☑ watergate scandal


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Ace Wakefield

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MessageSujet: ☑ watergate scandal   Lun 16 Jan 2017 - 21:25


I'll smile, I know what it takes to fool this town
I'll do it 'til the sun goes down
And all through the night time

Ace attendit que tous les employés soient partis pour se mettre à l’œuvre. Dès que le dernier employé de son père était sorti en le saluant, le jeune homme s’était levé et était allé fermer soigneusement la porte du bureau qu’on lui avait assigné. Il n’était pas question qu’on soupçonne sa présence et qu’on vienne fouiner dans ses affaires. Sa chance résidait toutefois dans le fait que son patronyme lui donnait plein pouvoir sur tout un tas de choses, quand bien même il n’était là que depuis quelques semaines et n’avait pas mis un pied dans le service que son père dirigeait avant d’y être forcé – ou engagé, en d’autres termes. Ouvrant un tiroir annexe à son bureau, il sortit une minuscule puce électronique qu’on lui avait confiée, quelques temps plus tôt. Sa tâche à lui, c’était l’espionnage, à défaut de pouvoir faire quoi que ce soit de plus osé. Il aurait pourtant préféré s’activer, prendre part au grabuge, foutre la honte à son paternel, cela faisait trop longtemps qu’il la bouclait à son goût et voilà qu’il devait encore se fondre dans le décor, endossant un rôle qui ne lui allait pas du tout mais que tout le monde semblait désireux de le voir jouer. Son père comme les hommes qui l’avaient approché, sauf que les objectifs de l’un étaient autrement plus ennuyeux que ceux du groupe de résistants. Mais on lui avait clairement fait comprendre que sa participation ne serait pas requise s’il ne se pliait pas aux exigences de prudence. Il fallait voir le tableau, pas sa petite vengeance personnelle et si Ace avait eu du mal à accepter cette contrainte, il avait fini par s’y faire. Tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ? Sa patience avait beau avoir été mise à rude épreuve, il l’échauffait depuis si longtemps que quelques mois supplémentaires n’étaient plus grand-chose comparé aux années qu’il avait passées dans un internat, loin de chez lui, à ronger son frein et à obéir quand ses rêves de libertés étaient bien loin de ces murs sinistres.
Alors Ace ferait ça bien, il leur prouverait qu’il était un élément digne de confiance et s’il en était relégué à devoir fouiner dans les dossiers de son patriarche, qu’à cela ne tienne, il trouverait la petite bête, l’élément destructeur qui mettrait son géniteur sur les genoux. Ace se fichait totalement du risque d’être emporté dans la tourmente, son seul désir était de voir la stupéfaction se peindre dans les yeux durs de son père, au moment où il réaliserait que la trahison venait de son propre nid. Pour l’heure, cependant, il devait transférer les fichiers repérés sur la puce, indétectable, selon un expert informatique. Ace n’avait plus qu’à trouver la force de faire confiance aveuglément à un type dont il ne connaissait finalement que le nom de code. La seule chose qui le rassurait un tant soit peu, c’est le fait qu’eux aussi devaient suer en lui remettant une telle tâche entre les mains. Après tout, qu’est-ce qui l’empêchait de faire volte-face et de tout révéler à son père ? Pour eux, ça n’avait rien d’évident, pour lui, par contre, c’était une autre affaire.
La puce émit un léger bruit, presque un pépiement d’oiseau, lorsqu’Ace la connecta à son ordinateur et il fit voyager les dossiers du bout de l’index, les balayant rapidement dans le petit carré lumineux qui avalait goulument tout ce qu’il voulait bien lui donner. Des extraits de comptabilité, des fragments de documents confidentiels, des images compromettantes, tout y passait, tout ce qu’il avait pu dénicher, en tout cas, mais ça n’était que le sommet de l’iceberg, qui sait ce que cachaient ces grandes corporations dont l’unique but était de s’enrichir au détriment des autres ? Ace savait pertinemment que ce n’était pas ces talents relatifs de hacker qui allaient lui permettre de mettre la main sur le gros lot mais cela viendrait, avec le temps. Quand la vigilance de son père faiblirait, Ace serait là pour cueillir l’élément fatal. En attendant, il devrait se contenter de ce qu’il avait, en espérant que cela servirait quand même à ceux qui l’avaient embauché.
Concentré comme il l’était sur l’écran, Ace ne remarqua pas immédiatement la lumière qui clignotait au coin du bureau et il fronça les sourcils tout en interrogeant la machine :
- Qu’est-ce qu’il y a ?
La voix autrefois mécanique était désormais chaude et ronde comme la voix d’une belle femme. Cela déplaisait à Ace, même s’il devait avouer être constamment surpris par les progrès technologiques. Le dispositif parla avec toute l’objectivité dont il était capable :
- Une présence a été détectée à l’étage. Inconnue de nos fichiers.
- Merde, souffla Ace en fermant ses fichiers avant d’attraper la puce pour la ranger dans son bureau. Merci, je m’en occupe, mets-toi en veille.
L’ordinateur obtempéra et s’éteignit, le plongeant dans l’obscurité totale. Se redressant prudemment, le jeune homme approcha de la porte et l’ouvrit lentement, bien content, pour une fois, de savoir qu’elle n’émettrait pas le moindre son. Il jeta un coup d’œil dans le large bureau et devina la silhouette intruse qui s’avançait à pas feutrés, presque invisible, s’il n’avait pas été prévenu de sa présence. Plissant les paupières, Ace essaya de distinguer la hauteur et la corpulence de l’inconnu dans la pénombre ambiante. Il n’avait pas l’air bien épais, de sa taille, peut-être, sûrement plus agile mais ça n’était pas ce qui allait effrayer le benjamin Wakefield. Attrapant son téléphone, il bascula sur la lampe torche et la braqua brusquement sur l’ombre, espérant bien l’aveugler et la mettre en fuite :
- Qui est là ? Qu’est-ce que vous fabriquez ?
Mais lorsqu’il découvrit, dans le faisceau lumineux, le visage familier de Brandon Rose, Ace ne put s’empêcher d’éclater de rire.
- Rose, en personne ! Si je m’attendais à ça !
Il ne baissa pas la lumière pour autant, s’avançant dans la large salle, balayant rapidement le corps de l’autre pour le voir dans sa globalité.
- Quel accoutrement, un vrai pro, dis-moi, le railla-t-il avant de regarder autour de lui, en quête d’un partenaire tapi dans l’ombre. Tu es tout seul ? Qu’est-ce que tu fous ? Je parie que si tu le demandais gentiment à mon père, il t’accueillerait à bras ouverts. Il doit avoir un poste tout chaud rien que pour toi.
Il y avait un certain cynisme dans le ton d’Ace, qui aurait pu sembler s’apparenter à de la jalousie si on le connaissait mal. Eteignant enfin sa lampe, il baissa le bras et déclara :
- Tu peux allumer ?
L’ordinateur s’exécuta et une lumière diffuse se propagea autour d’eux, juste assez pour qu’ils se distinguent.
- J’avais entendu dire que tu trempais parfois dans des trucs louches mais je peinais à y croire.
L’éclat de ses dents se devina entre ses lèvres et il haussa les sourcils, curieux d’apprendre le but de la visite inopportune du jeune homme.

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Dernière édition par Ace Wakefield le Dim 5 Fév 2017 - 18:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Mar 17 Jan 2017 - 13:09

Voilà plus d'une demi-heure qu'il s'employait à chercher le coffre. Il avait fureté partout, comme à son habitude, un véritable renard à la recherche de la moindre proie à se mettre sous la dent. En temps normal, il aurait trouvé tout de suite. Pendant les trois années où Bran avait totalement disparu de Mount Oak, il n'avait pas chômé et ses talents de voleur aux doigts de fée s'étaient encore aiguisés. Il maîtrisait de nouvelles techniques, tentait de nouvelles approches, avait peaufiné tous ses petits numéros de charme et de passe-passe. Mais ce soir, il n'y parvenait pas et il savait parfaitement pourquoi. Il avait entraperçu Jax au détour d'une allée – ou crut l'apercevoir, et depuis, son esprit était ailleurs. Il était irritable et déconcentré, et si son sourire ravageur n'avait pas caché le plissement froncé de ses sourcils, il n'était pas sûr qu'il aurait pu faire du charme à la secrétaire de Wakefield senior qui l'avait fait entrer dans le vestibule. De là, se cacher et attendre avait été un jeu d'enfant mais Bran ne cessait de repenser à cette large et haute silhouette qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à son amant, et même la perspective du petit pactole qu'il allait toucher en ramenant le précieux contenu du coffre à ses employeurs ne parvenait pas à le détourner de ses pensées qui tournoyaient, encore et encore, dans son crâne buté. Quel idiot il faisait, vraiment. Pourtant, il était dans les meilleures conditions. Un boulot tranquille et classe, qu'il pouvait effectuer tiré à quatre épingles et sans se salir les mains. Ce que Wakefield senior cachait lui importait bien peu, en vérité. Il fallait juste qu'il trouve ce fichu coffre et qu'il s'en aille de là. Il avait posé un petit sonar sur un mur, et attendait, écouteurs dans les oreilles, que les ondes se répercutent sur un logiciel installé sur son téléphone portable pour lui indiquer la présence éventuelle d'une cavité. Qui est là ? Qu’est-ce que vous fabriquez ? Merde ! Ca, malgré ses écouteurs, il l'avait bien entendu et il sursauta. Encore une fois, il maudit Jax. Tout ça, c'était de sa faute. Il ne se serait jamais fait prendre comme un bleu si son esprit n'était pas occupé par l'homme de main. Rapidement, les mains agiles de Bran le débarrassèrent de son matériel et il porta la main à son arme, glissé dans son dos, au cas où le gêneur ne se montrerait pas coopératif. Mais bientôt, un éclair aveuglant suivi d'un éclat de rire lui apprit qu'il n'avait pas à s'en faire tant que ça. Car le joli garçon qui contrecarrait ses plans, il le connaissait. Et plutôt bien, même si cela ne parvint pas à lui faire lâcher son arme tout de suite. « Augustus. Tiens donc. » déclara-t-il d'un air tranquille, même si la présence du jeune héritier n'était pas la bienvenue. Augustus, Ace, babe, les trois se valaient pour Bran qui avait toujours accolé à son ancien camarade de classe des surnoms piquants. Et il y avait de quoi. Ah, les souvenirs de leur internat pour pauvres petits garçons riches lui revinrent en mémoire et il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire narquois. Cute guys. Impossible de leur résister. Ou de les faire résister, dans le cas de Ace, mais cela était une autre histoire. Histoire inachevée, d'ailleurs, car Bran n'avait jamais terminé l'internat : il s'était dérobé bien avant à l'autorité de ses parents et de ses professeurs. « Pas sûr que ton paternel apprécie mes compétences. J'ai même pas fini le lycée, tu te rappelles ? C'est tout juste si j'ai mon diplôme en affaires douteuses. Mais la certification de stupidité, ça, je l'ai, t'en fais pas pour moi. » répliqua-t-il avec verve. Il avait toujours bien aimé Ace. Un type intelligent, sûr de lui. Et avec sa mèche qui lui tombait sur l'oeil et sa jolie petite bouche… Enfin, là n'était pas la question. Ce qui intéressait Bran, c'est pourquoi le fils prodigue faisait du zèle en restant après les heures de bureau et pourquoi il semblait surtout si peu surpris de voir son ancien camarade de classe fouiner dans le bureau de son propre patriarche. Y aurait-il de l'eau dans le gaz chez les Wakefield ? La situation aiguilla la curiosité de Bran mais il préféra ne pas le montrer tout de suite. D'abord, il fallait mettre Ace de son côté. « Si par tremper dans des affaires louches, tu veux dire que je fais ce qui me plaît quand ça me chante pour qui je veux, alors oui, je trempe. » claironna-t-il tranquillement, évitant le sujet sans pour autant le nier. Inutile de le faire, il avait été pris la main dans le sac. « Et toi ? Prêt à reprendre les rênes de l'entreprise de ton petit papa ? Si tu sais où est son coffre, d'ailleurs, je te serai bien reconnaissant de m'indiquer où il se trouve. Je travaille pour des gens pressés qui ne portent pas ton paternel dans leur coeur et si je ne leur apporte pas ce qu'ils veulent, je crois bien qu'ils vont finir par prendre les choses en main. » Face à Ace, il n'avait pas peur. Il savait que s'il y allait un peu fort – comme Jax le lui avait montré – il pourrait terrasser le joli héritier en moins de deux mais il n'en avait pas envie. Au contraire, ces retrouvailles inopportunes l'émoustillaient, l'intéressaient. Il était curieux de savoir ce qui se tramait dans la tête de son ancien camarade de classe. Il se souvenait d'un garçon sérieux, qui faisait ce qu'on attendait de lui, mais Bran n'avait jamais été dupe. C'est pourquoi l'ombre de son sourire s'agrandit un peu lorsqu'il se permit une ultime petite pique : « Et si tu n'es pas prêt pour une petite collaboration, alors va jouer ailleurs. Les jolis garçons dans ton genre ont plein de choses à faire. » Et pour montrer que la plaisanterie pourrait se teinter de menace, il sortit son arme et la fit pendre le long de son corps. Juste au cas où.

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Ace Wakefield

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Mar 17 Jan 2017 - 20:35

La visite surprise de son ancien camarade de prison – comment appeler autrement le lieu où ils avaient été envoyés contre leur gré à cause de leur caractère récalcitrant ? – fit presque oublier à Ace la raison de sa propre présence dans les locaux désertés. La soirée venait de prendre un tournant inattendu qui était loin de déplaire à l’héritier rebelle et le rictus qu’il arborait en taquinant l’intrus le laissait librement deviner. Même quand Brandon eut l’audace de l’appeler par son véritable prénom, Ace grimaça à peine et pourtant, il le détestait, tant il l’associait à son père et à sa voix autoritaire et dénuée de toute tendresse, celle qui l’avait bercé durant sa prime jeunesse, avant qu’il ne soit exilé dans un endroit supposé le dresser comme il le fallait. Certes, en apparence, l’opération semblait avoir été un succès mais qui mieux que Brandon Rose savait à quel point le monde se fourvoyait sur sa fausse obéissance ? Ils avaient partagé assez de moments pour savoir qu’ils se ressemblaient plus qu’il n’y paraissait, presque sortis d’un même moule, en un sens, bien que de nombreux points divergent également. Le sourire narquois qu’arbora Brandon ne fit qu’accentuer celui qui trônait sur les lèvres du cadet Wakefield. Si Ace ignorait la raison de cette apparition soudaine, il devait avouer que la curiosité s’installait dans son esprit. Ce qu’on racontait sur son ancien camarade de classe l’avait peu intéressé jusque-là mais il voyait se dessiner la vérité dans tous les mensonges et cela l’intrigua instantanément. Que pouvait-il bien vouloir à son père ? Un instant, il se demanda si Bran était l’un de ces agents au nom de code farfelu qui, comme lui, agissait dans l’ombre pour faire tomber ces hauts placés égocentriques et sans scrupules. Il ne pouvait toutefois pas prendre le risque d’interroger son interlocuteur, auquel cas il aurait trahi sa position. Alors il attendit les révélations de Bran avec un sourire confiant, celui de l’homme qui n’a rien à cacher et qui est parfaitement en droit de se trouver là où il est… contrairement à Bran.
- Allons, ne fais pas le modeste, on sait à quel point mon père aime les types comme toi. Tu n’as pas besoin du diplôme pour avoir ce que tu veux et c’est tout ce qu’il demande, répliqua Ace, railleur.
Oh, comme son père aurait sûrement vendu certains de ses fils juste pour avoir Bran sous son aile. Là où Ace savait jouer les irrévérencieux, Brandon maitrisait l’art de plaire à son adversaire. Ace ne lui enviait pas vraiment ce talent mais il pouvait admettre lorsqu’il avait affaire à plus classe que lui.
- D’accord. Disons que c’est ce que je veux dire.
Il ponctua sa phrase d’un sourire équivoque et se pinça les lèvres. À l’interrogation de son ancien camarade d’infortune, il eut un petit rire narquois et haussa les épaules.
- Je dois être le dernier candidat sur la liste, tu t’en doutes. Non, au moins, quand je suis ici, il m’a à l’œil, plaisanta Ace. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a de si intéressant, dans ce coffre ? J’imagine que tu te doutes que les bijoux et tout ce qui brille se trouve probablement dans le dressing de ma mère. Aurais-tu eu la mauvaise idée d’aller travailler pour la concurrence ? Là, je ne sais pas si mon père pourra te le pardonner, c’est un sacré affront…
Ace jouait sans s’en cacher, tournant autour du pot, faisant probablement perdre patience au voleur pris la main dans le sac. On aurait pu croire qu’il s’agissait d’une tactique pour retarder le moment où l’intrus se méfierait et se demanderait s’il n’avait pas appuyé sur une alarme discrète qui ameutait toute la police de Mount Oak ou au moins tous les gardes de sécurité qui quadrillaient Pairidaēza vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Ce qui était amusant avec Bran, au moins, c’est qu’il avait du mordant, ça changeait des fourmis qui se baissaient presque à chaque fois que son père passait dans le couloir. Ace en avait sincèrement sa claque des gens imbus de leur pouvoir et de ceux qui les adulaient stupidement. Les yeux bleus d’Ace furent traversés d’une lueur audacieuse quand la menace fut proférée, accompagnée d’un geste éloquent que l’héritier observa sans sembler s’émouvoir.
- Quoi ? Oserais-tu me menacer ? s’exclama-t-il en prenant un air dramatique, la main posée sur le cœur comme si cette situation le choquait.
Il laissa cependant retomber rapidement sa main, tandis qu’un sourire, provocateur cette fois, venait figer ses lèvres.
- Tu t’imagines bien que je ne peux pas trahir mon père comme ça, sans une bonne raison. Mais je peux prétendre n’avoir rien vu ni entendu, si ça peut te faire plaisir. Je crois que je vais plutôt apprécier le spectacle. Ce sera beaucoup plus divertissant de te voir fouiner partout. D’ailleurs, je vais m’installer ici pendant que tu continues ta sale besogne.
Il bougea lentement, comme pour jauger la réaction de Bran, et alla s’asseoir sur un coin de bureau, laissant ses jambes pendre dans le vide et sortit un paquet de cigarettes qu’il tapota contre sa paume avant d'en glisser une entre ses lèvres.
- A la rigueur, je peux t’aiguiller en jouant à chaud ou froid mais ça ne pourra pas aller au-delà. Déjà que je me ferais taper sur les doigts si on apprenait que je t’ai laissé dérober quelque chose alors que j’étais là pour t’arrêter. Cigarette ?
Ace prit soin d’allumer la sienne puis souffla longuement vers le haut, cherchant à former des O avec la fumée.
- Tu fais cavalier seul ? Tu n’as pas besoin d’un homme de main ? On pourrait être… je ne sais pas. Batman et Robin ? Sherlock et Watson ? Ou oh, non, mieux, Agent K et Agent J ! Qu’est-ce que tu dirais de ça ? Tu refroidis, au fait.
Il haussa les sourcils d’un air amusé et tira une autre bouffée qu’il expira cette fois-ci par le nez.
- Tu ne veux vraiment pas me dire ce que tu fous là ? Y a mieux, comme job, non ? Je m’attendais à te voir en haut de l’échelle, à lécher le cul des mecs comme mon père. Pas en train de fouiner comme un vulgaire voleur en plein nuit.
Cette fois, son sourire s’était écorné, une pointe de sérieux s’étant glissée au cœur de sa curiosité.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Jeu 19 Jan 2017 - 19:43

Bran était parti de l'internat sans se retourner, quelques mois avant la remise de diplôme du lycée. Sur le papier, il n'avait aucunes qualifications, aucunes compétences ; aux yeux de la société, il était un type tout juste bon à balayer le sol ou s'occuper des épluchures de patates. Ce pourquoi il était doué, il n'y avait pas d'école, pas de professeur, pas de cours à réviser. Ce n'était que de la pratique, encore et toujours. Il avait pris très jeune à se fondre dans la masse ou au contraire, à s'en démarquer, à faire semblant, à pouvoir se faire passer pour ce qu'il n'était pas : ce soir-là, il portait peut-être un costume hors de prix semblable à ceux que tous les cadres haut classés de l'entreprise qu'il s'apprêtait à voler, mais ça n'était qu'une apparence, un écran de fumé. Il n'était rien ni personne, et en conséquence, il avait la possibilité d'être tout et son contraire. C'était là sûrement les compétences mentionnées par Ace, qui avait entrevu très tôt ce dont Bran était capable, et qui auraient pu intéresser de riches hommes d'affaire peu scrupuleux. Mais Bran ne voulait pas s'enchaîner à un maître : il travaillait pour qui il voulait, quand il voulait, où il le voulait ; pas question de répondre aux ordres comme un petit chien. Quand il y avait un job, tant mieux ; quand il n'y en avait pas, il faisait autre chose. Il vivait sa vie au jour le jour, sans vraiment se soucier du lendemain, de ce qu'on pensait de lui, et ça avait toujours été ainsi ; il n'aurait pas pu rester une seconde de plus à l'internat, et ce malgré la promesse d'un beau diplôme. Honnêtement, il ignorait comment Ace avait tenu tout ce temps. Il n'avait pas gardé contact avec le ténébreux héritier – pourquoi l'aurait-il fait, après tout, ils n'avaient jamais été vraiment amis – mais garder un œil sur ses faits et gestes, ça, oui, il ne pouvait le nier. Le parcours parfait de Wakefield contrastait tellement avec ce que Bran connaissait de lui qu'il ne pouvait véritablement empêcher sa curiosité d'être piquée, et ce malgré le boulot qu'il devait absolument finir. Et s'il pouvait convaincre le fils renégat de se joindre à lui, alors c'était véritablement parfait. « C'est vrai qu'offenser ton paternel m'empêche de dormir la nuit, Wakefield. » pouffa-t-il. Il avait aperçu le personnage quelques fois et Bran devait le dire, il était plutôt heureux de savoir qu'il déroberait le malotru de ses quelques biens les plus précieux ce soir. Mais qu'en pensait Ace ? Apparemment, il n'était pas plus dérangé que ça et c'est peut-être ça qui poussa Bran à croiser les bras, l'arme toujours dans sa main, le cran de sécurité bien en place, alors que Ace prenait de grands airs pour changer aussitôt d'expression, son visage aussi mouvant que les anneaux d'un serpent qui se seraient déroulés à l'infini. Les yeux rivés sur Ace, il observait avec une précision de prédateur les mouvements souples et agiles de son ancien camarade de classe. Bran soupira en pensée. Décidément, rien n'avait changé. « C'est toujours un plaisir de te divertir, Ace. Installe-toi bien, surtout. » répondit-il d'une voix sirupeuse qui en enrobait le sarcasme sec. Finalement, il reprit son arme et la glissa à nouveau derrière sa ceinture. Il voulait bien jouer avec Ace, même s'y frotter un peu, mais il ne fallait pas qu'il oublie son objectif. Où pouvait donc être ce foutu coffre-fort ? La voix d'Ace emplissait la pièce de sa liqueur enjôleuse, et Bran écoutait d'une oreille tandis que l'autre était tendue à l'affût du moindre indice. Il ne put cependant un petit rire quand il entendit Ace qui prétendait vouloir l'aider. Bran lui tourna le dos et s'approcha d'un pan de mur qui lui paraissait un peu courbé. « Je me souviens d'une version bien plus agréable de ce jeu, j'aimerais en conserver le souvenir intact. Et non merci, je ne voudrais pas qu'un mégot avec mon ADN dessus s'égare par mégarde. » répondit-il sans regarder son camarade qui pourrait aisément deviner le sourire – et le sous-entendu qui allait avec – dans sa voix. Observant pensivement le pan de mur, Bran se caressait le menton et se demandait comment il allait bien pouvoir faire exploser ça quand Ace prononça un mot qui envoya un frisson désagréable de sa nuque jusque dans le bas du dos. Homme de main. Une flopée de souvenirs remonta à la surface, comme des bulles au milieu d'une casserole bouillante et il les renvoya immédiatement d'où ils venaient. Il n'avait pas le temps pour ça, vraiment pas. Il s'écarta du pan du mur – puisque Ace le jugeait inutile – et alla s'intéresser à un tableau un peu plus loin. Il espérait que son silence fasse progressivement taire l'héritier mais il continuait son petit jeu. Et Bran ne savait pas s'il était hérissé ou séduit – un peu des deux, sans doute, et puis ce parfum de jeunesse qu'il retrouvait en la présence d'Ace l'enivrait peut-être un peu, oubliait à aider d'autres fragrances, celles-là gravées dans sa peau. Bon. Le tableau ne donnait rien non plus. Il poussa un soupir bruyant et finit par se retourner pour faire face à Ace. Doucement, il s'approcha – trop loin pour tenter quoi que ce soit, trop près pour que ce soit innocent. Son jeu préféré. « Je suis en train de fouiner comme un vulgaire voleur en pleine nuit parce que c'est ce que je suis et ce que je fais. Et j'aime ça, figure-toi. » Il pencha la tête sur le côté, un sourire narquois étiré malicieusement, et chipa la cigarette de Ace pour la glisser entre ses lèvres. Tant pis pour l'ADN, de toutes façons, il avait trop de chance pour être pris. Les yeux plantés dans ceux de Ace, il tira quelques bouffées et lui souffla doucement dans le visage. Puis il lui rendit sa cigarette et arbora un air plus sérieux. Il allait tenter sa chance, et même un peu plus. « Je cherche le coffre de ton paternel et les documents qu'il contient. Sur la fusion et l'acquisition de son business avec un autre, je sais pas trop, j'ai jamais trop suivi en éco. En revanche, je sais que c'est une grosse enveloppe avec confidentiel marqué en lettres rouges dessus. Et je sais aussi que quand ses concurrents sauront pour toutes les petites magouilles qui accompagnent tout ça, ça ne sera pas difficile de geler l'opération. Moi, je m'en fiche, en revanche, toi... » La fumée se dilua, laissant leurs visages se confronter. Bran sourit, un sourire de prédateur qui retrouvait sa proie favorite. « Tu veux être mon partenaire de crime, Ace ? Avec l'ancien, pour fêter un job bien réussi, on baisait toute la nuit. Ce serait dommage de rater ça. » Oh oui, il avait tenté sa chance. Et un peu plus.

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Ace Wakefield

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Dim 22 Jan 2017 - 17:12

Loin d’Ace l’idée d’être insultant mais les mecs comme Brandon Rose étaient faits pour régner, pas pour servir. Alors, certes, Bran lui rétorquerait sûrement qu’il ne servait que ses propres intérêts mais l’apparence restait la même : celle du type qu’on envoie au casse-pipe dans l’ombre, sans prendre le moindre risque, et tant pis pour lui s’il se trouvait en mauvaise posture, il n’y aurait aucun moyen de prouver le lien entre le sous-fifre et le marionnettiste. Or, les marionnettistes, Ace en avait sérieusement sa claque, particulièrement parce qu’il était le jouet de l’un d’eux, son propre père. Son patriarche qui manipulait ses fils pour obtenir ce qu’il voulait, certains mieux que d’autres. Le jeune Wakefield aimait à se dire qu’il s’en était finalement mieux sorti que Marlon ou les autres mais, au fond, ce n’était qu’une façon comme une autre de se convaincre lui-même quand, après tout, il était toujours là, dans les filets de l’entreprise, quand bien même il y travaillait sous le couvert d’une mission périlleuse qui ternirait l’avenir de celui qu’il avait appris à détester et mépriser au fil des années. N’était-il pas sur la même marche que son ancien compagnon de dortoir, du coup ? Pouvait-il se moquer des activités nocturnes de Bran qui ne différenciaient pas vraiment des siennes en fin de compte ? Mais en appuyant là-dessus, Ace se mettait hors course et, espérait-il, au-delà de tout soupçon. Il n’avait pas été libéré dans l’arène pour être découvert au bout de quelques semaines seulement, sous prétexte qu’il était tombé face à face avec Brandon Rose.
Un sourire narquois étira les lèvres d’Ace à la mention de son paternel et le ricanement qu’il laissa échapper tenait plus du ronronnement que du rire. C’était ce qu’il avait toujours apprécié chez son comparse : sa langue acérée et le ton nonchalant avec lequel il pouvait évoquer sa façon de penser. C’était un comble que son père soit si attiré par ce genre d’hommes quand c’était typiquement le genre d’hommes qui méprisait totalement les types riches et sans scrupules. Loin de lui l’idée d’associer Bran à un quelconque penchant chevaleresque, tout comme ce n’était pas ce qui le guidait lui non plus dans ses agissements. Ce devait plutôt être de l’ordre de la concurrence mais celui qui avait le plus à y perdre, au fond, ne s’en rendait même pas compte. Parfois, Ace se demandait si l’argent ne rendait pas aveugle. Mais il savait que c’était surtout le sentiment d’être tout puissant qui poussait les hommes comme son père à faire des erreurs, persuadés qu’ils étaient qu’on ne pouvait pas les trahir à condition de se voir promettre la somme attendue. Sauf qu’aucune somme ne dissiperait jamais la rancune qui grondait chez le cadet Wakefield. Mais qu’est-ce qui habitait Bran pour qu’il s’embarque sur une telle pente ? Voilà la question à laquelle Ace n’avait pas de réponse et qui chatouillait sa curiosité.
Bran ne lui révélerait rien, cependant, même s’il le demandait clairement et Ace n’en attendait rien d’autre de son ancien compagnon d’infortune. Mais puisqu’ils campaient chacun sur leur position, cela risquait de durer toute la nuit. Ace avait pour sa part tout le temps qu’il voulait et comptait bien le prouver à Bran, quitte à adopter son attitude de sale gosse de riche, celle qu’il maitrisait à la perfection et qui lui avait permis de se tirer de bien des situations. Sa mère détestait qu’il arbore ce sourire de vainqueur à toute occasion et levait les yeux au ciel lorsqu’il répondait à ses questions par des railleries. Elle aimait se plaindre de ne pas avoir eu droit à une seule fille dans son lot d’enfants ingrats et c’était généralement le signal de reddition. Quel serait celui de Bran, cependant ? Il était certain que pousser le jeune homme dans ses derniers retranchements serait autrement plus compliqué que de faire tourner sa propre mère en bourrique.
- Je prétendrai t’avoir fait visiter les bureaux dans le but de te convaincre de demander un job à mon père, si tu veux. Ça ne me dérange pas, tu sais, ça serait même plutôt une bonne idée, non ? Ça me changerait de ces gars qui se prosternent dès que mon paternel apparait et toi, tu pourrais prendre ce qui te chante.
Avoir Brandon Rose pour collègue lui paraissait sur le coup comme l’idée du siècle mais c’était probablement parce que les chances que ce dernier accepte étaient quasiment nulles. Qu’arriverait-il s’il acceptait sa proposition ? Ace aurait peut-être le loisir de jeter un œil plus averti dans les activités illégales de son comparse et les journées lui paraitraient sûrement moins longues s’il pouvait aller taquiner le jeune voleur à l’heure de la pause.  
La tête penchée sur le côté d’un air pensif, Ace suivit les essais improductifs de l’intrus, l’observant dans sa quête vaine d’un coffre au contenu qui l’intéressait personnellement très peu. Comme Brandon ne réagissait pas, le jeune Wakefield poursuivit sur sa lancée : parler pour ne rien dire jusqu’à pousser les gens à fuir était sa spécialité et, avec le temps, ceux qui le connaissaient le mieux avaient appris à s’évaporer avant qu’il ait le temps de se lancer dans ce petit jeu. Bran avait dû oublier cette tendance parce qu’il finit par soupirer et lui accorder à nouveau son attention. Intrigué, Ace haussa les sourcils et eut un sourire en coin.
- Qu’est-ce que tu aimes, au juste ? Le secret ? Vivre la nuit ? Enfreindre les règles ? demanda Ace comme si cela l’intéressait véritablement, comme si le but de l’échange était la profondeur et l’ouverture des cœurs.
Ace ne quitta pas Brandon des yeux un instant, suivant chacun de ses mouvements d’un air attentif et sourit encore en le voyant céder et s’emparer de la cigarette fraichement allumée. Il observa les lèvres qui se refermaient sur l’extrémité du rouleau puis remonta jusqu’aux yeux clairs de son interlocuteur. Il battit à peine des paupières lorsque le nuage de nicotine lui fut soufflé dans le visage et récupéra son bien avec désinvolture, tirant à son tour d’un air défiant. Il absorba les révélations de Bran, conscient que ces mots mitraillés n’étaient qu’un prétexte pour ce qui allait conclure sa tirade et il attendit, l’ironie suintant sur ses lèvres qu’il humecta distraitement avant de se mordiller la lèvre inférieure.
- Tu m’en diras tant, lâcha-t-il comme si la fusion prévue par son père était d’un ennui profond.
Mais le ton employé par Bran eut tôt fait de le réduire au silence et il accueillit les paroles avec un léger haussement de sourcils amusés. Il laissa planer le silence quelques secondes puis il feignit l’étonnement :
- Oh. Attends. Tu espères que je vais te faciliter les choses ? Tu crois que je vais te montrer où est le coffre juste parce que tu promets de me baiser juste après ? Tu me prends pour un bleu ou quoi ?
Il tira longuement sur sa cigarette, un brin de provocation dans son regard puis enchaina :
- Disons plutôt que si tu réussis à trouver ton butin, je pourrais te laisser me baiser puisque visiblement tu en meurs d’envie. Mais en parlant de ton ancien partenaire de crime… Ce ne serait pas ce dinosaure qui travaille pour mon oncle ? Le monstre qui décroche pas un mot ? Je ne voulais pas vraiment y croire mais…
Ace eut un rire faussement impressionné et secoua la tête :
- Je dois t’avouer une chose, Brandon, je ne suis pas certain d’être à la hauteur de la compétition. Tu es passé un niveau au-dessus, pour le coup.
Avait-il conscience de marcher sur des charbons ardents ? Il n’était pas Ace Wakefield pour rien et il sonda le regard de son acolyte, en quête de cette hargne qui semblait bouillonner sous la surface.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Ven 27 Jan 2017 - 1:21

Bran pouvait sentir les yeux d’Ace suivre chacun de ses mouvements, et il n’aurait su dire s’il appréciait l’attention ou si elle l’empêchait de se concentrer. La deuxième option, plutôt, car il n’avait pas résisté longtemps à l’appel de la tentation pour venir faire face à son ancien camarade de classe. Ah, les beaux mecs. Il était impossible de leur résister, surtout quand ils portaient aussi bien des costumes hors de prix et que leurs beaux yeux brillaient de cet éclat arrogant. Bran se savait faible, mais à ce point ? C’était juste un caprice. Fermement planté sur ses pieds, Bran attendait la réaction de son ancien camarade de classe à sa proposition qu’il trouvait, foi de brigand, plus qu’honnête. A vrai dire, il s’attendait à la première tirade faussement nonchalante, mais il n’était pas prêt pour ce qui suivit juste après. Et il se maudit, d’avoir eu cette seconde d’absence, cet infime moment où la surprise avait dû se lire dans ses yeux azurés. Il s’en voulut d’avoir été si facile à provoquer, il s’en voulut des centaines de questions qui déferlèrent d’un coup dans son cerveau momentanément court-circuité et qu’il dut faire taire d’un grand hurlement silencieux. Sacré Ace Wakefield. Comment pouvait-il être si bien informé ? C’est le fils d’un multi-millionnaire, imbécile, lui souffla une voix rauque qui ressemblait trop à celle qu’il s’était efforcé d’oublier pendant ces trois années d’absence. Quel idiot. Comme stratégie, il choisit d’abord le silence, laissant la tension reprendre ses droits. Ace avait dû comprendre qu’il avait visé juste, mais il n’allait pas le laisser savourer sa victoire pendant très longtemps, oh ça non, certainement pas. Bran reprit la cigarette, tira une nouvelle taffe puis considéra le bâton de nicotine qui lui brûlait entre les mains. La chair de papier, incandescente, se désagrégeait rapidement et il considéra un instant la métaphore qui se déroulait, toute faite, devant lui. Sa vie, à l’instar de la cigarette, lui cramait entre les doigts ce qui signifiait qu’il ne se laissait jamais beaucoup de temps pour prendre des décisions. C’est pourquoi sans prévenir il écrasa le mégot sur une pile de papiers et saisit brusquement le menton d’Ace Wakefield, avec juste ce qu’il fallait de force pour maintenir le fin visage ciselé dans sa paume, tandis que son pouce venait caresser la peau douce et lisse de la joue légèrement creusée. « Ace Wakefield, t’as pas changé. » Mais moi, oui, semblait être le sous-entendu qui courait dans ses prunelles assombries par le torrent. Oh, il était encore le gamin insolent qui s’était échappé de l’internat mais il avait grandi, peut-être un peu trop vite, après ça. Son pouce vint s’égarer sur le coin des lèvres, vint en apprécier le contour, la chair ferme et douce. Bran pencha légèrement la tête pour accompagner le mouvement alors que son pouce forçait doucement l’entrée de la bouche voluptueuse, comme pour vérifier que ses dires précédents étaient vrais. Une flopée de souvenirs revint à la surface – de trop longs regards dans les vestiaires, des escapades nocturnes, les rires étouffés dans les douches communes – et Bran sentit son sang s’échauffer lentement. Qu’éprouvait-il d’autre pour le jeune héritier de cette fortune colossale ? De l’amitié ? De la compassion ? De la compréhension ? Rien n’était moins sûr, et ce encore moins après les insinuations du jeune homme. Une seule chose était certaine : Ace était un prix magnifique, la cerise sur le gâteau, la plus délicieuse qui soit et croquer dedans vaudrait bien plus que tous les dollars transférés une fois le job accompli. C’est ce qu’il avait toujours été, aux yeux du voleur : un trophée. Ace Wakefield, le golden boy, l’intouchable, le seigneur. Il était une croix de plus à cocher, rien de plus. Un sourire carnassier s’étira sur les lèvres de Bran et son pouce appuya encore un peu plus, toujours toute en douceur parfaitement contrôlée. « Rassure-toi, tu feras parfaitement l’affaire. Si on parle bien du même type, il y a longtemps que je suis passé à autre chose. » souffla-t-il, tout proche, la voix teintée d’une sorte de gourmandise narquoise. Il approcha de l’oreille d’Ace, se permit de la frôler et ajouta en guise de conclusion à leur petit jeu : « Il était clairement à un niveau haut dessus, mais je suis sûr que toi et ta jolie bouche vous surpasserez. T’as toujours eu l’esprit de compétition. » Sans attendre, il lâcha le jeune héritier et fit un pas en arrière en croisant les bras. L’esprit de compétition, Ace n’était pas le seul à en avoir : l’imprudent voleur était regonflé à bloc. « Deal. On va jouer ça à la loyale. » Il ne put s’empêcher d’avoir un petit rire railleur et décocha une œillade à son camarade. « Allez, maintenant, laisse faire l’artiste. » Il se détourna et retourna au sac qui contenait tout son matériel : gants, sonar de pointe, marteau, outils de découpe et un stéthoscope au cas où il avait affaire à un coffre à serrure mécanique, afin de pouvoir écouter les cliquetis qui lui indiqueraient s’il se dirigeait vers la bonne combinaison. Il sortit également un petit objet circulaire mais à surface place qu’il posa sur le sol et qui se mit à émettre une lumière clignotante. « Merci à Wakefield Industries pour ce petit bijou de technologie. » glissa-t-il à l’intention d’Ace, avant d’appuyer sur l’application qui lança le mécanisme en route. Soudain, un jet de lumière s’échappa du petit objet pour viser le plafond avant de s’étendre à toute la pièce, comme s’il en scannait le moindre recoin. Et c’était précisément ce qu’il faisait. Bran ne réalisait que maintenant qu’il aurait dû commencer par ça, mais son esprit avait été trop embrouillé par cette silhouette qu’il avait cru être celle de Jax. Les paroles d’Ace, qu’il avait voulu balayer, lui revenaient en tête. Un dinosaure qui ne décrochait pas un mot ? Il ne pouvait pas vraiment imaginer une meilleure description de son ex-partenaire mais il voulait rester sur ses gardes. Et garder la tête froide. Tout à l’heure, avec Ace, il avait bien cru qu’il basculerait du mauvais côté. Il se trouvait ridicule. Une simple évocation, même pas un nom, et il perdait ses moyens ? Pathétique. Il valait mieux se concentrer sur le court-terme : d’abord, le coffre, puis la jolie petite bouche d’Ace Wakefield occupée à n’importe quelle activité, sauf la parlotte. C’était pour ça qu’il était là, non ? Alors au boulot. Le petit accessoire avait d’ailleurs fini son ouvrage : le jet de lumière s’était transformé en un cercle diffus projeté sur une partie de la bibliothèque d’apparat du bureau. Bran leva les yeux au ciel et s’avança vers l’endroit indiqué. Wakefield senior manquait-il à ce point d’imagination ou était-ce lui qui en espérait trop des pourris qu’il cherchait à dépouiller ? Certainement un peu des deux. Il se tourna vers Ace et lui sourit, de ce sourire ravageur, trop fier, trop sûr de lui. « Je crois que je chauffe, non ? » Tout de même, il était curieux. Ace semblait complètement indifférent au sort qui attendait son paternel. « Tu me surprends, tout de même. Je suis sur le point de détrousser ton père et tu bouges pas d’un cil. Tu foutais quoi ici, à cette heure-ci ? » demanda-t-il alors qu’il débarrassait la bibliothèque de ses livres superflues. Une petite porte métallique, chromée et polie, encastrée dans un mur invisible se laissa alors mettre à jour. Bran émit un petit claquement de langue satisfait et jeta un coup d’œil à son camarade, aussi beau et stoïque qu’une statue de marbre. « Fais pas la gueule, Ace. » lança-t-il, avant de se réintéresser au mécanisme qu’il devrait affronter avant de pouvoir crier totalement victoire. Bien évidemment, ce n’était pas un code digital – il aurait été trop facile de demander à Ace d’égrener toutes les dates de naissance de la famille Wakefield, avec les encouragements précieux de son pistolet. Non, il s’agissait d’un vieux mécanisme de serrure à combinaison, qui datait de bien avant toute cette technologie. C’était donc là l’arme secrète du vieux Wakefield : malheureusement pour lui, Brandon Rose n’adorait rien de plus que de prouver aux autres qu’il était le plus beau, le plus fort et le plus malin. Il se saisit donc de son stéthoscope et d’une fine carte en plastique, souffla un « chut » trop théâtral pour être honnête à Ace et se mit à l’œuvre, comme un médecin qui écouterait les battements de cœur de son patient. Avec une extrême précaution, il inséra la carte en plastique dans l’interstice du coffre et stoppa dès qu’il sentit une résistante. Il le sentait, le vieux mécanisme, parfaitement huilé mais loin d’être impossible à tromper. Doucement, tout doucement, il fit tourner chaque anneau de combinaison, chaque clic lui indiquant s’il se rapprochait du bon chiffre ou pas, et au bout de ce qui lui sembla être une éternité, le son de la victoire finit par résonner dans ses oreilles et irradia dans tout son corps. La porte sembla se défaire de son propre encadrement et s’entrouvrit lentement. « Tout doux, mon beau. » souffla Bran, le cœur battant. Il pouvait encore y avoir un piège. Avec une lenteur extrême, il saisit le coin de la porte et l’écarta encore un peu, laissant ainsi apparaître une montagne de papiers, avec, entre autres, une belle enveloppe marquée du tampon CONFIDENTIEL. Bran ne se fit pas prier. Il s’en empara aussitôt et referma derrière lui, ne dérogeant ainsi pas d’une virgule aux ordres qu’on lui avait donné. L’enveloppe, rien d’autre. Il se redressa, remit rapidement les livres en place et jeta négligemment l’enveloppe dans son sac. C’était maintenant une toute autre serrure qu’il voulait ouvrir. Il n’avait aucune idée de combien de temps s’était écoulé, mais il n’avait pas perdu de vue son objectif. Sa récompense, plutôt. « On fait ça où, alors ? Sur le bureau de ton paternel ? Ce serait une jolie revanche. » Le sourire nonchalant ne trompait personne, pas même Bran lui-même. Il fixait Ace d’un œil brillant, impatient. Affamé, même. Il savait par expérience qu’avec Wakefield, rien n’était gagné d’avance.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Sam 28 Jan 2017 - 23:20

Ace avait toujours aimé jouer avec le feu. Enfant, déjà, il provoquait son père avec ce même sourire, le regard plongé dans celui du patriarche, essayant de deviner quel serait le mot qui lui ferait perdre son sang-froid. Le résultat avait toujours quelque chose de jouissif, même lorsqu’il récoltait un coup particulièrement violent qui faisait voler des étoiles devant son regard. C’était toujours à ce moment-là que sa mère intervenait, usant de sa voix ultra aiguë pour houspiller son mari et lui faire remarquer que battre son enfant n’avait jamais résolu le moindre problème. La solution, il l’avait finalement trouvée ailleurs, loin de Mount Oak, lorsqu’il avait envoyé son cadet dans un pensionnat destiné à le remettre sur les rails et à lui apprendre les bonnes manières. Quand il avait appris son exil, Ace n’avait pas fait le malin, évidemment, mais il n’avait pas eu d’autre choix que celui d’obéir et il avait dû embarquer de maigres effets personnels et prendre le train pour cette destination cauchemardesque. La rancœur du jeune Wakefield s’accentua et si le pensionnat lui apprit quelque chose, c’était certainement que la vengeance est un plat qui se mange froid et plutôt que d’apprendre de ses erreurs, Ace devint un maitre dans l’art de dissimuler ses desseins. La preuve, convaincu qu’il avait maté son rejeton, son père l’avait intégré au cœur même de sa compagnie quand, au contraire, il aurait dû l’en tenir éloigné le plus possible. Ce n’est cependant pas la seule leçon brillamment apprise par Ace au cours de son séjour là-bas. Il apprit aussi que même en étant piégé dans un milieu essentiellement masculin, il y a toujours un moyen de prendre du bon temps et cela, qui le lui avait mieux enseigné que Brandon Rose ? Personne. Retrouver son ancien camarade d’infortune avait donc non seulement éveillé l’appétit du cadet Wakefield mais puisqu’il pouvait allier le jeu à la provocation, le cocktail était parfait.
Sa satisfaction fut donc à son comble lorsqu’il décela le doute dans le regard de Bran. Il avait visiblement touché encore plus juste qu’anticipé et si la surprise traversa son regard moqueur, elle se dissipa rapidement au profit d’un éclat encore plus dangereux, accentué par l’arc de ses lèvres. Il observa donc la réaction avec un calme olympien, son exaltation n’étant trahie que par le balancement de son pied contre le bureau. La cigarette mourut de sa belle mort, écrasée vulgairement contre des documents qui reposaient innocemment sur le meuble pris d’assaut. Le pauvre employé s’interrogerait sûrement le lendemain, lorsqu’il retrouverait la trace noire qui n’était pas là le jour précédent. Pour le reste, Ace ne s’émut pas un instant du sort de sa clope. Il n’en aurait pas eu le temps, de toute manière, Bran étant passé à l’attaque en lui saisissant le menton pour le forcer à regarder son interlocuteur. Ça n’était certainement pas le cadet Wakefield qui allait faire quoi que ce soit pour échapper à cette attention.
- A quoi tu t’attendais ? demanda-t-il, narquois, sans se soustraire à la caresse dangereuse.
Il n’y avait nulle tendresse dissimulée, Ace le savait et n’en avait aucunement besoin d’ailleurs. Ça n’avait jamais eu sa place entre Bran et lui et ce dès leurs premiers essais. Il y avait toujours eu quelque chose de sauvage et libre, pourquoi se seraient-ils enferrés dans une relation ? Il suffisait de jouir du moment présent, rien de plus, et cette philosophie convenait parfaitement à Ace. Grand bien lui en avait pris, visiblement, s’il devinait correctement le tourment que l’évocation du monstre taciturne avait provoquée chez l’intrus. Cela ne l’empêcha pas de savourer le contact et de se laisser faire, entrouvrant la bouche quand Brandon pressa sa lèvre et son regard ne quitta pas une seule seconde le visage de son camarade.
Il ne prit pas la peine de mettre en doute la parole du voleur. À quoi bon ? Il se fichait totalement de ce qui avait pu se passer entre le garde du corps et Bran. Il n’avait aucun mal à s’imaginer la chose, mais l’analyser ne l’intéressait pas et il haussa simplement les sourcils. Avant d’émettre un léger rire à l’insinuation de Bran. L’esprit de compétition ? Pas vraiment. L’esprit de contradiction, plutôt. Mais il se ferait un plaisir d’essayer d’effacer le souvenir du rustre, si c’est tout ce qui pouvait faire plaisir à son camarade.
Le sourire toujours calé sur les lèvres, il suivit des yeux les mouvements de Bran et se redressa légèrement pour croiser les bras, signifiant clairement qu’il attendait de voir l’artiste à l’œuvre, effectivement.  Dès que le voleur lui tourna le dos, cependant, Ace sortit une nouvelle cigarette, qu’il comptait bien fumer jusqu’au bout, celle-là, et la porta à ses lèvres en observant les efforts concentrés du jeune Rose. Il fixa l’appareil lumineux d’un air peu impressionné, étant familier de ce dernier, puis reporta son attention sur le voleur.
- Active, au lieu de fanfaronner, lui décocha Augustus quand Brandon approcha de la bibliothèque. Parce que tu as envie d’une séance sur la psychologie de la dynastie Wakefield, peut-être ?
Qu’il détrousse son père, si cela lui chantait. Tant qu’il n’apportait pas son concours, Ace le laisserait librement faire. Ce que contenait ce coffre ne lui importait aucunement, contrairement aux dossiers qu’il était occupé à essayer d’envoyer avant d’être interrompu par la venue de l’inopportun. Cela, évidemment, il ne pouvait pas le lui dire. Plutôt que de se compromettre, il se leva et vint rôder près du voleur, observant les gestes minutieux comme un gamin curieux avant de rapidement se désintéresser de la tâche. Au lieu d’attendre que Bran ait fini, il se dirigea vers un petit boitier qu’il ouvrit et composa le code servant à désactiver les ordinateurs. Il pourrait ainsi prétendre qu’une panne générale avait permis à un intrus d’entrer dans leurs bureaux pour s’emparer de documents confidentiels. Et si, pour une raison ou une autre, on parvenait à prouver sa présence sur les lieux, Ace n’aurait qu’à prétexter s’être endormi sur son bureau et n’avoir rien entendu – après tout, ça n’aurait pas été la première fois, son père l’ayant déjà surpris en flagrant délit de somnolence à plusieurs reprises. Au ‘chut’ impérieux de son camarade, Ace secoua la tête et retourna près du bureau. Il fit disparaitre le mégot dans une poubelle et déchira la feuille incriminée qu’il laissa tomber en morceaux dans la corbeille. Lorsque la porte s’ouvrit avec un déclic caractéristique, Ace jeta un coup d’œil en direction de la bibliothèque, écrasa sa cigarette qui alla rejoindre la précédente et s’appuya contre le bureau, les bras croisés sur son torse, anticipant déjà l’air victorieux que Brandon Rose ne tarderait pas à arborer, assurément.  Ce qui se confirma presque immédiatement lorsque Bran vint réclamer son dû, une lueur féline et dangereuse dans les yeux. Loin de s’en effrayer, Ace accueillit le sourire de son comparse avec un arc semblable, mais plus narquois.
- Le bureau de mon père ? Tu vois grand, dis-moi, ironisa-t-il en portant la main à sa gorge pour dénouer sa cravate.
Il s’en délesta et se redressa lentement, comme pour faire languir Bran. Son approche fut semblable à celle d’un serpent cherchant à hypnotiser sa proie et il vint se planter devant Bran, leur taille identique lui permettant de toiser son ancien compagnon de dortoir avec l’air provocateur qui lui avait attiré bien des ennuis par le passé.
- Si tu me montrais que tu n’as pas perdu la main, avant ? Tu sais y faire avec les coffres certes…
La voix ronronnante, Ace entreprit d’extraire la chemise du pantalon de Bran et en défit les boutons avec une application exagérée, commençant par le haut. L’éclat doré d’une chaine attira son attention et il passa un index sous le collier, le sourire en coin, le sourcil arqué.
- Tacky, ce n’est pas vraiment ton genre, d’habitude…, glissa-t-il, pressentant le danger et allant quand même au devant. Mais ce n’est pas grave, je vais passer au-dessus de ça.
Il lâcha la chaine et dessina une ligne le long du torse de Bran, démarrant au creux de la gorge du voleur pour poursuivre sur le ventre ferme, se heurter au nombril et enfin buter contre la ceinture. Son regard suivit la trajectoire de son doigt et un léger sourire frémissait au coin de ses lèvres. Il reporta ensuite son attention sur le visage de Bran, parfaitement conscient du changement sensible de sa respiration et des petits coups qui semblaient frapper son cœur et se répercuter dans son estomac. L’appel invariable du sexe dans toute sa puissance et c’est donc sans réelle subtilité qu’Ace posa la main sur l’entrejambe de Bran, électrisé par les souvenirs fougueux de leur adolescence, quand trouver l’endroit et le moment pour se dévorer était son jeu favori et qu’il s’y adonnait avec l’ardeur de la jeunesse et l’attrait de la nouveauté.
- Oh, Rose, je ne pensais pas dire ça un jour mais tu m’as presque manqué, souffla-t-il en réduisant un peu plus la distance entre eux.  Si tu veux ruiner les fournitures de mon tyran de père, c’est par ici…
Saisissant la boucle de la ceinture de Bran pour l’inviter à le suivre, il se mit à marcher à reculons en direction du bureau voisin du sien, celui que son père occupait officiellement mais que ses fonctions amenaient surtout à déserter à longueur de journée. Qu’importe, cependant, cela relevait du détail. Ace n’avait qu’à imaginer la tête que tirerait son patriarche s’il savait que son fils se faisait sauter par Brandon Rose dans son propre bureau pour sentir la boule de rébellion augmenter avec son désir d’explorer chaque parcelle du corps de fruit défendu.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Mer 8 Fév 2017 - 11:40

Dans le ventre de Bran brûlait un feu ardent, dévorant. C'était toujours la même chose après avoir terminé un job : là où d'autres allaient s'écrouler dans leur lit, écrasés par la tension qui venait tout à coup se déverser sur eux, lui se retrouvait encore plus alerte que d'habitude, ressentant le besoin d'expier cette énergie par tout et n'importe quel moyen – et ici, songea-t-il avec une faim carnassière, primaire, ce serait Ace Wakefield qui lui permettrait d'évacuer la pression qu'il sentait bouillir en lui. Parfaitement immobile, seuls ses yeux bougeaient pour suivre les mouvements élégants et parfaitement mesurés du jeune héritier. Il observa les doigts fins et altiers dénouer le tissu précieux de la cravate qui termina sa course sur le bureau. Dommage. Bran avait déjà imaginé un tas de situations très agréables où la cravate venait se nouer autre part, sur une gorge délicate ou mettre autour des yeux, mais ça n'était pas important. Seul Ace, qui s'approchait de lui avec la souplesse d'un reptile aussi hypnotisant que dangereux, lui importait et Bran devait se faire violence pour ne pas faire un pas vers lui, l'attraper par le bras et l'emmener vers un tour au royaume des plaisirs coupables, ici et maintenant. Non, il voulait que ça dure, que le moment s'étire en longueur, pour voir ce que ça donnait quand Ace et lui n'étaient ni forcés par le temps ni par les circonstances. Autrefois, ils devaient toujours faire vite, échapper à la vigilance de leurs surveillants, et leurs ébats se teintaient toujours d'une légère peur d'être pris, ce qui bien sûr augmentait leur passion mais leur ôtait également la possibilité de s'abandonner complètement. La remarque de son compagnon lui tira un petit rire étouffé. Oh, Ace. « Je sais y faire avec tout et tout le monde. » répliqua-t-il d'une voix sucrée comme du miel, mais ses yeux ne trahissaient que trop bien l'excitation dont il était à la fois le maître et la victime. Et quand Ace entreprit de défaire sa chemise, sa respiration se coupa pendant quelques secondes, ses muscles se contractèrent, sa mâchoire se crispa. Le premier bouton sauta sans effort, tout comme le second et Bran était tellement concentré sur la bouche de Ace et sur ce qu'il allait lui faire faire avec qu'il ne faillit pas réagir quand il sentit le jeune héritier jouer avec la chaîne qu'il portait. Aussitôt, Bran sentit la colère se mêler au désir, une rage violente qui fondait comme du métal en fusion, et qui par chance, s'alliait parfaitement à l'excitation qu'il ressentait : en vérité, elle en était comme décuplée. Il était tellement habitué à cette chaîne qu'il n'y pensait plus. Elle faisait partie de lui, il ne l'ôtait jamais. Il l'avait volé à Jax, bien avant leur séparation. C'était l'une des rares fois où il était venu chez l'homme de main, l'une des rares fois où il avait pu explorer autre chose que son intimité physique et lorsqu'il était tombé sur la chaîne oubliée au fond d'un tiroir, il n'avait pas hésité. Il s'en était saisi et s'était mis à la porter lorsqu'ils étaient séparés, ne l'enlevant que quand ils se retrouvaient sur un job, pour que Jax ne remarque pas le bijou au cou de son partenaire. Mais après leur séparation finale… C'était machinal, il l'avait remis et jamais il n'avait pu s'en séparer depuis. Il tentait de se convaincre que c'était pour ne pas oublier la trahison dont il estimait être la victime, que la brûlure du métal était aussi mordante que la plaie que Jax avait laissé dans sa poitrine. Mais l'envie qu'il avait eu de coller un crochet du droit à Ace quand ce dernier l'avait touché semblait lui prouver autre chose. Or, Bran n'avait pas la moindre envie de se poser des questions ce soir. Il voulait Ace Wakefield, il voulait sa peau douce et sans aspérités, il voulait son corps fin, souple et musclé, il voulait lui faire perdre la tête et l'assujettir à sa volonté. Alors pour le moment, il se laissait faire, il laissait l'héritier explorer son corps d'un doigt arrogant et Bran ne pouvait pas nier que tout ça lui plaisait beaucoup, et encore plus lorsque le jeune homme vint poser sa main entre ses jambes. Il inspira très vite, et sa respiration se bloqua. La pression, même légère, que Ace lui infligeait était aussi délicieuse que frustrante et il n'avait qu'une envie : que ce petit jeu continue. Alors, quand Ace l'attrapa par la boucle de la ceinture et la guida à reculons vers le bureau de Wakefield senior, il ne se fit pas prier. Et au moment où ils entrèrent dans le bureau qui s'alluma automatiquement quand ils entrèrent, Bran inversa les rôles. Sans prévenir, il attrapa Ace et le bloqua contre la porte qui venait de se fermer derrière eux. « Et si on commençait par ruiner sa porte ? » proposa-t-il d'une voix chaude. Il desserra doucement sa prise pour se redresser et contempler sa proie. Aurait-il pu imaginer une plus superbe prise ce soir ? Ace Wakefield en personne, le prince de ses nuits adolescentes. Bran fit glisser ses doigts dans les cheveux de Ace qui lui tombaient sur les yeux et se rapprocha de lui à nouveau, assez pour que la chaleur de leurs deux corps se mêlent l'une à l'autre sans pour autant qu'ils ne se touchent. La bouche de Bran vint effleurer l'oreille de Ace, la mordiller doucement, glissa dans son cou au parfum délicieux, tandis que sa main glissait sous la chemise pour caresseur la douce peau du ventre ferme. « Tu m'as agacé tout à l'heure. » souffla Bran d'une voix brûlante, celle qui trahissait l'excitation et l'envie qu'Ace avait fait naître en lui. Fébrilement, il pressa son bassin contre celui de son ancien compagnon de chambrée, ressortit sa main de sous la chemise et vint saisir la mâchoire du jeune homme mais cette fois-ci en douceur, alors qu'il déposait un dernier baiser dans le creux de son cou. Ace se dévorait comme une friandise, et il ne voulait manquer aucune saveur. Lentement, Bran se redressa et caressa de nouveau la bouche d'Ace avec son pouce. « J'aime pas qu'on touche ma chaîne. » ajouta-t-il sans explication, d'une voix à la fois joueuse et rauque. Son regard de prédateur détaillait Ace intensément. Le jeune héritier était toujours habillé, mais ça ne lui déplaisait pas. Bien au contraire. Le voir là, dans son petit costume guindé, ça ne faisait qu'ajouter de la transgression à ce qu'ils étaient déjà en train de faire. « Fais-toi pardonner, Ace. » Donner des ordres à Ace Wakefield ? Grisant. Quand à savoir s'il les suivrait… Bran avait tout un tas d'idées pour le convaincre.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Jeu 9 Fév 2017 - 21:44

Complètement occultée, sa mission. Complètement oublié, le pourquoi du comment de cette situation. Tout ce qui guidait Ace, c’étaient les pulsations folles de son cœur et les frissons qui lui dévoraient la peau. C’étaient aussi le bouillonnement qui sévissait dans son ventre et qui le poussait vers son ancien camarade d’infortune. Les préliminaires qui consistaient à échauffer l’ambiance étaient révolus et il n’y avait de place que pour les réponses de son corps à l’approche de celui de Bran. Sur ses lèvres, un sourire sévissait toujours, narquois, et il fixait l’intrus d’un regard où semblait se concentrer toute l’électricité qui crépitait sous sa peau lisse et parfaite. La peau d’un privilégié qui n’avait rien eu à affronter d’extrême depuis sa plus tendre enfance, la peau préservée qui conservait toute la douceur de la jeunesse, bien qu’elle enveloppe des muscles ciselés, des formes fermes. Seul l’ennui avait habité le quotidien du jeune Wakefield mais celui-ci avait heureusement été réduit, grâce aux bons soins de Brandon Rose. Longtemps, Ace avait eu le sentiment que leur relation relevait du maitre et du novice mais le temps avait passé depuis et Ace assumait pleinement les sensations qui lui vrillaient le corps, même si, au fond, il savait que cela ne revêtait pas la même importance pour lui que pour Brandon. Loin de lui l’idée d’associer des sentiments plus profonds aux attentions ciblées du voleur mais Ace avait toujours cru déceler un attrait plus profond pour les corps masculins chez l’autre quand lui n’avait accepté les avances que parce qu’il jouait les caméléons et découvrait qu’une présence féminine n’était pas une obligation pour prendre du bon temps. Mais les hommes n’intéressaient pas Ace plus que cela, en dehors de celui qu’il frôlait dangereusement, contrairement à Bran, apparemment, si l’on en jugeait sa réaction à l’évocation de l’ogre taciturne qui rôdait parfois dans les galas organisés par les Wakefield. Mais il se fichait pas mal du passé tumultueux de Bran, il n’avait aucune intention de prendre plus que ce qu’il avait à donner et c’est avec l’assurance de celui à qui on ne refuse rien qu’Ace attira Bran dans son sillage.
- J’ai toujours aimé ta modestie, ironisa Ace, en levant les yeux au ciel.
Au fond, Bran et lui avaient plus en commun que lui et ses frères. C’était peut-être cela qui rendait leur parade aussi envoûtante. Ace était suspendu aux gestes et aux paroles de la fleur épineuse, attiré à lui comme un insecte par le soleil mais paré à se brûler les ailes, contrairement aux bestioles à six pattes. Oh oui, qu’il l’incendie tant qu’il le voulait, c’était comme si chaque centimètre de sa peau n’attendait qu’une caresse de Bran pour s’embraser.
Ce que Bran sembla pressentir car, à peine avaient-ils franchi le seuil de l’antre du dragon que l’intrus prit les devants, inversant la tendance. Ace se laissa embarquer sans la moindre résistance et se trouva en quelques secondes prisonnier entre la porte close et le corps étranger.
- Il faut bien commencer quelque part, ronronna Ace en redressant légèrement tête avec un air de défi.
Il regardait Bran droit dans les yeux, comme pour prouver qu’il ne redoutait rien de ce qui se tramait. Une lueur joueuse glissa dans ses prunelles mais il se contenta d’un haussement de sourcils inquisiteur, comme pour inviter son interlocuteur à ouvrir la voie. Il se passa la langue sur les lèvres et promena son regard sur le visage de l’autre. La proximité lui permettait de détailler chacun de ses traits et il s’arrêta plus longuement sur la bouche railleuse dont il voulait tout à coup mordre la lèvre inférieure, l’emprisonner entre ses dents et ne plus la lâcher. Bran verrait que le gamin insolent qui gloussait sous ses caresses avait depuis longtemps appris à écouter les moindres désirs de son corps et surtout à ne plus les refouler. Mais il ne voulait pas céder trop vite, même quand Bran le tortura avec son approche, avec sa chaleur qui se diffusait doucement, avec sa bouche contre son oreille et son souffle dans son cou. Il eut un léger sursaut lorsque les doigts de son acolyte s’aventurèrent sous le tissu et il se sentit pris d’assaut par un tas de désirs inassouvis. Patience, s’efforça-t-il de commander à son corps et il plaqua les mains dans son dos, contre la porte vitrée, comme pour les empêcher de prendre des décisions trop hâtives. Et quand Bran lui susurra qu’il l’avait agacé tout à l’heure, Ace émit un rire provocateur, prouvant bien à quel point les états d’âme de son ancien camarade de dortoir lui importaient peu. Il réagit cependant à la pression des hanches de Bran contre les siennes, répondant comme un aimant. Le jeune Wakefield tourna à peine la tête lorsque Bran s’adressa encore à lui et il fit mine de mordre le pouce envahisseur avant de répliquer, avec son air de sale gamin :
- J’avais cru remarquer, avec ta subtilité…
Cherchait-il à faire enrager Bran ? Pas spécialement. Les déboires amoureux du jeune homme ne l’intéressaient pas mais s’ils pouvaient servir à transformer le voleur en pyromane, pourquoi pas ? Sa lèvre se retroussa quand Bran lui ordonna de se faire pardonner et Ace attrapa à son tour le menton du cambrioleur pour diriger sa bouche vers la sienne.
- Me faire pardonner ? Ce serait bien mal me connaitre, Rose. Je peux essayer de te le faire oublier quelques instants, par contre, si tu veux. Ça, c’est dans mes cordes.
Et comme pour sceller l’accord, Ace combla les quelques centimètres et embrassa Bran, glissant sa langue entre les lèvres de son compagnon, à défaut de véritablement pouvoir l’appeler ami. Ses doigts exercèrent une pression sur les joues du voleur et il le força à reculer d’un pas. Oui, il ferait oublier cette triple buse pendant quelques temps et il démontrerait à Brandon Rose qu’Augustus Wakefield n’avait plus rien à apprendre de sa part.
Il poussa Bran jusqu’au bureau paternel et s’attaqua à la boucle de la ceinture sans quitter son interlocuteur des yeux, une teinte malicieuse dans le regard.
- J’ai toujours dit que jamais je ne m’agenouillerais devant un mec mais je veux bien faire une exception pour toi ce soir. Profites-en, je doute que ça se reproduise de sitôt.
D’un coup sec, il ôta la ceinture de Bran, alors que ce n’était nullement nécessaire. Il la fit claquer dans l’air puis sur le bureau et eut un instant l’impression d’être un dompteur de fauve dans sa cage de verre. Mais il n’y avait nul spectateur pour assister à sa prouesse, personne pour s’émerveiller de la vision qu’ils offraient, Bran déjà à moitié nu alors qu’il était toujours complètement sapé. Ses mains s’immiscèrent entre la peau et le tissu, écartèrent celui-ci et le firent glisser le long des jambes de son acolyte. Elles remontèrent ensuite lentement pour attirer le corps de Bran contre le sien et il sentit les papillons qui s’agitaient, comme tirés d’un long sommeil, lui chatouillant les entrailles avant de fondre sous la chaleur. Ace captura la lèvre inférieure de Bran entre ses dents et il savoura le contact ferme contre sa propre ardeur. Il sentait son cœur cogner contre sa poitrine, le son caverneux emplissant presque tout son corps mais il en fit abstraction, se concentrant plutôt sur les dessins que ses doigts esquissaient sur la peau de Bran. Il prit les dernières libertés en délivrant les épaules de son compagnon de leur entrave et en terminant de dénuder celui qui avait allumé un feu indécent dans le corps de l’adolescent qu’il avait été.
- Eh bien, ça fait un bail…, murmura-t-il en laissant son regard descendre sur le corps du voleur avec une lenteur délibérée.
Ses paumes glissèrent sur le torse de Bran, se modelèrent autour des épaules robustes, dérivèrent vers les hanches puis s’aventurèrent sur l’arrondi des fesses musclées de son amant. Il suivit ensuite leur descente alors qu’elles caressaient les cuisses athlétiques et il releva la tête pour offrir un sourire de requin à Bran.
- T’as intérêt à te contenir, t’entends ?
L’allusion était aussi subtile que le déni de Brandon quelques minutes plus tôt. Mais ils n’avaient que faire de la subtilité, n’est-ce pas ? A quoi bon jouer à un autre jeu que celui qui les intéressait ? Alors, sans quitter sa proie des yeux, Ace s’aventura dans des caresses plus audacieuses, cherchant les vibrations jubilatoires, désirant plus que tout voir les traits moqueurs du voleur s’abandonner aux délices sensuels, avant d’approcher au plus près du péché qui horrifierait à coup sûr son paternel. Mais Ace ne comptait pas penser une seule seconde à son père en pareil moment, quand bien même il aurait tout donné pour assister à la décomposition de son visage devant une telle vision. Non, Wakefield senior n’avait pas de place entre lui et Bran, entre ses lèvres et la peau brûlante de son compagnon. Même le monstre qui hantait l’âme de Bran serait absent de cette pièce, Ace l’espérait, tandis que ses doigts s’enfonçaient dans les cuisses de Bran et que ses lèvres et sa langue s'ingéniaient à rendre fou le voleur.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Jeu 16 Fév 2017 - 22:54

Pourquoi se montrait-il si joueur ? Pourquoi cherchait-il à prendre le dessus, à gagner la partie avant même qu'elle n'ait commencé ? T'as peut-être plus envie d'en finir qu'autre chose, lui souffla une petite voix doucereuse, la même qui accompagnait chacune de ses rencontres, éphémère ou pas. En trois ans, il avait partagé les draps de bon nombres de conquêtes. Mais rien n'avait duré. Il s'était toujours enfui, au petit matin ou au bout de quelques semaines, incapable de tenir en place, de s'intéresser à ce qui lui filait déjà entre les doigts, de toutes façons. Ces années dans l'ombre n'avaient été qu'une longue accumulation de fuites en avant, d'échappées qui n'avaient qu'une seule destination : Beauchampville et son shériff sans pitié. C'était pourtant une cité morte, une ville fantôme où il ne subsistait plus rien si ce n'est les cendres de l'incendie allumé trois ans plus tôt. N'était-ce pas évident ?, lui soufflait la petite voix. S'il voulait tant cette vie tranquille, peinard et au soleil, il aurait pu l'avoir. L'argent ne lui manquait pas, et il n'avait qu'à claquer des doigts pour se trouver un compagnon de farniente. Mais il s'était trouvé des prétextes, et il se retrouvait ici, sur le bureau de Wakefield senior, à batifoler avec son fantasme de jeunesse. Et quand bien même l'excitation roulait sous son ventre, lui brûlait le corps et lui faisait légèrement tourner la tête, une partie de lui s'ennuyait, voulait en finir, comme si la solitude lui convenait mieux au final. Avec Jax, il ne se serait jamais montré aussi explicite, aussi volontaire. Il aurait bu chaque parole, chaque geste des yeux, il se serait plié à toutes les exigences, il aurait attendu fébrilement, il se serait emmêlé dans une étreinte désordonnée qui exigeait qu'il abandonne tout contrôle sur lui-même. Mais plus maintenant. Et surtout pas avec Ace. Il ne pouvait pas s'offrir le luxe de montrer quoi que ce soit, de ressentir quoi que ce soit, si ce n'est le frisson du jeu et l'évidente satisfaction physique qu'il tirait de leur petit jeu. Non, il ne laisserait pas l'ombre de Jax lui voler ce qui lui revenait de droit ce soir, et il ne put que sourire en coin quand Ace promit de lui faire oublier son tourmenteur. C'était pourtant un sacré challenge, car son corps semblait ne plus réagir de la même manière depuis. Il y avait toujours comme un goût de trop peu. A moins qu'il ne soit devenu trop gourmand, trop exigeant ? Les lèvres d'Ace, cependant, effacèrent toute question inopportune et il se sentit aspirer à nouveau par ses premiers souvenirs charnels. Elles étaient absolument parfaites, ces lèvres, exactement comme Bran se les rappelait. Charnues, douces, légèrement insolentes, la définition même de la friandise. Et même si ça n'était pas Jax, même s'il n'y avait pas cette étincelle, il s'en contenterait, et de loin. Bran abandonna toute résistance et se laissa guider par son ancien compagnon de chambre jusqu'à ce que le bureau stoppe leur avancée. Bran sentit un frisson incontrôlable le parcourir et ses mains s'agrippèrent sur le rebord de bois précieux tandis que les mains d'Ace le menaient à la baguette. Le son de la ceinture qui claqua nerveusement dans le silence étouffé de leur délit le mit en ébullition et il réalisa soudain qu'il avait la gorge terriblement sèche – être regardé de cette façon avait toujours cet effet. Les mains d'Ace se jouaient de lui et depuis leurs escapades nocturnes, se montraient bien plus habiles. Il se demanda brièvement avec qui et comment il avait appris ces tours, mais chassa rapidement ces interrogations de son esprit. Il se fichait complètement de la vie d'Ace ; tout ce qu'il voulait, c'est qu'il cesse d'éluder le véritable sujet et en vienne au but. Il n'en pouvait plus, d'être ainsi torturé, et chaque contact que les mains d'Ace initiaient le rendait encore plus impatient de goûter aux délices interdits qu'elles promettaient. Ainsi, quand le jeune héritier entama la descente promise, il retint de pousser un soupir de soulagement et se contenta d'un soubresaut flanqué d'un sourire en coin. « Promis, babe. » souffla-t-il alors que le jeune homme entamait enfin un ballet des plus audacieux et grisants, une danse qui fit vaciller Bran sur ses jambes et l'emmena tout à coup très loin du bureau de Wakefield senior. Il ferma les yeux et déglutit péniblement, inspira à fond tandis que ses mains s'agrippaient au rebord du bureau comme s'il s'agissait d'une ancre au milieu de la tempête. Et quelle tornade Ace soulevait en lui… Il n'y avait pas à dire, le bel héritier avait d'admirables progrès depuis leurs dernières entrevues et Bran était à deux doigts de lâcher prise lorsqu'il se souvint de la promesse faite et surtout, de toutes les petites choses amusantes qui leur restaient à faire. Fermement, mais sans brutalité, il passa sa main dans les cheveux d'Ace et baissa les yeux pour lui faire comprendre qu'il s'était assez fait pardonner. L'espace d'un instant, Bran regretta de ne pas pouvoir prendre de photo avec ses yeux car Ace Wakefield à genoux devant lui était un cliché digne d'être encadré. Mais au lieu de ça, il fit lentement remonter le jeune homme contre lui, pour ne pas perdre une miette de contact entre leurs deux corps et le récompensa d'un baiser affamé et ardent, un baiser qui se fichait des convenances. « Tu m'as manqué aussi. » ronronna-t-il dans le cou de son compagnon alors que ses mains expertes s'affairaient à ôter la chemise désormais encombrante, à défaire la ceinture et à se débarrasser de tout tissu qui l'empêcherait de toucher la peau d'Ace. Ils étaient désormais à armes égales, aussi débraillés et vulnérables l'un que l'autre, et Bran en était encore plus affamé. Il avait besoin de se perdre, de ne plus penser, de combler malgré tout le manque insidieux qui s'était insinué en lui au cours de ses trois ans. « Viens là. » Avec des gestes décidés, il inversa leurs positions contre le bureau et prit un moment pour apprécier la vision digne d'un tableau de la Renaissance que lui offrait le dos nu et hâlé d'Ace, sa chute de reins délicieuse et ses fesses musclées. « Tout en finesse. T'es une putain d'oeuvre d'art, Wakefield, je dois t'accorder ça. » lâcha-t-il en caressant le dos sous lequel il devinait une mécanique musclée. Doucement, il se rapprocha, comblant l'espace entre eux et passa une main sur le ventre d'Ace, se délectant de la douceur de sa peau, tandis que l'autre se glissait entre leurs deux corps pour parfaire leur union. Au comble de la fébrilité, à la fois parfaitement lucide et totalement perdu dans un autre monde, il combla enfin le dernier espace entre eux, se mordit la lèvre pour ne pas donner à Ace la satisfaction de voir à quel point il était parcouru de ces milliers d'étincelle électrisantes et commença à bouger, lentement d'abord, puis se surprit à retrouver un rythme, celui qu'ils avaient adopté il y a bien longtemps, et qu'il pensait avoir oublié depuis.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Dim 19 Fév 2017 - 12:27

Se serait-il vexé en découvrant ce qui hantait réellement Bran ? En sachant que, quoi qu’il fasse, même braver des frontières qu’il avait toujours évité de franchir, rien ne permettrait de faire oublier ses expériences antécédentes à son ancien compagnon d’infortune ? Peut-être. Peut-être que non. Peut-être parce que cela signifiait que ses efforts étaient vains, mais peut-être que non, parce qu’au fond de lui, Ace connaissait parfaitement ce tourment, cet élan du cœur incontrôlable, dont il se serait pourtant bien passé. Le cœur a ses raisons que la raison ignore, il détestait cette phrase parce qu’elle signifiait qu’il était assujetti à des sentiments qu’il ne pouvait manier à sa guise et qui lui tordaient les boyaux dès qu’il se trouvait en présence de la personne qui était à l’origine de son calvaire. Sa seule chance, à Ace, c’était que lorsqu’il était avec un homme, il ne songeait pas une seule seconde à celle qui habitait en temps normal ses pensées. Comme s’il faisait la part des choses, comme s’il coupait sa vie en deux, d’un côté, il y avait les jeux et les enjeux, de l’autre, il y avait les battements erratiques de son cœur qu’il tâchait de maitriser, de refouler, d’oublier. Alors, même s’il n’était pas spécialement réceptif à l’humeur de Bran, Ace aurait pu comprendre, si ce n’est réellement accepter, qu’une ombre gigantesque plane sur le bureau et sur leurs ébats.
Sa position ne lui permettait cependant pas d’aviser quoi que ce soit sinon les réactions naturelles du corps de Bran sous ses doigts, à la merci de ses lèvres impétueuses. Et tant que celui-ci trahissait l’extase qui montait, s’échauffait sous la peau et les muscles, bouillonnait et menaçait d’exploser, cela suffisait au jeune héritier. Il n’avait pas besoin de plus d’assurance que celle d’être le créateur, l’initiateur de ces délices interdits. Il caressa chaque parcelle de peau accessible, s’enivra de la sensation des muscles contractés, du ventre ferme, des hanches souples et ne put s’empêcher de sourire en sentant les doigts de Bran s’immiscer dans ses cheveux et l’inviter à se redresser, ce que le jeune homme fit sans résister. Ses mains vinrent s’appuyer sur le bureau, à côté de celles de Bran et il répondit aux lèvres impérieuses avec l’amusement de celui qui est satisfait de sa performance. Il était loin, le temps où il devait suivre les gestes de Bran, laisser tomber les barrières, lâcher prise et donner à son corps tous les droits nécessaires pour assouvir la passion qui le dévorait. Certes, il ne doutait pas que l’écart était toujours le même, si ce n’est plus grand, au vu de l’expérience que devait avoir Bran avec l’homosexualité. Mais Ace n’était pas dans la compétition, il se fichait de tous ces autres, presque autant que de ce type qui avait piétiné les sentiments de son camarade d’adolescence.
Ace émit un rire en réponse au ronronnement de Bran et lui laissa le champ libre pour prendre les directives. Il lui facilita même les choses en écartant les bras et les hanches pour virer tout objet encombrant et pendant tout l’effeuillage, il ne quitta pas son amant des yeux, une lueur farouche et presque féline dans le regard, un sourire espiègle écornant ses lèvres. Et quand Bran le fit basculer contre le bureau, une onde délicieuse vrilla le corps du jeune Wakefield qui songea qu’après ce soir, il ne pourrait plus jamais regarder ce bureau austère et plein d’orgueil sans éprouver le besoin irrésistible de sourire. Son père ne comprendrait jamais, il le savait, et il se demanda s’il se laisserait aller à quelque allusion subtile qui mettrait son patriarche dans l’embarras ou s’il conserverait ce souvenir sulfureux pour lui seul, avec la satisfaction de savoir ce qu’il avait fabriqué contre le bois onéreux dont était fait le bureau. Les mains à plat sur la surface, Ace ne jeta un coup d’œil par-dessus son épaule que parce que Bran brisa le silence moite.
- Si tu laissais tes mains me complimenter, plutôt ? suggéra-t-il avec un sourire éloquent en se laissant doucement redescendre pour s’accouder au bureau.
Il ferma même les yeux pour pouvoir se concentrer pleinement sur les gestes de Bran et ne pas voir les photographies qui trônaient sur les meubles derrière le bureau de son père. Il n’avait aucune envie de croiser le regard de ses frangins sur les portraits certes esthétiques mais qui ne présentaient aucune chaleur, aucune réelle complicité. L’archétype du rêve américain, le mensonge le plus éculé du siècle. Il frissonna légèrement au contact de la main sur son ventre et émit un soupir imperceptible, tout à l’écoute de son corps et de ce qu’il recevait. Il eut un léger sursaut au moment de la pénétration mais se détendit rapidement. Il avait presque oublié la sensation que cela lui procurait, ne se rappelait plus à quand remontait son dernier essai avec un homme et peut-être qu’il s’agissait même de Bran à l’époque mais un léger doute subsistait, tant le temps s’était écoulé depuis sa dernière rencontre avec son camarade de jeu. Il souffla longuement entre ses lèvres à peine entrouvertes et agrippa d’une main  l’autre extrémité du bureau tout en poussant sur l’autre pour maintenir son équilibre et se calquer aux mouvements de Bran dont l’assaut se faisait plus pressant avec les minutes. Il déglutit avec peine et décela l’altération dans sa respiration. Instinctivement, il se laissa submerger, oubliant toute réflexion, toute raison, occultant son besoin de choquer son père. Il n’y avait de place que pour l’instant présent, Bran qui dansait en lui, Bran dont il suivit le mouvement comme si c’était une habitude et dont il chercha les lèvres quand il sentit qu’il arrivait en fin de parcours. Les mots étaient superflus, quand bien même il aurait voulu briser l’atmosphère d’une plaisanterie désinvolte. Il n’en aurait cependant pas eu la force et l’acte se conclut en quelques soubresauts qui le laissèrent pantelant alors qu’il retrouvait la fraicheur du bois du bureau contre sa peau moite.
- Je crois que je viens de réaliser un fantasme dont je n’avais même pas idée, lâcha-t-il en riant entre deux souffles, attrapant un mouchoir pour essuyer le bureau et s’y asseoir. Si je pouvais, j’y imprimerais la marque de mes fesses, juste pour faire enrager mon père ou le forcer à acheter un autre bureau.
Il décocha un sourire narquois à Bran et haussa les sourcils, arborant une expression qui le rajeunissait de quelques années, lui redonnant les traits de l’adolescence, quand il lançait des messages muets à Bran à travers une pièce pleine de monde et souriait en décelant la compréhension mutuelle qu’ils avaient de leurs besoins primaires.
Mais ils n’étaient plus au pensionnat et cette constatation le fit revenir à un sujet moins trivial et plus actuel : la raison de la venue de Brandon Rose dans les bureaux des Wakefield.
- Tu vas te faire combien pour ce que tu as chapardé ? Est-ce que c’est purement égoïste ou tu t’es associé à ces petits extrémistes qui mènent la vie dure à Copycat et compagnie ?
Il était sincèrement curieux, Ace, même si son air goguenard pouvait laisser croire le contraire. Qu’est-ce qui pouvait en effet pousser Bran à s’infiltrer ainsi dans leurs bureaux : était-il un justicier de l’ombre ou un mercenaire sans scrupule ?

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Mer 26 Avr 2017 - 2:55

Bran savait qu'il avait entre les mains un oiseau rare, une pierre précieuse polie par le plus attentif des joailliers. Ace correspondait parfaitement à ce qu'il aimait dans la vie : les jolies choses brillantes et chères. Ses mains glissaient sur une peau d'albâtre, aussi parfaite que le marbre des statues antiques. Ses yeux accrochaient chaque détail délicieux, les mèches de cheveux collées sur la nuque, le frémissement parfait des muscles façonnés dans un bronze idéal, le souffle mélodieux qu'il sentait accélérer sous ses caresses de plus en plus audacieuses. Bran savait qu'il aurait dû être comblé, et dans une certaine mesure, il l'était. Le plaisir qu'il ressentait était indéniable, et le goût de l'interdit renforçait son excitation de gamin frondeur. Ace aurait dû être parfait pour lui. Il aurait sans doute être avec quelqu'un comme lui, un toy boy aussi délicieux que jetable. Il aurait dû les collectionner, les types comme lui, en faire toute une étagère et contempler ses trophées avec  un soupir mélancolique, avant de se remettre en chasse. Mais au lieu de ça, il était victime d'une malédiction qui le forçait à garder les yeux ouverts pendant cette danse des sens. Car si par malheur il fermait les yeux, son corps et son esprit submergés le prenaient en traître pour glisser sous ses mains amnésiques un corps qui n'était pas celui d'Ace. Un corps qui n'avait rien d'un joyau poli.  Non, ça aurait été plutôt un diamant brut, sur les bords duquel il se serait écorché encore et encore et encore. Non, s'il fermait les yeux, il revivait un cauchemar déguisé en rêve. S'il fermait les yeux, le vide qui lui bouffait le coeur finissait par s'emparer du reste et alors, il n'aurait plus été bon qu'à disparaître. Alors Bran gardait les yeux ouverts, glissait ses lèvres dans le cou d'Ace, murmurait des insanités narquoises et perdait le sens du rythme, jusqu'à ce que finalement, il finisse par rendre les armes et reste quelques secondes immobile contre son amant brièvement retrouvé. Bran ne pouvait pas le nier : avec Ace Wakefield, on ne s'ennuyait jamais. Il se rhabilla rapidement et considéra avec intérêt le jeune héritier qui s'asseyait sur le bureau. Sa remarque lui tira un sourire et un rire silencieux lui secoua les épaules. « S'il le vend, fais-le moi savoir. J'adorerais un bureau avec ton fessier dessus. » répondit-il avec une flamme dans les yeux, signifiant qu'il ne blaguait qu'à moitié. L'idée lui paraissait en effet fabuleuse. Mais peut-être n'en aurait-il pas besoin pour se rappeler la vision d'Ace qu'il avait cet instant, libéré de toute emprise, plus goguenard et provocant que jamais, appuyé contre le bureau de son paternel. Si Wakefield senior avait vent des conversations qui se tenaient ici, il en aurait fait une attaque. Et pas seulement parce qu'Ace fricotait avec des criminels. Aux yeux de Bran, le jeune héritier ne semblait pas faire grand cas de l'entreprise familiale. On aurait même dit qu'il était ravi qu'on vienne le détrousser de son patrimoine. « Assez pour tout flamber, et recommencer ma vie de bandit de grand chemin le jour suivant. » Le voleur n'était pas du genre à économiser. Si pendant un temps, il avait pensé à mettre de côté pour commencer une nouvelle vie loin de toute cette agitation folle, il avait vite renoncé et était revenu à ce train de vie aussi indécent que précaire, où l'argent appelait toujours l'argent. Ses lubies et ses caprices de grand enfant engloutissaient tout son pécule, et il se retrouvait constamment sur la touche. Mais il ne s'en plaignait pas. Loin de là, même. Les trois années qui l'avaient tenu éloigné de Mount Oak avaient été aussi riches en billets verts qu'en aventures, et il ne s'était pas ennuyé une seule seconde, même lorsqu'il s'était retrouvé à danser sur le fil du rasoir face à des adversaires bien plus dangereux que lui. Son problème à Bran, c'était l'ennui. Il se lassait vite et de tout, et sa sale manie de ne pas tenir en place lui jouait des tours plus qu'il ne voulait l'admettre. Elle lui avait coûté beaucoup. Une silhouette se dessina dans son esprit pour se dissiper presque aussitôt, diluée par les accents onctueux de la voix d'Ace. Bran leva les yeux vers son ancien camarade de classe. Se concentrer sur Ace, sur son visage d'ange, prétendre qu'il ne se sentait pas complètement vide, prétendre que ce qui venait de se passer n'était que la conséquence inévitable du jeu qu'il jouait contre lui-même et pas une énième fois où il partait complètement en vrille, assujetti à ses coups de folie. C'était ce qu'il faisait. C'était ce qu'il était réellement, non ? Rien de plus que l'esclave de ses erreurs, lointaines, récentes, et même à venir. Ressentir ce rush, le laisser courir dans ses veines, le laisser prendre le contrôle de son corps et de son esprit, c'était plus facile, tout simplement. Plus facile que de réfléchir et de marquer une pause pour éviter de s'emmêler dans des situations impossibles comme celles-ci. Mais tout ça, Brandon Rose le cachait bien derrière son sourire de prince intouchable et des pirouettes habiles. Il le cachait si bien qu'il ne le savait même pas lui-même. Le crime parfait. « Ah… Je me suis acheté beaucoup de choses, mais j'ai jamais pu acquérir une conscience. Désolé de te décevoir, Ace, mais je fais ça pour le fric. J'ai jamais eu beaucoup d'ambition dans la vie, contrairement à toi. » Pour le narguer, Bran vint caresser la joue duveteuse de son ancien camarade de classe puis laissa retomber son bras pour mieux vérifier les plis de sa chemise. N'empêche, il se demandait bien ce qui poussait Wakefield junior à une telle désinvolture. Ace avait toujours été mystérieux, malgré ses allures de golden boy. Bran n'était pas dupe. Il y avait quelque chose sous la carapace, sous les sourires railleurs, et même s'il commençait à manquer de temps, il ne pouvait s'empêcher d'être intrigué par le comportement de son amant éphémère. Il releva les yeux vers Ace et croisa les bras avec nonchalance. « Je pourrais te retourner la question, en fait. A quoi tu joues ? Tu me laisses entrer, tu batifoles gentiment, et t'as pas l'air de franchement te soucier de ce que je vais faire avec ce que j'ai volé. Je te fais tourner la tête à ce point ? » Et Bran sourit, d'un sourire froid et narquois qu'il réservait à ceux dont il ne parvenait pas à lire les pensées.

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Jeu 4 Mai 2017 - 20:48

Il avait beau être curieux, il ne se serait pas étonné si sa question, aussi légitime soit-elle, passait à la trappe, agilement éludée par son partenaire de débauche. L’œil encore teinté de ce désir à peine assouvi, Ace observa les moindres gestes et mouvements de Bran comme s’il décortiquait son attitude, comme s’il cherchait à lire entre les lignes et à déceler la vérité, muette ou admise à demi-mots. Pourquoi Bran se serait-il confié à lui, après tout ? Certes, leur amitié remontait à loin, à leur prime jeunesse, mais elle était bancale, manquait de profondeur – l’ironie de cette pensée le fit sourire – et s’ils avaient été amants, ils n’avaient jamais été confidents. Comme si, malgré leurs similitudes, ils sentaient le danger que représentait l’aveu, la confiance. Il fut toutefois un peu déçu que Bran se rhabille si vite parce que c’était comme s’il signait la fin de leur petite sauterie alors qu’il y avait encore tant à faire et à dire, s’ils le voulaient. La tête légèrement penchée, Ace regarda la peau disparaitre sous le tissu délicat et il baissa les yeux sur sa propre nudité, parfaitement conscient de la fraicheur du bois contre ses fesses, de ses muscles relâchés, de sa vulnérabilité, là, à la vue de n’importe quel visiteur impromptu. Mais ils étaient seuls, qui serait venu perturber le silence des lieux sinon des âmes en quête de frissons ou écrasées par l’ennui ? Qu’était la raison de l’apparition de Brandon Rose ce soir ? Les frissons ou l’ennui ? Une quête vengeresse ou le simple appât du gain ? Le jeune héritier doutait cependant que son compagnon manque de quoi que ce soit, Bran n’avait de toute manière jamais semblé manquer de quoi que ce soit. Comme si, tout ce qu’il avait rêvé lui était servi sur un plateau. Mais peut-être qu’il n’était pas si chanceux, peut-être que, comme chez Ace, un vide s’était ancré en lui, le poussant vers des extrémités inutiles, le forçant à aller à l’encontre du bon sens. Juste pour remplir un peu les heures mornes et solitaires de sa journée.
- Je peux te les imprimer où tu veux, y a qu’à demander, répliqua Ace avec un air de gamin provocateur tandis qu’il essuyait son front perlé de sueur.
La chaleur du moment se dissipait rapidement, aussi vite que Bran avait enfilé ses vêtements, et un frisson parcourut la peau du jeune Wakefield, sans que cela le pousse pour autant à quitter son perchoir pour imiter son camarade de jeu. Un simple sourire étira ses lèvres à la réponse de Brandon et il haussa les épaules. Pour avoir grandi dans une famille où les ennuis d’argent étaient inexistants, où les belles choses, même lorsqu’elles coûtaient les yeux de la tête, ne paraissaient que des broutilles aux yeux des garnements, cela ne signifiait pas grand-chose. Ace n’avait pas de véritable échelle pour comparer quoi que ce soit et, pourtant, il était probablement le moins dépensier de la fratrie. Il pouvait lâcher l’équivalent d’un mois de salaire en une soirée, à boire avec des amis, et ne plus toucher ensuite à son compte en banque pour autre chose que le strict minimum pendant des mois. Il ne s’agissait pas d’être économe ou visionnaire. Il s’agissait d’ennui ou de compagnie, tout dépendait avec qui il se trouvait.
- Un jour ou l’autre, ça te passera, finit par dire Ace d’un regard un peu absent. L’argent n’apporte que des merdes.
Il ne jouait pas les philosophes, tout à coup, mais que lui avait donc apporté l’argent, vraiment ? Certainement pas une relation équilibrée avec les siens, encore moins le bonheur, même si ça en donnait parfois l’illusion lorsqu’il suffisait de sortir sa carte pour obtenir ce qu’il désirait, sur un coup de tête, sans la moindre réflexion. Ça n’attirait que les pique-assiettes, faussait tout ce qui l’entourait, tout ce qu’il regardait et l’avait rendu finalement plus cynique qu’autre chose. Mais il ne tenait pas spécialement à ce que Brandon s’en rende compte et il s’efforça donc d’appuyer son sourire goguenard, comme si sa remarque avait dégouliné d’ironie. Il ne tenait pas à ce que son acolyte se paie sa tête en le traitant de pauvre gosse de riche et il se redressa légèrement, se balançant légèrement pour décoller une fesse et puis l’autre du bois, sans pour autant descendre de son trône improvisé.
Le jeune homme ne put toutefois réprimer un petit rire narquois lorsque Bran évoqua son ambition illusoire, une pure fiction. La preuve n’était-elle pas là, devant ses yeux, alors qu’il était le larbin de sa propre famille quand il aurait pu essayer de monter sa propre boite, faire un pied de nez à son paternel, échapper à la malédiction des Wakefield ? Evidemment, sa présence en ces lieux qu’il exécrait était un prétexte pour espionner au cœur de l’entreprise mais, en attendant, il devait en passer, du temps, dans ces bureaux qu’il avait toujours voulu fuir, aussi loin que remonta sa mémoire. Pendant un instant, il se revit, âgé de sept ans, collé aux basques de son père qui voulait lui montrer son empire et l’étendue de son pouvoir. Il se rappelait la frayeur qu’il avait ressentie à se couler dans le sillage de son géniteur tandis que tous les employés le dévisageaient. Il se rappelait avoir pensé qu’ils ressemblaient à des fantômes, le regard vide, comme s’ils ne le voyaient pas vraiment, comme s’ils n’étaient que des enveloppes corporelles vidées de leur essence. Et voilà qu’il hantait cet endroit, lui aussi. N’était-ce pas le comble ? Alors, l’ambition, elle n’avait vraiment rien à voir là-dedans, eut-il envie de répondre à son camarade, tout en s’en abstenant. La confiance, à nouveau, cette fichue confiance – ou absence de celle-ci – qui l’empêchait de voir en Brandon Rose un allié potentiel mais plutôt un rival, ou un équipier débridé pour des folles nuits dans leur plus simple appareil. Mais rien de plus.
Ace feignit d’essayer de mordre la main tendue, les doigts qui frôlaient sa joue puis il accrocha le genou de son amant avec sa cheville, pour l’empêcher d’instaurer de la distance inutile entre eux.
- Ne prends pas tes désirs pour la réalité, Rose, ricana Ace en haussant un sourcil moqueur. Je vis pour voir mon père prêt à exploser quand quelque chose va à l’encontre de ses attentes. Je suis d’habitude la raison principale de cette tronche qu’il peut tirer. Ça me changera de le voir bougonner alors que je suis parfaitement innocent. Et puis, tu es armé.
Se décidant enfin à quitter le bureau souillé, Ace se redressa et entreprit de ramasser ses vêtements éparpillés pour les enfiler.
- Je te laisse filer ce soir, pour fêter nos retrouvailles, mais ne t’attends pas à tant de clémence, la prochaine fois. Mais si tu veux te faire sauter, on peut tout à fait se trouver un autre endroit plus sympa, à l’avenir.
L’héritier alla se poster près de la porte et se tourna vers Bran, en toute décontraction.
- Bon, j’imagine que tu connais le chemin de la sortie, je n’ai pas besoin de te raccompagner ?
Après tout, il avait des choses à terminer et même s’il avait oublié quelques instants le but de sa présence si tardive, enflammé par les mains de Brandon Rose, ça n’avait duré qu’un temps, celui d’une étreinte, avant de lui revenir en mémoire. Peu importe que Bran ait agi pour la bonne cause ou pour son propre intérêt, il doutait que sa prise entrave les actions de son réseau. Peut-être même qu’à l’inverse, il avait aidé à contrecarrer certains plans de ces chers patrons. C’était beau de rêver, non ?

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MessageSujet: Re: ☑ watergate scandal   Dim 28 Mai 2017 - 23:47

Avait-il mis fin à leur moment trop vite ? A observer le jeune héritier, Bran se disait qu'il y avait finalement peut-être du  et de l'énergie pour un second round, d'autant plus qu'Ace ne semblait pas décider à se rhabiller de sitôt. Ca lui convenait parfaitement : il n'y avait rien de tel pour le plaisir des yeux que de pouvoir profiter d'un Ace Wakefield dans le plus simple appareil, trônant sur le bureau de son paternel. Bran tâcha de photographier mentalement la scène – à force, il pourrait peut-être chasser d'autres images qui restait obstinément collées sur les murs de sa mémoire et dont il ne parvenait pas à se débarrasser, malgré tous ses efforts. Heureusement, Ace semblait décider à l'aider et Bran revint à la conversation plutôt que de se perdre dans des circonvolutions qui ne lui apporteraient rien de bon. Il fallait exister ici et maintenant, dans le présent. Dans le réel. « C'est bien un truc de riche, de dire ça. » répliqua Bran avec un sourire narquois. Pouvait-il parler ? Après tout, il était né avec une cuillère d'argent dans la bouche mais avait tourné le dos à cette existence dorée dès qu'il en avait eu la possibilité. De sa famille, il n'avait plus aucune nouvelle. Sa sœur adoptive – si on pouvait l'appeler ainsi – avait tenté de le contacter quelques fois mais il n'avait jamais vu l'intérêt. A quoi bon ? La famille, c'était celle qu'on se choisissait. Et il avait choisi. Du moins, il avait tenté, avant de comprendre qu'il ferait mieux de faire cavalier seul dans cette aventure. Alors son argent, il préférait le gagner à la sueur de son front – et surtout au détriment des autres. Les conseils cryptiques d'Ace le faisaient alors plus sourire qu'autre chose, et ne faisaient qu'aiguiser sa curiosité. Curieux petit animal sauvage qu'Ace Wakefield, songea le voleur, alors que l'héritier jouait avec lui et l'empêchait de bouger. Bran ne put s'empêcher de hausser un sourcil en écoutant ses justifications. Avait-il donc affaire à un adolescent qui n'avait pas grandi, un gamin ombrageux qui ne s'agitait que parce qu'il pouvait emmerder son paternel ? La raison était-elle si simple que ça ? Bran avait du mal à y croire. Quoique… Vraiment ? Il se rappela l'adolescent incandescent qui avait hanté ses rêves de gamin. Au final, pas tant que ça. Ace était un météore, sublime et destructeur à la fois.  Ce genre de raisonnements, venant de sa part, n'était donc pas totalement sorti de nulle part. Et Bran n'aurait pas su dire s'il en était amusé ou s'il devait s'en effrayer. Seul le diable pouvait bien savoir ce qui se cachait dans cette jolie tête trop bien faite. La dernière remarque de Ace lui fit jeter un coup d'oeil sur son arme dans son sac et il l'écarta du pied. « Fichtre, Wakefield. Ton fichu paternel n'a qu'à bien se tenir, t'as l'air décidé à vouloir tout mettre en pièces. » ronronna le voleur, qui ne put s'empêcher de rire lorsque le bel héritier lui proposa tout de go de se revoir pour remettre ça. « Baby, tu sais que je ne manquerai ça rien au monde. Mais je compte sur toi pour ne pas ébruiter notre petite entrevue surtout. Ça m'embêterait qu'on te regarde de travers. » Bran ne chercha pas à expliciter. Il laissait à Ace le libre choix de ses démons. Peut-être que dans l'esprit du jeune héritier se dressait la silhouette d'un amour mis de côté, mais dans la tête de Bran, c'était Jax qui emplissait tout l'espace. Qu'adviendrait-il si l'homme de main apprenait de la bouche du neveu de son patron tout-puissant qu'ils avaient batifolé au nez et à la barbe des services de sécurité ? Bran n'en avait aucune idée. Au mieux, rien. Et au pire ? Rien non plus. Bran ignorait ce qu'il préférait. Il appréciait sa tranquillité, c'était certain et que Jax se fiche de lui comme de sa première chaussette lui allait très bien : au moins, il n'interviendrait pas dans ses affaires. Mais cela signifiait autre chose, quelque chose que Bran craignait au plus profond de lui et qu'il n'avait pas envie d'affronter maintenant. Alors il recentra son attention sur le délicieux éphèbe qui se trouvait en sa compagnie, rassembla ses affaires et s'approcha de son amant d'un soir. « Prends soin de toi, Ace, okay ? » murmura-t-il en lui glissant un baiser au coin des lèvres, sa main venant une dernière fois effleurer la joue duveteuse de l'héritier avant de s'écarter de lui totalement. Ace lui rirait peut-être au nez, ou se dirait que Brandon Rose était devenu sentimental une fois qu'il aurait le dos tourné. Mais il ne fallait pas être voyant pour deviner le tourment qui agitait le golden boy, et Bran ne pouvait s'empêcher de ressentir une bouffée d'affection toute particulière pour ce type qui lui rappelait tant de bons souvenirs. Pas forcément que leurs petites escapades interdites, mais aussi tout le reste, moins distinct mais tout aussi important : les cigarettes partagées, les sourires en coin, les baisers volés – arrachés, même – et ce sentiment d'être en marge du reste, de cette école stupide aux valeurs d'un autre temps. Il n'aurait pas pu espérer meilleur compagnon d'infortune qu'Ace Wakefield et il regrettait presque de le quitter. Il s'écarta pour dépasser l'héritier et juste avant d'emprunter la voie sûre de l'escalier de secours, il se retourna pour adresser pour adresser un clin d'oeil à celui qui avait égayé sa soirée. « A la prochaine ! » Et une seconde plus tard, Bran avait disparu, l'esprit déjà ailleurs, englouti par l'anonymat de la nuit.

the end.

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