé dans une opération périlleuse et elle ne se doutait pas un instant de ces deux aspects de leur amitié. De l’extérieur, il s’agissait d’une relation sans accroc, sans vague, simple et douce. Un baume pour le cœur solitaire du jeune Bacigalupo, une sensation revigorante d’avoir quelqu’un à qui il aurait pu confier ses craintes s’il n’avait pas justement eu peur de l’impliquer dans quelque chose qui les dépassait tous et qui pouvait les mener à leur perte. Or Sebastian ne souhaitait aucun mal à son amie, raison pour laquelle il lui cachait tout un pan de son existence et la tenait expressément dans le noir. Pour elle, il n’était probablement qu’un petit garagiste parfois mal luné mais de bonne compagnie, en général, et ça n’était pas plus mal que ça en reste là, selon Sebastian.
Sa chance, aussi, c’était que Penny n’était pas suspicieuse et si elle se demanda pourquoi il réagissait comme ça, la question ne franchit jamais la barrière de ses jolies lèvres roses. Il n’avait pas envie de lui mentir, d’inventer n’importe quoi et il eut donc un sourire un peu narquois lorsqu’elle évoqua l’idée qu’il puisse avoir une copine. Il ne prit cependant pas la peine de répliquer à la plaisanterie et servit deux tasses de café qu’il apporta à leur petite table avant de s’installer avec un soupir bienheureux.
- La crème de la crème, constata-t-il en découvrant le paquet qui renfermait leur dessert.
Et rien qu’à la pensée de ce qui se trouvait à l’intérieur, Sebastian sentit son estomac se tortiller d’impatience et il saliva d’avance, incapable de résister au mot dessert, peu importe ce qu’il impliquait. Il mâcha son sandwich en observant la demoiselle qui lui montrait sa blessure de guerre et il ne put réprimer un hoquet d’horreur en voyant la peau violacée qu’elle arborait dans le creux du bras.
- Mais t’es dingue ! Il aurait pu faire des dégâts, s’exclama-t-il en posant son repas pour attraper l’avant-bras de Penny et approcher les yeux de l’ecchymose.
Délicatement, il passa l’index sur la parcelle de peau lésée avant de libérer le bras de Penny.
- Enfin, c’est toi l’infirmière mais quand même. Je croyais que c’étaient les microbes, tes pires ennemis, mais ce sont les gamins et les aiguilles, apparemment.
Reprenant son lunch, il haussa les épaules et se cala confortablement contre le dossier du fauteuil avant de répliquer :
- Pas grand-chose. Le train-train quotidien. Pas de gosse armé, en tout cas. J’ai dû accompagner mon père à Pairidaēza l’autre jour. Ils avaient une panne importante et comme mon père a travaillé pour eux à l’époque où le campus a été aménagé…
Cela lui avait permis de découvrir l’envers du décor, de se gorger d’informations utiles et, surtout, de le conforter dans l’idée que cette usine à humain était justement inhumaine, renforçant son besoin de contrecarrer les plans de ces énormes entreprises qui n’avaient aucune considération pour la vie, quelle qu’elle soit. Il ménagea cependant son ton, les clones étant un sujet un peu tabou pour certains et comme il n’en discutait jamais avec Penny, il ignorait tout de son état d’esprit vis-à-vis de ces expériences. Sebastian imaginait toutefois qu’elle devait avoir un avis sur la question, son métier touchant quotidiennement à la médecine. Mais était-elle pour ces expérimentations ? Espérait-elle qu’on trouve ainsi un moyen de guérir définitivement ses petits patients ? Il n’aurait pas pu la blâmer, elle qui côtoyait la maladie et la mort de gamins qui n’avaient même pas eu le temps de vivre vraiment. Mais pourrait-il l’écouter développer des arguments en faveur de la science sans trahir ses propres convictions ? Leur amitié était bien trop précieuse pour qu’elle soit mise en péril à cause de divergences d’opinions. Il réalisa après quelques instants qu’il fixait Penny d’une drôle de façon, perdu dans ses pensées et il s’efforça de reprendre contenance après avoir légèrement secoué la tête pour se remettre les idées en place.
- Et toi ? Du nouveau dans ta vie sentimentale ? demanda-t-il avec un petit sourire en coin.
Dans le genre qui n’avaient pas beaucoup de chance avec leur vie de couple – ou absence de celle-ci – ils faisaient bien la paire.

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Jeu 4 Mai 2017 - 21:19

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de Penny quand elle reçut les réprimandes de son ami. A dire vrai, il avait raison. Elle s’était montrée imprudente et n’était pas prête de recommencer. Elle avait eu de la chance, et le savait. Le gamin avait essayé de la piquer alors que la seringue était vide – et surtout d’air. Son expérience avait eu pour seule vocation de simplifier la vie de ses enfants qui étaient parfois déjà bien difficiles pour leur jeune âge. Mais ce n’était vraiment pas l’idée la plus brillante qu’elle était. Elle n’avait d’ailleurs pas besoin d’entendre les remontrances de son ami pour ne plus jamais avoir envie de recommencer. Si la seringue avait été remplie, d’air ou d’un liquide quelconque, Penny n’aurait probablement pas rejoint Sebastian pour le déjeuner. Elle s’abstint cependant de la préciser à son ami – il était inutile de l’inquiéter pour rien. « Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas prête de recommencer ! » Penny se frotta légèrement le bras, plus par réflexe que pour faire passer la douleur, et continua : « J’avais fait attention à ce qu’il n’y ait rien dans la seringue, mais j’ai pas imaginé une seule seconde qu’il ait envie de tenter pour moi ! Mais bon, mieux vaut une aiguille qu’un scalpel, non ? » lui dit-elle, en lui offrant un clin d’œil. Elle le taquinait, évidemment. Bien loin d’elle était l’idée de faire jouer les enfants avec ce genre d’instruments. Avant de croquer à nouveau dans son sandwich, elle interrogea sur son ami sur ce qu’elle avait bien pu louper dans sa vie. A dire vrai, il se voyait trop souvent pour qu’elle est manqué quelque chose d’énorme mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elle n’était pas à l’affut de la moindre information sur la vie de Sebastian Bacigalupo. Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel lorsqu’elle entendit Sebastian parler de gosse armé, mais son amusement fut vite dissipé lorsqu’il aborda le sujet de Pairidaesa. Penny était plus que mal à l’aise à l’idée de tout ce qui se passait là-bas. Elle avait conscience que les avancées technologiques n’étaient pas nécessairement une mauvaise chose, mais la présence des clones dans son quotidien la dérangeait. Evidemment, il y avait toute la problématique des conséquences économiques de ses robots qui seraient bientôt capables de remplacer les hommes à cent pour cent. Mais ce n’était pas ce qui gênait le plus Penny. C’était les conséquences médicales que cela avait. Toutes les avancées étaient les bienvenues, et la demoiselle ne le nierait jamais. Si les avancées permettaient de sauver un enfant d’une leucémie ou d’un accident de voiture, elle en était ravie. Plus que ça, même. Mais cette quête vers des soins infaillibles prenaient des tournures de chasse à l’immortalité et Penny détestait cette idée. La beauté de la vie ne résultait-elle pas dans le fait qu’on finissait par y échapper ? Tentant de réprimer le frisson qui lui parcourut l’échine, Penny dissimula son air perplexe derrière sa tasse de café. Ce n’était pas tant qu’elle souhaitait cacher son opinion à Sebastian. Elle assumait tout à fait ses idées, et encore plus quand il s’agissait de les exprimer à quelqu’un qu’elle connaissait depuis des années et en qui elle avait totalement conscience. « C’est bien, cela doit vous rapporter pas mal d’argent de pouvoir bosser pour eux. » Elle haussa légèrement les épaules, et passa l’une de ses jambes sous elle. « Et avec ton père, ça a été ? » Mais Sebastian semblait ailleurs, la fixant d’un air sérieux – et intriguant. Elle s’apprêtait à lui demander à quoi il pensait quand il retourna la conversation vers elle. Penny se dit qu’il devait repenser à sa réparation et n’y prêta pas plus d’importance.
Lorsque Sebastian l’interrogea sur sa vie sentimentale, c’est un air fier qui se dessina sur le visage de Penny. « J’crois que tu vas être fier de moi ! Je me suis enfin débarrassée de Colin. Ca ne fait que deux semaines, mais j’tiens le coup. » précisa-t-elle, ne souhaitant pas non plus mettre la charrue avant les bœufs. Elle avait beau savoir qu’elle devait complètement arrêté de le voir et qu’il se servait d’elle comme d’un faire-valoir, Penny ne pouvait s’empêcher de retourner chaque fois dans ses bras. Elle s’était attachée à lui, sans que l’on puisse réellement parler d’amour, et surtout, sans être pour autant capable de mettre le doigt sur ce qu’elle aimait chez lui. Penny tentait de ne pas importuner Sebastian avec les rebondissements de leur histoire, mais il ne fallait pas être fin psychologue pour se rendre combien la demoiselle souffrait de cette relation. Et ne plus le voir lui faisait un bien fou. « Et hier, j’me suis fait draguée par un clone, mais sérieux, c’est vraiment bizarre. Et toi, du nouveau de ton coté, ou tu continues d’attendre la perle rare ? » Dans d’autres bouches, cela aurait pu être un reproche déguisé, mais pas chez Penny. Peu lui importait que son ami est mille conquêtes par an ou aucune. Tant qu’il était heureux…

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Ven 12 Mai 2017 - 23:02

Son père lui avait un jour demandé si Penny était sa petite amie – ou, si on veut être plus précis : s’il n’avait pas les couilles de lui avouer qu’elle était à tomber – et Sebastian avait été assez clair dans sa réaction. Non, pas du tout. Il s’était surpris lui-même à arborer une moue interloquée, un léger froncement de sourcils laissant croire que la simple idée le dégoûtait un peu. Il n’y avait pourtant pas à dire : Penny était une jolie jeune femme et géniale, en plus de cela, alors pourquoi avait-il rejeté cette idée comme s’il avait dix ans et qu’on lui demandait si sa voisine lui plaisait ? Il le savait parfaitement, évidemment, mais il n’allait certainement pas aller avouer à son père que les filles – puis les femmes – ne l’avaient jamais vraiment intéressé et que s’il adorait effectivement Penny, c’était uniquement sur le plan amical. Aucune attraction physique n’était jamais venue biaiser leur relation et c’était peut-être cela qui la rendait si magique, si complice. Des moments comme ceux-ci, où Sebastian ne devait pas réfléchir au moindre de ses faits et gestes, c’était une aubaine, il ne pouvait le nier et il ferait tout pour que cela perdure aussi longtemps que possible. C’était pour ça, aussi, qu’il se montra si inquiet à la vue de l’ecchymose qui colorait la peau d’habitude diaphane de son amie. Il ne pouvait supporter l’idée qu’on fasse du mal à Penny, même si le fautif était un gamin malade et un peu naïf qui n’avait fait qu’écouter attentivement ce que lui disait la jolie infirmière.
- Bien, parce que je n’aime pas du tout voir des trucs pareils, répliqua-t-il, le ton légèrement désapprobateur, conscient que son affection se trahissait dans le tremblement imperceptible de sa voix.  Ne plaisante pas sur ce sujet, d’accord ? ajouta-t-il, même si un petit sourire vint arquer ses lèvres.
Penny l’impressionnait. Cela avait toujours été le cas mais il ne pouvait s’empêcher de le constater à chaque fois qu’elle évoquait son quotidien. Jamais il n’aurait pu faire face à la maladie comme elle le faisait et oui, évidemment, il savait que c’était une vocation, que sans cette passion, elle ne tiendrait pas le coup mais ça n’en restait pas moins époustouflant de la voir parler de sa journée avec tant de candeur, tant de bonne humeur. Parfois, Sebastian se disait que ce n’était peut-être qu’un masque et qu’elle se crevait les yeux à pleurer chaque soir quand elle rentrait chez elle mais il n’en savait rien. Il avait beau connaitre Penny depuis un bail, maintenant, il y avait toujours cette distance qu’il avait imposée autour de lui et que même elle n’avait pas complètement comblée. Certes, elle avait pénétré bien plus profondément sous la carapace un peu hostile du jeune garagiste mais il restait un no man’s land qui permettait à Sebastian de se sentir en sécurité, de ne pas se dévoiler complètement. C’est ce qui assurait aussi son travail clandestin et il était donc essentiel qu’il persiste à tenir Penny hors de sa tête pour ne pas risquer le pire.
- Oui, j’imagine… Je n’en sais rien, en fait, je ne surveille pas la comptabilité, c’est le rôle de mon père, ça, mentit-il d’un air évasif quand il savait parfaitement ce qu’un tel boulot rapportait à la caisse du petit garage familial.
Cela rapportait trop aux yeux de Sebastian pour qu’il ne se doute pas qu’il y avait anguille sous roche, pour qu’il ne décèle pas le danger latent derrière ces échanges de bon procédé.
- Oh, tu sais, il est toujours pareil.
Il éluda la question d’un haussement d’épaules qui se voulait nonchalant. Il n’avait jamais aimé parler de son père – ni de sa mère, d’ailleurs. Sa famille n’était pas le modèle idéal et ses relations avec son père s’étaient toujours restreintes au strict minimum. Ni camaraderie ni réelle relation père-fils à l’horizon et, en un sens, cela convenait plutôt à Sebastian, surtout depuis qu’il avait intégré le réseau qui aidait à extraire des clones de leur misérable existence.
- Hé, en voilà une bonne nouvelle. Tope-la, championne ! s’exclama-t-il sincèrement enthousiaste, en tendant la main à Penny. Je te l’ai toujours dit, ce type ne te mérite pas, il ne vaut pas le temps que tu perds avec lui !
Loin d’être un expert en relations sentimentales, Sebastian ne s’était jamais caché lorsqu’il s’agissait de désapprouver la liaison de son amie avec le grand escogriffe. Il ne voyait pas ce qu’elle lui trouvait – à moins que ce soit à nouveau sa passion pour les plus démunis et les cas désespérés qui l’emportait mais, dans ce cas, Sebastian la préférait avec un gosse un peu dangereux qu’avec Colin Belfort.
- Tu t’es fait draguée par un clone ? Là, il me faut plus de détails. Où ? Quand ? Comment ? Tu es certaine que ce n’était pas un clone destiné à séduire la clientèle potentielle dans le but de te vendre un truc inutile ? Ils sont devenus très forts à ce jeu-là.
Il les avait vus à l’œuvre et le spectacle de ces pauvres créatures vouées à sourire à n’importe qui le rendait malade. Jamais il n’aurait pu agir ainsi et il était convaincu que si certains clones étaient parfaitement satisfaits de ces conditions de vie, d’autres étaient profondément malheureux si ça ne s’avérait pas leur nature.
- Mmmh, qui veux-tu que je rencontre ici, franchement ? demanda-t-il en esquissant un geste en direction du garage. Les seules personnes que je croise viennent pour faire réparer leur bagnole, pas pour tomber amoureuses du mécano. Et puis, tu le sais très bien : je ne suis pas doué pour faire la conversation à des gens que je ne connais pas, ça ne facilite pas les rapports alors, si perle rare il y a eue, elle m’a probablement échappé au moment où j’apparaissais, plein de cambouis et de sueur.
Sebastian eut un sourire narquois. Il n’aspirait pas spécialement à rencontrer quelqu’un non plus. Où l’aurait-il casé, entre ses heures au garage et son trafic de l’ombre ? Non, les choses étaient peut-être mieux ainsi, pour tout le monde mais pour lui le premier. Cependant, il ne pouvait pas vraiment le sous-entendre et inquiéter son amie, alors, feindre de n’avoir pas d’opportunités de draguer lui semblait l’issue la plus simple.

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Alexis Henney
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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Sam 10 Juin 2017 - 13:18

Même si son amitié avec Sebastian datait de plusieurs années désormais, Penny ne pouvait s’empêcher de s’étonner de son affection et de ses réactions quand on s’en prenait à elle, d’une manière ou d’une autre. Il avait un coté protecteur, qui rassurait Penny. Longtemps habituée à devoir se débrouiller toute seule, la jeune femme ne se faisait toujours pas à l’idée que l’on puisse tenir à elle, et ne pas vouloir qu’il lui arrive de mal. Elle n’était pas malheureuse pour autant ; Penny avait eu la chance dans son malheur de ne jamais tomber sur des familles qui lui voulaient, de près ou de loin, du mal et s’ils ne s’étaient jamais comportés comme des parents, ils s’étaient toujours montrés gentils avec Penny. Ils l’appréciaient, mais jamais assez pour se donner la peine de l’adopter. Pendant de longues années, elle leur en avait voulu à tous qui la rejetait sans cesse puis avait compris qu’une fille, c’était comme une âme sœur : il y avait des choses qui ne s’expliquaient pas. Ils n’avaient pas tout simplement pas eu le coup de cœur nécessaire. Penny, quant à elle, était bien trop obsédée par l’idée d’avoir enfin une famille pour savoir si elle se voyait réellement passer tous ses dimanches jusque la fin de ses jours avec sa famille. A la place, elle s’était fait des amis. Elle avait évité qu’ils ne soient trop nombreux pour ne pas être trop déçu, pour ne pas risquer que son cœur se brise. Sebastian faisait de ces gens-là. D’une certaine façon, il faisait partie de sa famille. Et elle se voyait sans aucun doute partager ses déjeunes avec lui jusque la fin de ses jours. Ainsi touchée par sa remontrance – qui ressemblait étrangement à une jolie déclaration d’amour, elle acquiesça d’un signe de tête et ajouta un « Promis » qui trahissait, lui aussi, son émotion. Ce n’était rien cette blessure, une égratignure tout au plus, mais Sebastian semblait réellement chagriné par celle-ci. Avec des amis comme ça, le cœur de Penny ne pouvait être gonflé que d’amour et de compassion. De solitude aussi, parfois, mais elle refusait de laisser celle-ci gâcher une aussi belle journée.
Elle acquiesça d’un léger signe de tête lorsqu’il précisa ne pas faire plus attention que cela à la comptabilité. « Tu devrais t’y intéresser. » dit-elle, sérieusement. « Tu devrais demander une prime chaque fois que tu es sur une mission qui paye un peu plus que les autres. » Penny était sincère. Non seulement son ami le méritait, mais cela aurait été juste. Certes, il s’agissait du garage familial et en d’autres circonstances, la demoiselle aurait volontiers compris que les choses ne se déroulaient pas comme ça et qu’il fallait parfois se sacrifier pour le bien de tous. Mais en l’occurrence, le lien qui unissait la famille Bacigalupo à leur fils était plus sanguin qu’autre chose, et cela peinait sincèrement Penny. Ils n’avaient jamais vraiment abordé la question avec Sebastian, mais elle était convaincue qu’il était plus difficile d’avoir des parents avec lesquels on entretenait des relations pour le moins superficiel, plutôt que de ne pas avoir connu ses parents du tout. Penny avait pu en faire le deuil. Elle n’avait pas à vivre chaque jour avec un rappel constant de ce qu’elle n’aurait jamais. C’est pourquoi elle n’insista pas lorsque Sebastian se contenta d’une réponse laconique. Elle hésita à préciser qu’il ne savait pas ce qu’il perdait mais elle avait dû le dire des dizaines de fois au garagiste, et ce n’était pas cela qui allait arranger les choses. Elle se contenta alors de répondre à sa question en racontant les dernières nouvelles dans sa vie. Penny se redressa, un sourire aussi fière qu’une jeune diplômée sur le visage et tapa avec plaisir dans la main de son ami. Ce n’était pas facile tous les jours, mais au lieu d’avoir des jours et des jours à avoir le moral dans les chaussettes, elle se contentait d’être un peu triste tous les jours. Et c’était mille fois plus. Surtout que le soleil commençait de nouveau à se lever sur le ciel brumeux de son esprit – et c’en était encore plus délicieux. « T’as vu, j’ai fini par t’écouter. » lança-t-elle, reconnaissante de toutes les fois où il avait fait semblant de ne pas remarquer qu’elle avait les larmes aux yeux, et de toutes les fois où il l’avait écouté se plaindre de son attitude. Elle avait volontairement enchainé avec un sujet plus léger – et étrange à la fois. Elle se savait encore plus que fragile sur ce sujet Colin Belfort, et c’était une autre chose qu’elle ne souhaitait pas voir gâcher cette belle journée. Allez, oust, les vilaines pensées !
L’intérêt de Sebastian pour la drague dont elle l’avait fait l’objet était étonnant, mais la toucha une fois de plus. Chaque fois que Penny pouvait être bernée par sa naïveté., elle pouvait compter sur lui pour la faire remettre les pieds sur terre et il ne le faisait jamais avec arrogance, ou lassitude. « J’pense pas. » répondit-elle, franchement. « Ou alors, ils sont encore plus forts que ce que je pensais. J’étais dans l’asso dont je t’avais parlé, qui les aide à reprendre leur vie en main quand ils s’échappent. » Penny n’avait jamais été très bavarde sur le sujet. Elle se rappelait même avoir donné l’information à Sebastian un soir où elle était un peu trop éméchée. Elle savait pertinemment qu’elle n’était pas sensée divulguer ce genre d’informations à n’importe qui mais elle avait cent pour cent confiance au garagiste, et à dire vrai, culpabiliser un peu de lui avoir caché son nouveau passe-temps pendant les quelques jours où elle l’avait fait. Depuis, il n’avait plus jamais abordé le sujet et il était donc très probable que Sebastian ne s’en souvienne pas. Elle termina son sandwich avant de reprendre la parole, ayant encore quelques frissons en revivant la scène. « On était en train de boire un café après la séance de travail avec plusieurs d’entre eux, et j’ai remarqué qu’il flirtait, mais j’me suis dit qu’il avait été programmé pour cela. J’ai donc pris sur moi pour lui répondre gentiment mais sans l’encourager et j’ai continué à discuter avec d’autres bénévoles. Sauf qu’il est revenu à la charge, et m’a proposé d’aller boire un café. » Elle poussa un léger soupir et reprit : « J’me sentais mal pour lui mais j’me serai pas vue lui dire oui. »
Lorsque Sebastian lui expliqua pourquoi il n’avait toujours pas rencontré quelqu’un, Penny ne put s’empêcher de lui jeter un regard désapprobateur. Elle se fichait bien qu’il soit célibataire ou non, mais il utilisait de très mauvaises excuses pour le rester. Penny était convaincue qu’il pouvait très bien draguer du garage. Légèrement taquine, elle fit mine de lui parler sérieusement : « Tu n’as jamais vu de films ou de séries, mon p’tit Seb ? Le cambouis, et la sueur, c’est justement ce qui fait le charme de tous les garagistes ! Tu imagines combien de p’tits mecs sont passés devant ton garage, en ralentissant les fenêtres ouvertes pour que tu lèves la tête mais que tu étais trop occupé à desserrer un boulon pour t’intéresser à eux ? Tu as du en briser des cœurs, Sebastian Bacigalupo… » Elle avait beau prononcer ces mots pour se moquer légèrement de lui, elle restait convaincue d’une chose : Sebastian n’ouvrait pas assez les yeux pour pouvoir trouver la perle rare – ou une perle moins rare, il n’était peut-être pas du genre à avoir besoin du grand amour, mais cela ne devrait pas l’empêcher de s’amuser un peu… « Il est temps qu’on se réorganise une petite sortie, toi et moi ! » lui proposa-t-elle. Cela faisait un petit moment qu’ils n’avaient pas été faire la tête comme deux ados à la fleur de l’âge.

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Dim 18 Juin 2017 - 19:26

Cela lui paraissait néanmoins étrange, à Sebastian, d’évoquer une vie sentimentale déserte à laquelle il ne prenait finalement même pas la peine de penser. Ça n’était pas qu’il n’y voyait aucun intérêt mais son esprit était ailleurs, bien trop absorbé par ses tâches quotidiennes pour s’inquiéter de son célibat perpétuel. L’évoquer revenait à lui rappeler qu’il ne partageait pas grand-chose avec son entourage, comme s’il voulait s’auréoler de mystère. En un sens, ça n’était pas faux, puisqu’il s’efforçait de garder les autres à distance pour ne pas se compromettre mais les histoires de couple n’entraient pas vraiment en ligne de compte. Il fallait dire que qu’il y avait de quoi se demander qui cela pouvait intéresser, en dehors de Penny. Son père ? Ce rustre qui considérait les femmes comme des objets sur lesquels se pourlécher les babines – la faute à sa relation débridée et abandonnée avec la mère de Sebastian – et semblait faire une règle d’or de les déshonorer de toutes les manières possibles. La preuve : il n’y avait qu’à voir la façon dont il parlait de Penny pour faire mousser son fils. Une vaine entreprise parce que le jeune homme prenait la poudre d’escampette dès qu’il se rendait compte que son père était d’humeur à dénigrer tout ce qui lui passait par la tête et particulièrement ce qui touchait de près ou de loin à son fils. Quant aux autres… il n’entretenait pas des liens suffisamment forts et stables avec ses amis pour en venir à parler de ce genre de sujet trivial. Il n’y avait dès lors que Penny pour l’aborder et il n’y avait que Penny pour arriver à le faire sans qu’il se braque à la première allusion.
Le jeune homme eut un léger rire lorsqu’elle lui conseilla de s’intéresser à la comptabilité et de demander une prime lorsqu’il travaillait sur un projet qui payait mieux. Son sourire prit cependant un arc un peu aigre et ses traits se figèrent en une moue désabusée :
- Peut-être qu’avec ton charme tu arriverais à amadouer mon père mais crois-moi, si je lui demande quoi que ce soit, même la plus petite faveur, il risque plutôt de m’ôter davantage la fois d’après. Je ne m’y frotterai pas, en tout cas. Je vis bien avec ce que j’ai, pourquoi j’irais me créer des ennuis inutiles avec ce vieux ronchon ?
Ils avaient beau se connaitre depuis des années, Penny et lui, ça ne l’empêchait pas d’ignorer bien des choses sur le jeune homme et en particulier tout ce qui était relatif à sa vie privée. De la débandade familiale, elle n’avait eu que de vagues échos, le jeune homme ne tenant pas spécialement à évoquer sa mère volage et son père taciturne qui pouvait se transformer en piège létal si on le poussait à bout. Mieux valait pour elle qu’elle reste à distance respectueuse de la demeure des Bacigalupo.
Sebastian fut donc soulagé lorsque le sujet dévia vers Penny, même si cela signifiait mentionner un gars pour lequel Sebastian n’éprouvait que mépris et rancœur. Comment pouvait-on traiter Penny de la sorte ? Il était vraiment temps qu’elle largue ce pauvre type une bonne fois pour toutes mais qui était-il pour donner des conseils amoureux à quiconque ? Ça n’était même pas comme s’il pouvait pointer dans la direction d’un mec qui lui conviendrait mieux parce qu’à son sens, probablement qu’il n’y en avait aucun qui méritait l’attention de la jeune femme. Mais il ne voulait pas non plus se montrer trop vindicatif et se contenterait donc de l’encourager à prendre ses distances avec Colin et à se soustraire à son influence toxique.
Il lui jeta cependant un regard en coin lorsqu’elle évoqua l’association et il lui fallut une demi-seconde pour se rappeler que Penny ignorait tout de sa vie clandestine et de son rôle dans les réseaux dissidents. Parfois, il avait l’impression qu’il pouvait tout partager avec elle avant de se rappeler qu’en prenant ce risque, c’était surtout elle qu’il mettait en danger, chose qu’il voulait à tout prix éviter. Ça n’était pas qu’il n’avait pas confiance en Penny mais plutôt qu’il voulait la préserver. Et puis, avec son travail à l’hôpital, elle avait suffisamment à faire avec les malheurs humains sans qu’il ajoute en plus les clones désorientés et esseulés.  
- Il ne te plaisait ou l’as-tu éconduit parce qu’il était un clone ? Et comment étais-tu certaine que c’en était un ? Après tout, à part le fait qu’ils soient formatés sur une cellule souche humaine, one ne voit pas vraiment la différence entre un clone et quelqu’un d’autre, si ? demanda-t-il en feignant la méconnaissance quand il savait tout sur le sujet, sans quoi il n’aurait jamais pu intégrer une équipe de résistance. Si on ne voit pas leur tatouage, je veux dire ?
À vrai dire, lui-même n’avait pas un avis tranché sur la question. Il s’était parfois interrogé : aurait-il pu tomber amoureux d’un clone, s’il savait d’emblée dans quoi il se lançait ? Après tout, certaines personnes vivaient en couple avec le clone de leur conjoint décédé donc ça devait probablement être faisable. Mais il ne savait même pas ce qu’il pensait fondamentalement de l’exploitation des clones et s’il était pour ou contre ceux-ci. La seule chose de certaine, dans son esprit, c’était la façon dont ils étaient traités : comme des marchandises, comme des objets inanimés dont on faisait ce qu’on voulait et il ne pouvait concevoir de traiter un être à l’apparence aussi humaine comme si c’était un produit jetable dès qu’il était un peu abimé ou dysfonctionnel. Raison pour laquelle il était assez curieux de connaitre le point de vue de Penny sur le sujet.
Il plissa toutefois légèrement les paupières lorsqu’elle prétendit que la combinaison cambouis + sueur était ce qui faisait pratiquement le sex appeal des garagistes. Il eut un petit rire narquois en secouant la tête avant de mordre dans son sandwich, une façon comme une autre de ravaler les commentaires qui lui étaient automatiquement venus à l’esprit. Mais ses sourcils se froncèrent sensiblement à la mention de mecs et non de nanas. À sa connaissance, il ne se souvenait pas avoir dit qu’il était gay mais peut-être que son amie devinait plus qu’elle ne le laissait paraitre et il décida de laisser couler le commentaire comme s’il ne l’avait pas entendu. La seule inquiétude que cela provoqua, c’est que cela puisse être aussi évident pour d’autres et que, par conséquent, cela puisse revenir aux oreilles paternelles.
- D’accord, dit-il en toussotant légèrement, le poing fermé contre ses lèvres. Tu imagines la chose comment ? Comme deux prédateurs en quête de proie ? Ou t’attends-tu à ce que je joue les gardes du corps contre les clones qui tomberaient follement amoureux de toi ? Complètement zappé, le Belfort ? Ou ce n’est pas ce genre de soirée là que tu proposes ?
Ses lèvres s’arquèrent en un sourire narquois et il haussa un sourcil inquisiteur en dardant son regard sur elle. Il valait mieux se méfier, Sebastian pouvait se montrer particulièrement caustique, quand il le voulait.

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Mer 5 Juil 2017 - 23:22

Peut-être qu'elle avait tort de voir les choses ainsi, mais Penny était souvent peinée par les quelques allusions que Sebastian faisait à son père. L'occasion ne s'était jamais vraiment présentée d'aborder le sujet plus profondément, et la jeune femme ne tenait pas non plus à se montrer trop intrusive. Pourtant, elle savait que la relation qu'il entretenait avec celui-ci n'était pas une relation qu'un fils aurait dû avoir avec son père. Penny n'était pourtant pas une experte en la matière : dépourvue de ses deux parents, elle n'avait eu pour modèle que les parents de ses amis, les familles d'accueil qu'elle avait visité ou ceux qu'on voyait à la télévision ou au cinéma... Au final, peut-être avait-elle été mieux lotie dans son malheur, ou peut-être que sa vision était biaisée par le fait que Penny tenait à tout prix à se revendiquer d'avoir eu une enfance presque normale. Dans tous les cas, la demoiselle ne comprenait pas comment un père pourrait avoir l'attitude décrite par Sebastian. Lui retirer de l'argent... Penny soupira, regrettant de ne pas mieux connaître la famille Bacigalupo. Peut-être qu'à force de patience et bonne volonté, elle aurait pu réussir à amadouer le père de Sebastian et le convaincre doucement mais sûrement de se rapprocher de son fils... et de ne pas être aussi dur avec lui. Mais Penny connaissait sa place, et elle savait pertinemment que si Sebastian l'avait toujours gardé à l'écart de cette part de son intimité, c'était sûrement pour une bonne raison. Et quand bien même elle aurait été mauvaise à dire vrai, Penny respectait les souhaits de son ami quels qu'ils soient. Elle n'insista donc pas sur l'idée d'une plus grande paye mais se dit qu'il méritait peut-être mieux que ce qu'il avait. Mais qui était-elle pour en juger ? Tant que Sebastian trouvait satisfaction dans ce qu'il faisait et ce qu'il gagnait, elle n'avait pas vraiment son mot à dire. Penny se promit pourtant de veiller à ce que ce soit toujours le cas, et de guetter le moindre signe de vents contraires dans l'attitude de son ami. Tu as raison. dit-elle, alors qu'elle posait une main compatissante sur celle de son ami. Ce qui compte, c'est que tu sois heureux. Le reste, c'est matériel, ça ne compte pas vraiment. Elle termina son café, comme pour lui montrer que la conversation était close et qu'elle ne reviendrait pas sur le sujet. Penny n'aimait pas se retrouver dans ce genre de configuration : elle avait abordé un sujet qu'elle aurait dû éviter et elle espérait sincèrement ne pas avoir réveiller de mauvais souvenirs ou de vieux démons chez son ami. S'il s'était agi de n'importe qui d'autre que Sebastian, elle aurait sûrement fini plus rouge qu'une tomate, et serait confondue en excuses. Mais avec son garagiste préféré, c'était différent. Elle savait qu'il ne lui tiendrait pas rigueur, que leur amitié était plus forte que ça. Et c'était tant mieux : Penny ne serait probablement pas la même sans les petits morceaux de bonheur comme ceux-ci en compagnie de son ami.
Lorsqu'il l'interrogea sur les raisons qui l'avait poussé à repousser ce clone, Penny prit le temps de la réflexion. Ce n'était pas évident de répondre à cette question. Elle aurait aimé pouvoir affirmer en toute sincérité que le statut de ces êtres humains (car, c'est ce qu'ils étaient, Penny en était convaincue) ne l'affectait pas du tout et qu'elle ne faisait aucune différence. Mais la demoiselle n'était pas aussi parfaite que certains voulaient bien le dire, et surtout, elle s'efforçait d'être toujours honnête. Il lui fallut pas loin d'une minute de réflexion pour être capable de formuler un avis sur la question. Je pense que c'est forcément entré un minimum en ligne de compte mais je n'ai pas spécialement envie de me relancer dans une histoire pour le moment. Après, il était mignon, et très gentil mais à l'écouter parler, je pensais qu'il aimait beaucoup s'apitoyer sur son sort – ce n'est pas de sa faute, il a été créé pour être comme ça, je suppose – mais ce n'est pas vraiment le genre de personnes que j'aime avoir dans ma vie... Et j'étais certaine parce qu'il n'y a que des clones qui viennent témoigner... A moins que cela ne soit un espion, mais franchement...  Penny laissa un léger rire s'échapper – ils n'étaient pas non plus dans un film ! - et reprit son fil de pensées. Oui, oui, ils sont exactement pareils. Je suis certaine que tu en as déjà rencontré sans le savoir ! Enfin, j'suis pas une experte non plus hein, mais personnellement je n'ai jamais rien vu de différent...  Elle continua de réfléchir mais en effet, elle ne voyait aucune différence. L'attitude des clones de service était quelque peu différente, plus automatique et s'anticiper de manière bien plus rapidement mais c'était probablement là la seule vraie différence...
Penny ne put s'empêcher de se redresser sur sa chaise, empreinte d'une excitation pas si légère à l'idée de passer une soirée en compagnie de Sebastian. Elle ne put s'empêcher de rire en l'entendant décrire la façon dont il imaginait la soirée mais visiblement, Penny n'avait pas été assez claire : il ne  s'agissait pas de lui changer les idées mais d'aider Sebastian à trouver chaussure à son pied – ne serait-ce que pour une soirée. Penny craignait parfois que son ami ne s'enferme dans la routine et oublie que la vie ne se limitait pas aux voitures à réparer. Elle fit claquer doucement sa langue contre ses dents, réprobatrice, et expliqua à Sebastian ce qu'elle avait en tête :  Non, non, ce sera Penny la Wingwoman à laquelle tu auras le droit. C'est vrai que c'est une partie de mon CV que je ne t'ai jamais vraiment dévoilée, mais sache que je suis probablement la meilleure wingwoman de tout Mount Oak, si ce n'est de toute la Panamérique. Mon air pétillant, et ma faculté à jouer les jeunes femmes adorables et totalement paumées y est pour beaucoup, mais j'ai plus d'une corde à mon arc. Elle finit son sandwich, et le regard pétillant, attendant la réaction de son amie, qui ne serait peut-être pas aussi enthousiaste qu'elle ne l'était. A dire vrai, mon premier job, ça sera de te trouver une personne qui soit à ta hauteur, et qui te plaise... Il te faudra coopérer, mon cher !

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Jeu 20 Juil 2017 - 21:26

Sebastian était tellement concentré sur sa double vie, obnubilé par la crainte de laisser des traces, qu’il en oubliait que la vie était également faite de moments simples où ses tourments pouvaient être classés dans une boite, juste le temps nécessaire pour ne pas épuiser toute son énergie. Il avait l’impression de ne plus être capable de baisser un minimum sa garde, comme si tout autour de lui était une menace qui n’attendait qu’un instant d’inattention pour le prendre à la gorge. Il le sentait dans son cœur opprimé, dans son esprit surchargé, dans ses muscles tendus, prêts à l’action. Et le danger, ça n’était pas seulement d’être découvert par les autorités, d’être lié à un réseau et enfermé pour les actes illégaux qu’il avait faits pour leur compte. C’était aussi son père et son regard scrutateur, son père dont il se méfiait comme de la peste et en qui il n’avait jamais éprouvé la moindre confiance, persuadé, surtout maintenant, que ce dernier n’aurait pas besoin d’une excuse ou d’une récompense pour livrer son fils unique à la police locale si cela signifiait un gain, même relatif. Sebastian ignorait pourtant tout de la vision des choses de son père, ils n’en discutaient jamais pour la bonne et simple raison qu’ils ne discutaient jamais de rien. Sebastian partait dès lors du principe que plus il se tenait à l’écart de son géniteur, mieux il se portait. Mais, après, il en oubliait qu’il y avait les autres, ceux qui, comme Penny, ne lui voulaient aucun mal et poursuivaient leur petit bonhomme de chemin sans nuire à personne. Sebastian avait conscience qu’il aurait dû se concentrer sur cela au lieu de chercher à déceler le danger avant qu’il ne surgisse mais c’était plus fort que lui, c’était devenu un instinct de survie, un mécanisme de défense.
Un sourire gondolé vint se dessiner sur les lèvres de Sebastian. Heureux. Voilà un terme auquel il ne songeait pas souvent. L’était-il seulement ? Heureux ? A partir de quand savait-on qu’on l’était ou, qu’au contraire, quelque chose d’essentiel manquait pour l’être parfaitement ? Sebastian n’avait pas le sentiment de souffrir de sa solitude, de cette distance qu’il s’imposait vis-à-vis des autres mais il n’avait pas vraiment d’élément de comparaison. Il avait toujours été ainsi, même en étant enfant. Il avait été un gamin sérieux, prudent, méfiant et il n’avait finalement pas tant changé que cela. Il se considérait comme indépendant, mais peut-être était-ce là un moyen de se mentir, de se leurrer. Ça n’était cependant pas une réflexion que le jeune mécanicien voulait pousser plus loin et il hocha la tête en guise d’assentiment. Par chance, la conversation dévia d’elle-même vers les (més)aventures de son amie, l’éloignant d’une introspection non souhaitable et l’amenant vers un autre terrain, aussi glissant mais moins douloureux, qui le poussa à observer les traits de Penny avec une attention exacerbée, comme s’il tâchait de déceler ce qui se passait dans la tête de la jeune femme et qu’il n’osait demander.
Il écouta sa réponse avec attention, essaya d’imaginer la rencontre et continua à manger distraitement son sandwich. C’était précisément la raison pour laquelle il avait décidé d’agir plutôt que de contempler l’avenir qui se déroulait devant eux : les clones étaient exactement pareils, à la différence qu’on les avait conçus, qu’on les avait formatés, comme autant de petits automates et esclaves des turpitudes de leurs créateurs. Il y avait quelque chose qui lui donnait envie de vomir dans cette façon de faire, comme si c’était une usine à humains, mais la chose s’était tant développée et ancrée dans le quotidien du monde entier que plus personne, en dehors de ceux qui s’engageaient clandestinement, ne semblait remettre en question le processus.
- Et tu trouves qu’il n’est pas en droit de se plaindre ? Je sais bien qu’on ne choisit pas plus de naitre ni la famille dans laquelle on échoue mais là, c’est encore pire, à mon sens. Ils n’ont aucun libre arbitre, aucun pouvoir de décision, ce sont des pantins articulés. Tu imagines vivre une existence pareille et avoir parfaitement conscience de ce cauchemar ?
Mais l’étaient-ils seulement, conscients ? C’était là une des questions essentielles qui divisaient les opinions. Comment savoir, en effet, jusqu’où allait la conscience du clone et, parallèlement, jusqu’où allaient ses rêves, ses aspirations, son besoin de liberté ? Finalement, Sebastian n’en avait effectivement pas rencontré tant que ça, des clones, son rôle dans le réseau n’étant qu’un maillon presque insignifiant, mais il aimait à croire qu’il ne ressentirait aucune différence face à un clone que face à un humain.  
- Enfin bon, ce n’est pas comme si on pouvait y faire quoi que ce soit…, lâcha-t-il comme si de rien n’était avant de noyer les points de suspension avec une rasade de café.
Il ne savait pas trop à quoi il jouait. À quoi bon discuter d’un sujet pareil avec Penny ? Raison pour laquelle l’idée d’organiser une soirée lui sembla être une excuse idéale pour revenir à un sujet plus trivial et un sourire équivoque arqua ses lèvres tandis que son amie s’enhardissait et exposait sa vision de leur sortie.
- Il y a juste un truc qui coince dans ton plan : les gens vont forcément s’imaginer qu’on est ensemble et, par conséquent, même si dans la foule il y avait quelqu’un qui puisse être intéressé, il laisserait tomber dès qu’il me verrait aux côtés de Penny Unschuld. Quand ils ne craqueraient pas pour tes fossettes pour oublier complètement mon existence. Crois-moi, c’est le genre de plan foireux dont je préfère me passer, même si j’apprécie le geste.
Sebastian conclut sa tirade d’un rictus cynique et enfourna la dernière bouchée de son sandwich pour s’empêcher de démanteler les arguments de Penny. D’un côté, cela l’amusait de la voir s’enthousiasmer mais d’un autre, il devinait la crainte notable qui se fichait dans son cœur à l’idée de sortir de sa coquille.

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Dim 13 Aoû 2017 - 23:03

C'était étrange d'avoir cette discussion avec Sebastian. Penny n'avait jamais vraiment abordé le sujet en sa compagnie, mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait douté de son ami. Sans réellement savoir où il se positionnait sur la question, elle savait très bien qu'il était un homme bon, et qu'il ne souhaiterait à aucun être humain de souffrir. Pour elle, alors, la question ne se posait pas : il ne souhaiterait pas non plus qu'un seul clone souffre. Peut-être était-ce parce que Penny ne faisait pas la distinction entre être humain et clone. Elle savait sans vraiment comprendre que certaines personnes ne partageaient pas son avis, et considéraient que les clones étaient de simples esclaves. Une partie d'elle se demandait si ce n'était pas mieux ainsi, au fond. Avant, c'était des « natifs » (sa façon à elle de distinguer les clones et les autres êtres humains, même si cela n'avait pas vraiment de sens) que l'on traitait comme des esclaves : les afro-américains, naturellement mais avec l'évolution de l'immigration, il y avait aussi les latinos, et de manière générale, toutes les personnes qu'une personne « puissante » considérait comme étant incapable de faire mieux. Non, Sebastian ne faisait définitivement pas partie de cette population. Pourtant, la tournure que prenait la discussion étonna Penny. Le garagiste semblait prendre la discussion bien plus à cœur que son amie ne l'aurait soupçonnée. Ses questions étaient tournées d'une telle manière qu'elle avait presque l'impression de passer un test – comme si quelque chose pourrait changer en leur amitié si les réponses qu'elle donnait n'étaient pas à la hauteur du jeune Bacigalupo. Penny soupira légèrement en l'entendant décrire ce que devait vivre les clones. Contrairement à ce que cela pourrait laisser croire, Penny en avait surtout assez d'être confrontée au calvaire qu'ils vivaient. Certes, elle essayait d'aider les clones en faisant partie intégrante de ce groupe de soutien, en leur montrant qu'ils pouvaient mener une vie quasiment normale et que des gens étaient prêts à les accueillir comme ce qu'ils étaient : des êtres humains. Mais la jeune femme ne se rendait pas vraiment utile pour autant ; elle les écoutait parler, dire ce qu'ils avaient sur le cœur. Elle ne comptait plus le nombre d'histoires qu'elle avait entendu sur les ruses auxquels ils avaient recours pour se cacher, sur les montants qui étaient demandés par des dermatologues peu scrupuleux pour retirer leur tatouage. Elle savait à quel point il craignait que le maquillage ne soit pas assez couvrant, et combien de fois ils s'arrêtaient par jour pour en remettre, juste au cas où. Les chiffres étaient démentiels, et Penny ne pourrait être qu'admirative de ce qu'ils traversaient. Elle, elle n'en aurait jamais eu la force. Alors, la jeune femme faisait ce qu'elle pouvait pour leur redonner un peu de baume au cœur. Elle leur faisait des cadeaux, à foison. Elle proposait d'organiser des sorties, noyant dans la masse les clones pour qu'ils se sentent plus en sécurité. Elle les écoutait parler mais que faisait-elle réellement pour endiguer le problème ? Rien. Absolument rien. Penny ne cachait personne chez elle ; Penny ne prenait pas ouvertement partie contre leur exploitation ; et surtout, Penny ne faisait pas partie de ces organisations rebelles dont les clones lui avaient parfois parlé, et qui se battait pour eux... pour de vrai. « Tu devrais venir, Sebastian... C'est pire que tout ce que tu imagines. » souffla-t-elle, sincère. La proposition n'était pas vraiment sérieuse ; Penny savait très bien que cette association n'était pas très légale. Quand bien même la demoiselle se montrait particulièrement précautionneuse, si le pot aux roses était découvert, ils finiraient probablement tous enfermés... Ce qu'elle voulait dire par là était avant tout qu'entendre les gens dire ce qu'ils ressentaient, et se l'imaginer étaient deux choses bien différentes. Il arrivait régulièrement à Penny de rester éveillée seule dans son lit à se demander comment de telles injustices pouvaient exister encore dans ce monde, comment les gens pouvaient y être aussi indifférents. Car, pour elle, c'était bien là le cœur du problème. Si des personnes comme Eron Delenikas pouvait prendre le pouvoir, c'était parce que des gens les laissaient faire... mais ne faisait-elle pas partie de ces gens-là ? Elle soupira, lorsqu'il mentionna qu'on ne pouvait pas y faire quoique ce soit et l'observa quelques secondes. Elle regarda rapidement autour d'elle, et hésita à ajouter quelque chose. Penny savait qu'elle ne devait faire confiance à personne sur ce genre de sujets mais si Sebastian n'avait même pas haussé un sourcil quand elle avait mentionné son association, que risquait-elle à faire un sous-entendu ? Et puis... quand elle accordait sa confiance à quelqu'un, c'était tout entière. Penny suivrait sûrement Sebastian jusqu'au bout du monde les yeux fermés, s'il le lui demandait en prétextant simplement avoir de bonnes raisons. « Ce n'est pas ce qui se dit... » murmura-t-elle avant de boire du café à son tour, sans pour autant lâcher son ami du regard.
Avec tout l'amour qu'elle lui portait, Penny ne put se retirer de lui asséner un coup de poing sur l'épaule, en l'entendant dire des bêtises pareilles. « Arrête tes bêtises, tu veux ? » Elle secoua la tête, et remonta son genou contre sa poitrine avant de lui expliquer le fond de sa pensée. « Dis toi bien que pour tout ce que tu trouves craquant chez moi, je trouve quelque chose de craquant chez toi. Je ne te dis pas être objective, mais tu l'es guère plus alors... » Elle lui offrit un de ses sourires dont elle seule avait le secret et continua, bien décidée à ne pas lui laisser le dernier mot : « Mon body language sera irréprochable, il sera très évident qu'on est pas ensemble, et je suis même prête à mettre une fausse alliance si ça peut t'empêcher de formuler des excuses bidons. » Elle lui fit un clin d'oeil, et se calma quelque peu, ne souhaitant pas le forcer à quoi que ce soit : « Et si tu me promets de simplement regarder ce qu'il y a autour de toi, je te promets de ne pas essayer de te caser ce soir-là à moins que tu me le demandes expressément... »

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Sebastian Bacigalupo

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Mer 16 Aoû 2017 - 21:03

Plus ils en parlaient, plus la réticence de Sebastian à seulement envisager une sortie en duo s’amenuisait. Il avait pris la déviation dans leur conversation comme un bon moyen de faire diversion mais il se rendait compte, petit à petit, que cela faisait une éternité qu’il n’était plus sorti nulle part, qu’il n’avait plus rencontré quiconque. Quel était le dernier nouveau visage qu’il avait découvert ? Sans compter ses clients, évidemment, qui n’étaient que des silhouettes éphémères, qui s’en allaient aussi vite qu’elles apparaissaient et qui se contentaient du minimum syndical point de vue conversation. Ça ne déplaisait pas au jeune Bacigalupo qui n’aimait pas du tout les discussions sans intérêt et qui se trouvait plus souvent à cours d’idées pour parler broutilles que pour philosopher sur des sujets aussi divers que variés. Or, forcément, ça n’était pas en parlant moteur et roues qu’il pouvait s’étendre sur un sujet un peu passionnant. Il n’était pas certain qu’un plan drague organisé, même avec une wingwoman comme Penny, soit dans ses cordes mais prendre l’air lui manquait subitement. Tout simplement sortir, se fondre dans la masse, commander quelques verres et les boire en agréable compagnie. Était-ce si compliqué ? Ajoutez à cela un regard circulaire pour essayer de capter un regard intéressé ou intéressant dans la foule et… Sebastian grimaça. Il n’avait jamais été très doué pour les rencontres, ce qui expliquait son éternel célibat et le fait que ses histoires se comptent encore sur les doigts d’une main. Et encore : parler d’histoires était un bien grand mot quand il s’agissait de quelques rendez-vous, plutôt axés tâtonnements dans l’obscurité, et qu’il n’avait jamais pu appeler quiconque son petit copain ou sa petite copine. Il ne savait pas si c’était le poids de son père qui le poussait à être si prudent et à ne laisser personne l’approcher mais cela pouvait durer encore des décennies comme cela et il en serait toujours au même point. Alors pourquoi ne pas accepter la proposition de Penny, finalement ? Même si c’était parti sur le ton de la plaisanterie, il avait bien vu que cela avait pris une tournure bien différente et il se surprit à entrevoir la chose avec plus de sérieux qu’initialement prévu.
L’invitation de Penny le prit de court et, d’abord, il ne réagit pas, comme si les mots de Penny l’avaient traversé sans vraiment l’atteindre, comme si les efforts qu’elle faisait ne l’effleuraient même pas. Et puis il considéra la question avec plus de recul : n’était-ce pas un moyen de voir ce qui se faisait sur le terrain, même si ça n’avait aucun lien avec les actions clandestines menées par son groupe ? N’était-ce pas un moyen d’aller vers ces clones qui étaient à l’origine de ce tiraillement mental dont il était victime depuis quelques années ? Rien ne l’avait pourtant poussé à entrer en contact avec les résistants. Il n’y avait pas eu d’événement particulier, pas de déclaration outrageante qui l’avait mené à lever le poing et à s’indigner. Il n’était même plus sûr qu’il ait été à l’origine de son enrôlement parce qu’il avait eu beau poser quelques questions maladroites ici et là, il n’avait trouvé aucun moyen d’entrer en contact avec les dirigeants des organisations secrètes. C’étaient elles qui, pour une obscure raison, avaient fait un pas dans sa direction pour lui proposer de participer, à sa petite échelle, en lui assurant que toutes les petites mains étaient les bienvenues. Et n’était-ce pas exactement ce qu’il était ? De petites mains ? Il posa les yeux sur ses doigts où subsistaient encore quelques traces noires et songea qu’il n’était bon qu’à ça : servir aux autres tout en n’étant pas indispensable. Sa remarque était sortie toute seule et il sentit le regard de Penny sur lui puis décela le mouvement discret qu’elle amorça, comme pour vérifier qu’aucune oreille suspicieuse ne se trouvait dans les parages. Un instant, le jeune garagiste se demanda s’il se pouvait que Penny soit, elle aussi, un maillon dans la chaine invisible, puis il chassa l’idée, tout en sachant qu’après tout, rien ne le prédestinait non plus à faire partie de rebelles et pourtant, n’était-il pas concerné, malgré ses responsabilités limitées ?
Sebastian jaugea un instant Penny puis haussa les sourcils, conscient de la prudence avec laquelle elle avait lâché ces mots éloquents :
- Ah bon ? Tu veux parler de ces hackers qui font la une des journaux tous les trente-six du mois ?
Il n’avait pas voulu user de ce ton un peu moqueur mais c’était un instinct de survie qui lui dictait de sembler désinvolte, comme si tout cela ne le concernait pas vraiment. Mais l’ironie ne suintait que des mots parce que son regard et son attitude, eux, étaient on ne peut plus sérieux.
Le jeune homme ne put cependant pas garder son sérieux bien longtemps, pas alors qu’elle lui envoyait un coup de poing bien senti pour le punir de cette satanée habitude qu’il avait de se dénigrer. Il eut un sourire dégoulinant de scepticisme et haussa une épaule. Qu’importe s’il n’avait aucune objectivité, il avait tout le loisir, à longueurs de journée, de se complaire dans l’étude de son cas de solitude chronique et de tout ce qui y avait conduit. Elle pourrait probablement lui dire tout ce qu’elle voulait qu’il n’y croirait qu’à moitié, voire pas du tout.
- J’aimerais beaucoup voir comment tu vas t’y prendre pour lancer un tel message avec ton ‘body language’, dit-il, usant déjà d’un ton beaucoup moins récalcitrant, tandis que ses doigts crochetaient l’air de guillemets cyniques. Et ce sont tes chances de rencontrer quelqu’un que tu risques de ruiner si tu portes une alliance, ajouta-t-il avec un sourire en coin.
Sebastian se tut un instant et observa son amie comme s’il pesait encore le pour et le contre de cette proposition saugrenue. Il inspira longuement, se mordit l’intérieur de la joue puis tendit la main en déclarant :
- Faisons comme ça, alors : tu choisis le jour, je viens te chercher à ton association ultrasecrète puis je te suis dans n’importe quel bar de ton choix. Mais hors de question de me marier avec tous les pauvres types qui auront l’air aussi désespéré que moi, t’entends ? J’ai une fierté, même si elle est bien cachée…
Il haussa les sourcils en attendant le verdict de Penny, la main toujours tendue, conscient des battements de son cœur qui s’étaient mis à accélérer comme s’il allait sauter dans le vide.
Mais n’était-ce pas un peu le cas ?

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Alexis Henney
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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Dim 20 Aoû 2017 - 21:51

Décontenancée par le ton railleur utilisé par Sebastian, Penny ne sut pas quoi répondre. Elle continua de l'observer un instant, cherchant à comprendre s'il était sincèrement perplexe ou si ce n'était qu'une façade. Ses yeux semblaient contredire les mots qu'il avait utilisé, mais la jeune femme ne se sentait pas à l'aise pour autant. Elle devait avouer être déstabilisée par la tournure que prenait la conversation, et par la pente glissante qu'ils empruntaient. Cette conversation, en elle-même, ne représentait pas un risque ; ils se contentaient de parler des rumeurs qui couraient petit à petit dans Mount Oak - ou était-ce simplement les personnes que Penny fréquentait qui en discutaient?) Pourtant, les mots qui sortaient de leur bouche devaient être choisis avec prudence. Si quelqu'un les attendait, il ne faudrait pas que ces propos soient mal interprétés... De plus, la demoiselle n'était pas particulièrement courageuse. D'aucuns ne partageaient pas cet avis, mais ils ne connaissaient probablement aussi bien l'infirmière qu'ils aimaient à le penser. Fragile, la demoiselle avait conscience de ses faiblesses et préférait mener une vie calme plutôt que de se retrouver confronter à des obstacles qu'elle n'était pas capable de franchir. Peut-être était-ce lâche, sûrement même, mais Penny ne se sentait absolument pas capable de participer à ses opérations coup de poing qui faisaient tous les trente-six du mois, comme le soulignait le garagiste, la une des journées. Certaine qu'elle ferait capoter quelque chose, elle préférait son petit confort, et aider comme elle le pouvait. Pourtant, elle décriait le régime de Eron Delenikas, rare homme envers lequel elle ne parvenait pas à faire preuve de la moindre indulgence. Elle le considérait comme un fou assoiffé de pouvoir, prêt à tout pour le préserver, et même à faire une armée de clone à exploiter... Il n'était pas encore vraiment question, officiellement en tout cas, d'armées de clones, mais Penny était convaincue qu'ils finiraient par en arriver là. Bientôt, à l'échelle de l'humanité en tout cas, ils remplaceraient les infirmiers, les médecins, la police et toutes les forces de l'ordre, d'une manière générale. Eron Delenikas détestait ne pas tout contrôler, et tant qu'ils y avaient des hommes dans ces corps de métier, il y aurait des gens pour lui obéir... La manipulation ne fonctionnait pas autant sur les hommes que sur les clones... et c'est probablement pour cette raison que Penny était, d'une certaine façon, rassurée par les clones qu'elle rencontrait dans son association. Ils développaient une conscience, des envies, des peurs, des traits de caractère qui n'étaient pas initialement prévu ; leur programmation n'avait pas suffit à anéantir toute part de leur humanité, et si Penny préférerait que cette fabrication purement mécanique de clones cessent, elle aimait cet espoir. Reposant sa tasse de café sur la tasse, elle tenta d'être aussi détachée que possible, haussant les épaules comme elle lui répondait : « Entre autres choses. ». Il était délicat d'aborder cette question honnêtement et de manière plus éloquente ; un client pouvait arriver d'une minute à l'autre... Et selon la position de ce client, ils pourraient trouver un sourire complice, un regard noir, un simplement haussement d'épaules, ou... la police en bas de chez eux dès le soir-même. Pourtant, maintenant que le sujet avait été abordé, Penny était devenue curieuse. Elle sentait sa langue lutter pour ne pas laisser échapper des mots de plus ; elle voulait discuter avec son ami de son avis sur ce point, de la résistance dont elle avait entendu parler, et savoir ce qu'il en pensait. Pas parce que Penny doutait de son humanité, mais parce qu'elle savait que bien trop souvent portée par ses sentiment, elle se laissait emporter, et s'emballer pour des choses qui n'avaient pas lieu d'être. Et si elle avait bien conscience que le régime ne serait pas renversé du jour au lendemain, elle pensait sincèrement qu'ils changeraient tout de même les choses... Mais comment savoir si c'était parce qu'elle le désirait ou parce qu'ils avaient une vraie chance de réussir ? Elle décida de faire un compromis, et précisa sa pensée, sur ton aussi confidentiel que précédemment : « Surtout de ceux qui ne font pas la une des journées, en fait. »
Un sourire victorieux se dessina sur les lèvres de Penny quand elle nota que Sebastian rejetait ses idées avec nettement moins de véhémence. Il se montrait tout aussi septique mais semblait accepter l'idée que la soirée ait lieu et en soit, c'était déjà une victoire. Elle sourit en le voyant mimer des guillemets et haussa les épaules : « Ce n'est pas très compliqué. Il suffit d'éviter de trop de toucher, et de pointer du doigt une ou deux fois des garçons qui pourraient me plaire. » C'était sans doute un peu plus compliqué qu'elle ne le laissait entendre mais sa priorité était de mettre en confiance son ami, et non pas d'être parfaitement honnête. « Deux, trois sourires à ces garçons et on comprendra qu'on est pas ensemble, ne t'inquiète pas. » Elle ne répondit pas vraiment à sa remarque sur l'alliance ; à dire vrai, Penny pensait que cela lui ferait du bien d'être un peu seule. Si elle faisait le point sur les derniers relations et flirts qu'elle avait eu, le bilan n'était pas franchement positif. Et pas uniquement par tous s'étaient soldés par un échec, mais surtout parce qu'elle semblait irrémédiablement attirée par des personnes susceptibles de lui faire du mal, ou intéressées uniquement par ses atouts physiques. Peut-être qu'être un peu seule lui permettrait de choisir avec un peu plus d'attention ses futurs prétendants, et surtout, de réparer un peu son petit cœur qui commençait sérieusement à fatiguer de tous ses échecs... La jeune femme fronça les sourcils quand il parla de son « association ultra sécrète ». Elle n'apprécia pas particulièrement le cynisme dont il fit preuve, et se demanda même si c'était une si bonne idée de vouloir l'emmener... Peut-être qu'il n'était pas prêt. L'effort que faisaient ces clones pour venir se dévoiler et admettre leurs craintes, leurs faiblesses et le fait qu'ils vivaient, la plupart du temps, dans la clandestinité, ne pouvait pas être annihiler par des propos sarcastiques. Si leurs témoignages n'étaient pas pris au sérieux, ils risquaient de ne pas se sentir totalement en confiance, ou pire, de ne plus vouloir venir... Elle jaugea son ami, et décida de ne pas soulever ce point. Elle était peinée qu'il ne semble pas prendre son engagement au sérieux, mais à l'heure actuelle, il était plutôt question de convaincre Sebastian de sortir, et c'était donc le principal. Elle aurait tout le temps de réfléchir au fait de le présenter ou non à cette association, et pourrait toujours prétexter que la réunion avait été exceptionnellement annulée si elle ne le sentait pas... « Promis. » dit-elle, alors avant de serrer fermement sa main. « Mais si tu étais si désespéré que tu le penses, Sebas, je n'aurai pas du négocier pour que tu acceptes de sortir. » Elle détestait que son ami se voit de la sorte ; peut-être qu'un jour, il parviendrait à apercevoir l'être exceptionnel que Penny savait qu'il était. Mais comme le fait d'être exceptionnel n'empêchait pas particulièrement de faire des erreurs, elle ne put s'empêcher de le mettre en garde, après avoir laissé quelques secondes s'écouler : « Mais si tu viens à l'association, il faut que tu te fasses discret. Ils ne sont pas fans des gens qu'ils ne connaissent pas, et il est essentiel qu'ils se sentent en confiance, tu sais... »

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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Sam 26 Aoû 2017 - 22:52

Sebastian avait conscience qu’il aurait dû se méfier, non pas parce que son rôle dans la résistance risquait d’être dévoilé mais parce qu’il avait souvent eu tendance à décontenancer ses interlocuteurs, compliquant ses relations avec ceux-ci. Avec Penny, ça allait, depuis le temps qu’ils étaient amis, il avait moins à craindre mais les risques de la vexer ou de l’interloquer n’étaient pas réduites à néant. Surtout qu’à cet instant précis, ils dansaient un peu sur des œufs, probablement conscients, dans un coin de leur esprit, de tester l’autre et d’être testé en retour. Mais quel était le but de ce pas de deux aux intentions nébuleuses ? Sebastian ne le savait pas lui-même. D’un côté, il mourait d’envie d’évoquer ses activités clandestines avec Penny et d’un autre, il savait qu’il devait retenir ses pulsions, sous peine de mettre non seulement le réseau en danger mais la jeune femme aussi. Or, s’il y avait bien une chose que le jeune garagiste voulait à tout prix éviter, c’était bien de mettre Penny dans l’embarras, quel qu’il soit. Pourtant, plus ils discutaient plus il sentait que même sans lui, elle était capable de se fourrer dans des ennuis à plus ou moins grande échelle. Le faisait-elle en pleine conscience ou était-elle poussée par son instinct de soigneuse ? C’était difficile à dire et c’était précisément ce que Sebastian essayait d’évaluer en la sondant via des chemins détournés. Ces mêmes chemins qui fragilisaient leur conversation, susceptibles de créer un conflit là où il n’en existait pas initialement. Le jeune homme se demanda s’il devait revenir sur un sentier plus balisé et donc moins risqué ou s’il était sur la bonne voie. Il n’avait aucune envie que Penny évite de venir déjeuner avec lui la prochaine fois sous prétexte qu’il s’était comporté de façon bizarre cette fois-ci. Entre autres choses. La réponse de Penny, volontairement évasive, fit légèrement sourire Sebastian qui se mordit l’intérieur de la joue d’un air pensif. Qui savait combien d’actions étaient menées au quotidien ? Celles qui faisaient la une des journaux n’étaient peut-être qu’une infime proportion et peut-être que c’était un spectacle que donnaient les résistants pour montrer que quels que soient les efforts d’Eron, ils survivraient et continueraient leur combat. Peut-être était-ce supposé inspirer des gens à se rallier à eux, en tout cas, c’était l’un de ces événements qui avait donné envie à Sebastian de contribuer à la lutte. Cela datait de ses douze ans et il y avait eu plusieurs morts, une quinzaine de clones inclus, mais cela l’avait tellement marqué qu’il avait su que, quoi qu’il arrive, un jour ou l’autre, il intégrerait les rangs des combattants. Certes, maintenant que c’était chose faite, cela ne ressemblait pas du tout à ce qu’il avait imaginé et si, les premiers temps, il avait été quelque peu frustré, Sebastian avait fini par se faire à son rôle invisible. Celui qui l’avait infiltré dans le réseau lui avait promis que chaque personne comptait et que c’était précisément ceux qu’on ne voyait pas qui permettaient de solidifier la base du mouvement. Le jeune garagiste s’était contenté de cette assurance et obéissait à présent aux règles tacites sans poser de questions. Les seules interrogations qui subsistaient survenaient lorsqu’un acte bouleversait le quotidien de Mount Oak. Alors, seulement, Sebastian se demandait si ce qu’il avait transporté ou transmis avait contribué à ce coup d’éclat ou non. Une réponse qu’il n’aurait probablement jamais. Surtout de ceux qui ne font pas la une des journaux, en fait. La remarque de la jeune femme surprit le jeune Bacigalupo qui pencha légèrement la tête, les sourcils froncés.
- Comme quoi, par exemple ? demanda-t-il, sincèrement curieux qu’elle poursuive sur sa lancée.
Et il ne voulait pas trop se mouiller, non plus. A quel point Penny était-elle au courant de ce qui se tramait dans l’ombre ? Avait-elle un contact au sein de son association ? Il n’eut cependant pas le loisir de se perdre dans un flot de points d’interrogations, leur conversation prenait déjà une tournure différente, aussi inattendue mais bien moins pressante.
Il ne chercha pas vraiment à cacher son scepticisme face à son assurance qu’il suffisait de quelques signaux précis pour chasser tout malentendu. Il savait par expérience que ce que l’on essayait de faire comprendre n’était pas souvent le message véritablement perçu par la partie adverse. Il songea toutefois que s’il redoutait de pouvoir confier à Penny un quelconque secret lié à son activité illégale, il pouvait peut-être se fier à elle en ce qui concernait une sortie aux allures de chasse. Après tout, d’eux deux, c’était elle qui avait eu plus de relations durables, quelle expertise pouvait-il amener, de son côté ?
- D’accord…, se contenta-t-il de répliquer finalement, laissant entrevoir les quelques restes de méfiance qu’il pouvait encore avoir vis-à-vis de cette entreprise inopinée.
Et pourquoi pas, finalement ? Qu’avait-il à y perdre ? Même si les gens se méprenaient sur leur véritable lien et qu’il ne faisait aucune rencontre intéressante, au moins aurait-il quitté pendant quelques heures ce garage qui empestait. Sortir ne pourrait de toute façon que lui faire le plus grand bien alors autant le faire en compagnie de Penny, non ?
Sebastian eut une moue embarrassée lorsqu’il perçut la réaction de Penny face à son exclamation narquoise. Peut-être que pour le coup, il y avait été un peu fort et venait de ruiner ses chances d’approcher un peu plus près ces êtres qu’il cherchait à aider, à sa petite échelle. En soi, ça n’était pas dramatique, il aurait bien l’occasion de le faire à un autre moment et il avait réussi à vivre sereinement jusqu’ici sans vraiment rencontrer le moindre clone en fuite alors ça pouvait continuer ainsi mais il sentit quand même une pointe de déception à l’idée d’avoir été si nonchalant quand il aurait pu faire preuve d’un peu plus de tact.
- Peut-être que c’est juste mon stupide ego masculin qui le cache bien, lâcha-t-il en guise d’autodérision, et peut-être pour se faire pardonner de sa maladresse en montrant que s’il semblait se moquer de tout, il le faisait de lui-même aussi.
Lorsqu’il libéra la main de Penny, il leva les siennes en signe de reddition et déclara :
- Tu as raison, je suis désolé. Je ne voulais pas me moquer de ton association et loin de moi l’idée de vous mettre des bâtons dans les roues donc je comprendrais si tu préfères que je ne vienne pas.
Il lui offrit un sourire en gage de paix et se frotta les mains, signalant qu’il ne devrait pas tarder à retourner au boulot, même si cet intermède amical lui avait fait le plus grand bien.
- Je m’en tiendrai à tes instructions, quoi que tu décides.
Et par là, il entendait aussi bien pour la visite à l’association que la soirée en duo mais il décida qu’il n’était pas nécessaire de le préciser. Une part de lui redoutait toujours cette idée d’aller se perdre dans une foule en quête de quelqu’un avec qui partager une nuit ou plus. Le courage de Sebastian Bacigalupo n’était, après tout, pas très bien réparti lorsqu’on considérait qu’il préférait prendre le risque de finir en prison pour avoir aidé un réseau clandestin plutôt que d’offrir un sourire au premier venu qui lui taperait dans l’œil.

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Alexis Henney
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MessageSujet: Re: ☑ in the end, you have to choose whether or not to trust someone   Mar 12 Sep 2017 - 12:28

Penny n'aimait pas la direction que cette conversation prenait. Ce n'est pas qu'elle ait lieu avec Sébastian le problème, mais la jeune femme n'avait que trop conscience de la pente dangereuse sur laquelle elle s'élançait. Elle ne craignait pas spécialement pour elle-même : sa confiance en Sebastian était inébranlable, et elle le savait incapable de lui faire du mal volontairement. Mais pouvait-elle en être aussi certaine des clones qu'elle venait de mentionner ? Certes, Penny ne faisait pas grand chose : elle leur offrait simplement une épaule sur laquelle se reposer, et s'appuyer quelques instants. Pourtant, la demoiselle n'était pas dupe : son association devait faire bien plus pour les clones. Peut-être les aidait-elle à s'échapper, ou à trouver une cachette. Peut-être leur enlevait-elle leur puce, qui permettait de les localiser... Penny n'avait aucune certitude, mais il fallait bien que quelqu'un s'occupe d'eux... Cependant, ce n'était pas pour rien si la demoiselle ne posait aucune question. Elle voulait aider les gens, bien sûr, mais elle ne se sentait pas capable de porter de trop lourds secrets. Ainsi, mieux elle en savait, mieux c'était : aucun risque qu'elle n'en dévoile trop. Mais n'était-ce pas ce qu'elle était en train de faire avec son ami ? N'aurait-elle mieux pas fait de se taire ? D'un point de vue strictement rationnel, si. Elle ne savait que trop combien de personnes pouvaient paraître douces et gentilles, alors qu'en réalité, elles n'avaient aucun scrupule à manipuler des clones, voire même à les torturer. Penny soupira, comme pour évacuer la tension qui s'était emparée de tout son être. C'était exactement la raison pour laquelle elle ne pourrait pas entrer réellement en guerre contre le régime actuellement en place : elle n'avait pas les épaules pour. Et puis... même si sa position avait évolué au fil des derniers mois, la demoiselle n'était pas certaine que tout soit à supprimer de ce régime. En effet, les clones avaient leur utilité... Ils suffisaient simplement de créer un régime de droit pour eux. Quelle différence y avait-il réellement avec les bébés médicaments, qui existaient il y a des années de cela , quand certains clones étaient créés pour guérir des malades ? Le problème était identique : la procréation n'existait que pour subvenir à un besoin particulier, mais l'être qui en résultait, n'en était pas moins conscient... Non, ce qui gênait Penny, ce n'était bien évidemment pas les clones, mais plutôt la façon dont ils étaient traités, et réduits en esclavage. S'ils voulaient simplement des serviteurs obéissants, et manipulables, pourquoi ne se contentaient-ils pas de robot ? Au moment même où elle mentionna des activités tues par les journaux, Penny remarqua un changement dans l'attitude de Sebastian. Elle avait décelé son intérêt plus tôt mais il ne semblait plus faire de doute en cet instant : il ne cherchait pas simplement à railler son amie. A moins que Penny ne voit dans l'attitude de Sebastian que ce qu'elle souhaitait y voir ? Elle hésita quelques secondes, mordant légèrement sa lèvre. Qu'allait-elle dire ? Il y avait bien toutes ses rumeurs qui couraient sur une véritable opposition au régime qui gagnerait du terrain de jour en jour, mais comment savoir s'il ne s'agissait pas d'une autre forme de propagande ? Certes, les clones qu'elle côtoyait semblaient être convaincus de la véracité de ces rumeurs mais... « Comme... » Elle soupira une nouvelle fois ; peut-être était-ce idiot, mais elle avait l'impression de bien plus se mouiller que Sebastian le faisait. Et pourtant... « Je me demande simplement comment des clones peuvent atterrir à l'association sans être arrêté par les autorités. » conclut-elle, espérant que Sebastian comprendrait son sous-entendu. Une chose était certaine, cependant : elle n'en dirait pas plus. Pas aujourd'hui, en tout cas.
Par chance, leur conversation ne s'attarda pas sur ce sujet, pour le plus grand bonheur de Penny ; elle était bien plus avec l'aise avec le nouveau sujet qui se présentait à elle. Elle secoua la tête d'un air amusé lorsqu'il parla de son égo masculin, espérant qu'il exagérait. Sebastian n'avait aucune raison d'être désespéré : il ne s'octroyait pas les occasions de rencontrer beaucoup de monde, mais Penny ne doutait pas un seul instant du succès qu'il aurait. Il fallait un peu de temps pour apprendre à connaître Sebastian, mais elle connaissait peu de personnes qui en vaillent autant la peine. Les excuses qu'il lui offrit en suite finirent de convaincre Penny qu'elle avait raison : Sebastian ne lui voulait aucun mal, et elle avait bien fait de lui parler de cette association. Personne ne risquait rien... Pourtant, la demoiselle devrait se montrer plus méfiante à l'égard d'autres individus, qu'elle en ait conscience ou non... Tout le monde ne se montrerait pas aussi bienveillant que son garagiste préféré. Elle répondit à son sourire comme pour accepter ses excuses, mais précisa tout de même : « J'ai confiance en toi, ne t'inquiète pas. », une phrase qui prenait tout son sens avec la discussion qu'ils venaient d'avoir. Si cela avait été un mauvais moment à passer, pour elle en ce qui concernait les clones, pour lui en ce qui concernait ses futures conquêtes, Penny était ravie que cette conversation ait eu lieu. C'était comme s'ils venaient d'ouvrir un nouveau chapitre de leur amitié. Elle se redressa sur sa chaise, devant également retourner travailler, et précisa : « Je t'appelle dans la semaine. Il faut que je choisisse le bon bar. Tu serais capable de refuser de renouveler l'expérience si je me trompe ! » lui lança-t-elle d'un air taquin avant de se lever, et de récupérer son sac. Elle l’étreignît avant de partir, et alors qu'elle atteignait sa voiture, ne put s'empêcher de l'encourager une nouvelle fois : « En attendant, rappelle-toi d'ouvrir un peu plus les yeux à tes clients ! On est jamais à l'abri d'une bonne surprise. » Sans plus de cérémonie, elle grimpa dans sa voiture, et prit la direction de l'hôpital où la deuxième partie de sa journée l'attendait. Elle n'aurait peut-être pas du accepter deux gardes à la suite, finalement. Cette discussion l'avait éreintée...

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